Musée archéologique Saint-Pierre de Vienne

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Musée archéologique Saint-Pierre de Vienne
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6 792[1] (2008)
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musée archéologique
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Place Saint-Pierre 38200 Vienne
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Le musée archéologique Saint-Pierre de Vienne est un musée lapidaire installé dans l'ancienne église Saint-Pierre.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le musée lapidaire a ouvert ses portes en 1872. L'essentiel de la muséographie actuelle a été mise en place à cette occasion : les collections sont amoncelées de façon à renforcer l'architecture du lieu, sans souci de cohérence historique entre elles. Elles rythment l'espace de manière solennelle. Rebaptisé depuis musée archéologique Saint-Pierre, il présente des œuvres sculptées en pierre (calcaire et marbre) de l'Antiquité et du Moyen Âge.

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

Le visiteur est accueilli par le buste de Pierre Schneyder, professeur de dessin et archéologue qui, en donnant sa collection d'antiques à la ville en 1807, a fondé les musées de Vienne. Il fait face aux fragments d'une statue monumentale de Junon d'origine viennoise.

La Tutela ou Tyché de Vienne, déesse protectrice de la ville, est une copie de grande qualité d'un original hellénistique. Trouvée sur le site des thermes (palais du Miroir) sur la rive droite du Rhône, elle a été acquise par la ville de Vienne en 1954. La mosaïque aux masques est un bon exemple de la production de l'atelier de mosaïstes viennois dont nombre de réalisations (fin Ier siècle apr. J.-C. - IIIe siècle) sont présentées au musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal-Vienne.

La levrette, trouvée aux environs de Vienne au XIXe siècle, témoigne du goût naturaliste des sculpteurs romains et de leur souci de fidélité dans la représentation de la nature. L'autel funéraire des scaenici asiatici est la preuve que Vienne disposait d'une troupe de théâtre permanente grâce à la générosité Decimus Valerius Asiaticus, premier sénateur et consul originaire de Narbonnaise (Ier siècle avant).

La frise du pulpitum provenant du même théâtre est un ensemble de marbres ornés de représentations animalières : lions, taureaux, panthères, boucs dont des copies sont présentées in situ. La tête d'Auguste, provenant d'un haut relief, est un des meilleurs exemples de représentation du fondateur de l'empire conservé aujourd'hui. Un autre portrait de type impérial plus tardif figure dans les collections, seule représentation connue de l'usurpateur Magnence (en dehors des effigies monétaires).

Les sarcophages de saint Mamert et de saint Léonien rappellent le rôle de nécropole privilégiée qu'a joué l'église Saint-Pierre. Ce dernier tombeau orné de rinceaux de vigne sortant d'un canthare et peuplé de deux paons est caractéristique de la sculpture en méplat du VIe siècle.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

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