Mubabinge Bilolo

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Mubabinge Bilolo (wa Kaluka), né le 15 janvier 1953 à Kabwe en République démocratique du Congo, est un intellectuel et militant zaïrois, vivant en Allemagne, qui a travaillé sur l'Égypte ancienne, la philosophie et les religions africaines.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bilolo est le cadet d'une famille de trois garçons. Il est né à Kabwe (Kasai occidental, et vécu à Mikalayi, Kananga, Lubumbashi etKinshasa. Il réside depuis 1979 principalement en Allemagne.

Il suit des études primaires en 1958 et 1965, puis secondaires de 1966 à 1972, et fini diplômé en biochimie. Il est ensuite professeur au collège de Kananga[1].

Il étudie ensuite entre 1973 et 1978 la philosophie et les religions africaines, la théologie, la sociologie, l'anthropologie et la linguistique bantue à la faculté catholique de Kinshasha. Il obtient licence en philosophie et religions africaines, piton sociologie et anthropologie[1] et une attestation de réussite en théologie et sciences humaines.

Après un an d'enseignement comme professeur de philosophie africaine, de religions africaines (égyptienne et bantu), de philosophie orientale, de philosophie du langage et d'herméneutique philosophique dans les Instituts supérieurs de philosophie de Kabwe, Mbuji-mayi, Kalonda et Mayidi au Congo, il obtient en décembre 1979 une bourse de Missio-Aachen eV et de Missio-München pour la préparation de son doctorat en Allemagne.

Il entreprend des études de philosophie, sciences sociales et théologie fondamentale à l'École supérieure de philosophie de Munich de 1980 à 1985 et des études d'égyptologie, d'ethnologie-africanistique et de philosophie des religions à l'université de Munich, où il obtient un PhD en 1985 sur Les Cosmo-Théologies philosophiques de l'Égypte antique.

À partir de 1986, il suit des études post-universitaires de science politique, de sociologie, de gestion des entreprises et de ménagement écologique à l'Université de Munich.

En 1990 il est nommé professeur-chargé de recherche au Centre d'études égyptologiques Cheikh Anta Diop de l'Institut africain d'études prospectives (en) (INADEP). Administrativement, il est chargé du Centre d'études égyptologiques ainsi que de l'écologie.

En 1992, il rend un travail d'habilitation pour le venia legendi à l'Université de Zürich en Suisse sur la question L'Un (Wa) devient-il Multiples (Hh) (Zürich, 1992, 828 pages). Il élargit alors ses recherches sur la philosophie, la théologie et la religion égyptienne, sur l'Égypte et la Nubie ainsi qu'à l'étude de l'anti-négrisme en égyptologie.

En 2005 il soutient la thèse selon laquelle l'ancien égyptien serait une langue bantue, encore parlée en Ouganda, au Congo, au Rwanda-Burundi, au Kenya-Tanzanie, en Malawi, en Zambie, au Gabon, au Cameroun, au sud du Nigéria, en Namibie, au Zimbabwe et en Afrique du Sud. Ce Proto-Bantu serait pré-pharaonique, partie du proto-négro-africain. Le déterminatif jouerait surtout le rôle du préfixe ou du suffixe bantu.

Parallèlement à ses activités officielles, Mubabinge Bilolo enseigne et anime de nombreux instituts, organisations non-gouvernementales, cercles culturels et partis politiques en Afrique, en Europe et dans les Caraïbes. Il est membre cofondateur de la Société civile nationale du Congo (1991). Il est aussi depuis 1986, directeur des publications universitaires et président de l'Académie de la pensée africaine. Éditions et Académie qu'il anime avec Kä Mana, Kabasele ou Kalamba.

Membre[modifier | modifier le code]

  • Membre associé du Council for Research in Values and Philosophy
  • Membre cofondateur de la Société Civile Nationale du Congo
  • Membre cofondateur de l'Association des Moralistes Congolais (avec la fonction du secrétaire Génral-Adjoint)
  • Membre cofondateur de l'Académie de la Pensée Africaine
  • Membre du Wissenschaftliches Gremium der Afrikanisch-Asiatischen Akademikerinnen und Akademiker (Allemagne)
  • Membre cofondateur de l'Association Internationale d’Études Hegeliennes (Berlin)
  • Membre de l'Association Internationale des Égyptologues
  • Membre de l'Association Mondiale des Égyptologues Noirs
  • Membre de l'Association et du Centre Bafika Dimanyayi
  • Membre du Congo Defense Fund
  • Membre de la Fédération des Congolais de l’Étranger
  • Membre de Society for Intercultural Philosophy (SIP /Germany)

Publications[modifier | modifier le code]

Égyptologie[modifier | modifier le code]

  • Fondements thébains de la philosophie de Plotin l'Égyptien, Academy of African Thought & African Institute for Future Studies, Sect. I, vol. 9, Kinshasa-Munich-Paris, 2007. (ISBN 978-3-931169-00-8) - (ISBN 3-931169-00-6)
  • Percées de l’éthique écologique en Égypte du -IIIe millénaire, Academy of African Thought & African Institute for Future Studies, Sect. I, vol. 9, Kinshasa-Munich-Paris, 2007. (ISBN 9783931169039)
  • «Di-Shikula dia ciLuba mu ciKam. Cileshelu: "Kapia"», in Mutombo-Mwana (éd.), Tuya tooo twimana... Nkongamifundu mulubwila P. Ngandu Nkashama wa Kalonji, ngooyamwakulu, Louvain-La-Neuve, 2007, p. 25-48. (ISBN 978-2-930393-09-2[à vérifier : ISBN invalide])
  • Méta-Ontologie Pharaonique IIIe millénaire av. J.-C., AAT. & INADEP., Sect. I, vol. 5, Kinshasa-Munich 1996; rééd. Munich-Paris, 2005 ;
  • «Aristote et la mélanité des anciens Égyptiens», Ankh n° 6-7, 1997-1998, pp. 139 - 161 ;
  • «Das alte Ägypten und Afrika : Übergewicht der rassistischen Entafrikanisierungsversuche», Archéoafrika. Interdisciplinary Bulletin of Africain Archaeology, I, 1 (1997), p. 62-82 ;
  • «"Pauvre (hsj / hwr) Nubien" : Expression du racisme pharaonique ?», in Africa Antiga. L’antic Egipte, una civilització africana. IX Setimana d’Estudis Africans, Barcelona, 18-22 de març de 1996, Centre d’Estudis Africans, Barcelona, 1996, 19p. ;
  • «„Wa-jr-sw"-Semantik in dem Satz: Wa-jr-sw-m-hh(w). Die Hypothese eines exozentrischen Kompositums und einer festen Permansivverbindung», in Discussions in Egyptology, Oxford, 35 (1996), p. 5-17.
  • Métaphysique Pharaonique IIIe millénaire av. J.-C., Academy of African Thought & C.A. Diop-Center for Egyptological Studies-INADEP, Sect. I, vol. 4, Kinshasa-Munich 1995 ; rééd. Munich-Paris, 2003 ;
  • «La notion de “l’Un’ dans les Ennéades de Plotin et dans les Hymnes thébains. Contribution à l’étude des sources égyptiennes du néo-platonisme», in D. Kessler, R. Schulz (ed.), Gedenkschrift für Winfried Barta Htp dj n Hzj, Münchner Ägyptologische Untersuchungen, Bd. 4, Frankfurt-Berlin-..., 1995, p. 67-91 ;
  • «Zur sw-Semantik in dem Satz: wa jr(jw) sw m hh(w)», in T. Duquesne (éd.), Hermes Aegyptiacus, Egyptological studies for BH Stricker, Oxford, 1995, p. 27-42 ;
  • «Die klassische ägyptische Philosophie. Ein Überblick», in Neugebauer, C. (ed.), Philosophie, Ideologie und Gesellschaft in Afrika, Wien, 1989, Frankfurt-Bern-New York-Paris, 1991, p. 199-212 ;
  • «La civilisation pharaonique était-elle kame-kmt-nègre ? L’état de la question avant et après "Nations nègres et Culture"», Présence Africaine, n° 149-150, Hommage à Cheikh Anta Diop, 1989, p. 68-100 ;
  • Le Créateur et la Création dans la pensée memphite et amarnienne. Approche synoptique du Document Philosophique de Memphis et du Grand Hymne Théologique d'Echnaton, AAT., Sect. I, vol. 2, Kinshasa-Munich 1988; rééd., Munich-Paris, 2004 ;
  • Les cosmo-théologies philosophiques d'Héliopolis et d'Hermopolis. Essai de thématisation et de systématisation, AAT., Sect. I, vol. 2, Kinshasa-Munich 1987; rééd., Munich-Paris, 2004 ;
  • «L’enjeu politique de la théologie négative du Grand-Hymne à Jati», in Göttinger Miszellen. Beiträge zur ägyptologischen Diskussion, 93 (1986), p. 29-35 ;
  • Les cosmo-théologies philosophiques de l’Égypte Antique. Problématique, prémisses herméneutiques et problèmes majeurs, Academy of African Thought, Sect. I, vol. 1, Kinshasa-Munich 1986; rééd., Munich-Paris, 2004 ;

Histoire de la philosophie africaine[modifier | modifier le code]

  • Contribution à l’histoire de la reconnaissance de philosophie en Afrique Noire Traditionnelle, mémoire de licence en philosophie et religions africaines, Kinshasa, 1978, 219 p. (polyc.) ;
  • Le « premier-et-le-tard-venu » : le Négro-Africain dans l’histoire de la philosophie, in Cours de philosophie africaine, Grand Séminaire de Kabwe, Kananga, 1979, p. 1-29 (polyc.) ;
  • «La Sémiologie d’un hommage au révérend père Placide Tempels», in Ethique et Société. Actes de la 3e Semaine Philosophique de Kinshasa, avril 1978 (Coll. Recherches philosophiques africaines, 5), Kinshasa, 1980, p. 307-331 ;
  • «La Philosophie nègre dans l’œuvre d’Emile Possoz. I. de 1928-1945», Revue africaine de théologie, V, 10 (1981), p. 197-225 ;
  • «L’impact d’Emile Possoz sur P. Tempels. Introduction au destin du possozianisme», Revue africaine de théologie, 11 (1982), p. 27-57 ;
  • «De l’ambigüité de philosophies africaines de la personnalité, de l’identité et de l’authenticité. Une relecture critique de la Négritude et de l’Authenticité», in H. Kimmerle (ed.), Das Andere und das Denken der Verschiedenheit (Schriften zur Philosophie der Differenz), Amsterdam, 1987, p. 315-335.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sa biographie sur Congo online par Jean-Pierre Biminayo.

Liens externes[modifier | modifier le code]