Myriophylle en épis

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Myriophyllum spicatum

Le Myriophylle en épi (Myriophyllum spicatum), est une plante aquatique vivace du genre Myriophyllum. Il est originaire d'Europe, d'Asie et d'Afrique du Nord. On le trouve maintenant également en Amérique du Nord[1], dans plus de 40 états américains et dans 4 provinces canadiennes (Colombie-Britannique, Ontario, Québec et Nouveau-Brunswick).

Description[modifier | modifier le code]

Le Myriophylle en épi possède un feuillage semi-persistant, finement découpé le long de ses très longues tiges flottantes. Il donne de petites fleurs blanches en épi et roses en boutons. Sa taille varie de 200 à 300 cm.

Espèce envahissante[modifier | modifier le code]

Cette plante est considérée comme envahissante, et il peut être difficile d'en contrôler la prolifération, notamment dans les lacs.

Elle peut se reproduire de façon sexuée (graines) ou asexuée (rhizomes, fragments de tige), et s'adapte à une grande variété de conditions environnementales. Elle entre donc rapidement en compétition avec les autres espèces et perturbe l'écologie des milieux où elle est introduite. Elle peut également gêner les usages récréatifs (navigation, baignade, pêche) lorsque son développement devient trop important[2].

Les moyens de contrôle sont limités et peuvent s'avérer contre-productifs : par exemple, la coupe mécanique est inadaptée, car elle produit des fragments de tiges et participe ainsi à la propagation de la plante[3]. Des débris de Miriphylle s'attachant fréquemment aux coques et hélices des bateaux, le nettoyage systématique des embarcations est favorié par certains pour ralentir sa prolifération. L'installation de jute sur le fond du lac semble étouffer les herbiers, mais elle est coûteuse et peu faire face à des obstacles règlementaires[4].

Risque de confusion[modifier | modifier le code]

Plante modèle en écotoxicologie aquatique[modifier | modifier le code]

Depuis septembre 2014, Myriophyllum spicatum est intégré en tant qu'organisme modèle dans le domaine de l'écotoxicologie aquatique. En effet, elle fait partie intégrante des tests OCDE 2014. C'est l'une des première plante dicotylédone, ancrée dans le sédiment, à être étudiée dans diverses études, dont notamment, dans une large thématique sur l'effet des pesticides et des nutriments. L'intérêt de l'étude du myriophylle à épis repose sur sa capacité à être affecté et donc à réagir à son environnement. Ainsi, de multiples biomarqueurs sont étudiés sur le myriophylle afin de jauger les impacts de produits phytopharmaceutiques. Les plus couramment observés sont les taux de chlorophylle a et b, les anthocyanes, les caroténoïdes ainsi que les polyphénols totaux. L'étude de l'évolution de ses biomarqueurs montrent alors les possibles impacts sur les plantes, et a posteriori, sur l'écosystème aquatique[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Myriophyllum spicatum L. map », sur U.S. geological survey, 21 mars 2016 (dernière révision)
  2. (en) « General Information about Eurasian Watermilfoil », sur www.ecy.wa.gov (consulté le 19 mai 2017)
  3. « La gestion des plantes aquatiques envahissantes », sur Maison wallonne de la pêche,
  4. Tristan Péloquin, « Les villes pressent Québec d'agir pour contrôler la plante «zombie» », La Presse,‎ (lire en ligne[archive du ])
  5. (en) Nuttens Andréina, « Does nitritate co-pollution affect biological responses of an aquatic plant to two common herbicides? », Aquatic Toxicology,‎

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Liens externes[modifier | modifier le code]