Faculté de médecine de Montpellier

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Faculté de médecine de Montpellier
Logotype faculté de médecine de Montpellier.jpg
Histoire et statut
Fondation
Type
Nom officiel
UFR Médecine Montpellier-Nîmes
Directeur
Pr Michel Mondain
Localisation
Localisation
Pays

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Chiffres-clés
Étudiants
5 762
Enseignants
412
Divers
Devise
Olim Cous nunc Monspeliensis Hippocrates
Membre de
Site web

La faculté de médecine de Montpellier est une unité de formation et de recherche, composante de l'université de Montpellier pour la formation de futurs professionnels de la santé et de chercheurs dans le domaine du vivant.

Cas unique en France, la faculté de Montpellier est liée par convention à deux centres hospitaliers universitaires (CHU) : celui de Montpellier et celui de Nîmes.

La faculté est située dans le centre-ville de Montpellier, pour les bâtiments historiques (« bâtiment historique » : rue de l’École-de-Médecine, institut de biologie : boulevard Henri-IV), à proximité des hôpitaux au nord de Montpellier (unité pédagogique médicale, institut universitaire de recherche clinique et nouvelle faculté: avenue du Doyen-Giraud), et possède une antenne à Nîmes (chemin du Carreau-de-Lanes), à proximité du CHU Carémeau.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Faculté de Médecine de Montpellier.
La cour d'honneur (ancien cloître du monastère Saint-Benoît) et le Theatrum Anatomicum construit en 1804 et financé en partie par Chaptal.

La faculté de médecine de Montpellier est la plus ancienne faculté de médecine en activité du monde (celle de Salerne ayant disparu au début du XIXe siècle).

Sa devise fait référence à la tradition hippocratique dont elle se réclame : Olim Cous nunc Monspeliensis Hippocrates (« Jadis, Hippocrate était de Cos, maintenant il est de Montpellier »).

Origines[modifier | modifier le code]

L'enseignement médical à Montpellier est né de la pratique, en dehors de tout cadre institutionnel, au début du XIIe siècle. Le seigneur de Montpellier Guilhem VIII accorde à tous et donc aux Juifs en 1181[1] le droit d'exercer et d'enseigner la médecine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dès 1220 apparaît la nécessité d'organiser et de garantir l'enseignement de la médecine à Montpellier. Ainsi, le cardinal Conrad d'Urach, légat apostolique du pape Honorius III, concède à l'« universitas medicorum » ses premiers statuts. Un cadre institutionnel s'est développé autour de l'enseignement médical, en moins d'un siècle. Le 26 octobre 1289, le pape Nicolas IV adresse, depuis Rome, la constitution apostolique « Quia Sapientia », à tous les docteurs et étudiants de la ville de Montpellier, créant ainsi officiellement l'université de Montpellier regroupant le droit, la médecine, les lettres et la théologie.

Jusqu'au début du XIVe siècle, l'université de médecine n'occupe aucun bâtiment propre. Les cours sont dispensés au domicile des régents ; seuls les actes sont réalisés dans l'église Saint-Firmin. En 1340, l'université crée un cours d'anatomie qui fera bientôt sa renommée. L'école de médecine jouit d’un grand prestige, ayant la réputation d’avoir hérité du savoir des Arabes et des Juifs, et accueille des étudiants de toute l’Europe. Son rayonnement va bénéficier de la proximité d'Avignon et de l'enseignement de maîtres illustres, dont Arnaud de Villeneuve et Gui de Chauliac. La place de l'enseignement clinique est importante.

Renaissance[modifier | modifier le code]

La Renaissance se caractérise par une rénovation de l'enseignement. Montpellier est alors un centre intellectuel de haut niveau. De la Renaissance à la fin de l'Ancien Régime, l'enseignement est marqué par la perte progressive de la tutelle cléricale au profit de l'État ; la faculté acquiert ses propres locaux vers 1450 : le « collège royal de médecine », et de nouvelles règles édictées par le décret royal de Louis XII le 29 août 1498. Cet édifice était situé près de l'actuelle église Saint-Mathieu et, après la Révolution française, le bâtiment devint l'école de pharmacie (actuelle Panacée-cité des artistes).

En 1556, la faculté est la première de France à se doter d'un amphithéâtre consacré à l'examen des cadavres. Le règne d'Henri IV laisse à Montpellier le sentiment d'une renaissance universitaire. L'école de médecine est dotée d'un « jardin des plantes » dès 1593. Volonté d'un roi, il est l'œuvre du Pr Pierre Richer de Belleval. Premier Jardin Royal de France, antérieur à celui de Paris, il constitue aujourd'hui encore l'une des plus belles richesses de Montpellier.

La renommée de la médecine à Montpellier est alors considérable. Parmi les enseignants, d'illustres savants occupent les chaires. Gui de Chauliac et Arnaud de Villeneuve furent des précurseurs, Michel de Nostredame, dit Nostradamus, François Rabelais (qui obtient son titre de docteur à Montpellier en 1537) et Guillaume Rondelet, des élèves notables. Tous se préoccupent de botanique.

Les guerres de religion vont mettre un terme à cette floraison. Montpellier, en rivalité avec Paris, fournit néanmoins la plupart des médecins du roi (dont François de Lapeyronie).

Période révolutionnaire et Empire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution, d'illustres professeurs de médecine enseignent à Montpellier, entre autres Pierre Marie Auguste Broussonet, Grimaud, Paul-Joseph Barthez et Jean-Antoine Chaptal. L'érudit et philologue grec Koraïs y obtient son doctorat en 1786. Mais, par décret du 15 septembre 1793, la Convention met un terme à six siècles d'enseignement, dissout les universités et ferme les écoles. Malgré leur lustre international, université de médecine et académie de chirurgie (créée en 1741) sont balayées.

Mais, un an seulement après ce décret, le 4 décembre 1794 (14 frimaire an III), la Convention décrète la fondation de trois écoles de santé (Montpellier, Paris et Strasbourg) dispensant un enseignement médical et chirurgical.

En 1795, la faculté quitte ses locaux anciens et vétustes pour ses locaux actuels, le monastère Saint-Benoît, ancien évêché jouxtant la cathédrale Saint-Pierre. Jean-Antoine Chaptal y fait construire un théâtre d'anatomie. Médecine et chirurgie sont réunies. La période 1794-1803 correspond à une phase féconde de re-formation et à l'enseignement des idées scientifiques nouvelles. Le décret du 11 mars 1803 (19 ventôse an XI) soumet l'exercice de la médecine à l'obtention d'un doctorat. La faculté de médecine de l'ère moderne trouve alors un cadre institutionnel fixe et peut se développer sans crise majeure. La contribution réciproque entre enseignement et pratique hospitalière ne fera désormais que se poursuivre. À partir de 1804, la faculté de médecine se dote, grâce à son bibliothécaire Victor-Gabriel Prunelle, d'une bibliothèque prestigieuse ramenant, par exemple 327 manuscrits de la bibliothèque de Troyes.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle verra la construction d'une aile supplémentaire le long du boulevard Henri-IV (1851), abritant le conservatoire d'anatomie (devenu musée d'anatomie) ainsi que du pavillon d'anatomie (aujourd'hui démoli). En 1890 est établie la construction d'une annexe nommée « institut de biologie », qui sera agrandie par la suite.

La faculté de médecine de Montpellier est fédérée, en application de la loi du 10 juillet 1896, à l’université de Montpellier.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

C'est au XXe siècle que sera agrandi l'institut de biologie (1937 et 1960). En 1957 est également construit le bâtiment abritant les laboratoires d'anatomie, accolé au bâtiment historique le long du boulevard Henri-IV. Ce bâtiment abrite encore aujourd'hui les corps humains destinés aux cours d'anatomie et le service des dons du corps du CHU.

En 1969, la faculté de médecine disparaît en tant que personne morale : elle est intégrée à l'université Montpellier-1, conformément à la loi du 12 novembre 1968, et devient l'UER de médecine, puis UFR (en 1984).

En 1972, une antenne de l'UFR est créée à Nîmes (sur le site du CHU Carémeau). Elle offre, depuis 1995, une formation médicale complète (de la PCEM1 à l'internat). L'enseignement est identique à celui du site montpelliérain.

En 1992 sont construits deux bâtiments : l'unité pédagogique médicale (UPM), destinée à abriter l'enseignement pour le second cycle (de la DCEM1 à la DCEM4), et l'institut universitaire de recherche clinique (IURC), sur le site Arnaud-de-Villeneuve, à proximité du CHU de Montpellier. C'est sur ce site que doit être construit le futur campus médical, qui pourra regrouper sur un même site la totalité de la formation médicale délivrée par l'UFR de médecine. Cette construction entraînera la fermeture définitive de l'institut de biologie du centre-ville.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

La première pierre de la nouvelle Faculté de Médecine a été posée symboliquement en avril 2015. Ce nouveau bâtiment de 11 440 m2 et réparti sur 6 niveaux, accueille les étudiants de premier et deuxième cycle soit près de 3 600 étudiants. D'un coût estimé à 40,6 millions d'euros, le projet est financé par la région. Il est l'œuvre de l'architecte François Fontès et a ouvert ses portes à la rentrée universitaire de 2017[2].

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Administration et effectifs actuels[modifier | modifier le code]

  • Directeur de l'UFR : doyen Michel Mondain[3] ;
  • Responsable administratif : Hélène Herrada[3] ;
    • Responsable du site nîmois : Barbara Mengual ;
  • Nombre d'étudiants : 5 762[3] dont 1 108 à Nîmes ;
Liste des directeurs de l'UFR de médecine depuis 1972
Période Nom Qualité
1972-1979 Jacques Mirouze PU-PH
1979-1981 Pierre Rabischong PU-PH
1981-2000 Claude Solassol PU-PH
2000-2008 Jacques Touchon PU-PH
2008-2016 Jacques Bringer PU-PH
depuis novembre 2016 Michel Mondain PU-PH

Formation[modifier | modifier le code]

La faculté de médecine offre une palette de formations dans différents domaines de la santé et du paramédical[4].

Diplôme d'État de docteur en médecine[modifier | modifier le code]

Numerus clausus 

En 2018, le numerus clausus (nombre de places disponibles à l'issue du concours de fin d'année pour accéder en deuxième année) pour la PACES est le suivant :

  • Médecine : 232[5] (209 en 2015[6]) ;
  • Sages-femmes : 66[5] (chiffre identique en 2015[6]) ;
  • Odontologie : 52[5] (chiffre identique en 2015[6]) ;
  • Pharmacie : 188[5] (chiffre identique en 2015[6]).

Pour la médecine et les sages-femmes, les effectifs sont traditionnellement répartis à hauteur de deux tiers pour le site de Montpellier et de un tiers pour le site de Nîmes.

Maïeutique et paramédical[modifier | modifier le code]

Les capacités de médecine[modifier | modifier le code]

Ces diplômes nationaux sont principalement destinés aux médecins généralistes. Les capacités de médecine leur permettent de disposer de compétences nouvelles. Leur durée est, en général, de deux ans.

  • Acupuncture (2 ans) ;
  • Addictologie clinique (2 ans) ;
  • Allergologie (2 ans) ;
  • Angiologie (2 ans) ;
  • Évaluation et traitement de la douleur ;
  • Gérontologie (2 ans) ;
  • Hydrologie et climatologie médicales (2 ans) ;
  • Médecine de catastrophe (1 an) ;
  • Médecine et biologie du sport (1 an) – pas de probatoire ;
  • Médecine tropicale ;
  • Pratiques médico-judiciaires (2 ans).

Masters 2[modifier | modifier le code]

  • Mention biologie-Santé : 9 parcours différents ;
  • Mention santé : 2 parcours différents ;
  • Mention science et numérique pour la santé : 3 parcours différents.

Diplômes universitaires (DU) et inter-universitaires (DIU) de médecine[modifier | modifier le code]

La faculté de médecine dispense 132 diplôme universitaires et DIU dans différents domaines de la santé et de la biologie médicale.

Recherche[modifier | modifier le code]

L'institut universitaire de recherche clinique (IURC) sur le site Arnaud-de-Villeneuve, qui abrite 5 équipes de recherche
L'institut de génétique humaine, abritant notamment le Labex "EpiGenMed"

La recherche médicale publique à Montpellier est considérée comme une des plus performantes de France et du monde.[réf. souhaitée]

Les laboratoires[modifier | modifier le code]

La faculté abrite de nombreux laboratoires de recherche de l'université de Montpellier dans la plupart des domaines de la santé et de la biologie, en complémentarité avec la recherche clinique effectuée dans les CHU de Montpellier et Nîmes. Elle abrite vingt et une équipes de recherche universitaire[7] :

L'école doctorale[modifier | modifier le code]

L'école doctorale CBS2 (sciences chimiques et biologiques pour la santé) forme des docteurs dans tous les domaines de la biologie-santé, de la chimie du médicament à la clinique, du gène au comportement. Forte de plus de 470 encadrants HDR et de plus de 380 doctorants répartis dans près de 40 laboratoires de la faculté de médecine, de la faculté de pharmacie et de la faculté des sciences[8].

Cette école doctorale est domiciliée à l'unité pédagogique médicale (UPM) sur le campus Arnaud-de-Villeneuve (rue du Doyen-Gaston-Giraud).

Directeur actuel de l'école doctorale : Michel Desarménien[9].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

La faculté de médecine de Montpellier possède un patrimoine historique important.

Le bâtiment historique[modifier | modifier le code]

La façade, rue de l'École-de-Médecine.

Le monastère Saint-Germain-Saint-Benoît (1367-1536)[modifier | modifier le code]

Le bâtiment historique de la faculté de médecine est un ancien monastère bénédictin datant du XIVe siècle. Le pape Urbain V, qui avait professé le droit à Montpellier et restait très attaché à cette ville, voulut bâtir, sous le patronage de saint Germain et de saint Benoît, un monastère destiné aux bénédictins. La construction commença avec la pose de la première pierre le 1er octobre 1364 ; le pape délègue à Montpellier son frère, le cardinal Anglic Grimoard, chargé de la supervision générale, son trésorier, Mgr de Gaucelin de Deaux, et les meilleurs de ses architectes : Bertrand de Manse et Bertrand de Nogayrol. Le monastère comporte une abbatiale ornée de quatre tours (la future cathédrale Saint-Pierre) et trois corps de bâtiments donnant sur une cour intérieure ceinte par un cloître à deux niveaux. Le bâtiment situé au midi est réservé aux étudiants ; appelé «  collège  », il héberge une vingtaine d’écoliers en droit et en théologie. Les deux ailes de l'ouest et du nord abritent quant à elles les locaux conventuels pour une vingtaine de moines bénédictins[10]. Le monastère et son abbatiale sont officiellement inaugurés le 14 février 1367, en présence du pape Urbain V[11].

Le palais épiscopal (1536-1795)[modifier | modifier le code]

Le grand vestibule et l'escalier datant du XVIIIe siècle.

En 1536, l'évêque de Maguelone, Guillaume Pellicier, obtient le transfert du siège épiscopal de Maguelone à Montpellier et fixe sa demeure dans ce monastère bénédictin, qui devient le siège de l'évêché. De nombreuses transformation sont alors effectuées, et la chapelle abbatiale devint la cathédrale de Montpellier, sous le patronage de saint Pierre.

Le bâtiment est très sévèrement endommagé au cours des guerres de religions de la fin du XIVe siècle, Montpellier étant devenue une place forte protestante ; il est pillé et saccagé.

Une fois la paix revenue, le bâtiment fut reconstruit et agrandi. Louis XIV accorda des fonds pour la restauration du palais épiscopal. Ces travaux modifièrent l'ancien monastère : la porte d'entrée qui se trouvait au niveau de la place Saint-Pierre, sous le pont qui a été aménagé par la suite, fut alors réalisée. Le pont jeté entre la rue et le premier étage de l'évêché ainsi que le grand vestibule et le bel escalier qui conduit aujourd'hui à la bibliothèque ont été réalisés au cours du siècle suivant par Jean-Antoine Giral. Sont également réalisées des salles d’apparat ornées de gypseries et de cheminées : c'est le bâtiment actuel visible de nos jours.

École de médecine puis faculté (depuis 1795)[modifier | modifier le code]

Les statues de Lapeyronie et Barthez ornent à l'entrée de la faculté depuis 1864
La salle des actes (ancienne chapelle des évêques), lieu des soutenances de thèses de médecine depuis 200 ans

Sous la Révolution française, le palais épiscopal est transformé provisoirement en prison. Il est finalement affecté à l'école de médecine en 1795, grâce à la volonté de Jean-Antoine Chaptal, qui souhaita attribuer à la célèbre école de médecine montpelliéraine des locaux prestigieux[12]. Légèrement modifié pour ses nouvelles fonctions, le bâtiment ne subit pas de bouleversements majeurs. Chaptal y fit construite, à ses frais, un amphithéâtre d'anatomie, le « Theatrum Anatomicum », édifice néo-classique réalisé par l’architecte parisien Claude-Mathieu Delagardette et achevé en 1806. Y trônent toujours de nos jours la table de dissection et le siège curule en marbre provenant des arènes de Nîmes[13]. À partir de 1804, la faculté de médecine se dote d'une bibliothèque prestigieuse, grâce à son bibliothécaire Victor Prunelle, laquelle occupe une grande partie du premier et du deuxième étage. L'ancienne chapelle privée des évêques est transformée en salle des actes ornée de nombreux portraits d'anciens savants et professeurs : un buste d'Hippocrate, offert par l'empereur Napoléon Ier, y trône toujours. Les anciens salons d'apparat de l'évêque du rez-de-chaussée sont transformés en trois parties :

La faculté est agrandie en 1851 par la construction d'une aile supplémentaire le long du boulevard Henri-IV afin d'y accueillir le conservatoire d'anatomie, œuvre de l'architecte Pierre-Charles Abric. Le bâtiment est prolongé en 1957 par de nouveaux bâtiments abritant les laboratoires d'anatomie et des salles de cours à proximité du jardin de la tour des Pins.

Sous l'impulsion du doyen Gaston Giraud, une grande campagne de restauration du bâtiment fut entreprise dès 1961 et dura près de 8 ans. Elle permit notamment de redonner son aspect médiéval au site et aux façades intérieures de la cour d'honneur ainsi que la restauration complète de la salle Dugès, dont les fresques remontent au XVIIIe siècle. Cette salle voûtée sert aujourd'hui de salle de réception et de lieu d'exposition.

Depuis 1990, les collections du musée Atger sont exposées en permanence dans deux salles du premier étage, à proximité de la bibliothèque.

De nos jours, le bâtiment héberge des services administratifs de la faculté de médecine, et quelques cours y sont toujours dispensés. Avec la construction de la future faculté de médecine au nord de la ville, sur le campus Arnaud-de-Villeneuve, et la fermeture de l'institut de biologie, le bâtiment aura une vocation purement administrative, muséale et de prestige (soutenances de thèses, organisations de colloques scientifiques, cérémonies particulières, etc.).

Les façades extérieures du bâtiment bénéficient depuis décembre 2015, d'un éclairage spécial permettant une mise en valeur tous les soirs, dans le cadre d'un programme de valorisation du patrimoine historique du centre de Montpellier[14].

Le bâtiment est classé monument historique depuis le [15].

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Le jardin des plantes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jardin des plantes de Montpellier.
L'entrée du jardin des plantes, boulevard Henri-IV.

Le jardin des plantes de Montpellier est le plus ancien jardin botanique de France[16]. Lors de sa fondation en 1593 par Pierre Richer de Belleval, le jardin des plantes de Montpellier était destiné à la culture des « simples », mais le projet de Richer dépassa rapidement les seules plantes médicinales qui servaient à l’enseignement des futurs médecins et apothicaires pour devenir un véritable outil d’étude botanique, inédit à l’époque.

Au début du XVIIe siècle, le jardin des plantes de Montpellier fut non seulement un jardin scientifique, avec son importante collection de végétaux, mais un jardin précurseur dans sa manière d’appréhender le monde végétal dans sa diversité, reproduisant différents milieux (ombragé, ensoleillé, humide, sablonneux, pierreux, etc.) et consacrant un emplacement aux plantes exotiques.

Sa valeur pédagogique étant reconnue, il est fréquenté par nombre de botanistes, médecins et pharmaciens, écoliers et étudiants, mais aussi par des amateurs de la flore, des touristes et de nombreux amoureux de la nature et des plantes. Le jardin des plantes, qui s'étend sur 4,6 hectares, est propriété de l’État, affecté à l’université et géré par la faculté de médecine. Il est un des plus beaux éléments du patrimoine paysager de Montpellier et a été classé au titre des sites en 1982 et classé monument historique en 1992. Sa restauration, encadrée par une étude préalable de l'architecte en chef des monuments historiques, va prochainement commencer avec la réhabilitation de la serre Martins et l'aménagement de ses abords. Le jardin des plantes se visite, l’entrée est gratuite.

Ce jardin a aujourd'hui une triple vocation : botanique, historique et universitaire.

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Le musée d'Anatomie[modifier | modifier le code]

Le musée d'Anatomie de Montpellier.

Le musée d'Anatomie est située au premier étage du bâtiment historique de la Faculté de Médecine et abrite plus de 13 000 pièces. Ce musée, initialement dénommé conservatoire d’anatomie, est créé parallèlement à l’ouverture de l’École de Santé à Montpellier en 1795, et s’enrichit grâce à ses étudiants. En outre, de célèbres médecins et chirurgiens offrent des pièces provenant de cas pathologiques observés en milieu hospitalier.

En 1851, l’accroissement des collections nécessite la construction d’un nouveau local. Le conservatoire d’anatomie s’installe alors dans une galerie édifiée par l’architecte Pierre-Charles Abric (1800-1871), construite le long du boulevard Henri-IV.

Outil pédagogique, devenu musée, il regroupe un grand nombre de cires, de modèles en plâtre, de préparations de dissection (anatomie normale et pathologique) ainsi que de nombreux instruments médicaux et chirurgicaux. Il contient également des organes anatomiques disséqués, des spécimens rares. Une grande partie de la collection, classée au titre des monuments historiques, est constituée de préparations anatomiques déposées par les professeurs et les étudiants en médecine au XIXe et au début du XXe siècle. La curiosité principale tient dans la collection de tératologie : fœtus anormaux et autres monstres conservés dans des bocaux. Bénéficiant d'un cadre exceptionnel, le musée s'est enrichi de collections données par divers savants au cours du XIXe siècle. Le plafond et les murs reçurent les peintures de Baroffi et Monseret représentant certaines personnalités de la médecine et des sciences, tant de Montpellier que d'ailleurs ainsi que des trompe-l'œil. Le Musée se trouve divisé en quatre parties par une série de colonnes. Parmi les pièces très remarquables, on s'intéressera en particulier :

Actuellement, le musée est placé sous la Direction de la Culture Scientifique et du Patrimoine Historique de l'Université, elle en assure la conservation et les apports nouveaux des collections.

Depuis septembre 2014 les collections se sont considérablement enrichies : le musée accueille en ses murs les prestigieuses collections "Amador", transférées des musées de l’Université Paris Descartes à la suite d'un don, ainsi que des pièces offertes par l’Association des musées anatomiques Delmas-Orfila-Rouvière (Musée Orfila)[17]. Ces deux dons, qui comprennent quelque 7 500 pièces supplémentaires, ont enrichi les pièces déjà existantes et portent le nombre total de la collection du musée à plus de 13 000 pièces. C’est ainsi qu’une nouvelle salle dédiée aux collections anatomiques a été aménagée dans le Bâtiment historique de la Faculté de médecine.

Après une phase de restauration de 2004 à 2007, le musée est ponctuellement ouvert au public. Les visites sont dirigées par l'office du tourisme de Montpellier[18]. Aujourd'hui, la majeure partie de ses collections est classée au titre des monuments historiques.

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Le musée Atger[modifier | modifier le code]

Le Musée Atger.
Le musée Atger (2e salle).

Abritée dans les anciens salons d'apparat de l'évêché, au premier étage de la Faculté de Médecine de Montpellier, la collection Atger constitue un ensemble de haut intérêt artistique : on a pu dire, eu égard à leur valeur, que les dessins du Musée formaient la deuxième collection française après celle du Louvre, avec plus de 1 000 dessins et quelque 5 000 estampes. Le musée Atger est le plus ancien musée de Montpellier.

Le musée est composé d'une très riche collection de dessins des écoles flamande, italienne, hollandaise, allemande et française de la Renaissance au XIXe siècle, patiemment rassemblée par l'amateur d'art averti Xavier Atger (1758-1833) qui l'a léguée au siècle dernier à la bibliothèque de la Faculté de Médecine, par livraisons successives entre 1813 et 1832 des œuvres d’art qu'il avait collectionnées avec passion sa vie durant.

Depuis 1990, le musée Atger présente au public, dans deux salles réservées à cet effet, près de 500 dessins exposés en permanence. Tous les genres y sont représentés : motifs décoratifs, scènes historiques ou mythologiques, paysages (flamands et italiens en particulier) mais encore portraits, caricatures, physionomies humaines et animales… Les signatures les plus illustres y sont présentes, de Charles Natoire à Rubens ou Giambattista Tiepolo, Bourdon, Jean-François de Troy, Jean-Honoré Fragonard, Hyacinthe Rigaud, Joseph-Marie Vien, Vigée-Lebrun, Paul Véronèse, Tintoret, Titien, Le Dominiquin, Le Guerchin, Valerio Castello, ou encore Jacob Jordaens et Antoine van Dyck … La collection offre également un large panorama des techniques du dessin : pierre noire, lavis, sanguine ou aquarelle.

La mise en valeur des collections, dans des locaux prestigieux mais exigus, prend diverses formes. Outre l’exposition permanente de 500 dessins, les prêts à des expositions nationales ou internationales, la publication d’ouvrages sur les dessins, l’édition de cartes postales sont autant de moyens de faire connaître le Musée. Plusieurs autres projets sont à l’étude et devraient permettre au public d’admirer dans des conditions encore améliorées cette magnifique collection.

Le musée Atger est situé dans le bâtiment historique de la Faculté de Médecine à côté de la Bibliothèque universitaire. Il est ouvert le lundi, mercredi et vendredi de 13 h 30 à 17 h 45, fermé pendant les vacances de Noël et du 25 juillet au 25 août. L’entrée est gratuite[19]. Le musée Atger est géré par le Service inter-universitaire des bibliothèques de Montpellier (la BIU).

Les fonds documentaires[modifier | modifier le code]

La salle de lecture historique de la B.U. Médecine.
Les collections anciennes de l'UFR Médecine.

La bibliothèque universitaire de Médecine conserve des collections patrimoniales qui dépassent largement le cadre médical, pourtant lui aussi bien représenté.

Cette situation trouve son origine dans la période post-révolutionnaire, quand Victor-Gabriel Prunelle, médecin et bibliothécaire mandaté par Jean-Antoine Chaptal en 1803, s'en alla faire le tour des « dépôts littéraires », pour l’essentiel à partir des confiscations révolutionnaires, pour constituer, pratiquement de toutes pièces, une bibliothèque digne de la prestigieuse École de Médecine montpelliéraine dotée de nouveaux locaux depuis 1795. Avec une érudition et un dévouement remarquables, il mit sur pied un fonds encyclopédique dont la richesse et la cohérence forcent l'admiration.

Les 900 volumes de manuscrits, dont les deux tiers médiévaux (et 59 de la période carolingienne dont le psautier de Montpellier), parfois richement enluminés, et les 100 000 volumes imprimés avant le XIXe siècle -sans compter 300 incunables- furent en effet pour l'essentiel rassemblés par ses soins, même si la collection fut ensuite complétée par d'autres dons comme ceux de Paul-Joseph Barthez (plus de 5 000 ouvrages, surtout dans le domaine scientifique). Le fonds de manuscrits constitue le trésor et la grande originalité de la bibliothèque : il est absolument exceptionnel de trouver un tel ensemble de textes de tous les domaines au sein d'un site universitaire, tel le Tonaire de Saint-Bénigne de Dijon. Il s'agit, certainement, d'une des plus riches bibliothèques universitaires de France.

Aujourd'hui, la bibliothèque universitaire conserve, également, sur 9 kilomètres linéaires de rayonnage toutes les collections médicales (ouvrages, thèses et périodiques) jusque dans les années 1990. Depuis l'ouverture en 1993 de la bibliothèque de l'Unité pédagogique médicale à proximité des hôpitaux, les acquisitions courantes se sont recentrées sur les étudiants de premier cycle, qui sont accueillis dans la salle de lecture historique aux boiseries chaleureuses. Une autre salle est réservée aux chercheurs pour la consultation des fonds patrimoniaux.

La Bibliothèque de Médecine est gérée par le service commun inter-universitaire de Montpellier : la BIU[20]. Un important travail de mise de documents anciens sur microfilms et CD-ROM est en cours de réalisation.

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

La vie étudiante est rythmée par 11 associations[21] dont l'Association Carabine Montpelliéraine[22] qui organise des événements culturels (scènes ouvertes, visites de la faculté historique) de solidarité (téléthon, sidaction, octobre rose…), des soirées et représente ses étudiants au niveau national (par adhésion à l'ANEMF). Sont présentes également l'Association du tutorat en Médecine de Montpellier (ATM2)[23] pour préparer les places au concours de première année et ADEMMOS (Association des Étudiants en Médecine Montpellier Nîmes, Orthophonistes et Sage femmes) pour la représentation locale des étudiants de la faculté[24].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Parmi les célèbres diplômés de médecine à Montpellier, on peut citer :

Parmi les enseignants célèbres, on peut citer :

Lien externe[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gad Freudenthal, Samuel S. Kottek, Paul Fenton. Mélanges d'histoire de la médecine hébraïque. Compilé par Gad Freudenthal et Samuel S. Kottek. BRILL, 2002. (ISBN 90-04-12522-1 et 978-90-04-12522-3).
  2. Montpellier : la future faculté de médecine en images
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i Présentation générale de la composante de la faculté, sauvegarde du 28 mars 2018 (archive.is) sur le site medecine.edu.umontpellier.fr (consulté le 28 mars 2018)
  4. Offre de formation en médecine sur le site de l'université de Montpellier
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  11. Collection DUO de la DRAC du Languedoc-Roussillon : la cathédrale de Montpellier
  12. Medarus.org Portrait de la faculté de médecine de Montpellier
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  14. La Faculté de médecine, la Cathédrale Saint-Pierre et la Tour des Pins désormais mises en lumière
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