Moussem

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Le moussem, appelé également waada en Algérie[1], désigne au Maghreb, une fête régionale annuelle qui associe une célébration religieuse (souvent pour honorer un saint) à des activités festives et commerciales.

Algérie[modifier | modifier le code]

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L'Algérie compte de nombreuses festivités appelées dans certaines régions : moussems ou waada. Ces festivités sont pour la plupart des manifestations culturelles liées à la récolte, aux saints musulmans ou à la nature. Ces fêtes locales sont majoritairement religieuses mais aussi profanes.

Le moussem algérien le plus important du territoire est celui de l’oasis de Béni Abbès[2].

Parmi les moussems et waada algériens, on peut citer :

  • le tafsit (« les couleurs du printemps ») : cette festivité locale qui naquit il y a près 3000 ans est propre à la région du Hoggar. Elle marque l’avènement du printemps et la victoire de Moïse sur Pharaon chez les Touareg et se célèbre pendant trois jours, offrant une célébration riche en couleurs. Durant le tafsit, plusieurs activités sont proposées comme la randonnée au cœur du Sahara, l'élection de « Miss Hoggar », du meilleur artisan, du plus beau chameau...
  • le s’boue : cette manifestation religieuse est fêtée comme son nom l’indique pendant sept nuits et sept jours, elle célèbre la naissance de Mahomet (Mawlid) en plusieurs rites propre à la région du Gourara. Elle se déroule dans les vieux ksar, les oasis, les mausolées de saints musulmans et de marabouts. Durant la semaine du s'boue, le Gourara bat au rythme des percussions et du karkabou ;
  • le Moussem des dattes de Taghit (« la fête de la datte ») : ce moussem est fêté à la fin de chaque mois d’octobre coïncidant à la récolte des dattes qui est la principale ressource agricole de la Saoura. Le moussem réunit les habitants des autres oasis comme ceux de l'oasis de Tiout afin d'organiser des séances d'Ahellil, de Gnawa et des chants au rythme du bendir ;
  • le Moussem de Mâatkas (« la fête de la Poterie »): la fête de la poterie se déroule chaque été durant le mois de juin, dans la région de Mâatkas en Kabylie dans la wilaya de Tizi Ouzou. Le métier de la poterie dans cette région est essentiellement féminin. Les femmes de la tribu des Ath Khlil sont réputées pour la qualité de leurs poteries faites d’ustensiles domestiques et produits de leurs ouvrages réalisés à partir d’une argile rouge disponible en quantité dans la région. Durant ce moussem, les femmes exposent fièrement leurs réalisations et se réunissent en chantant des musiques berbères ;
  • le Moussem du corail d'El Kala : il s'agit du moussem le plus important de l'extrême nord-est algérien, célébré en été durant le mois d'août. Il réunit de nombreux pêcheurs, artisans et commerçants. Le corail d'El Kala est réputé dans toute la Méditerranée pour sa beauté, ses coloris rares dont le rose, le rouge, le saumon et sa régénération rapide après sa cueillette. Pendant le moussem, de nombreux objets travaillés avec le corail sont vendus comme la célèbre pipe d'El Kala ;
  • le Moussem des fraises de Skikda : il célèbre la récolte des fraises en musique traditionnelle. Des concours y sont organisés comme la meilleure fraise, le meilleur fraisier... Il se déroule le 23 au 26 mai.
  • la Waada de Sidi Lakhdar Ben Khlouf, le plus important moussem dans le wilaya de Mostaganem[3] ;
  • la Waada de Sidi Khelifa (wilaya d'El Bayadh) ;
  • la Waada de Sidi Laadjal (wilaya de Mostaganem) ;
  • la Waada de Sidi El Hasni (wilaya d'Oran) ;
  • la Waada de Sidi Yahia Bensfia[4] (wilaya de Tlemcen) ;
  • la Waada d'Asla dans la wilaya de Naama, au sud-ouest d'Oran.

Maroc[modifier | modifier le code]

Au Maroc, de 600 à 700 moussems existent[5]. Certains sont très célèbres et attirent, en plus des tribus locales, des touristes marocains ou étrangers. On peut citer :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yazid Ben Hounet, « Moussem et loisirs dans le Haut Sud-Ouest algérien : La fabrication des valeurs et symboles collectifs », dans Laurent Sébastien Fournier, La fête au présent : mutations des fêtes au sein des loisirs, L'Harmattan, , 415 p. (ISBN 9782296074859, lire en ligne), p. 51.
  2. Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette, Algérie : 2011-2012, Paris, Nouvelles Éditions de l'Université, coll. « Le Petit Futé », , 5e éd., 476 p. (ISBN 9782746925755), p. 93.
  3. Rosa Chaoui, « Redécouvrir les qasidate de Sidi Lakhdar Benkhlouf », Midi Libre, no 742,‎ , p. 14 (lire en ligne).
  4. http://www.vitaminedz.com/fr/Algerie/Sidi-yahia-bensfia/16265/Photos/1.html
  5. Florence Dyan (dir.), Maroc, Paris, Michelin, , 560 p. (ISBN 978-2-06-713875-9, lire en ligne), p. 46
  6. « Moussem de Moulay Abdellah Amghar », sur cheval-eljadida-maroc.com, office de tourisme d'El Jadida (consulté le 9 novembre 2016)
  7. « Le moussem de Tan-Tan », sur UNESCO (consulté le 23 février)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]