Muscle élévateur de la paupière supérieure

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Le nom latin du muscle élévateur de la paupière est levator palpebrae superioris. Il permet à la paupière d'assurer sa fonction en se rétractant et se relevant régulièrement.

Structure[modifier | modifier le code]

Origine[1][modifier | modifier le code]

Le muscle releveur de paupière prend son origine au niveau de l’apex orbitaire. Il se situe dans la peau de la paupière supérieure, sous le toit de l'orbite.

Composition[modifier | modifier le code]

Le muscle releveur de la paupière est un muscle strié, plat et allongé. Il présente 2 portions : une horizontale (40 mm de longueur), orbitaire et une verticale, palpébrale. Il comporte un tendon d'origine et un tendon terminal qui assurent ses insertions osseuses et palpébrales. Son tendon d'origine se trouve au niveau de la petite aile de l'os sphénoïde, au-dessus du nerf optique. Le muscle s'élargit en se portant en avant, et inversement, il se rétracte en revenant en arrière.

Terminaison[2][modifier | modifier le code]

Ce muscle se termine à environ 15 mm au-dessus du bord supérieur du tarse, cette portion musculaire se transforme en une lame musculo-tendineuse appelée tendon du releveur ou aponévrose du muscle releveur.

Innervation[3][modifier | modifier le code]

Comme la majorité des muscles de l'orbite, le levator palpebrae reçoit des informations du système nerveux central. Il est innervé par le nerf crânien III (aussi appelé moteur oculaire commun), qui provient d'une division du nerf oculomoteur, un nerf moteur.

Fonction[modifier | modifier le code]

Le muscle levator palpebrae superioris élève et rétracte la paupière.

Importance clinique[4][modifier | modifier le code]

Causes[modifier | modifier le code]

Abîmer ce muscle ou ses innervations peut entraîner une ptose (aussi appelée ptosis). En effet, il peut s'agir d'une affection qui touche le muscle releveur de la paupière et qui cause des fermetures incontrôlables de la paupière. Des liaisons dans le troisième nerf crânien peuvent aussi entraîner une ptose car, sans simulation du nerf oculomoteur, le levator palpebrae ne peut pas s'opposer à la force de gravité et la paupière s'affaisse. Les deux causes du ptosis ne doivent pas être confondues, car les soins s'orienteront dans différentes directions. Par ailleurs, trop de dégâts sur l'innervation entraîne un syndrome de Horner et présente un ptosis partiel.

Soins[modifier | modifier le code]

Les atteintes au muscle releveur de la paupière supérieure peuvent habituellement être soignées sans problème, chacune des deux causes présente des résultats cliniques distincts.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Anatomie de l'Œil : le releveur de la paupière supérieure », sur www.fnro.net (consulté le 25 janvier 2019)
  2. « Anatomie de l'Œil : le releveur de la paupière supérieure », sur www.fnro.net (consulté le 25 janvier 2019)
  3. « FMPMC-PS - Sémiologie : neurologie - Niveau PCEM2 », sur www.chups.jussieu.fr (consulté le 25 janvier 2019)
  4. « La maladie des paupières qui se ferment », sur Medisite (consulté le 25 janvier 2019)