Musée de la Légion étrangère

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Musée de la Légion étrangère
Musee legion.JPG
Le musée de la Légion vu depuis le quartier Raphaël Vienot à Aubagne
Informations générales
Type
Ouverture
Visiteurs par an
26 081 en 2019[1]
Site web
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Chemin de la Thuilière
Coordonnées
Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône
(Voir situation sur carte : Bouches-du-Rhône)
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Géolocalisation sur la carte : Aubagne
(Voir situation sur carte : Aubagne)
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Le musée de la Légion étrangère, situé à Aubagne en France, présente l'histoire et les faits d'armes de cette institution au travers de ses collections et expositions. Il accueille chaque année de nombreux visiteurs (environ 25 000 par an), ainsi que des scolaires et des expositions temporaires.

Historique[modifier | modifier le code]

Le musée est l'héritier de la salle d'honneur du 1er régiment étranger créée en 1892 à Sidi bel-Abbès, en Algérie. Il prend son appellation actuelle en 1935 et est inauguré le 11 novembre de la même année[2]. Il comprend alors trois salles, la salle des campagnes anciennes, la salle des campagnes modernes et la salle des citations[2].

Lors du rapatriement de la Légion étrangère en métropole, les collections rejoignent la France, à partir de 1962 et sont stockées à Puyloubier. Mais compte tenu des délais d'installation et de construction des nouveaux bâtiments au Camp de la Demande, la pose de la première pierre, sous la présidence de Pierre Messmer, ministre des Armées, a lieu en 1964 et le musée ouvre ses portes le .

En 2003, le musée est restructuré ; par ailleurs, la nouvelle organisation implique la création d'une structure de soutien. La Société des amis du musée de la Légion étrangère (SAMLE) est alors créée à la demande du COMLE. Cette association assure le soutien juridique et financier du musée (achats d'objets de collections, fonctionnement, etc.).

Le musée obtient le label Musée de France par décret du Ministre de la Culture en 2011[2].

Fermé depuis le , le Musée est l'objet de travaux d'extension à partir de jusqu'en 2013, travaux visant à doubler sa surface avec la construction d'une nouvelle aile de 1 000 m2. Ce nouveau musée, appelé le « Louvre du légionnaire », a été inauguré le après la prise d'arme de la cérémonie marquant le 150e anniversaire de la bataille de Camerone[3].

Après une inauguration symbolique le 30 avril 2013, il est ré-ouvert au public depuis le .

Organisation[modifier | modifier le code]

Le musée d'Aubagne[modifier | modifier le code]

Quelques décorations en exposition au Musée
  • Rez-de-chaussée

Le rez-de-chaussée comprend un vaste parcours permanent présentant l'histoire de la Légion étrangère depuis sa création jusqu'aux périodes contemporaines. Il est articulé en trois parties chronologiques : 1831-1914, 1914-1945 et 1945-2000. Ces espaces sont suivis par trois espaces thématiques : le légionnaire bâtisseur, le légionnaire d'aujourd'hui et une reprise des panoplies de la salle d'honneur d'origine du 1er Étranger[2].

La visite s'achève par la salle d'honneur. Celle-ci voit passer tous les légionnaires puisque c'est dans cette salle qu'ils reçoivent leur premier contrat d'engagement ; c'est aussi dans cette salle qu'ils viennent s'entretenir une dernière fois avec leurs chefs avant de quitter l'Institution. Cette salle d'honneur débouche sur la crypte où sont gravés les noms de tous les officiers de Légion tombés pour la France. C'est aussi dans cette crypte qu'est conservée la main de bois articulée du capitaine Danjou, relique de la Légion, présentée aux troupes lors de la cérémonie solennelle de Camerone, le .

Main en bois du capitaine Jean Danjou
  • Extérieur

La cour du musée est occupée par des canons rapportés des différentes campagnes et par quelques pierres tombale, ramenées de campagnes lointaines. L'arrière du musée, donnant sur la place d'armes du 1er régiment étranger s'ouvre sur le monument aux morts de la Légion, grande sculpture, œuvre du sculpteur Pourquet, représentant une mappemonde gardée par quatre légionnaires et inaugurée en 1931 lors de la célébration du centenaire de la Légion étrangère à Sidi bel-Abbès. Cette sculpture fut entièrement démontée pour pouvoir être transportée lors du déménagement en 1962.

Le musée de l'uniforme légionnaire[modifier | modifier le code]

Né d'une collection privée, le musée de l'uniforme légionnaire est une extension du musée de la Légion délocalisé à Puyloubier, au sein de l'Institution des invalides de la Légion étrangère. Il regroupe 120 mannequins, illustrant les évolutions des uniformes depuis la création de la Légion étrangère en 1831 jusqu'à l'époque moderne.

Musée unique au monde, il a nécessité de nombreuses années de travail de la part d'un passionné (M Raymond Guyader) pour retrouver et mettre en place toutes les pièces d'équipement.

La collection est estimée à environ 18 000 pièces, présentées sur 150 mannequins[4].


Le centre de documentation[modifier | modifier le code]

Le centre de documentation, dirigé par l'adjoint du conservateur du Musée, est un espace de travail permettant aux chercheurs, auteurs, conférenciers de puiser dans le fonds documentaire de la Légion étrangère.

Fort de plus de 4 500 livres et de plus de 10 000 pièces dans son iconothèque, il a pour vocation de recenser les médias traitant de l'Institution.

Les consultations ont lieu sur autorisation du général commandant la Légion étrangère.

Galerie[modifier | modifier le code]

Uniformes[modifier | modifier le code]

Salles d'honneur régimentaires[modifier | modifier le code]

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Chiffres de fréquentation du muséum (2011-2015)[5]
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
25 304 11 876 ? 9 292 18 267 ? ? 26 003 26 081

Expositions temporaires[6][modifier | modifier le code]

  • 2013 :
  • 2014 :
    • Engagés Volontaires pour la Durée de la Guerre (EVDG)
  • 2015 :
    • La Légion dans la victoire, 1945
    • Les insignes
  • 2016 :
  • 2017 :
    • Légion et cinéma : Quand le cinéma s'empare du Képi Blanc ( - ).
    • Entre terre et mer. L’aventure de la Légion étrangère dans l’océan Indien ( - ).
  • 2018 :
    • 2è Rendez-vous de la photo Légion ( - ).
    • Zinoview - Cendrars, deux légionnaires dans la Grande Guerre[7],[8] ( - ).
  • 2019 :
    • Exposition de photos de Caroline Thirion, Légionnaires[9],[10] ( - ).
    • Yom de Saint-Phalle, More Majorum ( - )
    • Exposition « Noël Légionnaire » ( - )
  • 2020

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Procès-verbal de la SAMLE du 22 février 2020
  2. a b c et d « Le musée de la Légion étrangère », Képi blanc, no 834,‎ , p. 14 (ISSN 1141-524X)
  3. « L'extension du musée de la Légion a pris du retard », sur La Provence,
  4. « Chantier des collections », Képi blanc, no 832,‎ , p. 62 (ISSN 1141-524X)
  5. Fréquentation sur la plate-forme de données ouvertes du ministère de la Culture et de la Communication
  6. Musée de la Légion étrangère, « La politique de rayonnement de la Légion étrangère », (consulté le 26 février 2019)
  7. « Exposition Mémoire des Hommes!! », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le 17 février 2019)
  8. « Cendrars et Zinoview en légionnaires pour un hommage artistique », sur www.actualitte.com (consulté le 17 février 2019)
  9. « Légionnaires |Exposition photo », sur Site touristique du Pays d'Aubagne et de l'Etoile (consulté le 17 février 2019)
  10. MORISOT, « Musée Légion: exposition de la photographe Caroline Thirion: », sur FSALE (consulté le 17 février 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]