Muséum d'histoire naturelle de La Réunion

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Muséum d'histoire naturelle de La Réunion
Le fronton du muséum dans le Jardin de l'État.
Le fronton du muséum dans le Jardin de l'État.
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Saint-Denis de La Réunion
Coordonnées 20° 53′ 14,8″ sud, 55° 27′ 05,8″ est
Informations générales
Type musée départemental
Date d’inauguration
Conservateur Sonia Ribes
Collections Minéraux et animaux naturalisés
Protection Logo monument historique Classé MH (1978)
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 32 603 (2012)
47 182 (2013)
33 037 (2014)[1]
Site web Sur cg974.fr

Géolocalisation sur la carte : La Réunion

(Voir situation sur carte : La Réunion)
Muséum d'histoire naturelle de La Réunion

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(Voir situation sur carte : Saint-Denis)
Muséum d'histoire naturelle de La Réunion

Le muséum d'histoire naturelle de La Réunion est le seul muséum réunionnais. Inauguré le 14 août 1855, il se situe au cœur de la ville de Saint-Denis, dans le parc public du Jardin de l'État. Il a été classé Monument historique en totalité le [2],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Le bâtiment qui abrite le muséum fut construit dès 1834 et hébergea jusqu'en 1848 le conseil colonial puis le conseil général, qui fut ensuite transféré dans l'actuelle préfecture. Ce n'est que le 1er février 1854, le gouverneur de La Réunion Louis Henri Hubert Delisle signa l'arrêté de création du muséum.

Une commission pour l'organisation et l'administration dudit muséum est instituée dès le 11 avril 1854. Elle est présidée par Gustave Manès, le maire de Saint-Denis.

Premier muséum d'histoire naturelle de l'océan Indien, le muséum est finalement inauguré le 14 août 1855 par le même homme l'année suivante en la présence du major général Hay, gouverneur de l'île Maurice. Il ouvre pour la première fois ses portes au public le 18 août. Le 24 août, une circulaire précise sa mission : le muséum est "destiné à recevoir toutes les richesses des différents règnes, et précisément les spécimens si abondants et si variés de la mer des Indes".

Le 30 mai 1862, un préparateur au Muséum national d'histoire naturelle de Paris appelé Auguste Lantz est retenu pour le poste de conservateur. Il restera à ce poste jusqu'en 1893. Le muséum d'histoire naturelle n'a pas besoin d'animaux mort pour ses belles cultures comme ses beaux lémuriens.

L'évolution des collections[modifier | modifier le code]

Figurine de caméléon dans les collections du muséum.

La commission créée avant l'ouverture du muséum ne possédant aucune collection, elle a commencé par acheter au prix fort des peaux d'animaux en Afrique du Sud.

Heureusement, des collectionneurs locaux du nom de Beau et Grevé (futurs préparateurs et ancêtres des taxidermistes) lui font don d'oiseaux de Chine et des îles malaises. Le maire Gustave Manès en personne lui cède 2000 objets minéraux et animaux provenant de Paris. MM. Richard et Bernier lui offrent par ailleurs un herbier. L'ingénieur Louis Maillard donne quant à lui une collection de bois et de roches d'origine locale. Un peintre saint-paulois lui fournit des reproductions de fruits réunionnais.

Aussi, lors de l'ouverture, le muséum compte 800 articulés, 200 coquilles, 180 vertébrés, 17 crustacés et 500 échantillons de minéraux et roches divers. Cette collection initiale est rapidement complétée par les voyages d'Auguste Lantz à Madagascar, aux Seychelles et enfin dans les Terres australes et antarctiques françaises. À la fin du XIXe siècle, le fonds du muséum est riche de 25000 objets.

L'enrichissement rapide des collections lui permet de participer à une exposition sur l’île Maurice dès 1866. La même année, il participe à l'exposition universelle de Paris. Quelques années plus tard, le 29 novembre 1888, 76 oiseaux et six mammifères représentant la faune réunionnaises sont embarqués pour être présentés à l'exposition universelle suivante organisée dans la capitale. L'expérience est renouvelée une troisième fois du 15 avril au mois de novembre 1906 avec l'exposition coloniale nationale de Marseille. Le muséum d'histoire naturelle de La Réunion y obtient les médailles d'or et d'argent pour son stand.

Comme celui de 1962 par la suite, les cyclones de 1945 et 1948 détruiront une partie des collections. Le muséum est d'ailleurs fermé entre avril 1945 et juin 1952. Une nouvelle fermeture consécutive à l'effondrement du plafond de sa bibliothèque en 1955 gâche l'année de son centenaire trois ans plus tard.

En 1990, il ne reste plus que 12000 objets au muséum. Il a depuis connu un nouvel enrichissement spectaculaire de ses fonds. 30000 pièces ont été acquises entre cette date et 2005.

Actualité[modifier | modifier le code]

Les collections aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Lémur à collier roux naturalisé au premier étage.

42 000 pièces sont aujourd'hui répertoriées au muséum. Les deux tiers proviennent des îles de l'ouest de l'océan Indien. Parmi les spécimens les plus rares, un canard grec, une perruche eclectus[Laquelle ?] mâle, un faucon concolore et une perruche à collier de Ward. Il n'existe que 13 spécimens de cette espèce autrefois endémique des Seychelles et aujourd'hui éteinte à travers le monde. On trouve également un certain nombre de fœtus humains et un chevreau né la tête à l'envers.

Pour le reste, le muséum a conservé l'encrier de son premier conservateur. À l'étage, on trouve surtout un nombre important de livres et gravures scientifiques des XVIIIe et XIXe siècles. Le fonds ancien du muséum comporte 416 des 1008 planches de Buffon, don personnel de ce dernier à M. de Lanux.

En 2010, la conservatrice, Madame Sonia Ribes, a enrichi la collection du muséum en la complétant de divers oiseaux, mammifères et autres vertébrés de tous genres. Au rez-de-chaussée se trouve une exposition temporaire ainsi que des spécimens des différents poissons découverts lorsque la coulée de lave de 2007 a atteint la mer.

À l'étage, nous pouvons admirer dans une première salle (la salle Lantz, nom du premier conservateur du muséum) différents types de lémuriens de Madagascar ; une deuxième salle, la salle Lacroix, contient des maquettes et des spécimens d'animaux vivant jadis à La Réunion (solitaire, dodo) ainsi qu'un squelette du dodo venu de Maurice.

Le fonctionnement actuel[modifier | modifier le code]

En accès libre le premier dimanche de chaque mois, le muséum propose de manière régulière aux visiteurs des expositions sur le patrimoine naturel et les enjeux de conservation de la nature. Comme le Jardin de l'État, il est maintenant propriété du département de La Réunion et géré à ce titre par le Conseil départemental de La Réunion. Sa conservatrice actuelle est Sonia Ribes.

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Chiffres de fréquentation du muséum (2001-2014)[1]
2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
24 029 22 101 27 190 36 343 39 605 27 673 25 706 23 015 60 766 43 271 50 152 32 603 47 182 33 037


Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]