Musée des sapeurs-pompiers de Lyon

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Musée des sapeurs-pompiers de Lyon
Musée des sapeurs-pompiers de Lyon - 2.jpg
Le musée sous le gymnase de la caserne.
Informations générales
Ouverture
Surface
1200m²
Site web
Collections
Collections
de l'époque moderne à contemporaine.
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
358 avenue de Champagne, 69009 Lyon
Coordonnées
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Le Musée des sapeurs–pompiers de Lyon est un musée associatif fondé en 1966, par le chef de corps des sapeurs–pompiers de Lyon[1]. Le maire de Lyon, Louis Pradel met à disposition en 1971 des locaux dans le quartier de La Duchère pour permettre la présentation des collections du musée[2]. La mobilisation des sapeurs–pompiers a permis de constituer une collection, conserver et restaurer une collection de 160 véhicules et plus de 3000 matériels pompiers datant de l’époque moderne à l’époque contemporaine. En 2005, la collection est classée Musée de France[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Catastrophe de Feyzin : une prise de conscience.[modifier | modifier le code]

Le 4 janvier 1966, à la suite d’une mauvaise manipulation, une fuite de gaz se propage sur le site de la raffinerie de Feyzin et entraîne une explosion et l’embrasement de plusieurs sphères de stockage de propane. Dix-huit personnes meurent dans cette catastrophe et 82 personnes sont blessées. Ce jour-là, l’explosion aura fait onze morts chez les sapeurs–pompiers de Lyon et de Vienne (Isère)[4]. Le musée des sapeurs–pompiers de Lyon est à l’origine un lieu de mémoire, un mémorial en hommage aux victimes du 4 janvier 1966.

Les débuts du musée : une aventure humaine.[modifier | modifier le code]

Le programme d'urbanisation de La Duchère est un des grands chantiers du maire Louis Pradel [5]. En prévision de l’accroissement de la population, s’expliquant par la venue des rapatriés d'Algérie en 1962, une caserne de pompiers est construite le 11 septembre 1966 [5]. Lors de cette inauguration qui survient quelques mois après les évènements du 4 janvier, certains des pompiers présents portent les stigmates de l’explosion[5] . L’installation du musée sous le gymnase de la caserne de la Duchère mûrit, certainement en raison de ces circonstances, et le musée est inauguré le 25 novembre 1971.

Le classement Musée de France : une nécessaire restructuration.[modifier | modifier le code]

Les sapeurs – pompiers de Lyon et du Rhône s’investissent bénévolement dans le musée. D’abord constituée de pompes à bras et de motopompes la collection s’enrichit avec des véhicules et des uniformes. En 2005, le Service des Musées de France classe la collection. Le Label Musée de France reconnaît la collection d’intérêt public[6]. Dès lors, des travaux de restructuration ont lieu. Dans le but de faciliter l'accès du public, le parcours s’étalant sur une surface d’exposition de 1 200 m2 a été repensé[7]. Désormais placées dans le domaine public, les collections sont conservées et valorisées par des agents du Ministère de la culture. Le musée est ouvert toute l’année et propose des ateliers pendant les vacances scolaires.

Les collections[modifier | modifier le code]

Les engins de lutte contre le feu[modifier | modifier le code]

La collection du musée permet d’appréhender l’évolution technique des véhicules de lutte contre les incendies : les premières pompes à bras datant du XVIIIe siècle, une pompe à vapeur dite « le Rhône » et les premières motopompes à moteur à explosion sont présentées. Les 160 véhicules d’intervention sont visibles durant les journées du patrimoine[7]. Les fourgons-pompes, les premiers secours, les échelles mécaniques, les ambulances, les fourgons de sauvetage témoignent de l’évolution du secours et l’ingéniosité du matériel développé par les sapeurs-pompiers volontaires dans les villages. L’histoire de la ville de Lyon et de la région est ainsi abordée par le prisme de la lutte contre le feu et du secours aux personnes.

Les machines qui sauvent[modifier | modifier le code]

Les premiers appareils de plongée, les secours sanitaires, les premiers appareils de réanimation et les combinaisons isolantes sont exposés. Cette collection date de l’entre-deux-guerres[1]. Elle rappelle l’évolution des connaissances médicales, ses « ratés » et les risques mesurés pour l’époque.

Le métier au quotidien[modifier | modifier le code]

Grenades extinctrices, interventions en vélos pour les feux domestiques, la vie de caserne, les moyens de donner l’alerte, les fêtes, les uniformes d’apparat sont montrés et évoqués[5]. La collection de casques est le point d’entrée pour découvrir les autres pratiques des sapeurs-pompiers dans le monde.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jacques Périer et Dominique Texier, Des objets qui racontent l'Histoire pompiers, Imprimerie Chirat, .
  2. http://www.archives-lyon.fr/static/archives/evenements/recherche.php
  3. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?dateTexte=&categorieLien=id&cidTexte=JORFTEXT000000422072&fastPos=1&fastReqld=758732537&oldAction=rechExpTexteJorf
  4. Jacques Périer, Des objets qui racontent l'Histoire pompiers, Imprimerie Chirat, .
  5. a b c et d Jacques Périer, Historique des sapeurs-pompiers du Rhône, Couzon, AGB créations,
  6. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000769536
  7. a et b http://museepompiers.com/

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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