Mouvement Utopia

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Mouvement Utopia
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique loi 1901
But Politique, Monde associatif, ONG, éducation populaire
Zone d’influence France, Amérique latine, Monde
Fondation
Fondation 1996, France
Identité
Siège 5, avenue Jean Moulin
01100 Oyonnax
Méthode Militantisme, conférences, éditions
Financement Adhésions, Dons et subventions
Slogan « Des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue »
Site web http://www.mouvementutopia.org

Le Mouvement Utopia est une association investie dans l'espace public, les partis politiques de gauche et dans le milieu associatif. Il est animé par Franck Pupunat et Samira Chahboune et a pour but de définir un projet de société en posant la question de l'idéal et du sens. Ses deux porte-parole sont David Flacher et Anne Le Strat

Le Mouvement Utopia se définit officiellement comme

« un mouvement politique de réflexion, d'action et de diffusion d'idées qui appelle au dépassement du système capitaliste. Son objectif : bousculer l'imaginaire et construire un grand projet de société. Nous défendons nos convictions altermondialistes et écologistes dans l'espace public au sens large, c'est-à-dire dans la société civile, au sein du monde associatif, dans le mouvement social et dans les partis politiques de gauche. Nous nous vivons comme une coopérative citoyenne et politique : laboratoire d'idées, maison d'éditions, ONG, tendance constituée dans les partis politiques de gauche, maison de production audiovisuelle, mouvement de résistance et d'expérimentations concrètes… Utopia est tout cela à la fois. Nous nous considérons comme un trait d'union, un pont entre le mouvement social, le monde politique et le monde intellectuel[1]. »

Le nom de ce mouvement a été pris en référence au livre de Thomas More, Utopia, mais ses principales inspirations proviennent de la réflexion de la sociologue Dominique Méda et du philosophe André Gorz.

Fondements idéologiques et philosophiques[modifier | modifier le code]

Les inspirations d'Utopia[modifier | modifier le code]

À sa création en 1996, Utopia mène une réflexion autour des thèses développées par la sociologue et philosophe Dominique Méda sur le travail et sur la richesse. Par la suite, les sources d'inspirations s'élargissent et on peut citer entre autres[2] : les philosophes Thomas More, Hannah Arendt, Cornelius Castoriadis, André Gorz et Edgar Morin, les écrivains Guy Debord, Ivan Illich, les économistes Jean Gadrey, Serge Latouche, François Partant, Jean-Marie Harribey et Karl Polanyi, les sociologues Jean Baudrillard et Jean-Louis Laville.

Le socle de réflexion[modifier | modifier le code]

Utopia est né de la dénonciation de trois aliénations :

Il s'agit pour ce courant de redéfinir la richesse à travers de nouveaux indicateurs (sociaux, environnementaux, culturels…).

En ce qui concerne la place de la valeur « travail » dans nos vies, Utopia prône la réduction de la durée légale à 32 heures sur le « modèle de la semaine de 4 jours ».

Enfin, les Utopiens se prononcent en faveur d'un revenu universel et d'une couverture maladie unique et universelle qui remboursera l'ensemble des soins. Ils défendent aussi les combats des altermondialistes et des féministes.

Parmi les propositions du Mouvement figurent : le développement de l'économie sociale et solidaire, la gratuité des transports en commun, la gratuité du minimum énergétique et de l'eau, la restauration de l'agriculture paysanne, la relocalisation de la production, la taxation des transactions financières, la fixation d'un écart de revenus maximum, l'extension des biens publics mondiaux…

Le Manifeste Utopia[modifier | modifier le code]

Le 30 mai 2008, le Mouvement Utopia a sorti son Manifeste[3], un ouvrage collectif rédigé pendant un an par les militants et qui fait la synthèse des idées défendues par le mouvement.

En janvier 2012, une seconde édition du Manifeste[4] a été publiée aux Éditions Utopia. Articulé autour du projet d'un nouvel espace politique mondial et toujours conçu collectivement, il fait l'objet d'un processus de réécriture permanente.

Réflexion et diffusion d'idées[modifier | modifier le code]

Le cycle de conférences d'Utopia[modifier | modifier le code]

Depuis le mois d'octobre 2005, Utopia organise un cycle de conférences mensuelles[5] à Paris sur des sujets de société variés confrontant des intellectuels, des économistes, des politiques, et des acteurs de la société civile.

Depuis le mois d'avril 2008, des conférences sont aussi organisées en régions.

Les Éditions Utopia[modifier | modifier le code]

Fondée en mai 2010, la maison d'Éditions Utopia édite des ouvrages en lien avec sa réflexion, à travers trois collections :

Controverses : livres militants écrits par un auteur ou un collectif[modifier | modifier le code]
  • Sans-papiers ?, Mouvement Utopia (préface de Danielle Mitterrand), juin 2010, 84 pages
  • Un revenu pour tous. Précis d'utopie réaliste, Baptiste Mylondo, juin 2010, 112 pages
  • Nucléaire, Idées reçues et scénarios de sortie, Mouvement Utopia (préface d'Albert Jacquard), novembre 2011, 112 pages
  • Pour un revenu sans condition. Garantir l’accès aux biens et services essentiels[6], Baptiste Mylondo, novembre 2012
Ruptures : livres d'auteurs proches du Mouvement Utopia[modifier | modifier le code]
  • Amérique Latine, laboratoire pour un socialisme du XXIe siècle, Marta Harnecker, novembre 2010, 148 pages
  • Pour en finir avec ce vieux monde : les chemins de la transition, Thomas Coutrot, David Flacher, Dominique Méda, avril 2011, 280 pages
Réinventer la politique avec : livres pédagogiques qui proposent une initiation à certains auteurs[modifier | modifier le code]
  • Réinventer la politique avec Hannah Arendt, Thierry Ternisien d'Ouville, novembre 2010, 148 pages

La Planète des Songes[modifier | modifier le code]

Une structure associative de production audiovisuelle proche du Mouvement a été créée en 2012, afin de promouvoir les positions et propositions d'Utopia à travers des courts-métrages, documentaires et autres pastilles militantes.

Projections-débats et festival de films[modifier | modifier le code]

Utopia organise depuis 2011 un festival de films sur des thématiques du Mouvement. Les éditions 2011 et 2012 ont été consacrées à la question du travail. Utopia organise également des projections-débats autour de films militants, notamment en partenariat avec les cinémas Utopia. Le festival de cinéma Utopia en 2016 sera consacré au Buen Vivir[7].

Un mouvement trans-partis[modifier | modifier le code]

Dans les partis politiques, Utopia est principalement présent au Parti socialiste, à Europe Écologie Les Verts, au Parti de gauche et, plus minoritairement, au sein d'autres partis de gauche. Une grande part des militants ne sont cependant pas adhérents d'un parti. Utopia ne présente pas de candidats aux élections sous son étiquette mais des membres du mouvement sont candidats ou élus au titre des partis auxquels ils appartiennent.

Au Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Le courant Utopia a présenté une motion au congrès de Dijon en 2003[8], au congrès du Mans en 2005 et au congrès de Reims en 2008[9]. Ces motions ont recueilli entre 1 et 2 % des voix.

À Europe Écologie Les Verts[modifier | modifier le code]

Utopia avait souhaité proposer une motion pour l’assemblée générale des Verts de 2006, mais le texte n'avait pas recueilli le nombre statutaire de signatures pour pouvoir être présenté au vote des adhérents.

Après avoir cherché les signatures nécessaires au dépôt d'une motion d'orientation (1 % des adhérents pour l'assemblée générale des Verts de 2008), le Mouvement Utopia a finalement transformé celle-ci en une motion ponctuelle qui a été repoussée.

En 2011, au premier congrès d'Europe Écologie Les Verts, le Mouvement Utopia a déposé une motion intitulée « Objectif Terre »[10]. Elle a recueillie 4,4 %.

Au Parti de gauche[modifier | modifier le code]

Des membres d'Utopia sont présents au sein du Parti de gauche depuis la création de ce dernier et ont participé aux différents congrès[11]. Le Parti de gauche n'étant pas organisé en courants, Utopia n'a pas pu déposer de motion au sein de ce parti.

Utopia en France et dans le monde[modifier | modifier le code]

Groupes locaux sur le territoire[modifier | modifier le code]

Les adhérent-e-s et sympathisant-e-s des comités locaux participent pleinement à l'élaboration du projet de société du Mouvement Utopia, basé sur le Bien Vivir, 9 groupes locaux existent sur le territoire français : Bastia, Buis les Baronnies, Dijon Bourgogne, Draguignan, Nancy Lorraine, Nord Pas de Calais, Paris, Toulouse, Tours.

Utopia Monde[modifier | modifier le code]

Le Mouvement Utopia appelle à la construction d’un nouvel espace politique mondial en s'appuyant sur des partenariats internationaux. Des structures sont implantées à l'international à Haïti, Mauritanie, République Démocratique du Congo, Tunisie. Des partenariats sont en cours de création à Madagascar et en Roumanie.

Création de l'Organisation pour une Citoyenneté Universelle[modifier | modifier le code]

L’Organisation pour une Citoyenneté Universelle prend sa source dans la lutte pour les droits humains et notamment des migrants menée par ses 3 organisations fondatrices: le Mouvement Utopia, Emmaüs international, France Libertés. Depuis 2011, ce projet a été partagé dans le cadre des derniers Forums Sociaux Mondiaux pour aboutir à la création officielle de l’O.C.U. en février 2013.

L'OCU est une association de dimension internationale visant à promouvoir la liberté mondiale de circulation et d'installation des personnes. Dans ce but, elle délivre le passeport de citoyenneté universelle et appelle à la tenue d'une conférence internationale sous l'égide des Nations Unies sur la liberté de circulation.

Cette organisation est soutenue par Stéphane Hessel, Anne Hidalgo, Taslima Nasrin, Florence Arthaud, Lilian Thuram, Manu Chao, Akhénaton[12],...

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]