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Muganga - Celui qui soigne

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Muganga, celui qui soigne

Réalisation Marie-Hélène Roux
Scénario Jean-René Lemoine
Marie-Hélène Roux
Musique Alexandre Dudermel
Acteurs principaux Isaach de Bankolé
Vincent Macaigne
Manon Bresch
Babetida Sadjo
Déborah Lukumuena
Sociétés de production Petites poupées production
Pays de production Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de la France France
Genre Drame[1]
Durée 105 minutes
Sortie 2025

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Muganga, celui qui soigne est un film franco-belge réalisé par Marie-Hélène Roux et sorti en 2025.

Il s'agit d'un fait réel, inspiré du livre Panzi[2] de Denis Mukwege et Guy-Bernard Cadière (Éditions du Moment, 2014)[3], ayant sauvé, dans les années 1990, des milliers de femmes victimes de violences sexuelles en république démocratique du Congo[4],[5],[6].

Il est présenté en compétition officielle au Festival du film francophone d'Angoulême 2025[7] où il a remporté le Valois du public et le Valois des étudiants francophones, ainsi que le Valois du meilleur acteur pour Isaach de Bankolé.

En République démocratique du Congo, Denis Mukwege, médecin congolais, soigne — au péril de sa vie — des milliers de femmes victimes de violences sexuelles. Sa rencontre avec Guy Cadière, chirurgien belge, va redonner un souffle nouveau à son engagement : ensemble, ils vont opérer à quatre mains, portés par la force des femmes[4],[6].

Fiche technique

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Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques Unifrance, présente dans la section « Liens externes ».

Distribution

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  • Isaach de Bankolé : Denis Mukwege[4],[6]
  • Vincent Macaigne : Guy Cadière[4],[6]
  • Manon Bresch : Maïa Cadière
  • Babetida Sadjo : Blanche
  • Déborah Lukumuena : Busara
  • Soliane Moisset : Florence
  • Yves-Marina Gnahoua : Kymia Mukwege
  • Dada Stella Kitoga Bitondo : Mme Ilongé
  • Joely Mbundu : Hatia
  • Jennifer Heylen : Neema
  • Nadège Ouedraogo : Astrid
  • Doukaga Kouaba : Antoinette
  • Nicole Bongo Letuppe : Maman Zawadi
  • Agathe de la Boulaye : la journaliste
  • Béatrice Moutsinga : Patience
  • Edel Mezui : Dosufé
  • Chancia Rebelah : Sadia Mukwege
  • Épée Paradis : Aminata Mukwege
  • Janellia Diane Nkie : Marie Mukwege
  • Neil Tiwinot : Luzolo
  • Erika Princesse Akieno : une infirmière
  • Adriella Lou : une infirmière
  • Noa Staes : Frédéric

Développement

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Début , le dessinateur humoristique belge, Philippe Geluck, annonce son soutien pour Cynthia Pinet, productrice du projet avec sa société, 1Divided Films[14] : il s'agit du second long métrage de Marie-Hélène Roux, originaire de Gabon de parents français[8],[9], sur l'histoire des docteurs, Denis Mukwege et Guy-Bernard Cadière, qui ont sauvé les femmes victimes de violences sexuelles en république démocratique du Congo[14].

À la mi-, le titre est dévoilé Panzi — qui est également le titre du livre co-écrit, en 2014, par les docteurs relatant ce dont ils ont été témoins à l’hôpital — et le tournage devrait commencer, en langue anglaise, à l’été suivant[8],[9],[15], en Afrique centrale[16].

Le scénario est signé Marie-Hélène Roux et Jean-René Lemoine[4],[6]. L'origine du projet revient à la réalisatrice qui, en 2014, s'était sentie « bouleversée » par la découverte du livre, Panzi[17] :

« En 2014, avant le Nobel, j’ai rencontré le docteur Mukwege, échangé avec le docteur Cadière, et surtout, je suis allée à Panzi, en république démocratique du Congo, pour comprendre leur réalité. (…) Ce que dit le docteur Mukwege m’a profondément touchée : il fallait que le monde sache — non seulement l’horreur, mais aussi l’espoir, la solidarité, la reconstruction —. De cette expérience est né le film, co-écrit avec Jean-René Lemoine. Il ne s’agit pas d’une biographie, mais d’une mise en lumière d’un moment-clé : celui de la rencontre, où l’on perçoit la violence mais aussi la résistance, la dignité et l’action commune. »

— Marie-Hélène Roux[1]

À la mi-, le titre est désormais Celui qui soigne Muganga[4]. Le mot muganga signifie littéralement « celui ou celle qui soigne » en swahili, en gardant « la neutralité de genre »[10] :

« Parce que ce n’est justement pas une histoire individuelle. Le docteur Mukwege rappelle souvent qu’il ne travaille pas seul. Et, pour moi, il était essentiel que les femmes soient incarnées pleinement, qu’elles ne soient pas réduites à des chiffres, à des symboles ou à des figures de victime. Ce sont des survivantes ! Je voulais montrer comment elles vivent, comment elles rient, comment elles s’entraident, et surtout comment elles sont les véritables actrices de leur propre reconstruction. »

— Marie-Hélène Roux[1]

Le film est toujours produit par Cynthia Pinet pour la nouvelle société, Petites Poupées Productions[4] et coproduit par les sociétés françaises, France 3 Cinéma et Kalliopé, ainsi que les sociétés belges, Proximus, Radio-télévision belge de la Communauté française (RTBF), Scope Pictures, et la société africaine, Canex Creations Inc. (Afreximbank)[11]. À l'origine, les sociétés, Ça va aller Production, Palermo Production et Union générale cinématographique (UGC) faisaient partie du projet[4],[18].

Un temps prévu avec la société, UGC, en 2023[4], L'Atelier Distribution gère le film dans les salles françaises[19].

Début , Angelina Jolie, actrice et réalisatrice reconnue pour son engagement en faveur des droits humains, est annoncée faire partie de la société, Petites Poupées Productions[20],[21] :

« Muganga, celui qui soigne est un film urgent et puissant. Je suis honorée de rejoindre l’équipe pour faire entendre la voix des survivantes et soutenir l’action du Dr Mukwege, l’un des plus grands défenseurs de notre temps. »

— Angelina Jolie[20]

Attribution des rôles

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À la mi-, Marie-Hélène Roux fait appel à l'acteur béninois, Djimon Hounsou, pour incarner Denis Mukwege, médecin congolais — ayant reçu le Prix Nobel de la paix, avec Nadia Murad, pour leurs efforts pour mettre fin à l'emploi des violences sexuelles en tant qu'arme de guerre[3],[8],[15]. Ces deux hommes ont passés sept jours ensemble dans l’hôpital de Panzi afin que l'acteur s’imprégne de la personnalité du docteur[16].

Isaach de Bankolé et Vincent Macaigne, acteurs principaux.

À la mi-, l'acteur franco-ivoirien, Isaach de Bankolé, incarne désormais Denis Mukwege, aux côtés de l'acteur français, Vincent Macaigne, dans le rôle du médecin belge Guy-Bernard Cadière[4],[18].

« Quand j'ai su que Marie-Hélène Roux était née au Gabon et qu'elle avait grandi, comme Claire Denis, en Afrique, je me suis dit, il n'y a pas de hasard. Donc, c'était pour moi comme si c'était mon premier film, d'autant plus que ça me parlait. Quand j'étais jeune, je voulais être médecin. Ma sœur est médecin, chirurgienne pédiatrique. D'ailleurs, j'ai été la voir quand j'ai commencé à travailler avec Marie-Hélène sur le film. Elle est spécialiste des opérations de chirurgie labiale, elle répare les « becs-de-lièvre » dans toute l'Afrique, et aussi aux États-Unis. »

— Isaach de Bankolé[17]

Isaach de Bankolé, pour parfaire son rôle, a du passé du temps dans un hôpital et appris le swahili[1].

Manon Bresch.

Début , Manon Bresch informe qu'elle vient de finir le film[22] où elle interprète une jeune « chirurgienne belge qui rejoint l’équipe médicale du chirurgien Guy-Bernard Cadière (…) et du médecin congolais Denis Mukwege (…) [faisant] partie de la première équipe belge à intégrer l’hôpital de Panzi »[23] :

« Je voulais un personnage féminin emblématique aux côtés d'Isaach et Vincent. Dans la réalité, Guy-Bernard Cadière a un fils chirurgien, nous avons choisi de le remplacer par une fille et de créer un rôle au chœur tragique. »

— Marie-Hélène Roux[24]

Le tournage débute en [4],[6]. Il a lieu deux semaines à Bruxelles, en Belgique, pour le bois de la Cambre[25], puis six semaines au Gabon[26],[2]. Il devrait prendre fin en septembre suivant[4],[6].

La musique est composée par Alexandre Dudermel, qui retrouve la réalisatrice, Marie-Hélène Roux, après Links of Life (2016)[27].

« Je pense en termes de vibration, de souffle, de rythme. Le son est au cœur de la perception et de l’émotion. Avec le compositeur Alexandre Dudermel, nous avons créé une musique à partir de matières brutes — un tiroir qui grince, un archet frotté sur un cintre — dans une démarche d’invention et non d’illustration. Avec Alek Goosse, le mixeur son, chaque souffle, chaque silence a été pensé pour que l’on ressente, que l’on respire avec les personnages. Un paysage sonore organique, presque tactile. »

— Marie-Hélène Roux[10]

Festivals et sortie

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À la mi-, Muganga, celui qui soigne est sélectionné au festival des Premières rencontres art et essai de Bretagne, où il projette en avant-première nationale, dans l'après-midi du , à Dinard (Ille-et-Vilaine)[28], en présence de la réalisatrice, Marie-Hélène Roux[29].

Début , il est sélectionné en compétition officielle au Festival du film francophone d'Angoulême[30], où il est projeté le [7],[31] : l'histoire « a secoué le public »[26],[17]. Dans la soirée du , le film y obtient trois Valois du meilleur acteur pour Isaach de Bankolé, du public et des étudiants francophones[32],[33]. À la mi-octobre, il est également sélectionné dans la section « FIFF Première » du Festival international du film francophone de Namur[12].

La société, L'Atelier Distribution, fixe la date de sa sortie : le , en France[19].

Accueil critique

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Anne-Aimée Bonnefoy, du journal Charente libre, souligne que c'est « un film choc » et « puissant »[31].

Distinctions

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Récompenses

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Nominations et sélections

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Notes et références

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  1. a b c et d Dossier de presse : Muganga, celui qui soigne, 2025, p. 7.
  2. a b c et d « Marie-Hélène Roux : « Réaliser Muganga, c’est refuser l’indifférence » » Accès libre, sur cnc.fr, CNC, (consulté le ).
  3. a b et c « Prix Nobel de la paix : Denis Mukwege sera incarné par Djimon Hounsou au cinéma » Accès libre, sur jeuneafrique.com, Jeune Afrique, (consulté le ).
  4. a b c d e f g h i j k l m n et o « Isaach de Bankolé incarne le médecin Denis Mukwege » Inscription nécessaire, sur lefilmfrancais.com, Le Film français, (consulté le ).
  5. Yohan Haddad, « Isaac de Bankolé incarne un Prix Nobel dans Celui qui soigne Muganga » Accès libre, sur premiere.fr, Première, (consulté le ).
  6. a b c d e f g h i et j Fabien Lemercier, « Marie-Hélène Roux tourne Muganga - Celui qui soigne » Accès libre, sur cineuropa.org, Cineuropa, (consulté le ).
  7. a b c et d « Muganga - Celui qui soigne », sur filmfrancophone.fr, Film francophone à Angoulême, (consulté le )
  8. a b c et d (en) Elsa Keslassy, « Djimon Hounsou to Play Nobel Peace Prize Winner Denis Mukwege in ‘Panzi’ (EXCLUSIVE) » [« Djimon Hounsou va interpréter le lauréat du prix Nobel de la paix Denis Mukwege dans ‘Panzi’ »] Accès libre, sur variety.com, Variety, (consulté le ).
  9. a b et c « Cinéma : Djimon Hounsou va incarner le lauréat du prix Nobel de la paix Denis Mukwege dans ‘Panzi’ » Accès libre, sur l-frii.com, L.FRII, (consulté le ).
  10. a b et c Dossier de presse : Muganga, celui qui soigne, 2025, p. 10.
  11. a et b Dossier de presse : Muganga, celui qui soigne, 2025, p. 11.
  12. a b et c Alexis Seny, « Namur : le 40e Festival International du Film Francophone (FIFF) se dévoile : un gâteau sans effets spéciaux mais fort en héros normaux (vidéos) » Accès libre, sur dhnet.be, La DH Les Sports+, (consulté le ).
  13. [vidéo] « Muganga - Celui qui soigne », AlloCine (consulté le )
  14. a et b Virginie Desmet, « "Le Chat" de Philippe Geluck milite pour le projet de film d’une Périgourdine » Accès libre, sur sudouest.fr, Sud Ouest, (consulté le ).
  15. a et b « RDC : Le célèbre acteur de "Blood diamond" incarnera Mukwege au cinéma » Accès libre, sur actualite.cd, (consulté le ).
  16. a et b Dieyna Sene, « Cinéma : un acteur bénino-américain jouera le rôle du Docteur africain prix Nobel de la paix » Accès libre, sur lactuacho.com, (consulté le ).
  17. a b et c Laurence Houot, « "Il fallait se faire petit pour incarner un personnage aussi grand" : Isaach de Bankolé, docteur et prix Nobel de la paix, dans "Muganga", film choc présenté à Angoulême » Accès libre (entretien), sur franceinfo.fr, France Info, (consulté le ).
  18. a et b Sidiki Scian Scian, « « Celui qui soigna Muganga » : Une fresque cinématographique d’espoir et de transformation » Accès libre, sur tendancespeoplemag.com, Tendances People Mag, (consulté le ).
  19. a et b « Les distributeurs ajustent leurs line-ups » Accès libre, sur boxofficepro.fr, Boxoffice Pro, (consulté le ).
  20. a et b « Angelina Jolie rejoint la production de “Muganga – Celui qui soigne” » Inscription nécessaire, sur ecran-total.fr, Écran total, (consulté le ).
  21. Marie Lemaître, « Angelina Jolie rejoint l’équipe de Muganga, celui qui soigne, produit par une Périgourdine » Accès libre, sur vie-economique.com, La Vie économique, (consulté le ).
  22. Manon Carrigues, « Manon Bresch : “Je n’aime pas rester là où on me dit d’être” » Accès libre (entretien), sur vogue.com, Vogue, (consulté le ).
  23. Florence Vaudron, « Manon Bresch : “Je veux servir des histoires qui élèvent les consciences” » Accès libre (entretien), sur mixtemagazine.com, Mixte Magazine, (consulté le ).
  24. Dossier de presse : Muganga, celui qui soigne, 2025, p. 8.
  25. « Muganga - Celui qui soigne (ex-Panzi) » Accès libre, sur screen.brussels.
  26. a et b Nicolas Bastuck, « Muganga », sur le combat du Dr Mukwege, secoue le Festival du film d’Angoulême, Le Point, 2023.
  27. « Muganga - Celui qui soigne » Accès libre, sur cinezik.org (consulté le ).
  28. a et b Cécile Vargoz, « Les 11es Rencontres art et essai de Bretagne se précisent » Accès libre, sur boxofficepro.fr, Boxoffice Pro, (consulté le ).
  29. « La ville de Dinard accueille les 11e Rencontres du cinéma art et essai de Bretagne » Accès libre, sur ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le ).
  30. a et b Brigitte Baronnet, « Quels seront les films français événements de la rentrée ? Découvrez la sélection du Festival du Film Francophone d'Angoulême 2025 » Accès libre, sur allocine.fr, Allociné, (consulté le ).
  31. a et b Marie-Aimée Bonnefoy, « « Muganga », un film choc sur la mutilation des femmes en compétition au FFA » Accès payant, sur charentelibre.fr, Charente libre, (consulté le ).
  32. a b c et d Julie Pasquier, « Festival du film francophone : le Valois de Diamant pour « Les enfants vont bien » » Accès payant, sur charentelibre.fr, Charente libre, (consulté le ).
  33. « Le palmarès du Festival du film francophone d'Angoulême couronne "Les enfants vont bien" avec Camille Cottin » Accès libre, sur franceinfo.fr, France Info, (consulté le ).
  34. « Muganga - Celui qui soigne », sur fiff.be, FIFF Namur, .

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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