Moustapha Niasse

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Moustapha Niasse
Illustration.
Fonctions
Président de l'Assemblée nationale
Élection
Réélection


Président Macky Sall
Groupe politique Benno Bokk Yakaar
Coalition Benno Bokk Yakaar
Prédécesseur Mamadou Seck
Successeur Amadou Mame Diop
Premier ministre du Sénégal

(11 mois)
Président Abdoulaye Wade
Gouvernement Niasse II
Prédécesseur Mamadou Lamine Loum
Successeur Mame Madior Boye

(26 jours)
Président Abdou Diouf
Gouvernement Niasse I
Prédécesseur Habib Thiam
Successeur Habib Thiam
Ministre des Affaires étrangères

(5 ans et 2 jours)
Président Abdou Diouf
Premier ministre Habib Thiam
Gouvernement Thiam II et III
Prédécesseur Djibo Leyti Kâ
Successeur Jacques Baudin

(3 ans, 9 mois et 4 jours)
Président Abdou Diouf
Premier ministre Habib Thiam (1981-1983)
Lui-même (avril-mai 1983)
Fonction vacante
Gouvernement Thiam I, Niasse I et Diouf XI
Prédécesseur Lui-même
Successeur Ibrahima Fall

(2 ans, 3 mois et 17 jours)
Président Léopold Sédar Senghor
Premier ministre Fonction vacante
Prédécesseur Babacar Bâ
Successeur Lui-même
Biographie
Date de naissance (83 ans)
Lieu de naissance Keur Madiabel (AOF)
Nationalité Sénégalaise
Parti politique Parti socialiste
Alliance des forces du progrès
Diplômé de Université de Dakar
Profession Administrateur civil

Moustapha Niasse
Premiers ministres du Sénégal

Moustapha Niasse (né le à Keur Madiabel) est un homme d'État sénégalais. Premier ministre en 1983 et entre 2000 et 2001. Il a également été Président de l ’Assemblée nationale entre 2012 et 2022. Il est depuis le 17 septembre 2022 Haut Représentant du Président de la République du Senegal[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Il poursuit ses études au lycée Faidherbe de Saint-Louis, puis à l'université de Dakar et enfin à Paris. Il est également diplômé de l’École nationale d’administration du Sénégal, dont il est sorti major de sa promotion.

Carrière ministérielle et internationale[modifier | modifier le code]

Après une carrière dans la haute fonction publique où il a été directeur de cabinet du président Léopold Sédar Senghor, Moustapha Niasse est nommé ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de l'Environnement le et ministre des Affaires étrangères le , puis Premier ministre en avril 1983 pour un mois.

En juin 1993, il redevient ministre des Affaires étrangères jusqu’en où il est nommé représentant du Secrétaire général des Nations unies dans les pays des Grands Lacs.

En 2000, il est candidat de l’Alliance des forces du progrès (AFP) à l’élection présidentielle. Il arrive en troisième position au premier tour organisé le avec 16,8 %. À la suite de la victoire d'Abdoulaye Wade, il est nommé Premier ministre.

Le , le Secrétaire général des Nations unies le nomme envoyé spécial pour aider les parties congolaises à parvenir à un accord inclusif sur le partage du pouvoir durant la transition en République démocratique du Congo[2].

Il est nommé en 2005, par le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, membre du Haut Conseil pour l'Alliance des Civilisations[3],[4].

Candidatures présidentielles[modifier | modifier le code]

Le , la Coalition Alternative 2007, regroupant 10 partis politiques de l’opposition, a désigné Moustapha Niasse comme candidat pour l’élection présidentielle de 2007[5].

Le , lors du premier tour de l'élection présidentielle (qui voit la réélection du président Wade), il obtient 203 129 voix, soit 5,93 % des suffrages exprimés, selon les résultats définitifs annoncés par le Conseil constitutionnel le suivant.

Moustapha Niasse a également créé plusieurs entreprises dont International Trading Oil and Commodities.

Moustapha Niasse est l'un des candidats en lice pour l'élection présidentielle sénégalaise de 2012[6]. Sa candidature est portée par la coalition Benno Siggil Senegaal composée de 49 partis politiques, mouvements citoyens et individus signataires du Pacte d'engagement éthique et démocratique.

Carrière à l'Assemblée nationale du Sénégal[modifier | modifier le code]

Le , il est élu président de l’Assemblée nationale avec 126 voix sur 146 votants.

Son unique adversaire, Oumar Sarr, du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition) obtient 17 voix, au terme de ce scrutin sanctionné par trois bulletins nuls.

Moustapha Niasse était la tête de liste de la coalition Benno Bokk Yaakaar (BBY, mouvance présidentielle) aux élections législatives du .

Il choisit de mettre fin à sa carrière parlementaire et ainsi de ne pas se présenter aux élections législatives de 2022[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Niasse, Haut représentant du président de la République »
  2. Communiqué de presse des Nations unies SG/A/805 du 12 juin 2002
  3. « Le Soleil - Présidence de l’Assemblée nationale : Moustapha Niasse, candidat de « Bennoo Bokk Yaakaar » », Le Soleil,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. « Sénégal: Présidence de l'Assemblée nationale - Moustapha Niasse, candidat de « Bennoo Bokk Yaakaar » », allAfrica.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. "Alternative 2007" choisit Moustapha Niasse comme candidat à la présidentielle, Amath Dansokho tête de liste des législatives, Agence de presse sénégalaise, 19 décembre 2006
  6. « L’intégralité de l’arrêt du Conseil constitutionnel du 27 janvier 2012 » : Publication de la liste des candidats à l’élection du président de la République du 26 février 2012, Rewmi [1]
  7. « Moustapha Niasse prend sa retraite politique et va publier un ouvrage sur l’Afrique »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alassane Elfecky Agne, Moustapha Niasse, sa vie et son combat : essai biographique, Xamal, 2000, 214 p.
  • Babacar Ndiaye et Waly Ndiaye, Présidents et ministres de la République du Sénégal, Dakar, 2006 (2e édition), 462 p.
  • « Congo-Kinshasa : Moustapha Niasse nommé émissaire spécial de l'ONU pour la République démocratique du Congo », Le Monde,
  • « Moustapha Niasse a quitté le Parti socialiste du président Abdou Diouf », Le Monde,
  • « Trois questions à … Moustapha Niasse » (propos recueillis par Brigitte Breuillac), Le Monde,
  • « M. Niasse : « Remédier au mal de la grande misère », Le Monde,
  • « Au Sénégal, le président Wade remercie son premier ministre », Le Monde,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]