Musée de l'automobile Henri-Malartre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Musée de l'automobile Henri-Malartre
Image dans Infobox.
Informations générales
Type
Musée de l'automobile (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Surface
35 000 m²
Visiteurs par an
41 743 (2003)
43 354 (2004)
43 240 (2005)
[1]
Site web
Collections
Collections
Automobiles et véhicules de transport lyonnais
Nombre d'objets
120 voitures de 1890 à aujourd'hui
50 motos de 1904 à 1964
Localisation
Pays
Commune
Adresse
645 rue du Musée
69270 Rochetaillée-sur-Saône
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg
Localisation sur la carte de la métropole de Lyon
voir sur la carte de la métropole de Lyon
Red pog.svg

Le musée de l'automobile Henri Malartre est consacré à l'automobile et aux transports publics. Il est situé à Rochetaillée-sur-Saône, près de Lyon, sur le domaine du château.

Le château abritant le musée, dominant la Saône.

Histoire[modifier | modifier le code]

Automobile Rochet-Schneider de 1899, exposée au musée de Rochetaillée.

Le musée, inauguré le , a été constitué par Henri Malartre (né en et mort le ), à partir de sa collection de véhicules anciens, conservés par ses soins depuis les années 1930. Il est installé dans le château du XVe siècle acquis en 1959. Il est complété par le hall Amédée Gordini, ouvert en 1963.

Le , par une délibération du conseil municipal de Lyon, l’établissement est devenu musée de la ville de Lyon à la suite de l'achat contre rente viagère de l'entière collection, du parc et de l'ensemble des bâtiments[2].

Le musée Henri-Malartre a été le premier musée automobile de France. Il possède des modèles uniques, dont un prototype de 2CV de 1936.

Les collections consistent en trois expositions :

  • les voitures et cycles dans le château ;
  • les voitures des années 1930 dans le hall Gordini ;
  • les tramways de Lyon dans le hall des transports.

Ainsi est recréé plus d'un siècle de l'histoire de la locomotion.

Tous les modes de traction sont représentés :

  • la traction animale, avec un fiacre et un tramway à cheval ;
  • la traction à vapeur, avec une locomotive Weidknecht et un omnibus  ;
  • la traction thermique, avec les motocyclettes et les voitures ;
  • la traction électrique, avec des voitures électriques (dont une Stéla de 1941) et des tramways.

Le musée présente quelques pièces historiques comme la Packard d'Édith Piaf, l'Hispano Suiza du Général de Gaulle, la Delahaye du Maréchal de Lattre de Tassigny, la Renault Espace de Jean-Paul II et une Mercedes-Benz blindée 770K de 1942 présentée comme la voiture de parade d'Adolf Hitler[3].

L'origine de la collection[modifier | modifier le code]

Motrice N°6, du tramway Lyon-Neuville, appelé "le train bleu", et exposée dans le Hall des transports.

Henri Malartre a exercé le métier de démolisseur automobile. À plusieurs reprises, il s'est trouvé devant des modèles attachants et intéressants sur le point historique. Il refusa de les sacrifier et ainsi constitua une précieuse collection, dans les années 1930.

La collection a été préservée durant la Seconde Guerre mondiale, cachée dans une grange de l'Isère. Entré dans la Résistance, Henri Malartre est arrêté et déporté. À la fin de la guerre, il revient à Lyon et retrouve sa collection.

Son activité de démolition reprenant, sa collection augmente, et pour la première fois en 1956, est exposée avenue Berthelot, dans les locaux de l'entreprise. Face au succès et à l'engouement créés par les voitures anciennes naît le projet de créer un musée. Ainsi en 1960, avec le soutien de Louis Pradel, maire de Lyon, est ouvert le musée de Rochetaillée.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Veille Info Tourisme
  2. [PDF]Musées et Patrimoine automobile en France
  3. [1] sur www.culture.gouv.fr consulté le 16 janvier 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]