Musées d'Extrême-Orient

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Musées d'Extrême-Orient
Musées Extrême-Orient 944.jpg

La Tour japonaise

Informations générale
Dirigeant
Musées royaux d'Art et d'Histoire
Site web
Localisation
Pays
Commune
Bruxelles
Adresse
44 avenue van Praet, 1020 Laeken
Coordonnées

Les Musées d'Extrême-Orient de Bruxelles situés à Laeken (Bruxelles-ville) font partie des Musées royaux d'art et d'histoire.
Ils sont composés de trois édifices surprenants dans le paysage bruxellois : la Tour Japonaise, le Pavillon Chinois et le Musée d’Art japonais, véritables curiosités architecturales significatives de la fascination des Européens du début du XXe siècle pour la Chine et le Japon dont certains éléments artistiques auront une forte influence exprimée notamment par l’Art nouveau.

Elle se trouve plus précisément dans le quartier du Mutsaard, souvent surnommé le quartier des pagodes ou de la tour-japonaise du à la présence de ces monuments dans celui-ci.

Ces constructions, mélange de techniques locales et d’éléments importés, érigées en lisière du domaine royal de Laeken, font partie de réalisations suscitées par le roi Léopold II, qui avait le projet de construire toute une avenue bordée de monuments représentants les différents styles exotiques.

La Tour japonaise[modifier | modifier le code]

Selon une tradition tenace, la Tour japonaise serait une authentique pagode japonaise provenant de la représentation japonaise à l'Exposition universelle de 1900 à Paris et seul le guichet aurait été rachetée par le roi Léopold II. L'édifice n'est en fait pas conforme à l'architecture bouddhique japonaise: sous ses cinq toits, il compte six niveaux, contrairement aux cinq que l'on attendrait normalement. Lors de l'Exposition universelle de Paris, la représentation de la Compagnie des messageries maritimes, appelée Le Panorama du Tour du Monde, dont une tour japonaise réalisée par l'architecte français Alexandre Marcel, fascina le roi Léopold II, qui souhaitait embellir la commune de Laeken et avait conçu le projet d'un musée exotique de plein air. Seul le pavillon d'entrée du Tour du Monde était l'œuvre d'un charpentier japonais [1] et fut réédifié à front de l'avenue Van Praet à Laeken. Pour ce qui est de la tour, Alexandre Marcel fut chargé de construire à la limite du domaine royal de Laeken une réplique de l'édifice qu'il avait réalisé pour l'Exposition universelle. On peut noter que cette tour est la seconde tour asiatique construite dans le domaine de Schoonenberg. En effet, une ancienne tour chinoise existait au XVIIIe siècle, celle-ci fut détruite en 1803.

Le gros-œuvre fut réalisé par des entreprises belges, mais le bâtiment, d'une hauteur de 40 mètres, fut assemblé sans clous conformément aux techniques traditionnelles japonaises. Pour assurer à l'édifice un cachet authentique, la plus grande partie de la décoration intérieure et extérieure - portes et panneaux en bois sculpté, plaques en cuivre doré - fut commandée au Japon, à des artisans de Yokohama. Une partie fut néanmoins confiée à des artistes parisiens, notamment les trente-quatre vitraux de l'escalier qui sont l'œuvre du peintre verrier et décorateur Jacques Galland et l'installation électrique que l'on doit à Eugène Soleau.

Commencé en 1901, le chantier fut terminé en 1904. Son inauguration eut lieu le 6 mai 1905 lors d'une garden-party. En 1909, le roi, qui avait abandonné l'idée d'un musée, offrit le bâtiment à l'État belge. Confié au Ministère des affaires étrangères, il fut ouvert au public jusqu'à la Première guerre mondiale. En 1921, il fut attribué au Ministère des Arts et des Sciences. Longtemps fermé, il fut restauré en 1989, à l'occasion d'Europalia Japon.

Pavillon chinois Bruxelles

Le Pavillon chinois[modifier | modifier le code]

Le Pavillon chinois, construit quelques années plus tard pour devenir un restaurant de luxe (ce qu’il ne sera jamais), reçoit des décorations intérieures qui, ainsi que le kiosque, dans un souci d’authenticité, sont exécutés à Shanghai.

Ces parties chinoises (en bois) ont été achetées par le Roi Léopold II après l'Exposition de Paris.

Elles ont été fabriquées dans l'orphelinat de T'ou Sè Wè, école très connue qui participa à de nombreuses expositions était tenue par des pères Jésuites et peu de Belges savent que ce pavillon vient de cet orphelinat où avait quelques années plus tard été placé le petit Tchang (ami de Hergé, un des personnages de l'album Le lotus bleu).

Actuellement cette école est fermée mais un musée fut créé et on y trouve les documents, maquette et plans du pavillon dessins des décorations (texte en français) ainsi que les photos de la réalisation des colonnes sculptées et surtout les échanges de courriers avec le Roi Léopold II pour la création de ce Pavillon chinois à Laeken et aussi la photo de Tchang, de ses œuvres et sa bibliographie...

Les deux bâtiments, devenus propriété de l’État en 1921, présentent aujourd’hui des collections de porcelaines décoratives réalisées pour l’exportation vers l’Europe et provenant du Japon du milieu du XVIIe siècle au milieu du XVIIIe siècle et de Chine de la seconde moitié du XIXe siècle au début du XXe siècle.

Le musée d'Art japonais

Le Musée d’Art japonais[modifier | modifier le code]

Le Musée d’Art japonais, inauguré en mars 2006 est installé dans la dépendance du pavillon chinois destiné à l’origine à servir d’écuries et de garage pour les premières automobiles. Les collections, centrées sur l’époque d’Edo (1600-1868) sont présentées en alternance et témoignent de la maîtrise atteinte par les japonais dans les arts du métal, de la laque, de la peinture, de la xylographie, du textile, de la céramique et de la sculpture.

Modalités pratiques[modifier | modifier le code]

Depuis le mois d'octobre 2013, les Musées d'Extrême-Orient sont fermés pour des mesures de sécurité et jusqu'à nouvel ordre[1]. Le parc qui les entoure reste quant à lui ouvert.

  • Adresse : Avenue Van Praet 44, 1020 Bruxelles
  • Ouverture : Du mardi au dimanche de 10 heures à 16 heures 45
  • Accès : trams 3, 7 et 19
  • À noter : musée gratuit tous les 1ers mercredis du mois à partir de 13 heures
  • Audio-guides

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]