Musée canadien de l'histoire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Musée canadien de l'histoire
Image illustrative de l'article Musée canadien de l'histoire
Informations géographiques
Pays Drapeau du Canada Canada
Ville Gatineau, Québec
Adresse Musée canadien de l'histoire

100, rue Laurier Gatineau (Québec)

Coordonnées 45° 25′ 47″ N 75° 42′ 32″ O / 45.429722, -75.708889 ()45° 25′ 47″ Nord 75° 42′ 32″ Ouest / 45.429722, -75.708889 ()  
Informations générales
Date d’inauguration 1856 (1989)
Collections Artefacts,photographies
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 1,3 million par année
Site web www.civilisations.ca

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Musée canadien de l'histoire

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Musée canadien de l'histoire

Le Musée canadien de l'histoire (en anglais : Canadian Museum of History) est le musée national d’histoire humaine du Canada. Il s'agit du musée canadien le plus populaire et le plus fréquenté. Il est situé à Gatineau (Québec), (dans le secteur qui était anciennement la ville de Hull), sur la rive nord de la rivière des Outaouais, directement en face des édifices de la Colline du Parlement qui eux, sont érigés à Ottawa (Ontario). Sa vocation première est de recueillir, d’étudier, de conserver et de présenter des objets matériels qui témoignent de l’histoire humaine du Canada et de la diversité de sa population.

Description[modifier | modifier le code]

Le Musée de l'histoire est particulièrement renommé auprès de ses visiteurs pour ses salles d’expositions permanentes qui couvrent 20 000 ans d’histoire humaine du Canada ainsi que pour son architecture et son site remarquable sur les berges de la rivière. Le Musée présente aussi un programme sans cesse renouvelé d’expositions spéciales qui développent des thèmes canadiens ou présentent d’autres cultures et civilisations, passées ou actuelles. Mais le Musée canadien de l'histoire est aussi une grande institution de recherche. Son personnel professionnel compte d’éminents spécialistes de l’histoire du Canada, de l’archéologie, de l’ethnologie, de la culture populaire, etc.

Avec des origines remontant à 1856, le Musée est l’une des plus anciennes institutions culturelles d’Amérique du Nord. Il abrite également le Musée canadien des enfants et un Théâtre IMAX où sont projetés des films 3D.

Le Musée canadien de l'histoire est également une société d’État fédérale qui administre aussi le Musée canadien de la guerre et le Musée virtuel de la Nouvelle-France. Il est accrédité par l’American Association of Museums (AAM) et est membre de l’Association des musées canadiens.

Tout au long de l’année, le Musée accueille toutes sortes d’événements. Le coup d’envoi de Bal de Neige 2011 de la Commission de la capitale nationale a été donné le 3 février au Musée par des concerts, la musique d’une DJ, un feu d’artifice et d’autres spectacles. Quelque 30 000 personnes ont pris part à la manifestation donc 15 000 ont visité l'intérieur du musée. Quant aux célébrations de la fête du Canada, elles ont donné lieu à une cérémonie de citoyenneté, des spectacles, des activités, des ateliers et la chance d’admirer les feux d’artifice d’un point de vue unique. Plus de 18 000 personnes ont franchi les portes du Musée pour l’occasion.

Les expositions permanentes[modifier | modifier le code]

Le Musée compte quatre salles d’expositions permanentes : la Grande Galerie, la salle des Premiers Peuples, la salle du Canada et Tête-à-tête – La salle des personnalités canadiennes.

La Grande Galerie[modifier | modifier le code]

La Grande Galerie, située au niveau 1 du bâtiment, est le cœur architectural du Musée. Sa façade vitrée de 112 mètres de long par 15 mètres de haut offre une vue extraordinaire de la rivière des Outaouais et de la Colline du Parlement. Sur la paroi opposée s’étale une photographie couleur de dimensions similaires représentant une forêt et qui passe pour la plus grande photographie couleur au monde.

Grande Galerie

Cette photographie sert de toile de fond à une dizaine de mâts totémiques érigés devant les façades reproduites de six maisons autochtones de la côte du Pacifique, reliées par une esplanade de bois. Ces maisons ont été construites par des artisans des Premières nations, avec d’énormes poutres de séquoia provenant de la côte Nord-Ouest du Pacifique. Le regroupement des mâts totémiques de la Grande Galerie est considéré comme la plus importante exposition intérieure de mâts totémiques au monde.[4] La Grande Galerie présente en plus le modèle original en plâtre de la colossale sculpture intitulée l’Esprit de Haida Gwaii, l’œuvre la plus imposante et la plus complexe jamais réalisée par l’artiste haïda Bill Reid. Ce modèle a servi à couler le bronze désormais érigé devant l’ambassade du Canada à Washington, DC. Une image de cette sculpture figure également sur le billet canadien de vingt dollars. À l’extrémité de la Grande Galerie, du côté de la rivière, un dôme s’élève à une hauteur de sept étages au-dessus du dallage de granite. D’un diamètre de 19 mètres (62 pieds), le dôme est orné de la remarquable peinture abstraite intitulée l’Étoile du matin, œuvre de l’artiste dene suliné Alex janvier. Aidé de son fils Dean, Alex janvier a commencé sa peinture en juin 1993 et l’a achevée en septembre de la même année. L’œuvre couvre 418 mètres carrés (4 500 pieds carrés).

La salle des Premiers Peuples[modifier | modifier le code]

Installée elle aussi au niveau 1 du Musée, cette deuxième exposition permanente raconte l’histoire et les réussites des populations autochtones du Canada, depuis leur installation en Amérique du Nord jusqu’à nos jours. L’exposition relate la diversité des Premiers Peuples, leur rapport à la Terre et leur apport continu à la société. Cette salle est le fruit d’une collaboration intense et tout à fait innovatrice entre les conservateurs du Musée et des représentants des Premiers Peuples, aux différentes étapes de la planification.

Dressant la chronique de 20 000 ans d’histoire, cette salle est divisée en trois grandes zones :

« Une présence autochtone » aborde les thèmes de la diversité culturelle des Autochtones, de leurs réussites et de leur établissement ancien en Amérique du Nord. On y entend des légendes traditionnelles relatives notamment à la création du monde relatées par des Autochtones comme le chef héréditaire micmac Stephen Augustine qui raconte le commencement du monde sur film au théâtre des légendes de la création.

« Un lien ancien avec la terre » porte sur la relation que les peuples autochtones entretiennent avec la nature.

« L’arrivée des étrangers – les 500 dernières années » relate l’histoire des Autochtones, depuis leurs premiers contacts avec les Européens jusqu’à nos jours. Cette zone examine les premiers contacts, l’histoire des Métis, les heurts entre christianisme et croyances indigènes, les relations intergouvernementales, l’introduction d’une économie de salaires de même que l’affirmation juridique et politique ainsi que les droits civiques dans la période de l’après-guerre. Cette zone contient aussi une vidéo de dix minutes sur le maintien de la culture autochtone et une introduction à l’art indigène.

La salle du Canada[modifier | modifier le code]

Occupant la majeure partie du troisième niveau de l’édifice, la salle du Canada est conçue de manière à entraîner le visiteur dans une promenade qui lui fait traverser mille ans d’histoire du Canada. La promenade débute avec l’arrivée des premiers explorateurs vikings, les premiers non autochtones attestés à avoir foulé ce qui est aujourd’hui le sol canadien. L’aventure commence sur la côte Est, autour de l’an 1000 de notre ère, et se poursuit vers l’ouest au fil du temps, suivant le développement du Canada d’un océan à l’autre. Chemin faisant, le visiteur prend connaissance des vagues successives d’immigration qui ont déferlé sur les côtes canadiennes, des ressources et des perspectives d’avenir qui ont attiré ces nouveaux venus, de la discrimination et des difficultés auxquelles certains se sont heurtés, et de ce que tous ces immigrés ont apporté à leur nouveau pays.

Parmi les points saillants de la salle du Canada se trouvent de multiples scènes reconstituées grandeur nature représentant notamment la cale d’un baleinier basque aux environs de 1560 et la salle d’attente d’un aéroport vers 1970. Il y a aussi une ferme de la Nouvelle-France, un tronçon de la rue principale d’une petite ville typique de l’Ontario d’autrefois, une église ukrainienne authentique, bâtie jadis en Alberta et déménagée intégralement au Musée, ou encore un bateau de pêche de 10 mètres de long qui a réellement navigué le long de la côte de la Colombie-Britannique.

Tête-à-tête[modifier | modifier le code]

Tête-à-tête – La salle des personnalités canadiennes présente au visiteur des gens dont — selon les termes mêmes employés au Musée — « les idées et les actes ont profondément marqué le Canada et ses habitants ». Située au niveau supérieur du Musée, Tête-à-tête est la plus récente de ses expositions permanentes. Lors de son ouverture, le 29 juin 2007, elle présentait 27 personnalités parmi lesquelles des écrivains, des artistes, des entrepreneurs, des explorateurs, des défenseurs d’une grande cause ou encore des dirigeants politiques ou militaires. Le choix des personnalités est appelé à changer périodiquement, mais le nombre de vies présentées en même temps devrait rester à peu près constant.

Architecte[modifier | modifier le code]

Entrée des visiteurs

Le bâtiment du musée a été dessiné par Douglas Cardinal, architecte autochtone réputé formé à l’Université de la Colombie-Britannique, et à l’Université du Texas à Austin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les salles ouvertes au public se trouvent dans le bâtiment au toit vert, tandis que celui de droite abrite les services de conservation.

Le Musée a été fondé en 1856, en tant que salle d’exposition de la Commission géologique du Canada qui collectionnait non seulement des minéraux, mais également des spécimens biologiques et des objets d’intérêt historique et ethnologique. Installé à l’origine à Montréal, le Musée a été transféré à Ottawa en 1881. En 1910, à la recommandation de Franz Boas, l’anthropologue et linguiste Edward Sapir a été nommé à titre de premier anthropologue de la toute nouvelle division d’anthropologie du Musée. Peu après, le Musée a recruté les anthropologues Diamond Jenness et Marius Barbeau. En 1910, devenu le Musée national du Canada, il a été transféré dans un bâtiment flambant neuf, l’Édifice commémoratif Victoria, situé rue Metcalfe, au centre-ville d’Ottawa. À l’époque, la « Galerie nationale du Canada », devenue depuis le Musée des beaux-arts du Canada, occupait un demi-étage de l’édifice. En 1968, le Musée a été scindé en deux, le Musée canadien de la nature d’une part et le Musée de l’Homme de l’autre, tous deux demeurant très à l’étroit sous le même toit. En 1982, le gouvernement dirigé par Pierre Trudeau a annoncé que le Musée de l’Homme déménagerait dans un nouvel édifice qui lui serait consacré, dans ce qui était encore Hull, mais est aujourd’hui Gatineau.

Les susceptibilités de l’heure protestant que « Musée de l’Homme » traînait un relent sexiste, les responsables ont ouvert, en 1986, un concours pour trouver un nouveau nom. C’est ainsi que le Musée national de l’Homme est devenu le Musée canadien des civilisations. En 1989, le Musée a pris possession de ses nouveaux locaux. À ce moment, les coûts, estimés au départ à environ 80 millions de dollars, avaient atteint la somme astronomique de 340 millions de dollars approximativement. En dépit des critiques fusant de toutes parts (y compris du gouvernement conservateur de Brian Mulroney), à l’endroit de ce qui était perçu comme une transformation du Musée en attraction à la Disney, de son prix exorbitant, de son architecture révolutionnaire et de l’inachèvement des salles, le Musée est rapidement devenu un attrait touristique majeur où les différents partis politiques ont vu un symbole national de « la société multiculturelle et pluraliste ».

Quelque 400 membres de l'Alliance de la Fonction publique du Canada ont été en grève du 21 septembre au 16 décembre 2009. Le conflit de travail s’est soldé par des négociations directes.

Attirant actuellement plus de 1,3 million de visiteurs par année, il est le plus fréquenté des musées du Canada.

Président-directeur général[modifier | modifier le code]

Zone externe.
Année Président-directeur général
1968-1983 William E. Taylor
1983-1998 George F. MacDonald
1999-2000 Joe Geurts (intérim)
2000-2011 Victor Rabinovitch
2011 David Loye (intérim)
2011- Mark O'Neill

Mark O’Neill

Mark O’Neill a été nommé président-directeur général de la Société du Musée canadien des civilisations (SMCC) en juin 2011. Spécialiste du milieu muséal, il compte plus de 20 années d’expérience dans le domaine des arts et de la culture. M. O’Neill est entré au service de la SMCC en 2001 à titre de directeur, Planification stratégique et secrétaire de la Société. Par la suite, il a exercé des responsabilités accrues lui permettant de jouer un rôle de premier plan au sein de la Société en qualité de vice-président, Affaires publiques et Édition, puis de directeur général du Musée canadien de la guerre, le musée d’histoire militaire du Canada.

Depuis dix ans, M. O’Neill a mené à bien la réalisation de nombreux objectifs. Il a entre autres contribué à faire connaître le Musée des civilisations et le Musée de la guerre à des millions de Canadiens d’un océan à l’autre. De plus, il a grandement fait progresser la compréhension des dimensions sociale, culturelle et militaire de l’histoire du Canada à l’échelle nationale et internationale en offrant une multitude d’expositions et de tribunes. Sous sa gouverne, le Musée de la guerre a conçu des expositions et élaboré des programmes éducatifs utiles aux Canadiens. L’institution muséale a ainsi plus que triplé le nombre de visiteurs qu’elle accueille, soit près d’un demi-million de visiteurs en 2010-2011.

M. O’Neill est entré dans la fonction publique en 1986. Il a occupé, tout au long de sa carrière, divers postes de cadre supérieur dans le domaine du patrimoine canadien, notamment celui de directeur des biens culturels au ministère du Patrimoine canadien et de secrétaire de la Commission canadienne d’examen des exportations de biens culturels.

Né à Toronto, M. O’Neill a grandi à Ottawa. Il a poursuivi des études à l’Université Carleton où il s’est spécialisé en sciences politiques et études canadiennes. Bénévole, il est membre actif du Club Kiwanis d’Ottawa. Mark O’Neill vit à Ottawa avec son épouse et ses deux enfants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens et externes[modifier | modifier le code]

Musée canadien des civilisations vu d'Ottawa