Musée de l'Armée (Paris)

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Musée de l’Armée
Cour d'honneur des Invalides.
Cour d'honneur des Invalides.
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Adresse Hôtel national des Invalides, 129 rue de Grenelle, 75007 Paris
Coordonnées 48° 51′ 25″ nord, 2° 18′ 46″ est
Informations générales
Date d’inauguration 1905 (1871)
Collections armement
Nombre d’œuvres environ 500 000
Superficie 28 909 m2 (32 % des Invalides)
exposition permanente : 9 800 m2
expositions temporaires : 600 m2
Protection Logo label musée de France.svg
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 1 525 030 (2014)[1]
1 410 191 (2015)
1 206 065 (2016)
Site web www.musee-armee.fr

Géolocalisation sur la carte : 7e arrondissement de Paris

(Voir situation sur carte : 7e arrondissement de Paris)
Musée de l’Armée

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Musée de l’Armée
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Le musée de l’Armée est un musée militaire national français situé dans l’hôtel des Invalides dans le 7e arrondissement de Paris.

Ce site est desservi par les stations de métro Invalides, Varenne et La Tour-Maubourg.

Histoire[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

Le musée fut créé en 1905 par la fusion du musée d’Artillerie et du musée historique de l’Armée qui étaient tous deux déjà situés dans l’hôtel des Invalides.

  • Tombeau de Napoléon Ier à l’intérieur de l’église du Dôme.
    Le musée d’Artillerie est créé sous la Révolution et fut installé aux Invalides en 1871. Il a été constitué sur deux collections d’armement : la collection du garde-meuble de la Couronne et la collection des princes de Condé. Sont venus s’y ajouter des fonds provenant du Louvre, de l’artillerie de Vincennes, du château de Pierrefonds et des acquisitions ou dons.
  • À l'époque, les collections étaient alors installées et réparties en deux sections :

- La Section des armes et armures, qui comportait la galerie Joffre (fortifications et tranchées), la salle Kléber (collections orientales), la salle Massena (infanterie), la salle Richelieu (armes de luxe), la salle Douay (infanterie coloniale et armements étrangers), la salle Murat (cavalerie), la salle Margueritte (cavalerie d’Afrique, artillerie et harnachement), la salle Gribeauval (artillerie), la galerie Pétain (Souvenirs de la Grande Guerre, drapeaux pris aux Allemands) et la galerie Foch (souvenirs des armées alliées).

- La Section Historique, qui comportait la salle Turenne ou “salle des Drapeaux” (s’y trouvaient plus de 700 drapeaux ou étendards[2]); la salle Bugeaud (collection Détaillé : tableaux, costumes militaires, armes), la salle Louis XIV (costumes et souvenirs de l’ancienne monarchie) la salle Napoléon, la salle La Fayette, la salle d’Aumale (campagnes coloniales), la salle Mac Mahon (guerres de 1825 à 1870), la salle Chanzy (1870 à 1914), la salle des médailles, la salle Charlemagne (collection d’uniformes grecs et romains et des Gaulois), la salle d’Assas, la salle La Tour d’Auvergne.

Évolutions récentes[modifier | modifier le code]

  • Au cours des années 90, le musée fit l’objet de différents aménagements réalisés par l’architecte Christian Menu, puis à partir de l’an 2000 d’un important plan de rénovation ATHENA avec le département Armes et armures anciennes rouvert en 2005, le département des deux guerres mondiales, entre 2003 et 2006 et le département moderne (De Louis XIV à Napoléon III) qui a ouvert ses portes en 2010.[réf. souhaitée]
  • L’historial Charles-de-Gaulle, commandé par le musée et la Fondation Charles-de-Gaulle aux architectes Alain Moatti et Henri Rivière[3], fut inauguré en . Il s’articule autour d’une salle multi-écrans qui commence par la diffusion d’un film d’archives biographique de 25 minutes en plusieurs langues. L’exposition se poursuit dans un espace multimédia et interactif dans lequel le visiteur, muni d’un audioguide, découvre la vie du Général de Gaulle à travers 400 documents audiovisuels[4].
  • Le , le musée de l’ordre de la Libération a été totalement réhabilité par Benjamin Mouton, architecte en chef des monuments historiques, et la muséographie entièrement repensée par Philippe Maffre et Marion Rivolier de l'agence [MAW][5].
  • Le a ouvert une nouvelle section permanente au sein du musée, les Cabinets Insolites, consacrés dans une première partie aux figurines militaires (5 000 petits soldats de carte, plomb, étain et plastique sur un total de 140 000) et aux modèles d’artillerie (l’une des plus importantes collections au monde, comprenant 1 000 pièces du XVIe siècle au XIXe siècle) et dans une autre partie aux instruments de musique militaire, choisis parmi les 350 de la collection et les 30 déposés par le musée de la musique[6].

Le , le musée de l’Armée a lancé une opération de financement participatif dans le but de restaurer Vizir, le seul cheval naturalisé de Napoléon Ier, qui était exposé depuis le dans le département moderne (De Louis XIV à Napoléon III). Après un mois de restauration, la monture a retrouvé son emplacement d’origine dans une nouvelle vitrine à atmosphère contrôlée pour mieux la préserver[7].

Directeurs[modifier | modifier le code]

  • Général de division Gustave Léon Niox : 1905–1919.
  • Général de brigade Gabriel Malleterre : 1919–1923.
  • Général de brigade Augustin Eugène Mariaux : 1923–1944.
  • Général de brigade Guy Pinon : juin-octobre 1944.
  • Général de division Antoine Rodes : 1944–1951.
  • Général de brigade Henry Blanc : 1951–1964.
  • Général de brigade Maximin Maleplate : 1964–1966.
  • Général de brigade Henri d’Avout d’Auerstaedt (né en 1909 et fils de Louis Davout, quatrième duc d’Auerstaedt 1877–1858) : 1966–1977.
  • Général de brigade Georges Le Diberder : 1977–1984.
  • Général de brigade Pierre Saint-Macary : 1984–1987.
  • Général de corps d'armée Raymond Boissau : 1987–1992.
  • Jacques Perot, conservateur général du patrimoine : 1992–1998.
  • Général de corps d’armée Bernard Devaux : 1998–2003.
  • Général de brigade Robert Bresse : 2003–2011.
  • Général de division Christian Baptiste : depuis 2011.

Description actuelle[modifier | modifier le code]

Zoom sur l’armure aux lions de François Ier.
La Gare de l’Est – 1917, peint par Maximilien Luce.

Le musée s’étend sur les ailes Est et Ouest autour de la cour d’honneur des Invalides et sur une aile à l’ouest de l’église Saint-Louis et l’historial de Gaulle, une construction souterraine sous la cour de la Valeur.

Le musée comprend :

  • Le Département Ancien, Armes et Armures anciennes XIIIe - XVIIe siècles, dont la collection est la 3e en importance au monde, exposé sur 2 500 m2 ;
  • Le Département Moderne, couvrant la période de Louis XIV à Napoléon III, période 1643–1870 ;
  • Le Département contemporain, les deux guerres mondiales, période de 1871 à 1945 ;
  • L’Historial Charles-de-Gaulle, espace multimédia de 2 500 m2 qui retrace la vie et l’œuvre de Charles de Gaulle, principalement avec des documents audiovisuels ;
  • Les Cabinets Insolites, comprenant une partie sur les figurines anciennes et des modèles réduits de pièces d’artillerie, et une autre partie sur les instruments de musique militaires[5].
  • Des départements thématiques :
    • le département des Peintures et Sculptures — cabinet des estampes, des dessins et de la photographie.
  • Des lieux de recherche :
    • la bibliothèque, créée en 1905 et restaurée ces dernières années pour une ouverture prévue en 2017 ;
    • la photothèque.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Peintures

La collection comprend notamment 2 500 tableaux, dont 164 exposés en salle, tels que :

  • Portrait équestre du roi Henri IV devant le siège d’une ville, huile sur bois, par Marin Le Bourgeoys vers 1594
  • La Défaite des Anglais en l’île de Ré par l’armée française le , huile sur toile, par Laurent de La Hyre vers 1627–1628
    Le général Bernard-Georges-François Frère (1764–1826) peint par Nicolas Gosse (1808).
  • Louis II de Bourbon, duc d’Enghien, devant Rocroy, huile sur toile, par Juste d'Egmont en 1645.
  • Louis II de Bourbon, duc d’Enghien, reçoit la reddition de Dunkerque, en , huile sur toile, par Jean Tassel vers 1646–1647.
  • Saint Louis déposant son épée aux pieds du Christ, huile sur toile (esquisse ou riccordo), par Charles de La Fosse vers 1702–1705
  • Établissement de l'hôtel royal des Invalides, 1674, huile sur toile (carton de tapisserie), par Pierre Dulin vers 1710–1715.
  • La Bataille de Fontenoy, le , huile sur toile, par Pierre Lenfant vers 1750–1760.
  • Joachim Murat en Maréchal de l’Empire, huile sur toile, 243,4 x 168,5 cm, par François Gérard en 1805.
  • Napoléon Ier sur le trône impérial, huile sur toile, par Jean-Auguste-Dominique Ingres en 1806.
  • Le Mamelouk Raza Roustam (1780–1845), huile sur toile, par Jacques-Nicolas Paillot de Montabert en 1806.
  • Le Général Lasalle recevant la capitulation de la garnison de Stettin le , huile sur toile, par Antoine-Jean Gros en 1808.
  • Marie Laczinska (1786–1817), comtesse Waleska, puis comtesse d’Ornano, huile sur toile, par François Gérard vers 1810.
  • Le Général de Lariboisière faisant ses adieux à son fils, lieutenant au 1er régiment de carabiniers, au début de la bataille de la Moskowa le , huile sur toile, par Antoine-Jean Gros en 1814.
  • Nicolas Joseph Maison (1771–1840), maréchal de France, huile sur toile, par Léon Cogniet en 1830.
  • Combat de Laubressel (Troyes), le , huile sur toile, par Jean-Charles Langlois vers 1830.
  • Napoléon Ier à Fontainebleau le , huile sur toile, par Paul Delaroche en 1840.
  • L’Empereur Napoléon III passe en revue des cuirassiers, huile sur toile, par Alfred de Dreux en 1858.
  • Siège de Sébastopol, chasseurs à pied de la Garde impériale à la tranchée du Mamelon-Vert, huile sur toile, par Alphonse de Neuville vers 1861.
  • Napoléon Ier en 1814, huile sur toile (grisaille), par Ernest Meissonnier en 1863.
  • Défense de la porte de Longboyau, au château de Buzenval, le , huile sur toile, par Alphonse de Neuville en 1879.
  • Remise de ses nouveaux drapeaux et étendards à l'armée française sur l'hippodrome de Longchamp, le , huile sur toile, par Édouard Detaille vers 1880-1881.
  • En batterie ou mise en batterie du régiment monté de l’artillerie à cheval de la Garde impériale, huile sur toile, par Édouard Detaille en 1890.
  • Le Soir d’Iéna, ou La victoire est à nous !, huile sur toile, par Édouard Detaille en 1894.
  • La Borne, huile sur toile, par Jean-Louis Forain en 1916.
  • Verdun, huile sur toile, par Félix Vallotton en 1917.
  • La Gare de l’Est, huile sur toile, par Maximilien Luce en 1917.
  • Cimetière de Benay, près Saint-Quentin, huile sur toile, par Maurice Denis en 1917.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Musée de l’Armée, « 2014 : Fréquentation record pour le musée de l’armée » [PDF], sur musee-armee.fr, (consulté le 15 mars 2017).
  2. « La salle Turenne ou des drapeaux du musée de l’Armée – Anonyme – Arago », sur www.photo-arago.fr (consulté le 21 mars 2016).
  3. Fondation Charles-de-Gaulle, « Historial », sur http://www.charles-de-gaulle.org (consulté le 15 mars 2017).
  4. « Historial Charles de Gaulle – Musée de l’Armée », sur www.musee-armee.fr (consulté le 15 mars 2017).
  5. a et b L'écho du Dôme n°34, octobre 2015-janvier 2016, site musée-armée.fr.
  6. « Musée de l’Armée — Les Cabinets insolites », sur www.musee-armee.fr (consulté le 15 mars 2017).
  7. Musée de l’Armée (Paris), « Musée de l'Armée — Sauvons “Vizir”, le dernier cheval de Napoléon », sur www.musee-armee.fr, (consulté le 10 août 2016).
  8. Musée de l’Ordre de la Libération, « Musée de l’Ordre de la Libération — Le Musée », sur www.ordredelaliberation.fr (consulté le 15 mars 2017).