Mouvement national pour la libération de l'Azawad

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Mouvement national de libération de l'Azawad
MNLA
Image illustrative de l'article Mouvement national pour la libération de l'Azawad
Devise : Unité-Justice-Liberté

Idéologie Nationalisme azawadien, Sécularisme[réf. nécessaire]
Objectifs Autodétermination de l'Azawad
Statut Actif
Fondation
Date de formation
Pays d'origine Drapeau du Mali Mali
Actions
Mode opératoire Lutte armée, guérilla
Zone d'opération Nord du Mali (Azawad)
Organisation
Chefs principaux Bilal Ag Acherif
Mahamadou Djéri Maïga
Mahmoud Ag Aghaly
Moussa Ag Acharatoumane
(branche politique)

Mohamed Ag Najem
Bouna Ag Attiyoub
Machkanani Ag Balla
Assalat Ag Habi
Iba Ag Moussa
Mbarek Ag Akly
(branche militaire)[1],[2]
Membres 3 000 - 10 000[3]
Sanctuaire Kidal
Guerre du Mali

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (en Touareg: ⵜⴰⵏⴾⵔⴰ ⵏ ⵜⵓⵎⴰⵙⵜ ⵉ ⴰⵙⵏⵍⴰⵍⵓ ⵏ ⴰⵣⴰⵓⴷ) ou MNLA est une organisation politique et militaire majoritairement touarègue, active au Nord du Mali. Son objectif est l'indépendance du territoire de l'Azawad[4]. Créé en 2011, c'est l'un des principaux groupes armés impliqué dans la guerre du Mali.

Création[modifier | modifier le code]

Combattants du MNLA.

Le Mouvement national de l'Azawad (MNA), créé en novembre 2010 et qui se définit comme « une organisation politique de l’Azawad qui défend et valorise la politique pacifique pour atteindre les objectifs légitimes pour recouvrer tous les droits historiques spoliés du peuple de l’Azawad »[5], et le Mouvement touareg du Nord-Mali (MTNM), mouvement responsable de rébellions de 2006 à 2009, fusionnent le 16 octobre 2011 pour créer le MNLA. Plusieurs groupes d'ex-rebelles touaregs ayant fui le Mali dans les années 1990 pour s'engager dans l'armée libyenne de Mouammar Kadhafi se sont joints au mouvement à la suite de la chute du régime libyen en 2011. Ils ont apporté avec eux un grand nombre d'armes, réactivant le conflit pour l’autodétermination de l'Azawad[6].

Malgré sa volonté de rassembler l'ensemble des communautés de l'Azawad, le MNLA ne fédère véritablement que quelques tribus touarègues, surtout dans l'Est et au Nord-Est du Mali ; principalement les Idnanes, les Chamanamasses et une partie des Ifoghas. Très peu d'Arabes, de Peuls et de Songhaï rejoignent le mouvement[7],[8],[9],[10].

Revendications et idéologie[modifier | modifier le code]

Des membres du MNLA en 2012.

L'objectif du MNLA est l'autodétermination de l'Azawad[11]. Ouvertement indépendantiste en 2012, ses positions évoluent en 2013 vers l'autonomisme à la suite du basculement des rapports de force.

Par ailleurs, le MNLA se revendique comme un « mouvement politico-militaire pour l'ensemble du peuple de l'Azawad »[12], alors que le gouvernement malien, comme celui de la France, considère qu'il ne représente qu'une partie de la population du territoire concerné[13].

Idéologiquement, le MNLA affirme rejeter l'islamisme, mais le terme de « laïcité », bien que parfois employé, ne fait pas l'unanimité au sein du mouvement[14],[15].

Le , dans un communiqué, le MNLA affirme « ne pas remettre en cause les frontières internationalement reconnues du Mali tout en rappelant clairement l’existence de l’Azawad en tant qu’entité » [16]. Ceci marque un changement de position sur le statut souhaité de l'Azawad. Auparavant, il ne voulait que l'indépendance vis-à-vis du Mali. Aujourd'hui, le MNLA fait une concession, il laisse sous entendre une simple autonomie, autogestion du Nord Mali, mais toujours intégré dans le territoire malien. Par ailleurs, pour permettre le processus de négociation, il exige la nomination « d'un négociateur neutre, internationalement reconnu » et agréé par le pouvoir central et lui-même. Dans le même temps, il appelle l’État malien par le biais de concertations, à « fixer les conditions d’exercice de l’autorité, de l’administration et du développement de l’Azawad» . De plus, apparaissant comme soucieux et préoccupé à propos de la situation de la population de l'Azawad, il demande des avancées rapides, en matière d'accès à la santé, à l'eau, à l'électricité, à l'alimentation et à l'éducation. Enfin, il réclame aussi « l’ouverture d’une enquête internationale indépendante pour faire la lumière sur tous les crimes commis par l’armée malienne de 1963 à nos jours sur les populations de l’Azawad ». Pour cela, il « appuie la demande de Human Rights Watch de mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante »[16].

Contexte historique : les « rébellions touarègues »[modifier | modifier le code]

Territoire malien dont le MNLA réclame l'autodétermination.

Le conflit mené depuis début 2012 par le MNLA s'inscrit dans une suite d'insurrections généralement baptisées « rébellions touarègues », qui ont opposé certains membres du peuple touareg aux gouvernements du Mali et du Niger.

Depuis 1916, on compte plusieurs conflits principaux :

Effectifs[modifier | modifier le code]

Au début de la rébellion, en , le MNLA revendique 1 000 hommes dont 400 anciens soldats de Kadhafi, six mois plus tard, il revendique 10 000 combattants[18].

À la mi-juin 2012, Intallah Ag Assai, colonel du MNLA, affirme que le mouvement dispose de 9 000 hommes dans l'ensemble de l'Azawad[3]. Le même mois, Bilal Ag Acherif, secrétaire-général du mouvement revendique 10 000 combattants[19].

Selon le ministère malien de la Défense, au moins 500 hommes de la Garde Nationale, tous Touaregs, désertent en 2012 pour rejoindre les rangs du MNLA[20].

En , Lamine Ag Billal, un capitaine du MNLA, affirme qu'au moins 3 000 combattants touaregs venus de Libye ont rejoint le nord du Mali après la chute du régime de Kadhafi. La plupart, selon lui, ont rejoint le MNLA et se sont opposé à ce que Iyad Ag Ghali prenne la tête du mouvement[21].

En décembre 2012, alors que le MNLA a été chassé des villes du Nord-Mali par les djihadistes, le secrétaire-général Bilal Ag Acherif affirme que son mouvement dispose de quatre bases aux alentours de Léré, Gao, Ménaka et Tinzawatène où sont cantonnés plus de 1 000 combattants. Il ajoute : « nombre d'hommes sont rentrés chez eux après les combats du début de l'année, mais sont toujours prêts à repartir, à répondre aux appels du mouvement »[22].

En juin 2015, Hama Ag Sid'Ahmed, porte-parole du MNLA, affirme que le mouvement compte 3 000 combattants[23].

Le MNLA dans la Guerre du Mali et les conséquences engendrées[modifier | modifier le code]

Carte de l'Azawad.

Le , le mouvement prend l'initiative de l'insurrection touarègue au Nord-Mali, et contrôle la région de Kidal très rapidement, dès le mois de mars[24]. Les insurgés contrôlent par la suite, des portions de territoires, des régions de Gao et de Tombouctou situées au nord du fleuve Niger[25].

Parallèlement, le MNLA annonce en février 2012[26], la formation d’un Conseil exécutif composé de[27]:

  • Bilal Ag Acherif : secrétaire général du MNLA reçu à Paris par plusieurs diplomates français[28] pour demander un soutien matériel pour lutter contre les islamistes d'AQMI et du MUJAO[29],[30],[31].
  • Mohamed Ag Tahado : président du conseil consultatif du MNLA
  • Mahmoud Ag Ghali : président du bureau politique
  • Hamma Ag Sid’Ahmed : porte-parole chargé des relations extérieures
  • Mohamed Ag Najem : chef d’état major, ancien colonel de l’armée libyenne, et qui dispose d’un matériel de pointe[32]
  • Moussa Ag Achar Touman : responsable des droits de l’homme
  • Bekay Ag Hamed : chargé de communication
  • Nina Wallet Intalou : chargée de l’éducation et de la formation
  • L'écrivain et acteur touareg Moussa Ag Assarid adhère au MNLA[33] comme porte-parole[34].

Les principaux officiers du MNLA sont les colonels Bouna Ag Attiyoub, Machkanani Ag Balla, Assalat Ag Habi, Iba Ag Moussa, Mbarek Ag Akly, Al Ghabass Ag Hamed’Ahmed, Adghaymar Ag Alhousseynile, Intallah Ag Assayid.

Un mois plus tard, l’État malien est en perdition, il annonce l'abandon de la ville de Gao aux rebelles le [35]. Tombouctou, la dernière ville sous contrôle malien au nord du fleuve, tombera à son tour le [36].

Le , le bureau politique tente de rassurer les pays voisins du Mali en ces termes : « Nous rassurons les États voisins, les populations de la sous-région et la Communauté internationale que la libération de l’Azawad contribuera à renforcer la sécurité, le développement et la paix pour une meilleure intégration des peuples, des cultures et une meilleure stabilité dans la zone saharo-sahélienne[37] ».

Après la prise des trois villes principales au Nord, le MNLA déclare un cessez-le-feu le jeudi [38], soit un jour avant la déclaration d'indépendance de l'Azawad, le . Cette déclaration d'indépendance est rejetée unanimement par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et toute la communauté internationale (y compris la France et les États-Unis) le même jour[39].

Le , le MNLA et Ansar Dine annoncent qu'ils ont fusionné pour former un « Conseil transitoire de l’État islamique ». Cette union laisse perplexe et suppose quelques interrogations, puisque les deux organisations ont des objectifs distincts : l'une est pour un état laïc et indépendant, l'autre est pour l'application de la loi coranique et la domination de la population par l'islam instrumentalisé. Cette association est surement une alliance de circonstance, qui profite au groupe Ansar Dine, car selon Philippe Hugon, directeur de recherche, à l’Institut Des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), « Le MNLA est bien plus faible, bien moins riche et organisé qu’Ansar Dine ». Par conséquent, la stratégie d'Ansar Dine consiste à gagner du temps et du terrain, pour pouvoir par la suite évincer le MNLA[40].

Le 28 et 29 juin 2012, la CEDEAO se réunit en Côte d'Ivoire, pour prévoir un déploiement de force d'intervention militaire de 3 000 hommes, en cas d'échec des négociations avec les groupes armés. L'objectif étant l'arrêt des hostilités afin de rétablir l'intégrité territoriale du Mali et de lui permettre une transition politique[41],[42].

Fin juin 2012, le MNLA n'est plus en position de force, il perd le contrôle total de ses territoires conquis, au profit de mouvements Salafistes tels que Ansar Dine, AQMI ou le MUJAO [43],[44].

Les délégués d'Ansar Dine et du MNLA à Ouagadougou le 16 novembre 2012. (De gauche à droite au premier rang : Alghabasse Ag Intalla, fils du chef des Ifoghas, représentant d'Ansar Dine et futur chef du MIA, Djibrill Bassolé, ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, Bilal Ag Acherif, secrétaire général du MNLA et Mahamadou Djéri Maïga, vice-président du MNLA.

En décembre 2012, le MNLA évincé par ses anciens alliés, commence des négociations de paix avec Bamako. Il souhaite désormais l'autonomie de l'Azawad et non plus l'indépendance vis-à-vis du Mali[45].

Le , soit 4 jours après le début de l'opération Serval, le MNLA déclare être prêt à apporter son soutien à l'armée française, en accomplissant « le travail au sol » . Il affirme qu'il dispose d'hommes, d'armes, et qu'il a « par dessus tout, le désir de libérer l’Azawad ». Par ailleurs, cette aide du MNLA apparaît comme utile et non négligeable selon Philippe Hugon, car il pense que « Leur soutien et leur connaissance du terrain sont indispensables à l’armée malienne et à la force internationale »[45].

Le , le MNLA annonce avoir repris la ville de Kidal ainsi que sa région, qui étaient aux mains des islamistes[46].

Fin janvier 2013, à la suite de la création du mouvement islamique de l'Azawad, le MNLA éprouve certaines réticences envers ce nouveau mouvement. Il estime que celui-ci regroupe la « plupart des ex-dirigeants d'Ansar Dine, à l'exception de son fondateur Iyad Ag Ghali ». Par conséquent, il se demande si cette organisation a réellement « bien renoncé à la charia » et à ses objectifs initiaux. Le MNLA souhaite, dans la guerre du Mali, être le seul rempart contre les « groupes intégristes », et par conséquent être un interlocuteur fiable et convaincant, pour les futures négociations avec le pouvoir central de Bamako[47].

Le , le MNLA arrête deux personnes influentes proche de la frontière algérienne. La première est Mohamed Moussa Ag Mouhamed (Ansar Dine) et la deuxième est Oumeïni Ould Baba Akhmed (MUJAO). Puis, celui-ci les a remis aux forces françaises[48]. Cette capture souligne l'engagement du MNLA à combattre les groupes islamistes ainsi que la coopération avec l'armée française, mais pas uniquement. Dans le même temps, il cherche à reconstruire sa crédibilité et sa fiabilité au niveau international car personne n'a oublié son alliance éphémère avec le groupe Ansar Dine en mai 2012[49].

Le , le procureur de la république du Mali, Daniel Tessogué, lance des mandats d'arrêt contre les chefs des groupes islamistes (AQMI, MUJAO et Ansar Dine ) mais aussi contre des membres du MNLA. Ils sont accusés de « terrorisme, sédition, crimes portant atteinte à la sécurité intérieure de l'État, à l'intégrité du territoire national par la guerre, l'emploi illégal de la force armée, la dévastation et le pillage publics, crimes et délits à caractère racial, régionaliste et religieux, trafic international de drogue ». Ces mandats d'arrêt, plus précisément envers le MNLA, montrent que Bamako n'exprime plus la volonté de dialoguer avec ce mouvement. Pourtant, le , la position du pouvoir central était différente. Néanmoins, depuis que le MNLA a repris des villes du nord Mali, comme Kidal ou Tessalit, tout en excluant que l'armée malienne puisse y stationner ; les autorités ont subi des pressions non seulement populaire mais également politique et militaire[50],[51].

Le 27 et 28 février 2013, la CEDEAO se tient à Yamoussoukro et souhaite le désarmement du MNLA afin qu'il puisse y avoir un « dialogue inter-malien ». Cependant, le MNLA refuse de se désarmer immédiatement, et prétend qu'il le fera dès lors qu'il y aura un dialogue avec Bamako et qu'une « feuille de route » soit signée entre eux[52],[53].

Le , dans un communiqué, le MNLA explique pourquoi il refuse de se désarmer. Il craint que l'armée malienne puisse commettre de « multiples exactions » et des « crimes massifs », sur les populations civiles de l'Azawad. C'est pour cela qu'il prétend que « ce sont ses seules forces armées qui protègent et sécurisent les populations de l’Azawad partout où elles sont présentes »[54]. Dans cette optique, le MNLA tente d'interpeller la communauté internationale sur le sort des touaregs au sein du Mali, qui pourraient être assimilés à des islamistes, des terroristes, et qui pourraient dans ces cas, être victimes d'exactions et d'exécutions sommaires[55]. Par conséquent, dans les villes qu'il contrôle avec les forces françaises et tchadiennes, telle que Kidal ou Tessalit, le MNLA refuse la présence de l'armée malienne car ces villes sont composées majoritairement de touaregs et donc pourraient faire l'objet d'exactions. Cependant, en ne permettant pas à l'armée malienne de s'y installer, le MNLA a érigé un obstacle de taille, qui ne permet pas la réconciliation entre la communauté touareg et le pouvoir central de Bamako. Ceci constitue alors un problème qui devra être résolu, pour pouvoir à terme, restaurer l'intégrité territoriale du Mali[55].

Le , le MNLA annonce la nomination d'un gouverneur à Kidal afin de « réorganiser cette région sur le plan administratif » et « garantir davantage la continuité du fonctionnement de l’administration ». Cette ville qui est sous son contrôle, fait l'objet de tension avec le pouvoir central de Bamako. En outre, le gouvernement malien en place affirme que cette nomination n'a pas de fondement légal car selon le porte parole du gouvernement, Manga Dembélé, « Les gouverneurs au Mali sont nommés par arrêtés pris en conseil des ministres » et que « Toute autre nomination, [...] qui prétend nommer un gouverneur, [...] est totalement incompétente pour le faire »[56].

Le , deux touaregs, supposés proche du MNLA, ont été arrêtés par des policiers et gendarmes maliens à Ménaka. Depuis que les troupes françaises se sont retirées de cette ville, pour aller plus au nord du mali, celle-ci est désormais sous contrôle de l'armée malienne et de soldats nigériens. Cette arrestation n'aurait été organisée que par les troupes maliennes. Cet acte des agents de sécurité maliens témoigne du climat de tension qui subsiste entre le gouvernement de Bamako et le MNLA[57].

Le , le MNLA tient une conférence de presse à Paris. Celle-ci témoigne de la persistance du MNLA à rejeter son désarmement, et il récuse la tenue des élections présidentielles, prévues en juillet 2013. Les autorités françaises qui soutiennent le MNLA, dans le but de chasser les islamistes du nord-Mali et de favoriser son intégration dans le jeu politique, lui ont pourtant demandé de se désarmer et d'accepter les élections, pour permettre un dialogue inter-malien. La France semble alors se trouver dans une impasse car elle paraît à première vue, ne pas disposer de réels moyens de pressions sur le MNLA[58].

Quant au MNLA, pour sa défense, il estime qu'il n'y a pas eu de négociations avec les représentants du gouvernement de Bamako et avec la communauté internationale pour lui apporter des garanties suffisantes. Par ailleurs, il met en évidence une autre condition ; il souhaite que les réfugiés reviennent sur le territoire[58].

Pour l'instant, le MNLA contrôle la ville de Kidal avec les soldats français, tchadiens et des membres du MIA, (Mouvement islamique de l'Azawad). Mais, les soldats vont être appelés à quitter la zone. Dès lors, le MNLA et le MIA avec leurs armes, seront les seuls sur place et l'armée malienne voudra à tout prix récupérer la ville, pour permettre la restauration de l'intégrité territoriale du Mali. C'est pourquoi, le MNLA estime qu'il est « en état de belligérance » avec le pouvoir central de Bamako. Alors, ce climat conflictuel, va peut être conduire à une guerre entre les rebelles touaregs et l'armée malienne[58].

Réactions à l'encontre du MNLA[modifier | modifier le code]

Le , le président malien par intérim, Dioncounda Traoré soutient que le MNLA reste le seul interlocuteur, avec lequel le dialogue est possible, dans le but de permettre des négociations politiques, à condition que celui-ci refuse « ses prétentions territoriales ». Cette déclaration du président malien écarte donc toute alliance avec la scission du groupe Ansar Dine, le mouvement islamique de l'Azawad[59].

Le , le président de la République du Niger, Mahamadou Issoufou, déclare sur Radio France internationale que le « MNLA n’est pas représentatif du peuple touareg » du fait de l’immensité de la communauté touareg. Par conséquent, il juge que ce mouvement est minoritaire. De plus, il doit selon lui, abandonner les armes pour permettre « la restauration de l'intégrité du Mali »[60].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jeune Afrique : Nord-Mali : qui sont les rebelles du MNLA ?
  2. Jeune Afrique : Rébellion au Nord-Mali : ces "Touaregs de Kadhafi" qui soutiennent Bamako
  3. a et b France 24 : Images et témoignage exclusifs du nord du Mali : un colonel du MNLA dévoile son arsenal militaire
  4. Dans le nord du Mali, les Touaregs du MNLA lancent un nouveau défi armé à l’État
  5. « Déclaration fondatrice Mouvement National de l’Azawad », tunisie.berbere.com,‎ 1er novembre 2010 (consulté le 13 février 2012)
  6. La nouvelle géopolitique post-Kadhafi explique les problèmes actuels au Mali
  7. Lamine Ould Mohammed Salem, Le Ben Laden du Sahara, sur les traces du jihadiste Mokhtar Belmokhtar, Éditions de La Martinière,‎ , p. 141.
  8. Jeune Afrique : Nord du Mali : de l'irrédentisme touareg à la guerre tribale ?, par Baba Ahmed.
  9. Mali Actualités : Attaques intercommunautaires entre les arabes et les touaregs : Rattrapé par ses crimes, le MNLA au bord de l’implosion
  10. Jeune Afrique : Rébellion touarègue : Gao, QG de l'armée et dernier rempart avant les combats au Nord-Mali, par M. G.-Bada et B. Ahmed.
  11. http://www.azawadactu.com/fr/presses-ecrites/presses-regionales/presses-algeriennes/1319-bilal-ag-acherif-reclame-le-droit-a-l-autodetermination-de-l-azawad
  12. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées semaine.
  13. « Le MNLA ne représente pas loin s’en faut la totalité de population de la partie nord du Mali, il y a d’autres organisations touaregs, il y a des arabes, encore il y a d’autre ethnies, d’ailleurs les gens avec qui nous avons parlé nous disent s’il y a consultation de la population, on sait pertinemment que l’immense majorité de population ne s’engagerait pas dans la séparation », Henri de Raincourt, ministre français de la coopération, sur RFI le
  14. http://toumastpress.com/actualites/actualite/273-que-s-est-il-passe-aguelhoc.html
  15. Jeune Afrique : Mali - Bilal Ag Achérif (MNLA) : "Ansar Eddine peut obtenir qu'Aqmi quitte l'Azawad"
  16. a et b http://www.mnlamov.net/index.php?start=12
  17. « Pacte national conclu entre le gouvernement de la République du Mali et les mouvements et fronts unifiés de l'Azawad consacrant le statut particulier du Nord du Mali », Journal officiel de la République du Mali, Secrétariat général du Gouvernement, Koulouba, 1992
  18. Malika Groga-Bada, avec Baba Ahmed et Christophe Boisbouvier, « Nord-Mali : guerre à huis clos », jeuneafrique.com,‎
  19. Jeune Afrique : Mali - Bilal Ag Achérif (MNLA) : "Ansar Eddine peut obtenir qu'Aqmi quitte l'Azawad"
  20. Ministère de la Défense : 70 déserteurs touaregs à réintégrer dans la Garde Nationale
  21. Tamoudre : Lamine AG Billal, capitaine du MNLA: «3000 Touareg sont morts en Libye et 3000 autres sont rentrés au Mali»
  22. Le Monde : Mali – Bilal Ag Achérif, secrétaire général du MNLA : « Nous voulons regrouper tous les fils de l’Azawad »
  23. Le Point : Mali - MNLA : "Pas de liens entre les Touaregs et les terroristes"
  24. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/mali-de-la-lutte-pour-l-independance-des-touaregs-a-l-intervention-francaise_1209397.html
  25. Le Point - Mali: Les rebelles touaregs dans Gao, une force ouest-africaine en alerte - 31-03-2012
  26. http://fr.allafrica.com/stories/201202030625.html>
  27. Mali-Rebellion touaregue : le MNLA annonce la formation de son Conseil exécutif
  28. Bilal Ag Acherif sur RFI: «Aqmi ne constitue pas une organisation avec qui on peut négocier»
  29. Bilal Ag Acherif, président du Mouvement National pour la Libération de l'Azawad
  30. Interview de Bilal Ag Acherif, secretaire général du MNLA, France 24, novembre 2012
  31. Bilal Ag Acherif réclame le droit à l'autodétermination de l'Azawad
  32. Le Mali, première victime « collatérale » de l’intervention occidentale en Libye
  33. http://www.slateafrique.com/82223/mali-bamako-azawad-france-alliee-touareg
  34. http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2012/02/120206_mali_touareg_negociation.shtml
  35. Le Parisien - Mali, les rebelles prennent Gao, la junte au pouvoir acculée
  36. http://www.mnlamov.net/index.php?view=article&id=163:liberation-complete-de-la-region-de-tinbouctou&tmpl=component&print=1&layout=default&page=
  37. http://www.mnlamov.net/index.php?view=article&catid=34:actualites&id=164:declaration-du-bureau-politique-&tmpl=component&print=1&layout=default&page=
  38. http://www.afrik.com/article25254.html
  39. http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/04/06/mali-les-rebelles-touareg-du-mnla-proclament-l-independance-du-nord-du-pays_1681483_3212.html
  40. http://www.france24.com/fr/20120528-union-touareg-mnla-islamistes-ansar-dine-mali-bamako-cedeao-etat-islamique-charia-politique-crise
  41. http://www.africanaute.com/depeches/2095-cedeao-envoie-3000-hommes-au-mali
  42. http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20120629162444/
  43. http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/mali-le-tumultueux-parcours-des-rebelles-touaregs-du-mnla_1218010.html
  44. http://www.afp.com/fr/node/306077
  45. a et b http://www.france24.com/fr/20130114-mali-mnla-touareg-soutien-aide-intervention-france-nord-combat-djihadistes-islamiste-ansar-dine
  46. http://www.lefigaro.fr/international/2013/01/28/01003-20130128ARTFIG00523-mali-les-touaregs-laiques-disent-avoir-repris-kidal.php
  47. http://www.rfi.fr/afrique/20130125-mali-mnla-mia-scission-ansar-dine-touareg
  48. http://www.france24.com/fr/20130204-responsables-ansar-dine-mujao-arrete-kidal-mali
  49. http://www.france24.com/fr/20130204-mali-touareg-mnla-crise-islamistes-terrorisme-bamako
  50. http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202554991330-en-direct-mali-premiere-percee-au-nord-de-kidal-536670.php#comments
  51. http://www.rfi.fr/afrique/20130209-mali-mandats-arrets-chefs-groupes-armes-iyad-agh-ghali-ansar-dine-mujao-mnla
  52. http://www.diplomatie.gouv.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=324:yamoussoukro-cote-divoire-27-a-28-fevrier-2013-quarante-deuxieme-session-ordinaire-de-la-conference-des-chefs-detat-et-de-gouvernement-de-la-cedeao&catid=51:organismes-internationaux
  53. http://www.rfi.fr/afrique/20130302-mali-cedeao-souhaite-desarmement-mnla-mouvement-liberation-azawad-france-onu
  54. http://www.mnlamov.net/index.php?start=4
  55. a et b http://www.rfi.fr/afrique/20130216-mali-kidal-obstacle-voie-reconciliation-mnla
  56. http://www.lavoixdelamerique.com/content/article/1629983.html
  57. http://www.rfi.fr/afrique/20130406-mali-touaregs-mnla-menaka-arrestation-gao-medecins-monde
  58. a, b et c MNLA rejet : "Le MNLA refuse de se désarmer et aussi les élections"
  59. http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/01/31/le-president-malien-juge-le-mnla-seul-interlocuteur-possible_1825086_3212.html
  60. http://www.rfi.fr/afrique/20130203-mahamadou-issoufou-rfi-mnla-est-pas-representatif-peuple-touareg-mali-niger

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]