Myriam Ben

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Myriam Ben
Nom de naissance Marylise Ben-Haïm
Naissance
Alger
Décès (à 73 ans)
Vesoul
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français

Myriam Ben, née Marylise Ben Haïm le à Alger et décédée le à Vesoul, est une romancière, poétesse, institutrice, militante communiste et anti-colonialiste algérienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Myriam Ben est issue de la tribu des chaouia des ben Moshi par son père et la tradition orale de la famille de sa mère la fait descendre d'une famille juive d'Andalousie dont l'ancêtre serait Moussa ben Maimoun (Maimonide).

La tribu des ben Moshi s'enfuit de Constantine lors de l'invasion française et fonda la ville de Aïn Beïda.[réf. nécessaire]

Le Décret Crémieux supprimant le statut personnel des indigènes juifs en leur donnant la citoyenneté française, une partie des Ben Moshi se convertit à l'islam. La famille de Myriam ben en devenant française s'est refusée à perdre son algérianité.

Ainsi à la naissance de Marylise, sa grand-mère souhaitait la voir porter le nom de Meriem ou de Louisa. L'administration coloniale refusa et francisa le tout sous la forme de Marylise.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, elle est élève au lycée Fromentin d'Alger. Elle en est chassée par le numerus clausus appliqué aux juifs par les lois du gouvernement de Vichy. C'est à cette période qu'elle adhère aux Jeunesses communistes clandestines d'Alger dont son frère est secrétaire. En 1943, elle réintègre le lycée après le débarquement américain qui a lieu à Alger le . Elle poursuit ensuite une formation d'institutrice tout en continuant des études de philosophie à l'université d'Alger.

Dès le début de la Guerre d'Algérie, en 1954 et 1955, elle collabore au journal "Alger Républicain". Elle s'engage dans la guerre de libération de l'Algérie en devenant agent de liaison dans le maquis d'Ouarsenis dit le "Maquis Rouge". Recherchée par la police, elle entre dans la clandestinité. En 1958, elle est condamnée par contumace à vingt ans de travaux forcés par le tribunal militaire d'Alger. Sa famille, harcelée et menacée, quitte l'Algérie pour Marseille.

En 1962, elle est nommée maîtresse d'application par le nouveau gouvernement, puis conseillère pédagogique à l'École Normale. En 1964, pour des raisons de santé, qui l'obligent à arrêter de travailler, elle part se faire soigner en France. Lorsque Houari Boumedienne prend le pouvoir en 1965, il pourchasse et fait torturer les communistes algériens. Tous ceux qui se trouvent, comme elle, à l'extérieur du pays, ne peuvent y revenir. Myriam Ben met à profit cet exil forcé pour reprendre des études à la Sorbonne. Elle apprend le russe, soutient une thèse en histoire moderne, peint et écrit. En 1967, elle écrit une pièce de théâtre, Leïla, qui est joué au Théâtre national de l'Ouest de Paris par Mohamed Boudia et ses comédiens.

Sa littérature a été publié en France aux éditions L'Harmattan.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]