Musée Clemenceau

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Musée Clemenceau
Musée Clemenceau Paris.jpg

Entrée du musée

Informations générale
Site web
Bâtiment
Protection
Localisation
Pays
Commune
Paris
Adresse
8, rue Benjamin-Franklin
F-75116 Paris
Ce site est desservi par les stations de métro Trocadéro et Passy.
Coordonnées
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Le musée Clemenceau est un musée ouvert au public en 1931, au 8 de la rue Benjamin-Franklin, dans le 16e arrondissement de Paris. Ce musée, installé dans l'appartement du rez-de-jardin où Georges Clemenceau vécut de 1895 jusqu'à sa mort en 1929, est consacré à la vie et au travail de ce dernier[1].

Vie de Clemenceau dans cet appartement[modifier | modifier le code]

Clemenceau s'y installe peu après l'affaire de Panama, à la suite de laquelle, calomnié, il a perdu son siège de député. C'est de là que, devenu journaliste, il suit l'affaire Dreyfus, rédigeant pour la défense de celui-ci 665 articles (près de 3300 pages) entre 1899 et 1903.

C'est ici qu'il continue à habiter résolument lorsqu'il est par deux fois nommé président du Conseil, responsable du ministère de l'Intérieur entre octobre 1906 et juillet 1909, puis des Armées entre novembre 1917 et janvier 1920. Il refuse à chaque fois d'habiter dans les palais officiels car, dit-il « je ne veux pas vivre en meublé ».

C'est là aussi qu'il se retire après avoir quitté la vie politique en 1920, et travaille notamment à ses dernières œuvres.

La propriétaire de l'immeuble, Mme Morand, sachant ses ressources modestes, s'était interdit d'augmenter le loyer, laissant comme consigne à ses héritiers de faire de même. Mais ceux-ci, en indivision et incapables de s'entendre, mirent à sa mort l'immeuble en vente en 1926. Georges Clemenceau se résigna alors à l'idée qu'il lui faudrait habiter à l'année dans la petite maison de vacances qu'il louait à Saint-Vincent-sur-Jard au commandant Luce de Trémont, châtelain à Avrillé (85). Ce projet ne laissait pas d'inquiéter ses amis, en raison de son grand âge (85 ans), mais aussi de l'isolement et du relatif inconfort de cette demeure.

Au lendemain de la mise en adjudication de l'immeuble, Clemenceau reçut rue Franklin la visite du nouveau propriétaire, un Américain du nom de Bacon. Celui-ci était le conseil à Paris d'un riche entrepreneur d'origine canadienne, James Stuart Douglas (en) (1867-1949) qui possédait des mines en Arizona et admirait beaucoup Clemenceau (il avait notamment crée pour l'exploitation de sa mine une petite ville nommée Clemenceau).

Sollicité secrétement par Marguerite Baldensperger, amie intime de Clemenceau, il avait donné à son conseil « le pouvoir d'enchérir sans limite et, le cas échéant, de passer outre à toute objection du Tigre » (surnom populaire de l'ancien président du Conseil). C'est ainsi que le 18 mai 1926, après des enchères disputées uniquement entre les pères jésuites de l'école contigüe (Saint-Louis-de-Gonzague) qui voulaient s'agrandir, et M. Bacon, l'immeuble avait été adjugé à ce dernier.

Clemenceau put ainsi rester dans les lieux et y mourut le 24 novembre 1929.

Après Clemenceau[modifier | modifier le code]

Après la mort de Clemenceau, une fondation fut créée dont l'objet demeure, aujourd'hui encore, de « perpétuer le souvenir intime de Clemenceau en conservant dans l'état où il se trouvait le jour de son décès l'appartement qu'il avait occupé pendant 34 ans ». Les trois enfants du Tigre, Michel, Thérèse et Madeleine, firent don à cette fondation de tout ce que l'appartement contenait.

Le musée ouvre ses portes au public en 1931. Il fut complété en 1933 par l'ouverture d'une galerie documentaire qui retrace la vie et l'œuvre de Georges Clemenceau.

La fondation est reconnue d'utilité publique par un décret du 7 juillet 1932[2].

L'appartement et le jardin font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [3].

Description de l'appartement[modifier | modifier le code]

Une pièce entière, la plus vaste, donnant sur le jardin, était consacrée au travail. Clemenceau avait fait réaliser par un ébéniste parisien un très grand bureau en fer à cheval. Tout autour de la pièce, des livres témoignent de l'éclectisme de ses lectures, des objets révèlent des goûts artistiques affirmés et ses amitiés, et rappellent les nombreux voyages qu'il a effectués.

Un petit jardin satisfaisait son goût pour l'air libre et lui permettait d'échanger avec son grand ami Claude Monet des graines et conseils de jardinage. Sa chambre, meublée dans le goût chinois, possédait un autre bureau où il travaillait au petit jour. Une grande salle à manger lui permettait de recevoir amis et famille de passage.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « MUSEE CLEMENCEAU », sur www.parisinfo.com
  2. Décret du 7 juillet 1932 portant reconnaissance d'utilité publique de la fondation dite « Le musée Clemenceau », JORF du 12 juillet 1932, p. 7540.
  3. Notice no PA00086683, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]