Musée Hyacinthe-Rigaud

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Musée Hyacinthe-Rigaud
de Perpignan
Informations générales
Type
Ouverture
Surface
4 300 m2Voir et modifier les données sur Wikidata
Visiteurs par an
80 258 ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Collections
Collections
Beaux-arts du XV° au XX° siècle
Nombre d'objets
450
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
no 21 rue Mailly
66000 Perpignan
Coordonnées
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Le musée Hyacinthe-Rigaud est un musée situé à Perpignan (Pyrénées-Orientales).

Il rassemble une collection de peintures, de sculptures et d'arts décoratifs, notamment un fonds important de peintures de Hyacinthe Rigaud, une collection d'art gothique catalan et des peintures modernes (Aristide Maillol, Pablo Picasso…).

Historique[modifier | modifier le code]

Le musée des beaux-arts est fondé à Perpignan en 1820 grâce à la volonté politique du préfet des Pyrénées-Orientales Emmanuel-Ferdinand de Villeneuve-Bargemon. Un premier fonds est constitué d'une trentaine de peintures, issues de prêts accordés par de grands collectionneurs de la région, complétées d'une dizaine d'acquisitions. Les deux premiers numéros de l'inventaire célèbrent ainsi Hyacinthe Rigaud, l'enfant prodige du pays, avec l'achat du Portrait du cardinal de Bouillon, commencé en 1707-1709 et achevé en 1741, et de l'Autoportrait au cordon noir de 1727. Tous deux sont acquis auprès de Joseph Tastu, collectionneur perpignanais héritier d'une grande famille d'imprimeurs.

Le musée ouvre ses portes au public en 1833 dans l'Ancienne université de Perpignan désaffectée depuis 1792. En 1953, la perspective du tricentenaire de la naissance de Hyacinthe Rigaud, motive la rénovation du musée où une section lui est entièrement consacrée. De cette année datent d'importants dépôts de l'État, l'Autoportrait au turban de 1698 (MNR), puis, en 1956, celui du Portrait de Philippe d'Orléans de 1689 et, en 1958, l'Autoportrait devant le portrait de François Castanier, de 1730. En 1959, le musée prend le nom de Hyacinthe Rigaud[1].

En 1979, il est installé dans l'hôtel de Lazerme au 16 rue de l'Ange et inauguré le [2]. En 2017, le musée connait une nouvelle métamorphose lors de la réunion des hôtels de Mailly et de Lazerme. Après trois ans de travaux de rénovation et un agrandissement, pour un coût total de 9 millions d'euros, le musée rouvre ses portes le [3],[4]. Le projet architectural était confié à l'atelier d'architecture Barbotin Larrieu (Paris) et concernait un équipement de 4100 m2. Depuis, à la faveur d'une politique d'expositions temporaires d'envergure, le musée a accueilli 200 000 visiteurs et voit sa fréquentation annuelle atteindre 35 à 70 000 visiteurs.

Le , Pascale Picard, entre autres, directrice du musée Réattu de Arles, succède à Claire Muchir en tant que conservatrice et directrice du musée d'art Hyacinthe-Rigaud[5].

Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

Vue de la salle Rigaud après la rénovation de 2017

Collections permanentes[modifier | modifier le code]

Explorez les collections permanentes en partie publiées sur la Base Pop du Ministère de la Culture. Selon un parcours réunissant en quatre sections principales : Art gothique ; Art baroque ; Art moderne ; Art contemporain ; 4% des 14000 œuvres conservées sont accessibles au pulic, soit 450 œuvres présentées.

  • Maître de la Loge de Mer, Retable de la Trinité, 1489
  • Antoni Guerra Le Jeune (1666-1711), Portrait du lieutenant colonel Albert Manuel.
  • Hyacinthe Rigaud (1659-1753), Autoportrait dit au turban, 1698 ; Portrait d’Emmanuel Théodose de La Tour d’Auvergne (1643-1715), cardinal de Bouillon, 1707-1741.
  • Raoul Dufy (1877-1953), La Console (Atelier à Perpignan), 1946-1948 ; Le Cargo noir, 1945-1950.
  • Pablo PICASSO (1881-1973), Portrait de Paule de Lazerme en catalane, 1954.
  • Aristide Maillol (1861-1944), Jeune fille de profil, 1896 ; Les nageurs dans la vague, 1895 ; Le désir, 1907.
  • George Daniel de MONFREID (1856-1929), Autoportrait à la veste blanche, 1888.
  • Eugène Cauchois (1850-1911), bouquets de fleurs.
  • Laurent Auberge de Garcias (1865-1920), Lo Fosteig, huile sur toile.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marie Costa, Elisabeth Doumeyrou, Ariane James-Sarazin, Claire Muchir, Rigaud intime (1659-1743), Encre Verte, , p. 22.
  2. « Histoire du musée | Musée d'art Hyacinthe Rigaud »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur musee-rigaud.fr (consulté le ).
  3. « Le Musée Rigaud de Perpignan rouvre ses portes après de longs travaux », France Bleu,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. « Le ratage du nouveau Musée Hyacinthe Rigaud de Perpignan » – La Tribune de l'Art.
  5. « Musée Rigaud Perpignan – Nouvelle conservatrice et nouvelle exposition temporaire », sur madeinperpignan.com, site d'information en ligne, (consulté le ).
  6. « Picasso Perpignan | Musée d'art Hyacinthe Rigaud », sur musee-rigaud.fr (consulté le ).
  7. « Éditions Snoeck », sur snoeckpublishers.be (consulté le ).
  8. « Raoul Dufy, les ateliers de Perpignan 1940-1950 | Musée d'art Hyacinthe Rigaud »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur musee-rigaud.fr (consulté le ).
  9. « Raoul Dufy, les ateliers de Perpignan », sur DessinOriginal.com (consulté le ).
  10. « Clavé, sur le front de l'art | Musée d'art Hyacinthe Rigaud »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur musee-rigaud.fr (consulté le ).
  11. « Éditions Snoeck », sur snoeckpublishers.be (consulté le ).
  12. « Rodin - Maillol Face à face | Musée d'art Hyacinthe Rigaud », sur musee-rigaud.fr (consulté le ).
  13. « Rodin | Maillol », sur fr.silvanaeditoriale.it (consulté le ).
  14. « Portraits de Reines de France », sur fr.silvanaeditoriale.it (consulté le )
  15. « Portraits en majesté », sur fr.silvanaeditoriale.it (consulté le )
  16. « Monfreid sous le soleil de Gauguin », sur fr.silvanaeditoriale.it (consulté le )
  17. Julie Demarle, « Monfreid. Sous le soleil de Gauguin », sur La Tribune de l'Art, (consulté le )
  18. « Guino - Renoir », sur fr.silvanaeditoriale.it (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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