Mykki Blanco

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Mykki Blanco
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Mykki Blanco en 2017.

Informations générales
Nom de naissance Michael David Quattlebaum Jr.
Naissance (31 ans)[1]
Comté d'Orange, Californie, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Rappeur
Activités annexes Poète, activiste
Genre musical Hip-hop alternatif
Site officiel mykkiblancoworld.com

Mykki Blanco, de son vrai nom Michael David Quattlebaum Jr., né le dans le comté d'Orange, en Californie, est un rappeur, poète et militant pour les droits LGBT américain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Quattlebaum est né dans le comté d'Orange, Californie. Son père, Michael Quattlerbaum Sr., était spécialiste en informatique avant de devenir voyant. Sa mère, Deborah Butler, était parajuriste au North Carolina Patent and Trademark Office. Il tient ses origines afro-américaines du côté de son père[2]. Les parents de Quattlebaum divorcent lorsqu'il a deux ans[3]. Enfant, il réside dans le comté de San Mateo, en Californie, près de ses grands-parents paternels, avant d'emménager à Raleigh[4], Caroline du Nord.

À 15 ans, Quattlebaum remporte un Indies Spirit Award pour le collectif qu'il a formé, Paint In Consciousness Experimental Theater, à Raleigh[5],[6]. À 16 ans, Quattlebaum fugue avant de partir à New York. Il passe du temps en Californie[7], avant d'obtenir une bourse d'étude complète pour l'École de l'Institut d'art de Chicago, mais arrête après deux trimestres en 2006[3]. Il étudie également et brièvement à la Parsons The New School for Design de New York[6],[8].

Blanco fait l'usage de différents pronoms tout au long de sa carrière[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

Mykki Blanco en 2014.

Le recueil de poèmes de Quattlebaum, From the Silence of Duchamp to the Noise of Boys, est publié sous l'empreinte de OHWOW, le 17 juin 2011[3],[4]. En 2012, Blanco publie son premier EP, Mykki Blanco and the Mutant Angels[9]. Puis en novembre 2012, Blanco publie la mixtape Cosmic Angel: The Illuminati Prince/ss[10]. La mixtape est produite par Brenmar, Flosstradamus, Gobby, Le1f, Matrixxman, et Sinden[7],[11]. Il participe à l'album Junto de Basement Jaxx.

En 2013, Blanco publie son deuxième EP Betty Rubble: The Initiation[9]. En mai 2014, il publie l'EP Spring / Summer 2014[12], suivi par une seconde mixtape Gay Dog Food en octobre[13]. Gay Dog Food participe à un titre spoken word avec Kathleen Hanna, avec la participation, entre autres, de Cities Aviv, et Cakes da Killa[13].

Le 17 mai 2016, le clip du single High School Never Ends (feat. Woodkid) est posté sur YouTube[14]. Son premier album, Mykki sort le 16 septembre 2016[15]. En décembre 2016, le clip Loner (feat. Jean Deaux et co-produit par PornHub) est interdit et supprimé de la plateforme YouTube pour non-conformité aux règles de communauté, la raison principale étant un plan de moins d'une seconde sur des testicules. Mykki Blanco a dénoncé cette censure homophobe. Lors d'un tweet, il s'est exprimé : « Des femmes aux seins et aux fesses nu.e.s est acceptable, mais une imagerie queer suggestive est interdite. » (2 déc 2016). À la suite de la mobilisation publique suscitée par cette censure, la vidéo est réintégrée par YouTube[16].

Influences artistiques[modifier | modifier le code]

Le personnage artistique Mykki Blanco, alter ego adolescente de Quattlebaum, a commencé à apparaître sur YouTube en 2010, puis a évolué vers des pièces sonores et performatives. Le nom de Mykki Blanco est lui même inspiré par Kimmy Blanco, l'alter ego de Lil' Kim[17]. Ses influences incluent Lil' Kim, GG Allin, Jean Cocteau, Kathleen Hanna, Lauryn Hill, Rihanna, Marilyn Manson et Anaïs Nin[18],[19].

Mykki Blanco est inspiré par le movement des riot grrrl, mais aussi par le queercore, porté par Bruce LaBruce et la drag queen Vaginal Davis[20]. Blanco est situé comme l'un des pionniers du hip-hop queer, bien qu'il ne souhaite pas être labellisé « gay rap » ou « queer rap »[21]. Blanco est aussi en désaccord avec sa catégorisation en tant qu'artiste drag, déclarant "Vous ne pouvez pas m'identifier comme un rappeur travesti. Je n'ai jamais vogué de ma vie. Mon background est punk et Riot Grrl."[21] Blanco se décrit lui-même comme transcende et multi-genre[4],[21].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En juin 2015, il annonce sur Twitter sa séropositivité depuis 2011[22]. Blanco explique sa décision : « Je l'ai fait pour moi même, à un moment ma vie personelle doit être plus importante que ma carrière[23]. » Il publie cette information sur son Facebook pendant la saison de Pride. Plus de 12 000 abonnés de Facebook likent son post, et plus de 700 le partagent.

Mykki avoue qu'avant de prendre cette décision il pensait plutôt arrêter sa carrière de musique. Il pensait que l'annonce n'allait pas être bien reçue par le monde de la musique. Il explique : « Mykki Blanco est connue pour être fun. Le SIDA n'est pas fun. Donc comment je pourrais avoir le SIDA et être fun? » Pendant cette période il faisait des plans pour être un journaliste qui travaillait dans le milieu LGBTQ globalement, mais avec les réactions positives qu'il a reçu il a continué d'être artiste[24].

Discographie[modifier | modifier le code]

Album studio[modifier | modifier le code]

EPs[modifier | modifier le code]

  • 2012 : Mykki Blanco and the Mutant Angels
  • 2013 : Betty Rubble: The Initiation
  • 2014 : Spring/Summer 2014

Mixtapes[modifier | modifier le code]

  • 2012 : Cosmic Angel: The Illuminati Prince/ss
  • 2014 : Gay Dog Food
  • 2015 : White Pelle Pelle

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Michael David Quattlebaum », California Birth Index (consulté le 16 juin 2015).
  2. (en) Michael Schulman, « From Runaway Teenager to Hip-Hop Queen », sur http://www.nytimes.com/, The New York Times Company.
  3. a, b et c (en) Jenna Sauers, « The Making of Mykki Blanco », The Village Voice, (consulté le 4 mai 2013).
  4. a, b, c et d (en) Alex Chapman, « The Multiplicities of Mykki Blanco », Interview (consulté le 4 mai 2013).
  5. (en) Mark Hornburg, « Michael Quattlebaum », Indy Week (consulté le 4 mai 2013).
  6. a et b Michael Schulman, « The Evolution of Michael Quattlebaum Jr., a k a Mykki Blanco », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  7. a et b « The Come Up », XXL, (consulté le 4 mai 2013).
  8. Jack Flanagan, « Queer artist Mykki Blanco reveals he is HIV positive », sur Gay Star News.
  9. a et b (en) « The Wind Up Series of After-Hours Events Presents Performance by Mykki Blanco », sur thejewishmuseum.org, The Jewish Museum (consulté le 19 mars 2015).
  10. (en) Carrie Battan, « Mykki Blanco: Cosmic Angel: The Illuminati Prince/ss », Pitchfork Media, (consulté le 4 mai 2013).
  11. Carrie Battan, « Listen to Mykki Blanco's New Cosmic Angel: Illuminati Prince/ss Mixtape », Pitchfork Media, (consulté le 4 mai 2013).
  12. (en) Evan Minsker, « Mykki Blanco Shares "She Gutta" Video, Releases New EP, Announces Tour », sur http://pitchfork.com/, Pitchfork Media Inc. (consulté le 19 mars 2015).
  13. a et b (en) Zoe Camp, « Mykki Blanco Releases Gay Dog Food Mixtape », sur pitchfork.com, Pitchfork Media, Inc. (consulté le 19 mars 2015).
  14. « Mykki Blanco et Woodkid publient un clip choc pour “High School Never Ends” », sur Les Inrocks (consulté le 19 septembre 2016).
  15. (en) « Mykki Blanco Announces Debut Album, Shares New Song “The Plug Won’t”: Listen », sur Pitchfork (consulté le 19 septembre 2016).
  16. (en) « Mykki Blanco’s “Loner” Music Video Returns to Youtube After Being Removed », sur The FADER (consulté le 4 mars 2017).
  17. (en) « New World Order - Mykki Blanco », Clash Magazine,‎ . (lire en ligne).
  18. (en) Michael Schulman, « The Evolution of Michael Quattlebaum Jr., a k a Mykki Blanco », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne).
  19. (en) Kitty Empire, « Mykki Blanco – review », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne)
  20. (en) Jenna Sauers, « The Making of Mykki Blanco », Village Voice,‎ (lire en ligne).
  21. a, b et c (en) « Werkin‘ girls » [PDF]
  22. « Le rappeur transgenre Mykki Blanco révèle sa séropositivité », sur Le Figaro, (consulté le 17 juin 2015).
  23. (en) « The Exclusive Interview With Mykki Blanco You've Been Waiting For », hivplusmag,‎ (lire en ligne)
  24. (en) Dorian Lynskey, « Mykki Blanco: ‘I didn’t want to be a rapper. I wanted to be Yoko Ono’ », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]