Mouvement de libération nationale

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Le nom de Mouvement de libération nationale a été porté pendant l'Occupation par deux organisations de résistance : l'une créée en 1940 par Henri Frenay, qui prit en 1941 le nom de « Combat » ; la seconde résultant du regroupement en 1944 des MUR (incluant Combat) et de plusieurs mouvements de zone Nord.

Le MLN de 1940[modifier | modifier le code]

Il est créé en 1940 par Henri Frenay et Berty Albrecht, et devient Combat en .

Le MLN de 1944-1945[modifier | modifier le code]

Affiche du Mouvement de Libération nationale collée à Paris durant la Libération.

Créé en janvier 1944 par Philippe Viannay et Claude Bourdet, le MLN regroupe les Mouvements unis de la Résistance et des mouvements de zone Nord, notamment « Défense de la France », « Résistance » et « Lorraine ».

La création du MLN intervient après celle du Conseil national de la Résistance (), réalisée par Jean Moulin à la demande du général de Gaulle ; c'est la poursuite du processus d'unification des mouvements de Résistance.

Les mouvements constitutifs
Le rôle du MLN dans la libération de la France

Créé en décembre 1943, à l’approche de la Libération et dans le cadre de l’unification des forces résistantes, le Mouvement de libération nationale ne doit pas être confondu avec le mouvement du même nom créé en juillet 1940 par Henri Frenay.  Ecartés en mai 1943 du CNR, certains mouvements de moyenne importance de la zone nord, Défense de la France, Résistance, Lorraine et Voix du Nord s’unissent aux Mouvements unis de Résistance, organisation créée dès janvier 1943 par les  trois grands mouvements de la zone sud. Le nouvel ensemble ainsi constitué forme le Mouvement de libération nationale. Le MLN fusionne les organismes d’action des mouvements qui le composent, mais maintient l’existence autonome de leurs journaux. Son aspiration politique est double : créer un « grand parti » progressiste de la Résistance et contenir la poussée du Parti communiste et de son mouvement-relais,  le Front national. En février 1944, le MLN, en commun avec l’Organisation civile et militaire, Ceux de la Résistance, Ceux de la Libération et Libération-Nord, propose une Union nationale de la Résistance (UNR). Le Front national refuse d’y adhérer et le projet est abandonné. Après la libération,  ce sera au tour du MLN de refuser lors de son congrès de janvier 1945 la fusion avec le FN, considéré désormais comme un instrument au service du PCF.  Ainsi disparaîtra l’idée d’un « grand parti » de la Résistance.

Source: https://gallica.bnf.fr/html/und/presse-et-revues/mouvement-de-liberation-nationale?mode=desktop

L'après-guerre

Le , une minorité du MLN, proche du Parti communiste (Emmanuel d'Astier de la Vigerie, Pascal Copeau), fonde l'Union républicaine et résistance (URR) puis participe à la création de l'Union des républicains progressistes (URP) tandis que le la majorité forme avec d'autres organisations l'Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR)[2].

Gabriel Delaunay est président régional du MLN à Bordeaux. Il signe un article Examen de conscience paru en Septembre 1944 dans la nouvelle République, organe officiel régional du MLN.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Michel, Histoire de la Résistance en France (1940-1944), Paris, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1950 (dixième et dernière édition en 1987)
  • Henri Baily, Du Mouvement de libération nationale (MLN) à l'Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR) (-), mémoire de maîtrise sous la direction de Jean-Louis Robert, Université Paris 1, 2001 (disponible : Paris 1-CHS)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marcel Leroy (1904-1944), instituteur, syndicaliste (SNI), démocrate-chrétien. Cf. Site Amitiés de la Résistance.
  2. Laurent de Boissieu, « Mouvement de la libération nationale (MLN) », sur France-politique.fr (consulté le 15 juin 2018).