Myra Hess

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Myra Hess
Myra Hess.jpg

Dame Myra Hess en 1937.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
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Instrument
Distinction

Myra Hess, DBE (Londres, ), est une pianiste anglaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Julia Myra Hess est née à Londres. À l'âge de cinq ans, elle commence à étudier le piano et, deux ans plus tard, entre à la Guildhall School of Music, où elle étudie avec Julian Pascal et Orlando Morgan[1], puis remporte la médaille d'or. Elle étudie à la Royal Academy of Music auprès de Tobias Matthay[2] dès ses douze ans[1] et fait ses débuts à dix-sept ans, en 1907 en jouant le Concerto pour piano nº 4 de Ludwig van Beethoven[2] et le quatrième de Camille Saint-Saëns au Queen’s Hall, sous la direction de Sir Thomas Beecham[1]. Elle part en tournée à travers la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et la France. Elle possède aussi un lien surprenant avec le jazz, ayant donné des leçons dans les années 1920 à Ivy Brubeck, la mère de Dave Brubeck. En 1908, elle apparaît pour la première aux Concerts Promenade, jouant le concerto en mi-bémol de Liszt avec Henry Wood, la première de 90 collaborations[1]. Elle est ensuite la partenaire de chanteuses, Nellie Melba, Lotte Lehmann et de violoniste Fritz Kreisler et Joseph Szigeti et forme un duo avec sa cousine Irene Scharrer (en)[1]. En 1912 aux Pays-Bas, elle vit l'un de ses plus grands succès, avec l'interprétation du concerto de Robert Schumann sous la direction de Wilhelm Mengelberg[1] et effectue sa première tournée aux États-Unis[1] et au Canada[2] en 1922.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, alors que toutes les salles de concerts sont fermées, elle organise chaque semaine des concerts d'après-midi à la National Gallery[1] (146 en tout), invitant de nombreux artistes, et accompagnant notamment Elena Gerhardt.

En 1946, Arturo Toscanini invite Hess à se produire avec l'Orchestre symphonique de la NBC, à New York. Selon Mortimer Franck, biographe de Toscanini, après avoir échoué à se mettre d'accord sur les tempi pour le cinquième concerto pour piano de Beethoven, ils décident de jouer le Concerto pour piano nº 3 à la place. Elle se produit régulièrement au Carnegie Hall de 1946 à 1954 et joue avec Pablo Casals au festival de Prades en 1951 et 1952[1].

Myra Hess donne son dernier concert public en 1960 – le concerto en la majeur KV488 de Mozart – avant d'avoir une première attaque cardiaque[1]. Le , elle meurt d'une crise cardiaque à l'âge de 75 ans dans sa maison à Londres. Une blue plaque la commémore au 48, Wildwood Road au Hampstead Garden Suburb.

Hess est reconnue pour ses interprétations des œuvres de Mozart, Beethoven et Schumann, mais avait un large répertoire allant du Clavier bien tempéré de Bach, Domenico Scarlatti aux œuvres contemporaines. Elle a créé la Sonate pour piano et le Concerto pour piano de Howard Ferguson. Elle a joué aussi beaucoup de musique de chambre et joué en duo avec Irene Scharrer.

Elle a arrangé pour piano le prélude de chorale de Jesus bleibet meine Freude issu de la cantate Herz und Mund und Tat und Leben (BWV 147) de Johann Sebastian Bach[1],[2]. Clive Lythgoe, ainsi que Richard et John Contiguglia faisaient partie de ses protégés. Parmi ses élèves figurent Ann Schein et Steven Kovacevich[1].

Sa discographie compte les sommets dans les Sonates opus 109 et 110 de Beethoven, le Concerto de Schumann, ainsi que le Carnaval et les Études Symphoniques[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Myra Hess, Tobias Matthay, Recorded Sound, no 24 (1966), p. 98–101. Transcription d'une émission radio de 1947.
  • (en) D. Lassimonne et H. Ferguson (éds.), Myra Hess by her Friends. Londres, 1966
  • (en) M.C. McKenna, Myra Hess. Londres, 1976
  • Marc Vignal, Dictionnaire de la musique, Paris, Larousse, 2005, 1516 p. (ISBN 2-03-505545-8, OCLC 896013420, lire en ligne), p. 467.
  • (en) Bryce Morrison, The New Grove Dictionary of Music and Musicians (édité par Stanley Sadie) : Hess, Dame Myra, Londres, Macmillan, seconde édition, 29 vols. 2001, 25000 p. (ISBN 9780195170672, lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Grove 2001
  2. a, b, c et d Vignal 2005, p. 467

Liens externes[modifier | modifier le code]

[vidéo] Beethoven, Sonate « Appassionata » - premier mouvement (1945) sur YouTube