My Little Pony : Les amies, c'est magique
Les amies, c'est magique
| Titre original | My Little Pony: Friendship Is Magic |
|---|---|
| Autres titres francophones |
Mon Petit Poney ( |
| Genre | Série d'animation |
| Création | Lauren Faust |
| Production |
Top Draw Animation Discovery Family Allspark Animation Treehouse TV Studio B Productions/DHX Media Hasbro Studios |
| Musique | Daniel Ingram |
| Pays d'origine |
|
| Chaîne d'origine |
Treehouse TV ( Discovery Family (anciennement The Hub, puis Hub Network) ( |
| Nb. de saisons | 9 |
| Nb. d'épisodes | 221 |
| Durée | 22 minutes |
| Diff. originale | – |
| Site web | mylittlepony.hasbro.com |
My Little Pony : Les amies, c'est magique en France, Belgique, Suisse et Luxembourg ou Mon Petit Poney au Québec (My Little Pony: Friendship Is Magic) est une série télévisée d'animation américano-canadienne basée sur la franchise My Little Pony d'Hasbro et marquant le début de sa quatrième génération. La série suit une ponette studieuse nommée Twilight Sparkle (Tara Strong), son assistant dragon Spike, et ses amies Applejack (en), Rarity (en), Fluttershy (en), Rainbow Dash et Pinkie Pie (en). Les six poneys, appelés collectivement les Mane Six (en), se lancent dans des aventures à travers Equestria, et résolvent des problèmes avec leurs amitiés.
Produite par Allspark Animation[note 1] et animée par DHX Media [note 2], la série a été diffusée sur The Hub (actuellement Discovery Family) aux États-Unis du au . Hasbro a sélectionné l'animatrice Lauren Faust pour diriger la série. En réaction à la nature de My Little Pony et d'autres propriétés dont les filles sont la cible, Faust a employé une caractérisation plus avancée et une construction d'univers de fantasie, semblables à la façon dont elle jouait avec ses propres jouets quand elle était enfant. Elle a quitté la série après la production de la deuxième saison et d'autres membres de l'équipe ont pris sa place.
Les amies, c'est magique devient l'une des productions les plus regardées de l'histoire de The Hub, offrant à Hasbro davantage d'opportunités pour la promotion de marchandise. Bien que sa cible soit les jeunes filles, elle attire également un public de téléspectateurs plus âgés, appelés bronies (en). Une franchise spin-off, My Little Pony: Equestria Girls, a été lancée en 2013 et est sortie en parallèle avec la série pendant six ans. Un long-métrage cinématographique basé sur la série est sorti en octobre 2017 aux États-Unis. Un autre spin-off, la série télévisée My Little Pony: Pony Life, a débuté en novembre 2020.
Synopsis
[modifier | modifier le code]Dans le royaume d'Equestria, les trois espèces de poneys — les poneys terrestres, les pégases et les licornes — vivent en paix. Twilight Sparkle, une licorne (plus tard alicorne) studieuse s'installe à Poneyville avec Spike, son assistant dragon, à la demande de son professeur, la souveraine d'Equestria, la princesse Celestia, pour apprendre davantage sur la magie de l'amitié. Twilight et Spike se lient d'amitié avec cinq autres poneys : Applejack, Rarity, Fluttershy, Rainbow Dash et Pinkie Pie. Les six poneys découvrent qu'elles représentent chacune des différents aspects de l'amitié, correspondant à des artefacts magiques nommés les éléments d'harmonie (en). Elles partent en aventure en Equestria et au-delà, et résolvent des problèmes de l'amitié.
Personnages
[modifier | modifier le code]- Twilight Sparkle : Twilight Sparkle est le personnage principal de la série, c’est une licorne violette avec une crinière indigo, rose et violet foncé ; sa marque de beauté est une étoile à 6 branches rose avec cinq autres petites étoiles blanches, symbolisant la magie. Elle devient plus tard Alicorne et princesse de l'amitié. Son élément d'harmonie est la magie.
- Rainbow Dash : Rainbow Dash est une pégase bleue avec une crinière de couleur d’arc-en-ciel, sa marque de beauté est un éclair rouge jaune et bleu sortant d’un nuage blanc. Forte et déterminée, elle se montre parfois leader du groupe lorsque nécessaire. Elle s’occupe du ciel de Poneyville et peut le nettoyer en dix secondes. Son élément d'harmonie est la loyauté.
- Spike : c'est un bébé dragon violet et vert et l'un des personnages principaux de la série. Il est le meilleur ami et l'assistant numéro un de Twilight Sparkle. Il a la capacité de livrer des lettres à la Princesse Celestia par magie en soufflant dessus.
- Applejack (en) : Applejack est un poney terrestre orange aux crins blonds avec une marque de beauté qui a la forme de trois pommes rouges, elle porte toujours un chapeau de cowgirl. Elle s’occupe des récoltes de pommes, du tri et de la cuisine à la ferme de la Douce Pomme avec son grand frère Big McIntosh, sa petite sœur Apple Bloom et sa grand-mère Granny Smith. Son élémant d'harmonie est l'honnêteté.
- Fluttershy (en) : Fluttershy est une pégase jaune avec une crinière et une queue rose, toutes deux plus longues que la moyenne, et une marque de beauté qui représente trois papillons ; elle est timide et peureuse, mais se montre en colère lorsque les animaux ou ses amies sont en danger. Son élément d'harmonie est la bonté.
- Rarity (en) : Rarity est une licorne blanche avec une crinière violette et une marque de beauté en forme de trois diamants bleus, elle est la sœur aînée de Sweetie Belle. Rarity vit et travaille dans son propre magasin, la Boutique Carrousel où elle crée, fabrique et vend des habits. Son élément d'harmonie est la générosité.
- Pinkie Pie (en) : Pinkie Pie est une ponette terrestre rose, sa marque de beauté représente trois ballons symbolisant son talent pour organiser les fêtes les plus réussies de Poneyville. Elle travaille comme pâtissière dans la boutique Sugarcube Corner. Son élément d'harmonie est le rire.
Distribution
[modifier | modifier le code]Voix originales
[modifier | modifier le code]Voix françaises
[modifier | modifier le code]- Claire Tefnin : Twilight Sparkle
- Fabienne Loriaux : Applejack (en)
- Mélanie Dambermont : Rainbow Dash
- Julie Basecqz : Rarity (en)
- Élisabeth Guinand : Fluttershy (en)
- Nathalie Hugo : Pinkie Pie (en)
- Alexandra Corréa : Spike
Production
[modifier | modifier le code]Conception
[modifier | modifier le code]Hasbro a produit plusieurs incarnations de la franchise My Little Pony, souvent appelées des « générations » par les collectionneurs de la ligne de jouets[1],[2]. Avec plusieurs marques, dont My Little Pony, la compagnie utilise un plan plurigénérationnel[3]. Le film Transformers de 2007 a inspiré Hasbro, comme il a aidé à augmenter les ventes de la ligne de jouets Transformers ; la compagnie a voulu moderniser la franchise My Little Pony afin d’attirer le public des jeunes filles[4]. Selon Margaret Loesch (en), directrice générale de The Hub, revisiter des propriétés rentables était une décision importante ; elle a été quelque peu influencée par les exécutifs de programmation de la chaîne, dont plusieurs étaient fans des séries[5]. Selon Linda Steiner, vice-présidente senior d'Hasbro, la compagnie « a envisagé que la série soit destinée à un public plus général » ; la chaîne essayait de créer des séries que des parents et des enfants pouvaient regarder ensemble[6]. Les thèmes centraux que Hasbro a cherché à intégrer dans la série incluaient l’amitié et la coopération, déterminés par des études de marché sur la manière dont les filles jouaient avec des jouets[7].

L’animatrice et écrivaine Lauren Faust a approché Hasbro afin de développer Galaxy Girls, sa propriété de jouets pour filles, en série animée. Faust avait travaillé dans le passé sur Les Super Nanas (1998–2005) et Foster, la maison des amis imaginaires (2004–2009) de Cartoon Network. Faust avait présenté des projets animés destinés aux filles pendant plusieurs années sans succès[8]. Lorsque Faust a contacté Lisa Licht d’Hasbro Studios, Licht n’était pas intéressée, mais lui a montré le film animé de My Little Pony, The Princess Promenade (en) (2006). Licht a pensé que le style de Faust convenait à la marque et lui a demandé de considérer « quelques nouvelles idées [d'où] amener une nouvelle version de la franchise »[4],[9],[10].
Faust a été initialement engagée pour créer une bible pour la série, ce qui lui a permis d’obtenir de l’aide supplémentaire avec les idées[4]. Faust était « très réticente » à l'idée d’accepter la tâche, car elle pensait que des séries basées sur des jouets pour filles étaient insipides[8]. Bien que My Little Pony ait été l’un de ses jouets d’enfance préférés[9], elle avait été déçue par les séries télévisées ; les personnages « ont juste eu des tea parties interminables, ont rigolé pour un rien et ont vaincu des méchants soit en partageant avec eux, soit en pleurant ». Avec l'opportunité de travailler sur My Little Pony, elle espérait prouver que « les dessins animés pour filles ne doivent pas être une flaque de mièvrerie, gnangnan et de sainte-nitouche »[8]. Faust a incorporé plusieurs éléments allant à l'encontre des stéréotypes féminins — des personnalités diverses, le message que des amis peuvent être différents tout en restant amis, et l’idée que les filles ne doivent pas être limitées par ce que les autres disent — dans le design des personnages et de la série[8]. Des éléments des personnalités et des lieux de la série ont été basés sur son imagination d’enfance des aventures des poneys, inspirés par des séries telles que Transformers ou G.I. Joe (en) que ses frères regardaient[11]. Selon Faust, elle produisait Les amies, c’est magique « pour [elle-même] en tant que fille de huit ans »[12]. Faust voulait que les personnages soient des « icônes de la féminité » (incluant le garçon manqué et le rat de bibliothèque) afin d’élargir leur attrait auprès du public des jeunes filles[13].
En s'inspirant de son enfance, elle a imaginé trois types de poneys — des licornes, des pégases et des poneys terrestres — avec des cultures différentes et vivant dans des endroits différents. Faust a imaginé les licornes vivant dans les montagnes, les pégases dans les nuages et les poneys terrestres sur le sol[14]. Elle les a envisagés comme des chevaux réalistes qui mangeaient du foin, vivaient dans des granges, portaient des selles et ramassaient des objets avec leur bouche[15].
Faust a déclaré que la réponse positive d’Hasbro aux éléments non-traditionnels l’a inspirée pendant qu’elle donnait plus d’idées pour la série. Bien qu’elle ait prévu un équilibre entre aventure et histoires relationnelles, elle a fini par réduire l'importance des aventures afin de se concentrer sur les échanges entre les personnages pour des raisons pragmatiques. La série a incorporé des créatures destinées à effrayer les enfants, comme les dragons ou les hydres, mais a mis l’accent sur les amitiés entre les personnages qui ont été teintées d’humour. Lorsque la série a été approuvée, Faust avait déjà développé trois scripts[4].
Développement
[modifier | modifier le code]Faust a dessiné des croquis de concept, dont plusieurs ayant été publiés sur sa page DeviantArt fyre-flye. Ils intégraient des idées sur la manière dont elle envisageait les poneys de la série originale — Applejack, la cow-girl ; Firefly, la « badass » ; l’enthousiaste et pétillante Surprise ; Posey, la poney timide et gentille qui aimait les autres animaux ; et Sparkler, la conceptrice de la mode — qui ont inspiré les personnages principaux de la série[16],[17],[10]. Hasbro a approuvé la série avec Faust comme productrice exécutive[18], et lui a demandé de finaliser la bible. Elle a engagé Martin Ansolabehere et Paul Rudish, avec qui elle avait travaillé sur d'autres séries animées. Faust a crédité Ansolabehere pour la conception de la Jument séléniaque (en), une antagoniste qui apparaît dans le premier épisode, La Magie de l’amitié (en), et le contrôle des poneys pégases sur la nature. Elle a ensuite imaginé les poneys comme les gardiens de leur monde, responsables de faire arriver la nature, de faire pousser les fleurs, et de faire prospérer les animaux[19]. Elle a également consulté son mari, Craig McCracken, créateur des Super Nanas et Foster, la maison des amis imaginaires. En six semaines, Faust a dessiné plus de 40 pages de « l’univers qui existait dans son esprit de 8 ans »[20].
La collaboration visuelle a apporté un style unique à Les amies, c’est magique. L’esthétique Pennsylvania Dutch, l’art fantastique steampunk, les contes de fées européens, et l’art folklorique bavarois ont influencé le monde original des poneys[14]. En conceptualisant les lieux, Faust a envoyé des photos à l’artiste Dave Dunnet. Poneyville a été inspiré par les maisonnettes allemandes, avec une ambiance de conte de fées et des éléments équins tels que des arches en forme de fer à cheval, des balles de foin et des abreuvoirs[21],[22]. Canterlot a été inspiré des châteaux et cathédrales, lui donnant une sensibilité européenne[23] ; sa situation sur une montagne et sa palette dorée et violette évoquaient la royauté et l’aspiration[24]. Les éléments inspirés de la fantasy de la série ont été adaptés pour s'accorder avec le lieu, à l'histoire, et au public cible[25]. Après avoir vu la version initiale de la bible, Hasbro a demandé plus de designs de personnages et a engagé Dunnet et Lynne Naylor pour raffiner les arrière-plans et les personnages[4].
Après la finalisation de la bible, Hasbro et Faust ont évalué des studios d’animation. Studio B Productions (en) (renommé DHX Media Vancouver le 8 septembre 2010[26]) avait travaillé sur des animations en Macromedia Flash et des séries mettant en scène des animaux. Faust a estimé que le studio conviendrait bien et a convenu que Jayson Thiessen (en) devrait réaliser la série. Faust, Thiessen et James Wootton (en) (qui est devenu par la suite coréalisateur de la série) ont présenté une proposition de deux minutes à Hasbro, qui a approuvé la production. Faust a estimé que le délai entre la demande de développement de la série et son approbation était d'environ un an[4]. La fondation de la série a pris presque deux ans[15].
Personnel
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L’effectif initial de personnel de scénaristes chez Hasbro Studios comprenait plusieurs scénaristes avec qui Faust avait travaillé sur d'autres séries et qui ont été approuvés par Hasbro, dont Amy Keating Rogers (en), Cindy Morrow, Meghan McCarthy (en), Chris Savino, Charlotte Fullerton (en), M.A. Larson (en) et Dave Polsky (en)[4]. McCarthy a accepté l’invitation de Faust en raison de son dévouement[27]. Le compositeur William Anderson a présenté une audition à l'aveugle ; la compagnie a apprécié sa musique de scène, et l'a sélectionné[28].
Après la finale de la première saison (en), Faust a annoncé qu’elle avait démissionné de son poste de productrice exécutive afin de devenir productrice consultante. Sa participation à la deuxième saison (en) consistait principalement en des concepts d’histoires et des scripts, et elle a quitté la série après la deuxième saison[29]. Dans une interview avec le magazine New York, Faust a déclaré que ses raisons de quitter la série étaient une combinaison d'horaires de production hectiques et d'un manque de contrôle créatif[30]. McCracken a déclaré que le départ de Faust était dû au fait que c’était une série dirigée par une entreprise de jouets, et qu’il y avait « toujours un peu de frustration » à ne pas pouvoir mettre en œuvre certaines de ses idées à l’écran[31].
Initialement prévue pour travailler sur la cinquième saison (en), McCarthy a délégué la plupart de son travail sur la série afin de scénariser My Little Pony, le film (2017)[32]. Lorsque Thiessen a également quitté la série pour travailler sur le film, son coréalisateur Jim Miller est devenu le réalisateur supervisant, tandis que le réalisateur d’animation Denny Lu a pris la place de Miller en tant que coréalisateur. Durant la sixième saison (en), le superviseur de mise en page Tim Stuby a également été nommé coréalisateur pour aider Miller et Lu avant de quitter lors de la saison 7 (en), ce qui a conduit Mike Myhre à lui succéder pour le reste de la série[33].
Scénarisation
[modifier | modifier le code]La scénarisation a commencé avec une prémisse et « obtenir une pépite d’une histoire sur laquelle on peut construire » chez Hasbro[34]. Faust et Rob Renzetti (en) ont conçu des intrigues générales de chaque épisode, et ont tenu des séances de brainstorming avec le scénariste de chaque épisode afin de compléter des scènes et du dialogue. Ils ont travaillé avec le scénariste afin de finaliser le script et fournir des instructions basiques de scénarimage. Hasbro a participé tout au long du processus, proposant des concepts à être incorporés dans la série. Parmi les exemples figuraient la représentation de Celestia (en) en tant que princesse plutôt qu’une reine, un poney s’intéressant à la mode, et des ensembles de jouets dans la série, tels que la boutique de Rarity (en)[4],[8]. Hasbro a parfois demandé un lieu, ce qui a permis à Faust et son équipe à créer son style visuel et d’y intégrer un ensemble de jouets (tels que l’école de Poneyville). Bien que Faust ait respecté les standards éducatifs et informatifs (en) requis par Hasbro pour la série, elle a trouvé que la création des situations était plus difficile ; ayant un personnage traitant un autre de egghead était « marchant sur une ligne très délicate », et la tricherie d’un personnage était « inquiétante pour certains »[4]. Lorsque DHX Media est passé à la phase de design d’un épisode, les scripts étaient finalisés[34]. Chaque épisode comprenait généralement une morale ou une leçon de vie, choisie pour « traverser un large spectre d'expériences personnelles » et non seulement visées aux enfants[6]. En raison des enjeux de propriété intellectuelle ayant conduit Hasbro à perdre les droits sur les noms originaux des poneys, la série a inclus un mélange de personnages originaux de la ligne de jouets et de nouveaux personnages développés pour la série[9].
Hasbro et Faust avaient prévu que chaque épisode dure 11 minutes avant que la série ne soit approuvée, et Faust a respecté cette limite dans L’Invitation (en), son premier script de longueur complète. Faust préférait des épisodes de 22 minutes, et Hasbro a finalement accepté. Les scripts étaient écrits près de la durée de l’épisode, et Miller a déclaré que la majorité des révisions ont supprimé les dialogues et actions supplémentaires[33]. Les étapes de production initiales étaient serrées, ce qui nécessitait un horaire deux fois plus rapide que Faust n'en avait l'habitude. La communication entre les bureaux de scénarisation à Los Angeles et le studio d’animation à Vancouver était souvent virtuelle. Les deux équipes tenaient parfois des « réunions des scénaristes » pour proposer des idées pour les personnages et les situations, auxquelles l’équipe d’animation fournissait des suggestions sur les visuels, le langage corporel, et la caractérisation[4]. Larson a déclaré que sa scénarisation utilisait souvent un « raccourci ridicule » pour la brièveté, et il a fait référence aux autres œuvres[35].
Musique
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La musique de fond et les chansons de la série ont été composées respectivement par William Kevin Anderson et Daniel Ingram[28],[36]. L’équipe de production a identifié des parties de chaque épisode lorsqu’ils ont voulu des indices musicaux, ce qui a permis à Anderson de produire la musique[4]. La musique de fond était composée après l’animation initiale de chaque épisode, et a été révisée par Hasbro[34]. Ingram a travaillé avec les compositions d’Anderson pour créer des chansons qui s’intégraient harmonieusement avec la musique de fond et a développé l'univers de fantasy de la série[37]. Les chansons d’Ingram commençaient typiquement avec un piano et une mélodie basique. L’équipe créative a reçu la chanson et a fourni des conseils ; des voix de fond et de l’instrumentation étaient ensuite couchées avant les vocaux de la chanteuse principale[38]. Des scénaristes ont parfois suggéré des paroles et des thèmes musicaux généraux, dont deux chansons écrites par Amy Keating Rogers[39]. La composition de la musique précédait de loin la diffusion d’un épisode ; des chansons pour la troisième saison, qui a commencé à être diffusée en novembre 2012, ont été composées en 2011[37]. Ingram jugeait les chansons des séries My Little Pony antérieures étaient « un peu datées », et a décidé d’apporter du travail plus moderne à la série Les amies, c’est magique[40]. Parmi les changements figuraient des chansons avec une profondeur plus émotionnelle que celles typiques de l’animation pour enfants, qui pourraient être appréciées hors du contexte de l’épisode[40]. Ingram a déclaré que ses chansons sont devenues « plus grandes et plus épiques, plus Broadway et plus cinématique au fil du temps »[36], et Hasbro a soutenu l’effort d’essayer « quelque chose de révolutionnaire pour la télévision de jour »[37]. « Putting it Together » de la comédie musicale Sunday in the Park with George a inspiré « L’Art de la mode » de l’épisode de la première saison (en), Le Défilé haute-couture (en), et « À ce gala » de la finale de la première saison a été inspirée par Into the Woods[36],[41],[42]. Une chanson de La saison du jus (en) a rendu hommage à Ya Got Trouble (en) de The Music Man[36].
Casting et doublage
[modifier | modifier le code]Le doublage et la production vocale ont été réalisés à Vancouver par Voicebox Productions (en)[43],[44], avec Terry Klassen comme le réalisateur des voix de la série. Faust, Thiessen et d'autres ont participé à la sélection des doubleurs, avec l’approbation finale d'Hasbro[4]. Tara Strong a été choisie pour interpréter Twilight Sparkle après que Faust, qui avait travaillé avec celle-ci sur Les Super Nanas, lui a demandé de l’aider à proposer la série en doublant Twilight, Pinkie Pie (en) et, « Applejack (en) [ou] Rainbow Dash ». Après que Faust a entendu Strong comme Twilight, elle a su qu’elle la voulait pour le rôle[45]. Lorsque Cathy Weseluck a auditionné pour Spike, elle l’a envisagé comme un bébé avec une voix aiguë. Le réalisateur lui a dit ultérieurement de « le masculiniser un peu », « ce qui a tout chang[é] »[39].
Le doublage se déroulait après la scénarisation et avant l’animation, avec les animateurs fournissant des directives. Selon Andrea Libman (la doubleuse de Fluttershy (en) et Pinkie Pie), cette approche permettait aux doubleurs d’interpréter les personnages sans limitations ; Libman a déclaré qu’elle pouvait être aussi exagérée qu’elle voulait, sans être arrêtée par les animateurs[46]. Les doubleurs recevaient les chansons avant l’enregistrement, et les répétaient chez eux[47]. Les chansons étaient enregistrées en même temps que les dialogues[48].
Scénarimage et animation
[modifier | modifier le code]Les scripts finalisés étaient envoyés à Studio B pour la préproduction et l’animation avec Macromedia Flash Professional 8. L’équipe de production de Thiessen a été autorisée de sélectionner du personnel clé, sujet à l’approbation d’Hasbro ; l’un de ceux sélectionnés était le réalisateur artistique Ridd Sorenson. L’équipe de Studio B a produit des scénarimages des scripts fournis, incorporant la direction et créant des scènes que les scénaristes ont cru être impossibles à animer[49]. L’équipe de DHX a procédé avec les processus de scénarimage et de design, a enregistré les dialogues, et a créé une animatique de scénarimage des enregistrements vocaux[50]. Les animateurs ont ensuite préparé des poses clés des personnages, layout, art d’arrière-plan, et d’autres éléments majeurs. Ces versions ont été renvoyées à l’équipe de production à Los Angeles pour la révision par Hasbro avec des suggestions des scénaristes[49]. Hasbro a également reçu des dessins bruts en noir et en blanc, des designs colorés et finalisés des personnages et des accessoires, des animatiques, et un rough cut (en)[50]. Thiessen a crédité beaucoup de l’expertise technique à Wootton, qui a créé des programmes de Flash pour optimiser le placement et les poses des personnages poneys, et d’autres éléments ; ceci a simplifié le travail nécessitant moins d'animateurs[49]. Les crinières et les queues des poneys ont généralement des formes fixées, animées en les pliant et les étendant en courbes ; ce qui leur donnait du mouvement sans besoin d’animer les poils individuels[9].
Selon Timothy Packford de DHX Media, le scénarimage des scènes d’action était difficile car des points importants pouvaient être perdus ; la scénarimage et l'intention devaient être claires. Des épisodes avec des niveaux élevés de dialogues pouvaient « en quelque sorte se gripper parce qu’il y a autant de dialogue »[50]. Un point crucial était de garder les plans de caméra intéressants, avec une bonne transition d’un à l’autre, et des séquences d’action qui avaient tendance à avoir plus de transitions (en) que de dialogue[50]. Les artistes des scénarimages et les animateurs ont également ajouté des personnages d’arrière-plan afin de peupler le monde. Selon McCarthy, plusieurs clins d'œil au fandom, des références à la culture populaire, et d’autres Easter eggs ont été ajoutés par le studio[51]. Le studio d’animation philippin Top Draw a également travaillé sur les animations[52],[53].
Chacun des personnages principaux avait des expressions et maniérismes distincts et partageaient des expressions et maniérismes généraux. Selon l’équipe de DHX Media, ils « [ont évité] certaines expressions si elles [étaient] en dehors des personnalités [respectives] [des poneys] »[54]. L’équipe créative a interprété la personnalité de chaque personnage comme des maniérismes, expressions faciales, accessoires et environnement domestique[54] ; la couleur violette de Twilight signifiait la royauté et sensibilisation mystique, et ses bords durs et angulaires l’ont dépeinte comme ordonnée[55]. D'autres exemples incluaient la crinière arc-en-ciel de Rainbow Dash, qui représente sa capacité de causer un arc-en-ciel supersonique[56], la crinière de Fluttershy, qui représente son élasticité, gentillesse et optimisme ; la marque de beauté (en)[note 3] d’Applejack, symbolisant sa simplicité[58] ; la forme de Pinkie Pie (similaire à une bulle, ballon, ou nuage), reflétant sa gaieté et sa flottabilité[59] ; et le design de Spike, incarnant sa différence des poneys[60].
Le réalisateur et le réalisateur supervisant ont chacun géré une moitié des épisodes, travaillant ensemble pour les épisodes de deux parties, et le réalisateur supervisant a supervisé tous les épisodes[33]. Faust a estimé que le temps pour compléter un épisode était d'un an. L’équipe a travaillé simultanément sur plusieurs étapes de tous les 26 épisodes de la première saison ; lorsque la deuxième saison a été approuvée ce chiffre a temporairement augmenté à 32. Les épisodes étaient initialement diffusés environ un mois après leur complétion, avec le délai passant à six à huit semaines lors de la sixième saison[4],[33]. Selon Thiessen, ils s'étaient dépêchés de commencer le travail sur la deuxième saison dès que la première était achevée afin d’éviter le roulement du personnel[49].
Thèmes
[modifier | modifier le code]L’amitié féminine est un thème central de la série[61]. Faust a déclaré que son message plus profond est que l’amitié signifie être soi-même et accepter les autres[20]. Selon Ethan Lewis, du site Den of Geek, la série prend souvent « des situations moralement compliquées […] qui ne semblent pas avoir de réponses faciles contrairement aux messages pour enfants très clairs et nets »[62]. Lewis a ajouté que la série a enseigné des leçons que certains adultes ne seront pas capables de comprendre[62]. Emily St. James (en) de The A.V. Club a comparé Les amies, c’est magique à « un mode d'emploi pour être une personne gentille ». St. James a déclaré que faire des amis pourrait être difficile pour les enfants ; la série l’a déconstruit à ses aspects les plus basiques, démontrant l’importance de quelques gestes amicaux[63]. L’écrivain de Den of Geek Alana Joli Abott a cité la célébration des différences, la foi et l'inclusion comme des thèmes importants[64].
Megan Crouse a décrit la série pour Den of Geek comme une « fantasy sérieuse », établissant des comparaisons au Seigneur des anneaux, et L'Épée dans la pierre[65]. Selon Crouse, la cohésion et le système de magie ont bien fait fonctionner la série en tant qu’histoire de fantasy[65]. Lisa Miller de The Cut (en) a déclaré que la série pourrait être comparée à presque n’importe quel autre conte de fées ou histoire de fantasy[20]. Faust a déclaré que la mythologie et le genre de fantasy ont influencé l’intégralité de la série[66].
Plusieurs écrivains ont qualifié le lieu de la série de matriarcat[67],[68],[69]. Dans le journal Transatlantica d’OpenEdition.org, Isabelle Licari-Guillaume a écrit que la série s’oppose aux représentations sexistes qui sont communes dans les médias pour enfants[70]. Lewis a considéré les personnages comme parmi les « meilleures représentations » des personnages féminins à la télévision, ni stéréotypiquement masculines ni féminines[62]. Dans leur analyse Orienting Feminism, Kevin Fletcher a écrit : “Les amies, c’est magique démontre une sensibilité féministe plutôt qu’une sensibilité postféministe individualiste[71]. Fletcher a ajouté qu’en se concentrant sur la valeur de la communauté, la série s’abstient du post-féminisme[71]. Une étude menée par Christian Valiente et Xeno Rasmusson qui ont analysé un échantillon de 13 épisodes a trouvé que la série met en scène des personnages dans des circonstances qui contestent les stéréotypes des genres ; les personnages féminins jouent souvent des rôles actifs et primaires dans des positions d’autorité[72]. Valiente et Rasmusson ont déclaré que bien que quelques mâles aient des capacités et de l’autorité, la série se concentre sur les personnages féminins souvent montrés en positions de force et de direction tout en conservant des qualités féminines traditionnelles. Selon Valiente et Rasmusson, le genre n’est « [rien] de plus qu’un élément esthétique de l’histoire » dans Les amies, c’est magique[73].
Épisodes
[modifier | modifier le code]| Saison | Épisodes | Début de saison | Fin de saison | |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 26 | |||
| 2 | 26 | |||
| 3 | 13 | |||
| 4 | 26 | |||
| 5 | 26 | |||
| 6 | 26 | |||
| 7 | 26 | |||
| 8 | 26 | |||
| 9 | 26 | |||
Disponibilité
[modifier | modifier le code]Diffusion
[modifier | modifier le code]My Little Pony : Les amies, c’est magique, qui est destinée principalement aux filles entre 4 et 7 ans[74], était l’une des plusieurs séries animées diffusées sur The Hub (anciennement Discovery Kids, appartenant à Discovery Communications)[75]. La chaîne a été renommée Discovery Family le [76],[77]. Chaque épisode a une durée d’environ 22 minutes[78].
Les amies, c’est magique a débuté (en) le [75]. En mars 2011, moins de deux mois avant la diffusion de la finale de la première saison (en), la série a été renouvelée pour une deuxième saison (en) qui a été diffusée entre le et le [79],[80]. Un mois avant la diffusion de la finale de la saison, la série a été renouvelée pour une troisième saison (en)[79], qui a débuté le et s'est terminée le . Un mois plus tard, The Hub a renouvelé la série pour une quatrième saison (en) pour être diffusée lors de la saison de télévision 2013–2014. Le 7 mai 2014, la série a été renouvelée pour une cinquième saison (en)[81],[82]. Entre le 4 et le , The Hub a diffusé le My Little Pony Mega Mare-a-thon : un marathon (en) de 50 heures regroupant chaque épisode des quatre premières saisons de My Little Pony : Les amies, c’est magique et des specials de la troisième génération de la ligne de jouets (en)[83]. La cinquième saison a débuté le et s'est conclue le [79]. Un mois avant la diffusion de la saison précédente, Discovery Family a renouvelé la série pour une sixième saison (en) qui a été diffusée du au [79],[84]. En octobre 2016, la série a été renouvelée pour une septième saison (en)[85], qui a été diffusée du au [79]. Une huitième saison (en) a été diffusée du au [79]. Discovery Family a annoncé la neuvième et dernière saison (en) le , qui a débuté le de cette année-là[79],[86]. Avant sa finale, My Little Pony: Friendship Is Magic — A Decade of Pony (un documentaire sur la production de la série dans les coulisses) a été diffusé le [87]. La finale (en) de 90 minutes a été diffusée le lendemain[79],[88].
Médias domestiques et services de streaming
[modifier | modifier le code]En 2011, Celebration at Canterlot (un DVD contenant deux épisodes) était disponible dans les magasins Target avec des jouets de la franchise[89].
Avec plusieurs autres propriétés d’Hasbro, Les amies, c’est magique a été ajoutée à Netflix le aux États-Unis. En 2015, la série et plusieurs autres basées sur des propriétés d’Hasbro ont été planifiées pour être retirées du service de streaming[90],[91]. Cependant, Hasbro et Netflix ont finalement décidé de les conserver sur le service[92]. Les amies, c’est magique était prévue pour être retirée en août 2018 ; quelques saisons ont été retirées avant d’être remises[93]. La majorité de la série a été retirée de Netflix dans le monde entier le et la série a été retirée intégralement des États-Unis le [94]. En addition aux autres séries d’Hasbro, les saisons 3 à 9 des amies, c’est magique sont actuellement disponibles pour le streaming aux États-Unis sur le service de streaming FAST, Tubi, appartenant à Fox Corporation.
Shout! Factory (en) détient les droits de DVD pour la série dans la région 1. Vingt-trois DVD de cinq épisodes et trois DVD de six épisodes sont sortis[95],[96],[97]. Les sept premières saisons de la série sont sorties en coffrets DVD. Clear Vision, société basée au Royaume-Uni a les droits d’édition en région 2 (qui comprend la majorité de l’Europe occidentale et le Moyen-Orient)[98],[99], mais la société est entrée en redressement judiciaire en décembre 2013[100]. Madman Entertainment détient les droits de DVD pour la région 4 et pour le téléchargement digital[101].
Accueil
[modifier | modifier le code]Accueil critique
[modifier | modifier le code]Les amies, c’est magique est largement acclamé pour son style d’animation, ses histoires, sa caractérisation et son exploration du féminisme[102]. Rotten Tomatoes rapporte que 100 % des dix critiques de la première saison ont donné une critique positive, avec une note moyenne de 8 sur 10. Selon le consensus critique du site : « Intelligente et sucrée, My Little Pony : Les amies, c’est magique prouve que les divertissements pour les enfants peuvent également être amusants pour les adultes »[103].
Les critiques ont répondu positivement aux personnages, aux messages, et aux morales de la série. Une critique d'Emily Ashby de Common Sense Media, une organisation se concentrant sur l’aspect parental des divertissements pour les enfants, a mis l’accent sur les thèmes de la loyauté, de l’amicalité, de l’amitié, de la tolérance, et du respect[104]. Anna Dobbie de Den of Geek a apprécié les personnalités différentes des poneys (qu’elle a cru a bien travaillé pour obtenir la stabilité) et l’accent de la série sur la découverte de soi et l’acceptation[105]. Selon l’ecrivaine Carly Olsen de Screen Rant, la série développe ses personnages majeurs ainsi que mineurs[106]. Jamie Spain a également applaudi les éléments de la croissance, l’apprentissage et les compétences sociales sur Buzzfeed, ce qu’elle a considéré comme inhabituels dans la télévision pour les enfants[107]. Les personnages, messages, et morales de la série ont été qualifiée de « super cools »[57], « relatables »[20], « absolument authentiques »[108], inspirants, positives et agréables[109]. Cependant, Kathleen Richter de Ms., a rejeté ces louanges ; elle a écrit que Les amies, c'est magique promouvait le sexisme, le racisme, et l'hétéronormativité, déclarant que le personnage de Rainbow Dash encourageait le stéréotype que « toutes les féministes sont des lesbiennes fâchées et des garçons manqués » et critiquant d'autres aspects[110]. Faust a répondu à ces affirmations, déclarant que bien que Rainbow Dash soit un garçon manqué, son orientation sexuelle n’est jamais précisée ; l’assomption de Richter que tous les garçons manqués sont lesbiennes est « extrêmement injuste envers les garçons manqués hétérosexuels et lesbiens »[8].
Les designs visuels et références de la série ont également été loués. St. James a trouvé la série « bénie avec plusieurs personnages de bonne apparence et des arrière-plans aux couleurs vives »[57] et Liza Shannon Miller et Hanh Hguyen d’IndieWire, ainsi que Hillary Busis d’Entertainment Weekly ont crédité son style et ses hommages comme des facteurs contribuant à la position de la série en tant que phénomène de la culture populaire[note 4]. Lewis a partagé cet avis, soulignant le style « vintage » et « références geek »[62]. Pour Wired, Matt Morgan a écrit que les Easter eggs approfondissaient l'expérience de visionnement[115]. Ashby et Amid Amidi (en) (écrivant pour Cartoon Brew (en)) ont exprimé des craintes concernant la commercialisation intégrée de la série. Ashby a averti les parents d’être conscients de l’effet que Les amies, c’est magique pourrait avoir sur les désirs des enfants[104] ; Amidi a cru qu’affecter un talent comme Faust à une série centrée sur les jouets était partie d’un courant se concentrant sur les genres d’animation profitables (comme les jouets dérivés) pour répondre à un public fragmenté de téléspectateurs constituait « une admission de la défaite du mouvement entier [de l’animation menée par les créateurs] et un « moment d’agitation du drapeau blanc pour l’industrie de l’animation de télévision »[116].
Les amies, c’est magique a été incluse dans plusieurs listes des meilleurs. TV Guide (60 meilleures), IndieWire (quarante-cinquième), et Rotten Tomatoes (soixante-quatrième) ont listé la série comme l’une des meilleures séries animées de l’histoire[117],[118],[119], et des lecteurs de Television Without Pity (en) l’ont votée la meilleure série animée diffusée à la télévision[120]. IndieWire l’a classée comme la vingtième meilleure série animée du XXIe siècle[121]. Parmi d'autres classements figurent la liste de Time Out des meilleures séries pour enfants (vingt-quatrième) et celle de Paste des meilleures séries pour enfants sur Netflix (huitième)[122],[123].
Taux d'audience
[modifier | modifier le code]Les amies, c'est magique a débuté avec une audience moyenne de 1,4 million de téléspectateurs par mois, ce qui a augmenté à 4 millions à la fin de sa première saison[124] (la série la plus regardée d'Hasbro à cette période)[115]. Advertising Age a rapporté que l'audience de la série avait doublé entre sa première et sa deuxième saison[125]. Selon Vox, les années de point étaient entre 2012 et 2014[126]. En mars 2013, The Hub a indiqué que la série connaissait une croissance annuelle en pourcentage à trois et quatre chiffres[127]. En septembre de cette année-là, elle était la deuxième série la plus regardée sur The Hub pour les filles de 2 à 11 ans et les femmes de 18 à 49 ans[128]. Un mois plus tard, Les amies, c'est magique était l'une des séries les plus co-regardées et la série la plus performante sur The Hub (avec Littlest Pet Shop)[129]. Au premier trimestre de 2014, la série atteignait une audience américaine de plus de 12 millions[20]. Le taux d'audience a commencé à diminuer après cette année-là[126].
Distinctions et nominations
[modifier | modifier le code]| Année | Award | Catégorie | Nominee(s) | Résultat | Réf |
|---|---|---|---|---|---|
| 2012 | Daytime Emmy Awards | Meilleure chanson originale – Enfant et Animation | Daniel Ingram (pour « Devenir populaire (le poney que tout poney doit connaître) ») | Nomination | |
| Daniel Ingram (for « Chanson de recherche d'un animal ») | Nomination | ||||
| 2012 | Leo Awards | Meilleure programme ou série d'animation | Sarah Wall, Chris Bartleman, Blair Peters, and Kirsten Newlands | Nomination | |
| Meilleure réalisation d'une programme ou série d'animation | Jayson Thiessen (en) et James Wootton (en) (pour « La fête manquée (en) ») | Nomination | |||
| Meilleur son général d'une programme ou série d'animation | Marcel Duperreault, Todd Araki, Jason Fredrickson, et Adam McGhie (for « Casse-cou et la quête du saphir (en) ») | Nomination | |||
| 2013 | Leo Awards | Meilleur score dans une programme ou série d'animation | Daniel Ingram et Steffan Andrews (en) (pour « La vraie Twilight (en) ») | Lauréat | |
| Meilleure son général dans une programme ou série d'animation | Marcel Duperreault, Todd Araki, Jason Frederickson, et Adam McGhie (pour « Autour du feu de camp (en) ») | Nomination | |||
| 2014 | Leo Awards | Meilleur score dans une programme ou série d'animation | Daniel Ingram et Steffan Andrews (en) (pour « Le Roi de la fête (en) ») | Nomination | |
| Meilleure son général dans une programme ou série d'animation | Marcel Duperreault, Todd Araki, Jason Frederickson, et Adam McGhie (pour « Les Super Poneys (en) ») | Lauréat | |||
| 2016 | Daytime Emmy Awards | Meilleure chanson originale | Daniel Ingram and Amy Keating Rogers (en) (pour « Je suis un simple poney ») | Nomination | |
| 2016 | Prix Hugo | Prix Hugo de la meilleure présentation dramatique, Format court | « La Carte (en) » (réalisé par Jayson Thiessen (en) et Jim Miller; scénarisé par Scott Sonneborn, M.A. Larson, et Meghan McCarthy) | Nomination | |
| 2016 | Leo Awards | Meilleur score dans une programme ou série d'animation | Daniel Ingram (pour « Qui cherche trouve (en) ») | Lauréat | |
| Meilleur son dans une programme ou série d'animation | Marcel Duperreault, Todd Araki, Jason Fredrickson, Kirk Furniss, Adam McGhie, Christine Church, et Roger Monk (pour « Rêves de princesses (en) ») | Lauréat | |||
| Meilleure prestation dans une programme ou série d'animation | Ashleigh Ball (pour « Sieste d'hiver (en) ») | Nomination | |||
| 2016 | Young Artist Awards | Meilleur acteur de doublage | Graham Verchere (en) | Lauréat | |
| 2017 | Leo Awards | Meilleure score dans une programme ou série d'animation | Daniel Ingram (for « La légende du feu chaleureux (en) ») | Nomination | |
| Meilleure son dans une programme ou série d'animation | Todd Araki, Christine Church, Marcel Duperreault, Jason Frederickson, Adam McGhie, et Roger Monk (pour « Les farces de Rainbow Dash ») | Lauréat | |||
| 2017 | Prix ACTRA/UBCP | Meilleure voix | Andrea Libman (pour « Une amitié solide comme la pierre » dans le rôle de Pinkie Pie (en)) | Nomination | |
| Meilleure voix | Nicole Oliver (en) (pour « Un problème royal » dans le rôle de la princesse Celestia (en) / La Jument Brise-jour) | Nomination | |||
| Meilleure voix | Vincent Tong (en) (pour « Quand les mots manquent » dans le rôle de Feather Bangs) | Nomination | |||
| 2018 | Leo Awards | Meilleur son d'une programme ou série d'animation | Marcel Duperreault, Todd Araki, Jason Frederickson, Adam McGhie, Christine Church, Kirk Furniss, et Roger Monk (pour « Le jeu de l'ombre - partie 2 ») | Nomination | |
| Meilleure prestation de doublage dans une programme ou série d'animation | Vincent Tong (en) (pour « Quand les mots manquent ») | Nomination | |||
| 2018 | Prix ACTRA/UBCP | Meilleure voix | Vincent Tong (en) (pour « Le stage des marques de beauté » dans le rôle de Rumble) | Nomination | |
| 2019 | Humanitas Prize | Script télé pour enfants | Brian Hohlfeld (en) (pour « La terre ou la mer ? ») | Nomination | |
| 2019 | Leo Awards | Meilleure prestation de doublage dans une programme ou série d'animations | Ashleigh Ball (pour « La lutte des classes ») | Nomination | |
| 2019 | Prix ACTRA/UBCP | Meilleure voix | Sunni Westbrook (pour « Meilleurs ennemis ») | Nomination | |
| 2020 | Prix ACTRA/UBCP | Meilleure prestation de doublage | Sunni Westbrook (pour « La fin de la fin, 1ère partie (en) » dans le rôle de Cozy Glow (en)) | Nomination | |
| 2020 | Leo Awards | Meilleure prestation de doublage dans une programme ou série d'animation | Sunni Westbrook (pour « Meilleurs ennemis ») | Nomination |
Fandom
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Malgré l'audience cible d'Hasbro des jeunes filles et de leurs parents[150],[151], My Little Pony : Les amies, c'est magique est devenue un phénomène culturel et d'Internet avec des fans masculins âgés de 13 à 35 ans dans les années 2010[152],[153]. La réponse Internet est attribuée aux fans d'animation sur 4chan[150] répondant à l'article d'Amidi sur la série et les tendances actuelles de l'animation[116],[154]. Comme résultat de la discussion sur 4chan, l'intérêt pour la série s'est propagé sur tout Internet et a inspiré un fandom, des œuvres créatives, des fan sites et des conventions de fans (en)[152]. Les fans masculins ont adopté le nom « brony » (mot-valise composé de « bro » et « pony ») pour se désigner[155],[156]. Le terme « pegasister » (mot-valise composé de « Pegasus » et « sister ») a été plus tard adopté pour désigner les fans féminins plus âgés de la série[150]. Le fandom adulte a surpris Hasbro et l'équipe de la série[36],[152],[157],[158], qui ont apprécié le fandom en ajoutant des références aux fans dans la série et les jouets[9]. Les bronies ont été un mème au début de la série, mais leur visibilité sur Internet relative a graduellement diminué au fil des années[159].
Après la fin de la série télévisée originale en 2019, des fans ont continué d'organiser des conventions de bronies (en) partout dans le monde, de créer de la musique des fans (en)[160], d'écrire de la fan fiction (en)[161], et de produire du fan art (en)[162].
Autres médias
[modifier | modifier le code]Les amies, c'est magique est associé avec le relancement de 2010 (en) de la ligne de jouets de la marque My Little Pony[150]. Partiellement attribué aux fans plus âgés, Hasbro a vu My Little Pony comme une marque de « mode de vie » avec plus de 200 licences dans 15 catégories de produits dont des vêtements, des articles ménagers, et des médias numériques. La marque a réalisé plus de 560 millions de dollars en ventes au détail en 2013[163], 1 milliard de dollars en 2014[164],[165] et 2016[166].
La série a offert à Hasbro plusieurs opportunités pour des spin-offs et d'autres produits dérivés. La société a lancé des jeux tels que My Little Pony: Twilight Sparkle, Teacher for a Day (en), un jeu vidéo développé par Gameloft, et un jeu de cartes à collectionner (en)[167],[168],[169]. En 2012, IDW Publishing a commencé à publier des bandes dessinées mensuelles My Little Pony (en) ; la série s'est achevée en décembre 2021[170]. Les bandes dessinées ont été remplacées par la série My Little Pony: Generations le mois suivant[171]. Une bande dessinée crossover mettant en scène Les amies, c'est magique et Transformers (en) a été publiée en 2020 et 2021[172],[173]. Hasbro a observé que certains ouvragres artistiques des bronies représentaient des versions humanisées des personnages de la série, ce qui l'a inspiré à développer la franchise spin-off, My Little Pony: Equestria Girls en 2013, qui a été sortie en parallèle avec Les amies, c'est magique pendant six années[10]. Equestria Girls met en scène les personnages principaux de la série sous la forme de lycéennes humaines dans un monde parallèle. Elle englobe quatre films, plusieurs specials de télévision, une web-série et de nombreux courts-métrages. Les deux premiers films ont eu droit à une sortie limitée dans des cinémas. My Little Pony, le film est sorti en salles le aux États-Unis[174]. Contrairement aux médias Equestria Girls, il se déroule exclusivement à Equestria. Après la fin de la série, un autre spin-off, My Little Pony: Pony Life, a débuté en 2020. Faisant également office de reboot, il utilise un nouveau style d'animation, a un ton plus comique et a un format plus concentré sur la tranche de vie[175]. La série est diffusée en 40 épisodes en deux saisons entre le et le sur Discovery Family[176].
Parallèlement à cela, Hasbro a concédé sa licence successivement à plusieurs studios de développement de jeu de rôle sur table :
- En 2017, une gamme de jeu de rôle My Little Pony: Tails of Equestria sort chez River Horse en VO et chez Black Book Editions en VF[177].
- En 2022, Renegade Games Studios publie un nouveau jeu de rôle basé sur la licence, My Little Pony Roleplaying Game[178]. Il sera bientôt traduit en français, toujours par BBE[179].
Cinquième génération
[modifier | modifier le code]Après la diffusion de la finale de la série (en), Hasbro a commencé à travailler sur une cinquième génération, qui a débuté avec le film, My Little Pony : Nouvelle Génération[180],[181]. Comme Les amies, c'est magique, il a lieu en Equestria parce que l'équipe souhaitait approfondir et explorer d'avantage le lore et le worldbuilding de la quatrième génération. La cinquième génération se déroule après les événements de la quatrième, et se concentre sur des poneys différents et des parties inexplorées d'Equestria, ce qui a permis à Hasbro d'inclure des Easter eggs des générations précédentes[181]. Le film a été diffusé sur Netflix en septembre 2021 et a reçu des critiques positives[182] ; il a été suivi en 2022 par une série télévisée (en), diffusée sur Netflix[183], ainsi qu'une web-série (en) disponible sur YouTube.
Sixième génération
[modifier | modifier le code]Au San Diego Comic-Con en 2026, la sixième génération de My Little Pony a été annoncée. La série sera intitulée My Little Pony: Forever Friendship et mettra en vedette certains personnages de My Little Pony : Les amies, c'est magique (Twilight Sparkle, Pinkie Pie, Rainbow Dash et Fluttershy).
Produits exclusifs
[modifier | modifier le code]Lauren Faust a organisé une vente aux enchères de ses croquis afin d'aider les victimes du tsunami qui a frappé le Japon en 2011. Des croquis originaux issus des premières tentatives de character design (dont une Pinkie Pie dotée d'ailes) ainsi qu'un croquis de Derpy Hooves réalisé pour l'occasion ont été vendus, rapportant plusieurs milliers de dollars. Le croquis de Derpy aurait été vendu 2 151 dollars US[184].
Source
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « My Little Pony: Friendship Is Magic » (voir la liste des auteurs).
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
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Ouvrages cités
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Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) Site officiel sur Discovery Kids
- Site officiel
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressources relatives à la musique :
- Ressource relative à la bande dessinée :
- My Little Pony
- Phénomène Internet
- Série télévisée américano-canadienne
- Série télévisée disparue au bout de 9 saisons
- Série télévisée canadienne créée en 2010
- Série télévisée canadienne disparue en 2019
- Série télévisée américaine créée en 2010
- Série télévisée américaine disparue en 2019
- Série télévisée canadienne des années 2010
- Série télévisée américaine des années 2010
- Série télévisée de Hub Network
- Série télévisée d'animation canadienne
- Série télévisée d'animation américaine
- Série télévisée d'animation mettant en scène un animal
- Série télévisée pour la jeunesse
- Cheval à la télévision
- Série d'animation doublée en Belgique
- Série télévisée basée sur des jouets
