Mumblecore

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Mumblecore est une mouvance du cinéma indépendant américain née au tournant du XXIe siècle[1],[2]. Ces films sont caractérisés principalement par une production « fauchée » (souvent tournés en numérique), des sujets tournant autour des relations entre personnes de vingt à trente ans, des dialogues en partie improvisés et des acteurs non professionnels. Lynn Shelton, Andrew Bujalski, Mark Duplass, Jay Duplass, Aaron Katz, Joe Swanberg ou Barry Jenkins en sont les principales figures[1],[3],[4].

Historique[modifier | modifier le code]

Le mot mumblecore a été forgé en 2005 lors du festival du film de South by Southwest par Eric Masunaga, un ingénieur du son travaillant avec Bujalski (to mumble signifie « marmonner » en anglais). Ce fut Bujalski qui employa le premier le terme lors d'une interview avec Indiewire[2]. Les metteurs en scène de ce genre de films sont aussi parfois regroupés sous le terme « mumblecorps, » à l'instar de press corps concernant les journalistes. Les critiques ont aussi employé les termes « bedhead cinema » (« cinéma de chevet ») et « Slackavetes », un mot-valise venant de Slacker, film des années 90, bavard et au son sale, et du nom du metteur en scène John Cassavetes.

Mumblegore[modifier | modifier le code]

Les films d'horreur utilisant les techniques du mumblecore ont donné lieu au terme mumblegore[5]. Les films Baghead (2008), The House of the Devil (2009), Entrance (en) (2011), You're Next (2011), V/H/S (2012), The Sacrament (2013, Cheap Thrills (2013) et Creep (2014) sont souvent reliés à ce genre[6],[7].

Liste de films mumblecores[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Hoberman, J. (August 14, 2007). "It's Mumblecore!". The Village Voice. Retrieved on July 27, 2008.
  2. a b c d e f g h i et j Lim, Dennis (August 19, 2007). "Mumblecore - The New Talkies: Generation DIY". The New York Times. Retrieved on July 27, 2008.
  3. a et b Hubert, Andrea (May 19, 2007). "Andrea Hubert on the latest fad to hit the US indie film scene". The Guardian. Retrieved on July 27, 2008.
  4. Harring, Michael (Sep 29, 2009). "Local Sightings Film Festival: An I-5 Road Trip and Other New Movies Debut". The Seattle Weekly. Retrieved on Oct 7, 2009.
  5. Mary Beath McAndrews, « [Defining Mumblegore] Low Budget Found Footage Film Creep Exemplifies a Lo-Fi Genre », Nightmare on Film Street,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. Clark Collis, « 'You're Next': Mumblegore goes mainstream », EW,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. « Mumblegore », LA Weekly,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. Herrington, Chris (March 6, 2008). "Mumblecore": A new new-wave showcase at the Brooks. Memphis Flyer. Retrieved on August 20, 2008.
  9. Dollar, Steve (July 25, 2008). "Mumblecore Meets Grindhouse in 'Baghead'". The New York Sun. Retrieved on July 27, 2008.
  10. Pais, Matt (July 31, 2008). Search of a Midnight Kiss' review. Metromix. Retrieved on August 20, 2008.
  11. Burr, Ty (May 23, 2008). "[1]". Boston.com. Retrieved on August 21, 2008.
  12. "What I Meant To Say". Filmmaker Magazine. Summer 2008. Retrieved on August 20, 2008.
  13. "Hamptons Film Festival Review". SpoutBlog. October 2008.
  14. "[2]". Youth Quake: Mumblecore Movies, New Yorker. March 2009.
  15. "IFC Takes 'Medicine'". Indiewire. June 18, 2008. Retrieved on August 21, 2008.
  16. (en) Michael Jones, « Magnolia gets Shelton's 'Humpday' », Variety,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. Beeswax Movie Reviews, Pictures - Rotten Tomatoes
  18. Daddy Longlegs - Filmcritic.com Movie Review
  19. Jonathan Pacheco, « SXSW 2010 Postscript: On Cold Weather and Original Live Scoring », Slant,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]