La contemporaine

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La contemporaine
Présentation
Coordonnées 48° 54′ 20″ nord, 2° 12′ 56″ est
Pays Drapeau de la France France
Ville Nanterre
Fondation 1925
Site web www.bdic.frVoir et modifier les données sur Wikidata

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(Voir situation sur carte : France)
La contemporaine
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-Seine/France
La contemporaine

La contemporaine[1], anciennement Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) est une bibliothèque, un musée et un centre d'archives français spécialisé sur l'histoire du XXe siècle. L'institution a deux emprises, l'une sur le campus de l'Université Paris X à Nanterre et l'autre, regroupant les collections iconographiques, à l'Hôtel des Invalides à Paris.

Statut[modifier | modifier le code]

La contemporaine est un Service interétablissements de coopération documentaire (SICD) rattaché à l'Université Paris X. Les universités partenaires sont celles de Paris 1, Paris II, Paris VIII et Paris X. La BDIC est reconnue depuis 1982 comme Centre d'acquisition et de diffusion de l'information scientifique et technique, au titre des relations internationales et du monde contemporain.

Historique[modifier | modifier le code]

La contemporaine est due à l'initiative d'un couple d'industriels, les Leblanc, qui dès le début de la Première Guerre mondiale collectent tous les documents sur le conflit et ses causes. En 1917, ils font don de leurs collections à l'État qui les dépose au Château de Vincennes en 1925, sous le nom de Bibliothèque et musée de la Guerre. Le décret du 28 décembre 1926 sur la nouvelle organisation des bibliothèques nationales de Paris la rattache à la Réunion des bibliothèques nationales de Paris. En 1930, elle est rattachée à l'Université de Paris, et son directeur, Pierre Renouvin, élargit son champ de recherche. En 1934, la bibliothèque prend son nom actuel. Après la cessation d'activité du Centre de documentation sociale (CDS), situé rue d'Ulm dans les locaux de l'ENS, et fondée par le mécène Albert Kahn (mais racheté par la Fondation Rockefeller dans les années 1930), la BDIC reçoit la plupart des fonds du centre.

En 1970, la BDIC quitte Vincennes pour le campus de l'Université Paris X à Nanterre, tandis que sa section iconographique est accueillie en 1973 dans l'Hôtel des Invalides où il devient en 1987 le Musée d'histoire contemporaine. La BDIC est ensuite rattachée à la bibliothèque interuniversitaire B avant de reprendre son autonomie en 1978. La construction d'un bâtiment, signé Bruno Gaudin, regroupant l'ensemble des activités est prévu pour 2020 à Nanterre, à proximité de la gare de Nanterre-Université et du campus[2]. L'institution change de nom en 2018, devenant La contemporaine. Bibliothèque, archives, musée des mondes contemporains[3]. La contemporaine est actuellement dirigée par Valérie Tesnière, conservateur général et ancien inspecteur général des bibliothèques.

Collections[modifier | modifier le code]

Les grandes thématiques abordées par La contemporaine au travers de sa bibliothèque, de son musée et de ses archives sont les relations internationales et les conflits armés, les mouvements sociaux, les mouvements des nationalités et la question des minorités, les mouvements migratoires et les droits de l'homme[4].

La contemporaine a initié une politique de numérisation de ses fonds. On retrouve plus de 150 000 documents en ligne accessibles à distance sur L'Argonnaute, sa bibliothèque numérique.Un nombre équivalent de documents est consultable sous forme numérique sur les postes de l'institution[5].

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

La Bibliothèque contient notamment 40000 titres de périodiques dont les deux tiers ne sont pas français et ne relèvent donc pas du dépôt légal qui enrichit les collections de la BNF[4].

Musée[modifier | modifier le code]

Le musée situé depuis 1973 dans l'hôtel des Invalides à Paris a pour mission de conserver les ressources iconographiques de La contemporaine et de les enrichir par des acquisitions, y sont conservées photographies, tableaux, cartes postales et affiches.

Le musée publie également des ouvrages historiques sur la période contemporaine. Ne disposant pas de murs suffisants, son fonds a pour vocation à n'être montré qu'à l'occasion d'expositions temporaires. Il devrait déménager en 2020 à Nanterre et bénéficier ainsi d'espaces d'expositions permanents et temporaires[6].

Archives[modifier | modifier le code]

Les premiers fonds d'archives ont été acquis dans les années 1920 et la collecte d’archives s'est accélérée dans les années 1970, cependant le service d'archives de La contemporaine n'a été crée qu'en 2000[5]. Aux archives écrites s'est ajoutée la collecte d'archives orales dans les années 1990.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, BDIC (1917-2000) : Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, un organisme public d'information et de recherche international, BDIC, Nanterre, 1997, 128 p. (ISBN 2-901658-56-3).
  • Matériaux pour l'histoire de notre temps, La contemporaine (ISSN 0769-3206).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Administrator, « La contemporaine - Comprendre les mondes contemporains - Repères historiques », sur www.lacontemporaine.fr (consulté le 5 mars 2018)
  2. [PDF]Journal de la BDIC de septembre 2016, consulté le 25 octobre 2016.
  3. Administrator, « La contemporaine - Comprendre les mondes contemporains - Repères historiques », sur www.lacontemporaine.fr (consulté le 5 mars 2018)
  4. a et b Évelyne Cohen et Pascale Goetschel, « La BDIC », Sociétés & Représentations, no 27,‎ , p. 193–203 (ISSN 1262-2966, DOI 10.3917/sr.027.0193, lire en ligne)
  5. a et b Valérie Tesnière, « De la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine à La contemporaine », Matériaux pour l’histoire de notre temps, nos 125-126,‎ , p. 4–9 (ISSN 0769-3206, lire en ligne)
  6. [PDF] Journal de la BDIC de septembre 2016, consulté le 25 octobre 2016.

Lien externe[modifier | modifier le code]