Mouvements perpétuels

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mouvement perpétuel (musique).

Mouvements perpétuels
Genre Musique moderne pour piano
Musique Francis Poulenc
Durée approximative 5 minutes
Dates de composition 1918
Dédicataire Valentine Gross
Création
Paris, Drapeau de la France France
Création
française

Paris
Interprètes Ricardo Viñes

Les Mouvements perpétuels de Francis Poulenc sont une œuvre pour piano composée en 1918. Sa durée totale d'exécution est d'environ 5 minutes.

Genèse[modifier | modifier le code]

Francis Poulenc écrit ses Mouvements perpétuels en décembre 1918. Selon Jankélévitch, ce titre témoignerait d'une intention ironique : en l'occurrence, les Mouvements perpétuels ne sont ni mouvementés, ni perpétuels[1].

Dédiés à Valentine Gross, ils sont créés par le pianiste Ricardo Viñes en le , dans un atelier de Montparnasse. Le public, restreint, de cette première comprenait plusieurs membres éminents du groupe « Lyre et palette » : le Groupe des six, les peintres Braque, Modigliani ou Picasso.

Rencontrant le succès, ces Mouvements perpétuels établirent rapidement la célébrité de leur auteur[2].

Style[modifier | modifier le code]

Francis Poulenc jugeait ses Mouvements perpétuels ultra-faciles. Selon Adélaïde de Place, ils « se ressentent à la fois de l'influence du Satie des Gymnopédies et de celle d'un certain classicisme nourri par les clavecinistes français du XVIIIe siècle »[2]

Structure et analyse[modifier | modifier le code]

Les Mouvements perpétuels se composent de trois pièces brèves :

1. Balancé, modéré[modifier | modifier le code]

Cette première pièce déploie un « halo sonore »[2], sans cesse rythmé d'une basse sans nuance. Bien que l'armure ne porte trace d'aucune altération, elle se cantonne à une tonalité de si mineur[1]. Elle se compose de vingt-quatre mesures.

Alfred Hitchcock a utilisé cette pièce comme leitmotiv dans La Corde[1].

2. Modéré[modifier | modifier le code]

La seconde pièce s'ouvre sur un motif indifférent, qui laisse rapidement la place à un thème très chanté. Elle se conclut sur un ironique glissando.

3. Alerte[modifier | modifier le code]

La troisième pièce s'appuie sur une rythmique en mutation constante. Elle multiplie les allusions à la musique de Satie.

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

  • Éric Le Sage : Francis Poulenc - Intégrale Musique pour piano - RCA Red Seal - 2001

Notes et références[modifier | modifier le code]

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Sacre 1998, p. 2116
  2. a, b et c Tranchefort 1987, p. 565