Muhyi ad-Din Muzaffar Jang

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Nabab Hidayat Muhyi ad-Dîn Sa`d Allâh Khân Bahadur, Muzaffar Jang[note 1] est le troisième souverain d'Hyderâbâd. Il est le petit-fils du fondateur de la dynastie Nizâm al-Mulk Asaf Jâh Ier. Il succède à son oncle Mir Ahmad `Alî Khân Bahadur Nasir Jang le 16 décembre 1750. C'est un règne très bref de moins d'un trimestre. Il meurt le 13 février 1751.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Muzaffar Jang[note 2] (victorieux à la guerre) est l'époux de la fille aînée de Nizâm al-Mulk Asaf Jâh Ier, Khair un-nisa Begum. Il commence par faire une carrière militaire dans les armées impériales des Moghols. Après la mort de son père, il devient gouverneur (sudabar) de Bîjâpur.

Règne et mort[modifier | modifier le code]

Rencontre entre Dupleix et le soubab du Deccan, Muhyi ad-Din Muzaffar Jang.

Après la mort de son oncle, il s'installe à Pondichéry. En 1750, il s'allie avec Chanda Sahib contre le nabab du Carnate, Anaverdi, et reçoit l'appui du gouverneur de Pondichéry, Joseph François Dupleix. Ce dernier lui prête d'importantes sommes d'argent et met à sa disposition un contingent de soldats pour la reconquête du trône. L'armée d'Anaverdi est écrasée le 3 août à la bataille d'Ambour, et son chef tué. Ce succès décisif permet à Muzzafar d'occuper le Carnatic, qu'il doit cependant évacuer après l'intervention des troupes de son oncle Nazir Jang et du fils d'Anaverdi, Mahamet. Les troupes françaises les battent à Trivady et Ghingy ; à la mort au combat de Nazir le 16 décembre 1750, Muzzafar est proclamé soubab du Carnatic[1]. Il reçoit aussi les titres de Muzaffar Jang et de Sa`d Allah Khân[note 3].

Le 26 décembre 1750, Muzzafar vient en personne à Pondichéry pour remercier Dupleix. Il lui accorde d'importantes concessions territoriales et des titres, notamment celui de gouverneur de l'Inde du Sud[2]. Le 13 février 1751, alors qu'il regagne sa capitale, il est tué lors d'une bataille contre le nabab de Kurnool au col de Lakkireddipalle[note 4].

Asaf ad-Dawla Mir `Alî Salâbat Jang, le troisième fils de Nizâm al-Mulk Asaf Jâh Ier, est envoyé comme ambassadeur par son frère aîné Amir al-Umara Nabab Mir Ghazi ad-Dîn Khân Bahadur Firuz Jang. Il se fait proclamer successeur dans le camp près Lakkireddipalle avec le soutien des Français[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. urdu : muẓaffar jang ibn niẓām al-mulk, مظفر جنگ ابن نظام الملک.
    arabe : muḥyī ad-dīn, محي الدين, réconfort de la religion
  2. urdu : muẓaffar jang, مظفر جنگ, victorieux à la guerre
  3. urdu : saʿd allāh ḫān, سعد الله خان, Khân chanceux par Dieu
  4. Lakkireddipalle ou Lakkireddipalli dans le district de Kadapa de l'État de l'Andhra Pradesh en Inde. 14° 10′ 00″ N 78° 42′ 00″ E / 14.1667, 78.7

Références[modifier | modifier le code]

  1. Vincent 1993, p. 133 à 136.
  2. Vincent 1993, p. 136.
  3. Christopher Buyers, (en) Hyderabad, page 4.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rose Vincent (dir.), Pondichéry, 1674-1761 : L'échec d'un rêve d'empire, Paris, Autrement, coll. « Mémoires » (no 24), (ISBN 2-86260-433-X, ISSN 1157-4488).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]