Mouloudia Club d'Oran (football)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la section football du Mouloudia Club d'Oran. Pour les autres sections, voir MC Oran (homonymie).
MC Oran
Logo du MC Oran
Généralités
Nom complet Mouloudia Club d'Oran
Surnoms Hamrawa
El Hamri
Les Rouges et Blancs
Noms précédents Mouloudia Club d'Oran
de 1946 à 1971
Mouloudia Chaâbia d'Oran
de 1971 à 1977
Mouloudia Pétroliers d'Oran
de 1977 à 1987
Mouloudia d'Oran
de 1987 à 1989
Mouloudia Club d'Oran
de 1989 à nos jours
Fondation
(71 ans, 5 mois et 7 jours)
Statut professionnel Société par actions (S.P.A)
Couleurs Rouge et blanc
Stade Stade Ahmed-Zabana
(40 000 places)
Siège 5/7, bd. Abane Ramdane
31000 Oran
Championnat actuel Ligue 1
Président Drapeau : Algérie Ahmed Belhadj (Baba)
Entraîneur Drapeau : Tunisie Moez Bouakaz
Joueur le plus capé Drapeau : Algérie Tahar Chérif El-Ouazzani
Meilleur buteur Drapeau : Algérie Abdelkader Fréha
(+105 buts)
Site web Site agréé par la Direction
Palmarès principal
National[1] Championnat d'Algérie (4)
Coupe d'Algérie (4)
Coupe de la Ligue d'Algérie (1)
International[1] Coupe arabe des vainqueurs de coupe (2)
Supercoupe arabe (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
Neutre

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2017-2018 du MC Oran
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Le Mouloudia Club Musulman Oranais( النادي الاسلامي مولودية وهران) ou MCMO,club à identité musulmane ,crée en 1917 à Oran. Après refus des autorités coloniales de reconduire l'apellation Musulmane;le club est devenu en 1946:Le Mouloudia Club d'Oran (arabe : نادي مولودية وهران), abrégé en MC Oran ou MCO, ou connu simplement sous le nom de Mouloudia d'Oran, est un club de football algérien reconduit officiellement sous cette apellation, le à Oran. C'est aussi le club qui a disputé le plus grand nombre de saisons en Division 1 (avec le CR Belouizdad). Le club évolue dans le stade Ahmed-Zabana d'une capacité d'environ 40 000 places.

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

1917 Naissance du premier Mouloudia en Algérie[modifier | modifier le code]

Le Mouloudia Club d'Oran est inspiré d'un club qui a été fondé le lundi 1er janvier 1917 dans le quartier de Médina Jedida, sis 19 bd du Sud, le Mouloudia club musulman d'Oran (MCM Oran). Ce club a été déclaré officiellement le jeudi 4 décembre 1919 par Lahouari Orfi qui était l'un des premiers arbitres fédéraux de la Fédération française de football (FFF).

Le MCM Oran est aussi et surtout le premier club en Algérie et en Afrique du Nord à avoir porté le nom du Mouloudia. Cette nomination est à l'origine de sa date de déclaration qui coïncidait avec la veille de la fête musulmane du Mawlid (célébration de la naissance du prophète Mahomet), étant donner que la date du 4 décembre 1919 correspondait au 11 Rabia al awal 1335 selon le calendrier hégirien c'est-à-dire la veille de la célébration de la naissance du prophète qui est né le 12 Rabia al awal[2],[3].

Parmi les joueurs qui figuraient dans ce club, Ali Bentouti qui sera l'un des fondateurs du Mouloudia Club d'Oran en 1946 dans le quartier d'El-Hamri (ex. Lamur). Le MCM Oran disparaitra en 1926 en fusionnant avec d'autres clubs de la ville d'Oran pour créer la légendaire équipe de l'USM Oran[4].

1946 - 1956 Recondution du Mouloudia Club Musulman Oranais sous l'apeallation :Mouloudia Club Oranais sur ordre des autorités coloniales[modifier | modifier le code]

La création[modifier | modifier le code]

Le comité fondateur du MC Oran en 1946.
Debout de G à D : Abouna Omar – Hadj Belkacem – Mohamed Doubali – Kada Fali – Zouine Refsi – Saïd – Miloud Bendraou – Mohamed Bessol.
Assis de G à D : Boutaleb – Saïd – Bensenouci.

L’histoire du football en Algérien est étroitement liée à celui du football français. Lorsque le football fit son apparition en France en 1872, celui-ci apparut à son tour naturellement vers l'année 1894 en Algérie, pays soumis au joug colonial français. Le football s'y développa donc progressivement durant plus d'un demi-siècle avec la création d'un grand nombre de clubs à identité algérienne mais aussi d'organismes qui régirent sa pratique lors de compétitions départementales et inter-régionales. En 1962 date de l'indépendance de l'Algérie, dernier territoire nord-africain qui se libère du colonialisme français et qui vit donc, à jamais, la fin du football d'époque coloniale en Afrique française du Nord

I-Le nationalisme algérien :

a)Depuis 1898 :

Les Algériens prennent conscience et réclament leur identité nationale, éprouvent le besoin à faire partie d'une nation distincte de la France ; la nation algérienne. C’est une  intériorisation de repères identitaires, résultant de la vie permanente des constantes de la nation. Ils s’expriment par des attributs, des symboles, normes et valeurs qui  sont froissés par une politique coloniale raciste aboutissant aux particularismes identitaires et, donnant lieu aux revendications par de multiples mouvements qui revendiquent  l’indépendance nationale dont celui du football.

Ainsi, le 26 juin 1898, fut la date du doyen du football algérien. Ce prestigieux club a existé sous différents sigles à travers son histoire, tout en gardant les mêmes couleurs et les mêmes valeurs. Ainsi, de 1898 à 1909, le club a porté le nom d'IKBAL -Émancipation. Ensuite, il réapparait de 1916 à 1918 sous l'appellation d'Étoile Club Musulman Constantinois(ECMC), pour finalement devenir en 1926 l'actuel Club Sportif Constantinois(CSC).[

b) 1908-1920

L'étude de la vie urbaine des Algériens sous la colonisation nous amène à nous intéresser à la naissance du mouvement associatif, exprimant un regroupement des Algériens dans des formes nouvelles. Le sentiment d'appartenance à une communauté spécifique s'exprime dans le domaine culturel, syndical et aussi sportif. Les recherches sur l'apparition dans la région Ouest des premiers clubs de football exclusivement algériens donnent des résultats intéressants.

L’Essor islamique annonce dans un communiqué paru dans L’Echo d’Oran que ses membres tiendront une réunion le 26 septembre 1911(02 Chouwal 1329) au café Si Chérif, situé au Boulevard du Nord à Oran. Le communiqué est signé par le secrétaire général Bendjaballah Tahar.

Le nom de « Mouloudia » (à l'origine, le nom est féminin) apparaît en 1912, comme association algérienne, culturelle et de bienfaisance créée un jour de la fête du Mouloud, le 7 mars 1912(18 Rabi’Awal 1330).

A cette occasion, des réjouissances ont lieu, organisées par deux associations algériennes : « El Mouloudia » et « El Akhaouia » au faubourg  Bab Ali de Mascara. Le 29 juin 1913(24 Radjab 1331), à l'occasion des fêtes de Sidi Boumediene à Tlemcen, un gala sportif est organisé par le « Musulman Club de Tlemcen » qui joue un match avec le « Croissant Club de Blida ». Le 21 septembre de la même année (19 Choual 1331), a lieu une fête sportive organisée par le Football club musulman de Mascara où l'on note la présence du président de « la Mouloudia », Boudjellal Bentounsi.

Le 28 juin 1915(15 Chaabane 1333), se tient l'assemblée générale du Croissant Club Musulman de Sidi Bel Abbes qui débutera le 31 octobre suivant (22 Dhoul-Hidja 1333). Le 26 mai 1916(23 Rajab 1334), une fête sportive est organisée par le Football Club Musulman d e Mascara suivie le 20 décembre (24 Safar 1335), à la place Bugeaud, par celle du Racing Club Musulman Saïdéen, présidé par Safir Mohammed. Quelques jours plus tard, le 24 décembre 1916(28 Safar 1335) apparaît le Football club Musulman Mostaganémois qui bat le Joffre Club Mazagranais par trois buts à deux. Les championnats officiels n'étant pas encore organisés, les clubs organisent des rencontres entre eux et se lancent des défis que les adversaires visés relèvent. Le Football Club Musulman de Mascara (fondé en 1910) provoque pour le 15 janvier le Football Club Saïdéen (composé d'Européens).

Le communiqué précise: « La réponse doit être adressée à Kiri Abdelkader résidant à l'hôtel Borelli.» Juste après, le 18 janvier 1917(24 Rabi Awal 1335), se constitue le Rachidia Club Musulman Relizanais, dont le comité directeur est composé de: Bendahmane Hadj, Benyamina Ahmed, Ghernaout Slimane, Aroussi, Belloufa, Benyahia, Chemloul, Bouzid, Mekaïssi. Le Football club musulman mostaganémois continue ses rencontres en affrontant l’Idéal sport mostaganémois (européen).

La presse locale annonce que le dimanche 21 janvier 1917(27 Rabi Awal 1335) s'est tenue l'assemblée générale d'un club algérien le « Mouloudia Club Musulman Oranais », au local du Champ-de-Manœuvres à Oran. Cette réunion a été annoncée par un communiqué paru dans le journal L’Echo d’Oran le samedi 20 janvier 1917(26 Rabi Awal 1335). Ce n'est pas une assemblée constitutive. Celle-ci a dû se tenir plus tôt.

En avril suivant, le Football club musulman mostaganémois bat le Rachidia Club Relizanais par quatre buts à zéro. Les buteurs sont Haddou, Djillali et Benyettou. Le 26 mai 1917(04 Chaabane 1335), L’Echo d’Oran publie un communiqué du Football Club Musulman Mascaréen par lequel ce club propose d’organiser une rencontre sur son stade « avec n’importe quelle équipe dépendant d’Oran ».

Le 15 septembre 1917(28 Doul Kaada 1335), le Football club musulman de mascara renouvelle son bureau qui est constitué de: Bendani Mohamed, Gamala Abdelkader, Aïs Abdelkaer, Chekkal Daho, Kessour Ahmed, Berkani Abdelkader, Kaddour Bensmaïn, Bouabsa Abdelkader, Boulenouar Lakhdar, Adda Hanif Benyahia, Hadjou Mohamed, Moumen Abdallah, Maâmar Abdelkader, Maâmar Bouchentouf, tous membres d'honneur. Le président est Kiri Abdelkader assisté de Moulassardoun Mokhtar, Adda Hanafi Bachir, Djina Benamara, Chekkal Ali, Gouaï Daho.

Dans la liste des clubs de football inscrits au début de 1918, on trouve, entre autres, le Mouloudia club musulman oranais et le Football club musulman mostaganémois versés dans le même groupe. En janvier 1918, le capitaine du MCMO, monsieur  Orfi, employé à la Société Générale, relève le défi lancé par le club « Association sportive de la marine oranaise ». Le 17 février 1918, le MCMO figure dans la liste des clubs de football affiliés à l'USSAN (Union des Sociétés Sportives d'Afrique du Nord). Le 14 avril, il clôt ses matchs en battant le Tricolore par un but à zéro et devient champion de la deuxième série. Le 25 avril, il remporte la coupe Bastos.

Il y a aussi le Rachidia dont le siège est au 87 Boulevard Joseph-Andrieux à Oran et le Football Club Musulman de Tlemcen, présidé par Abdelhamid Bouayad.

Le Rachidia est représenté à la récente USFSA (Union des sociétés françaises de sport athlétique) par Mohamed Benmohamed et Boumélik Kaddour. Y siègent, pour le compte du Mouloudia Club Oranais, Boumaza Sadok et Louni Ben Lazreg. Abderrahmane Benyoucef est le délégué du FCM de Tlemcen. En décembre de la même année, les différents clubs Mouloudia, Rachidia, FCM de Mascara se mettent ensemble pour célébrer, avec la participation de l'association Moslihia, les fêtes du Mouloud, marquées par une procession qui débute à Mostaganem, traverse les différentes villes pour se terminer à Oran, au boulevard du Sud. Parmi les joueurs du Mouloudia plusieurs fois cités, on retrouve Lekdja Hadj, Diégo Sanchez (surnom?), Ahmed Mahieddine, Benchenane Benamar, Belkacem Ould  Maâmar, Saïd Ould Boumata.

Au début de 1919, le Mouloudia se signale en battant un rival européen, le Club des Joyeusetés par un but à zéro. Et on note que le 21 février au café Chikh El Madani de Sidi Bel Abbès, s'est constituée une « Société Sportive Musulmane », présidée par Laloui Brahim, habitant rue Catinot. Deux jours plus tard, se tient une réunion du Croissant Club de la même ville, présidée par Abdeslam Bendimered. Le 5 mars, c'est au tour du club Mouloudia de désigner son comité, avec comme président d'honneur Hadj Hacène Allal, les membres sont Bendouba Abdelkader, Boulil Mohamed, Ben Saâdoune Belkacem, Youmri Mohamed, Ben Bassel Ahmed, Mazouz Mohamed, Bengoudih Belazreg, Maârouf Baghdadi, Si Oulhaci Ould Bachir, Guerrache Abdelkader, Touatih Mohamed, Guerrache Boumédiène. On désigne comme directeur sportif Sadok Boumaza et comme chef de la clique musicale Lagha Djelloul. On remarque que la Mouloudia était une association de bienfaisance qui possédait un club sportif (où l'on ne pratiquait pas que le football) et une clique musicale.

II-Le MCA et l’USMB rejettent l’ordre du  FLN de cesser toute activité sportive des clubs Musulmans.

1-Climat général :    

Un événement important survint avant la finale de la Coupe d'Afrique du Nord de football où les deux clubs de Sidi Bel Abbes, le Sporting Club de Bel-Abbes (club colon) et l'Union Sportive Musulmane Bel-Abbes (club musulman) devaient s'affronter. l'USM Bel-Abbes formula des réserves à l'encontre du joueur nommé Gros capitaine du SC Bel-Abbes car il était sous le coup d'une suspension pour la finale. Le SC Bel-Abbes mit la pression sur la Ligue  d'Oran qui décida à la surprise générale de qualifier pour la rencontre le capitaine du sporting. Devant cette incompréhension, les Usmistes qui vécurent la décision comme une injustice déclarèrent forfait, déclenchant une vague de protestation tant dans l'Oranie que dans toute l'Afrique du Nord. Le FLN saisit alors cette opportunité et lança un appel solennel qui était de boycotter toutes les compétitions en signe de protestation. De ce fait toutes les associations musulmanes décidèrent de se saborder et restèrent inactifs jusqu'à l'Indépendance de l'Algérie

2-Les deux insoumis-Le MCA et L’USMB.

A la décision prise par le FLN de faire cesser aux clubs musulmans toute activité sportive ; deux clubs de l'Algérois avaient refusé de se plier aux instructions données par Abane Ramdane. Il s’agissait du Mouloudia Club d’Alger et de l'Union Sportive Musulmane de Blida.

En réponse au refus de ces deux clubs de cesser leurs activités, il fut envisagé de jeter une grenade au cercle du MCA, rue Saint Louis, par le Fidaï Moulay, qui deviendra après l’indépendance le secrétaire général de la FAF.

En raison du risque encouru par les supporters innocents qui se trouveraient à cet endroit, au moment de l’action envisagée, Mohamed Hamada, chef des groupes armés qui opéraient à Alger  sous la hiérarchie de  Ouamrane (chef de la région centre de la future wilaya IV), changea de stratégie.

Alors, il fut décidé de provoquer des incidents au stade de Saint Eugène, au cours de la rencontre qui devait opposer le MCA au GSA (Galia Sport Algérois).

Pour l’anecdote, le match eu lieu et se termina sur le score de 1 à 1.

Présent au stade, en compagnie de Mohamed Reggabi et de son défunt père Ali, mort au combat. Ils ont été témoins des incidents provoqués par un groupe de fidayîn dont l’un d’entre eux était le chahid Licir Mohamed, joueur de l’Espérance Sportive Musulmane d’Alger (ESMA).

Ces incidents n’ont pas eu l’effet escompté pour que les responsables du MCA obéissent aux ordres duFLN/ALN.

Une action tendant à perturber une rencontre que le MCA devait jouer fut reconduite la semaine d’après.

En effet, le dimanche d’après, le MCA devait rencontrer l’ASSE (Association Sportive Saint Eugénoise).  Ce jour-là, tous les Fidayîn étaient également présents (Mohamed Reggabi, son père Ali et les autres).

Cette fois-ci, les fidayîn étaient en plus grand nombre et les leçons, tirées du dernier échec, avaient été retenues. Dès la fin de la première mi-temps, des échauffourées avaient été provoquées au niveau de la tribune Nord (la tribune située du côté mer). Elles se répétèrent juste après le coup d’envoi de la seconde mi-temps et furent si violentes qu’elles obligèrent les organisateurs et le service d’ordre à arrêter la partie. Une bagarre générale se produisit provoquant l’intervention massive et musclée de la police.

Là aussi, pour l’anecdote, le score était de parité au moment de l’arrêt du match (MCA 1 ASSE 1).D’ailleurs, c’est Hocine Bouchache, futur joueur de la glorieuse équipe du FLN, qui marqua le but saint-eugénois.

Les accrochages avec la police se sont poursuivis à la sortie du stade et de nombreux spectateurs furent arrêtés au niveau du quartier de Bab-El-Oued, à la Consolation, par la police, appuyée par des éléments de l'armée française.

Le lendemain, sous la menace du FLN/ALN  de cesser toutes activités sportives, était publié sur la presse locale, notamment l'Echo d'Alger et le Journal d'Alger, un communiqué, signé par le président du MCA M. Tiar, dans lequel il déclarait que, suite aux incidents survenus lors du match MCA-ASSE, le MCA avait décidé de cesser toute activité sportive. Par ce communiqué, le Président du MCA n’a fait que qu’exécuter piteusement l’ordre du Résidant général, le sanguinaire Robert Lacoste.

Et à l’image des clubs de l’EST et de l’OUEST,  le MCA et l’USMB rejoignaient, malgré eux, ceux de l’Algérois qui les avaient précédés dans le boycott des compétitions sportives, à savoir les clubs de l’USMA, l’ESMA, la JSMA, l’USMMC, le CCA, le NAHD, le WRB et la JST (actuelle JSK).

Toutes ces informations peuvent être vérifiées en consultant les archives des journaux de Constantine (la dépêche de Constantine) d’Oran (Echo d’Oran et le journal d’Oran), d’Alger (Echo d’Alger et Journal d’Alger) cités plus haut, disponibles sur internet et au niveau des Bibliothèque d’Alger, de Constantine et d’Oran.L’histoire du football en Algérien est étroitement liée à celui du football français. Lorsque le football fit son apparition en France en 1872, celui-ci apparut à son tour naturellement vers l'année 1894 en Algérie, pays soumis au joug colonial français. Le football s'y développa donc progressivement durant plus d'un demi-siècle avec la création d'un grand nombre de clubs à identité algérienne mais aussi d'organismes qui régirent sa pratique lors de compétitions départementales et inter-régionales. En 1962 date de l'indépendance de l'Algérie, dernier territoire nord-africain qui se libère du colonialisme français et qui vit donc, à jamais, la fin du football d'époque coloniale en Afrique française du Nord

I-Le nationalisme algérien :

a)Depuis 1898 :

Les Algériens prennent conscience et réclament leur identité nationale, éprouvent le besoin à faire partie d'une nation distincte de la France ; la nation algérienne. C’est une  intériorisation de repères identitaires, résultant de la vie permanente des constantes de la nation. Ils s’expriment par des attributs, des symboles, normes et valeurs qui  sont froissés par une politique coloniale raciste aboutissant aux particularismes identitaires et, donnant lieu aux revendications par de multiples mouvements qui revendiquent  l’indépendance nationale dont celui du football.

Ainsi, le 26 juin 1898, fut la date du doyen du football algérien. Ce prestigieux club a existé sous différents sigles à travers son histoire, tout en gardant les mêmes couleurs et les mêmes valeurs. Ainsi, de 1898 à 1909, le club a porté le nom d'IKBAL -Émancipation. Ensuite, il réapparait de 1916 à 1918 sous l'appellation d'Étoile Club Musulman Constantinois(ECMC), pour finalement devenir en 1926 l'actuel Club Sportif Constantinois(CSC).[

b) 1908-1920

L'étude de la vie urbaine des Algériens sous la colonisation nous amène à nous intéresser à la naissance du mouvement associatif, exprimant un regroupement des Algériens dans des formes nouvelles. Le sentiment d'appartenance à une communauté spécifique s'exprime dans le domaine culturel, syndical et aussi sportif. Les recherches sur l'apparition dans la région Ouest des premiers clubs de football exclusivement algériens donnent des résultats intéressants.

L’Essor islamique annonce dans un communiqué paru dans L’Echo d’Oran que ses membres tiendront une réunion le 26 septembre 1911(02 Chouwal 1329) au café Si Chérif, situé au Boulevard du Nord à Oran. Le communiqué est signé par le secrétaire général Bendjaballah Tahar.

Le nom de « Mouloudia » (à l'origine, le nom est féminin) apparaît en 1912, comme association algérienne, culturelle et de bienfaisance créée un jour de la fête du Mouloud, le 7 mars 1912(18 Rabi’Awal 1330).

A cette occasion, des réjouissances ont lieu, organisées par deux associations algériennes : « El Mouloudia » et « El Akhaouia » au faubourg  Bab Ali de Mascara. Le 29 juin 1913(24 Radjab 1331), à l'occasion des fêtes de Sidi Boumediene à Tlemcen, un gala sportif est organisé par le « Musulman Club de Tlemcen » qui joue un match avec le « Croissant Club de Blida ». Le 21 septembre de la même année (19 Choual 1331), a lieu une fête sportive organisée par le Football club musulman de Mascara où l'on note la présence du président de « la Mouloudia », Boudjellal Bentounsi.

Le 28 juin 1915(15 Chaabane 1333), se tient l'assemblée générale du Croissant Club Musulman de Sidi Bel Abbes qui débutera le 31 octobre suivant (22 Dhoul-Hidja 1333). Le 26 mai 1916(23 Rajab 1334), une fête sportive est organisée par le Football Club Musulman d e Mascara suivie le 20 décembre (24 Safar 1335), à la place Bugeaud, par celle du Racing Club Musulman Saïdéen, présidé par Safir Mohammed. Quelques jours plus tard, le 24 décembre 1916(28 Safar 1335) apparaît le Football club Musulman Mostaganémois qui bat le Joffre Club Mazagranais par trois buts à deux. Les championnats officiels n'étant pas encore organisés, les clubs organisent des rencontres entre eux et se lancent des défis que les adversaires visés relèvent. Le Football Club Musulman de Mascara (fondé en 1910) provoque pour le 15 janvier le Football Club Saïdéen (composé d'Européens).

Le communiqué précise: « La réponse doit être adressée à Kiri Abdelkader résidant à l'hôtel Borelli.» Juste après, le 18 janvier 1917(24 Rabi Awal 1335), se constitue le Rachidia Club Musulman Relizanais, dont le comité directeur est composé de: Bendahmane Hadj, Benyamina Ahmed, Ghernaout Slimane, Aroussi, Belloufa, Benyahia, Chemloul, Bouzid, Mekaïssi. Le Football club musulman mostaganémois continue ses rencontres en affrontant l’Idéal sport mostaganémois (européen).

La presse locale annonce que le dimanche 21 janvier 1917(27 Rabi Awal 1335) s'est tenue l'assemblée générale d'un club algérien le « Mouloudia Club Musulman Oranais », au local du Champ-de-Manœuvres à Oran. Cette réunion a été annoncée par un communiqué paru dans le journal L’Echo d’Oran le samedi 20 janvier 1917(26 Rabi Awal 1335). Ce n'est pas une assemblée constitutive. Celle-ci a dû se tenir plus tôt.

En avril suivant, le Football club musulman mostaganémois bat le Rachidia Club Relizanais par quatre buts à zéro. Les buteurs sont Haddou, Djillali et Benyettou. Le 26 mai 1917(04 Chaabane 1335), L’Echo d’Oran publie un communiqué du Football Club Musulman Mascaréen par lequel ce club propose d’organiser une rencontre sur son stade « avec n’importe quelle équipe dépendant d’Oran ».

Le 15 septembre 1917(28 Doul Kaada 1335), le Football club musulman de mascara renouvelle son bureau qui est constitué de: Bendani Mohamed, Gamala Abdelkader, Aïs Abdelkaer, Chekkal Daho, Kessour Ahmed, Berkani Abdelkader, Kaddour Bensmaïn, Bouabsa Abdelkader, Boulenouar Lakhdar, Adda Hanif Benyahia, Hadjou Mohamed, Moumen Abdallah, Maâmar Abdelkader, Maâmar Bouchentouf, tous membres d'honneur. Le président est Kiri Abdelkader assisté de Moulassardoun Mokhtar, Adda Hanafi Bachir, Djina Benamara, Chekkal Ali, Gouaï Daho.

Dans la liste des clubs de football inscrits au début de 1918, on trouve, entre autres, le Mouloudia club musulman oranais et le Football club musulman mostaganémois versés dans le même groupe. En janvier 1918, le capitaine du MCMO, monsieur  Orfi, employé à la Société Générale, relève le défi lancé par le club « Association sportive de la marine oranaise ». Le 17 février 1918, le MCMO figure dans la liste des clubs de football affiliés à l'USSAN (Union des Sociétés Sportives d'Afrique du Nord). Le 14 avril, il clôt ses matchs en battant le Tricolore par un but à zéro et devient champion de la deuxième série. Le 25 avril, il remporte la coupe Bastos.

Il y a aussi le Rachidia dont le siège est au 87 Boulevard Joseph-Andrieux à Oran et le Football Club Musulman de Tlemcen, présidé par Abdelhamid Bouayad.

Le Rachidia est représenté à la récente USFSA (Union des sociétés françaises de sport athlétique) par Mohamed Benmohamed et Boumélik Kaddour. Y siègent, pour le compte du Mouloudia Club Oranais, Boumaza Sadok et Louni Ben Lazreg. Abderrahmane Benyoucef est le délégué du FCM de Tlemcen. En décembre de la même année, les différents clubs Mouloudia, Rachidia, FCM de Mascara se mettent ensemble pour célébrer, avec la participation de l'association Moslihia, les fêtes du Mouloud, marquées par une procession qui débute à Mostaganem, traverse les différentes villes pour se terminer à Oran, au boulevard du Sud. Parmi les joueurs du Mouloudia plusieurs fois cités, on retrouve Lekdja Hadj, Diégo Sanchez (surnom?), Ahmed Mahieddine, Benchenane Benamar, Belkacem Ould  Maâmar, Saïd Ould Boumata.

Au début de 1919, le Mouloudia se signale en battant un rival européen, le Club des Joyeusetés par un but à zéro. Et on note que le 21 février au café Chikh El Madani de Sidi Bel Abbès, s'est constituée une « Société Sportive Musulmane », présidée par Laloui Brahim, habitant rue Catinot. Deux jours plus tard, se tient une réunion du Croissant Club de la même ville, présidée par Abdeslam Bendimered. Le 5 mars, c'est au tour du club Mouloudia de désigner son comité, avec comme président d'honneur Hadj Hacène Allal, les membres sont Bendouba Abdelkader, Boulil Mohamed, Ben Saâdoune Belkacem, Youmri Mohamed, Ben Bassel Ahmed, Mazouz Mohamed, Bengoudih Belazreg, Maârouf Baghdadi, Si Oulhaci Ould Bachir, Guerrache Abdelkader, Touatih Mohamed, Guerrache Boumédiène. On désigne comme directeur sportif Sadok Boumaza et comme chef de la clique musicale Lagha Djelloul. On remarque que la Mouloudia était une association de bienfaisance qui possédait un club sportif (où l'on ne pratiquait pas que le football) et une clique musicale.

II-Le MCA et l’USMB rejettent l’ordre du  FLN de cesser toute activité sportive des clubs Musulmans.

1-Climat général :    

Un événement important survint avant la finale de la Coupe d'Afrique du Nord de football où les deux clubs de Sidi Bel Abbes, le Sporting Club de Bel-Abbes (club colon) et l'Union Sportive Musulmane Bel-Abbes (club musulman) devaient s'affronter. l'USM Bel-Abbes formula des réserves à l'encontre du joueur nommé Gros capitaine du SC Bel-Abbes car il était sous le coup d'une suspension pour la finale. Le SC Bel-Abbes mit la pression sur la Ligue  d'Oran qui décida à la surprise générale de qualifier pour la rencontre le capitaine du sporting. Devant cette incompréhension, les Usmistes qui vécurent la décision comme une injustice déclarèrent forfait, déclenchant une vague de protestation tant dans l'Oranie que dans toute l'Afrique du Nord. Le FLN saisit alors cette opportunité et lança un appel solennel qui était de boycotter toutes les compétitions en signe de protestation. De ce fait toutes les associations musulmanes décidèrent de se saborder et restèrent inactifs jusqu'à l'Indépendance de l'Algérie

2-Les deux insoumis-Le MCA et L’USMB.

A la décision prise par le FLN de faire cesser aux clubs musulmans toute activité sportive ; deux clubs de l'Algérois avaient refusé de se plier aux instructions données par Abane Ramdane. Il s’agissait du Mouloudia Club d’Alger et de l'Union Sportive Musulmane de Blida.

En réponse au refus de ces deux clubs de cesser leurs activités, il fut envisagé de jeter une grenade au cercle du MCA, rue Saint Louis, par le Fidaï Moulay, qui deviendra après l’indépendance le secrétaire général de la FAF.

En raison du risque encouru par les supporters innocents qui se trouveraient à cet endroit, au moment de l’action envisagée, Mohamed Hamada, chef des groupes armés qui opéraient à Alger  sous la hiérarchie de  Ouamrane (chef de la région centre de la future wilaya IV), changea de stratégie.

Alors, il fut décidé de provoquer des incidents au stade de Saint Eugène, au cours de la rencontre qui devait opposer le MCA au GSA (Galia Sport Algérois).

Pour l’anecdote, le match eu lieu et se termina sur le score de 1 à 1.

Présent au stade, en compagnie de Mohamed Reggabi et de son défunt père Ali, mort au combat. Ils ont été témoins des incidents provoqués par un groupe de fidayîn dont l’un d’entre eux était le chahid Licir Mohamed, joueur de l’Espérance Sportive Musulmane d’Alger (ESMA).

Ces incidents n’ont pas eu l’effet escompté pour que les responsables du MCA obéissent aux ordres duFLN/ALN.

Une action tendant à perturber une rencontre que le MCA devait jouer fut reconduite la semaine d’après.

En effet, le dimanche d’après, le MCA devait rencontrer l’ASSE (Association Sportive Saint Eugénoise).  Ce jour-là, tous les Fidayîn étaient également présents (Mohamed Reggabi, son père Ali et les autres).

Cette fois-ci, les fidayîn étaient en plus grand nombre et les leçons, tirées du dernier échec, avaient été retenues. Dès la fin de la première mi-temps, des échauffourées avaient été provoquées au niveau de la tribune Nord (la tribune située du côté mer). Elles se répétèrent juste après le coup d’envoi de la seconde mi-temps et furent si violentes qu’elles obligèrent les organisateurs et le service d’ordre à arrêter la partie. Une bagarre générale se produisit provoquant l’intervention massive et musclée de la police.

Là aussi, pour l’anecdote, le score était de parité au moment de l’arrêt du match (MCA 1 ASSE 1).D’ailleurs, c’est Hocine Bouchache, futur joueur de la glorieuse équipe du FLN, qui marqua le but saint-eugénois.

Les accrochages avec la police se sont poursuivis à la sortie du stade et de nombreux spectateurs furent arrêtés au niveau du quartier de Bab-El-Oued, à la Consolation, par la police, appuyée par des éléments de l'armée française.

Le lendemain, sous la menace du FLN/ALN  de cesser toutes activités sportives, était publié sur la presse locale, notamment l'Echo d'Alger et le Journal d'Alger, un communiqué, signé par le président du MCA M. Tiar, dans lequel il déclarait que, suite aux incidents survenus lors du match MCA-ASSE, le MCA avait décidé de cesser toute activité sportive. Par ce communiqué, le Président du MCA n’a fait que qu’exécuter piteusement l’ordre du Résidant général, le sanguinaire Robert Lacoste.

Et à l’image des clubs de l’EST et de l’OUEST,  le MCA et l’USMB rejoignaient, malgré eux, ceux de l’Algérois qui les avaient précédés dans le boycott des compétitions sportives, à savoir les clubs de l’USMA, l’ESMA, la JSMA, l’USMMC, le CCA, le NAHD, le WRB et la JST (actuelle JSK).

Toutes ces informations peuvent être vérifiées en consultant les archives des journaux de Constantine (la dépêche de Constantine) d’Oran (Echo d’Oran et le journal d’Oran), d’Alger (Echo d’Alger et Journal d’Alger) cités plus haut, disponibles sur internet et au niveau des Bibliothèque d’Alger, de Constantine et d’Oran.

Début sous la nouvelle apellation:

En 1946, des activistes nationalistes décident de créer le Mouloudia Club d'Oran, un club musulman dans le quartier El Hamri (ex-Lamur) d'Oran, rue Erouaz. L'idée vient d'abord grâce notamment à Mohamed Bessol (24 ans, qui sera joueur, entraîneur et secrétaire général du club jusqu'en 1967) ainsi qu'à Ali Bentouti. Cette idée aboutit à la création du club, notamment avec l'aide d'Abouna Omar Ben Daoud et de Rouan Serik Boutaleb. Le Mouloudia Club d'Oran est fondé le 14 mai 1946. Les autres membres fondateurs sont Mohamed Serradj, Ali Tounsi, sans oublier Bloufa Benhadada, Mahmoud Benahmed, Miloud Bendraou, Miloud Cherigui, Kada Fali et bien d'autres[5].

Le Cheïkh Saïd Zamouchi, représentant de Si Tayeb El Mehadji (imam, écrivain et membre de l'Association des oulémas musulmans algériens, dirigée par Cheikh Abdelhamid Ben Badis) apporte lors du jour de la création, sa bénédiction à ce club et à cette initiative.

But, nomination et couleurs[modifier | modifier le code]

Le but de la création de ce club, association sportive, est d'éduquer et de regrouper les populations musulmanes du quartier d'abord, afin de concurrencer ensuite le Stade Lamurien, un club composé en majeure partie d'Européens.

Le nom du Mouloudia Club d'Oran s'inspire de son ancêtre, le Mouloudia Club Musulman d'Oran fondé en 1917 à Médina Jdida et déclaré officiellement le 4 décembre 1919 lors de la fête du Mawlid, d'où le nom Mouloudia de Mawlid . Une question se posa sur l'ajout au nom du Mouloudia Club, du nom "El Hamri" ou "Oran" : c'est le nom Oran qui est choisi, jugeant que le Mouloudia deviendrait le porte drapeau de toute la ville d'Oran.

Le choix des couleurs rouge et blanc représentait le drapeau guerrier du prophète Mahomet. La couleur blanche à elle seule est la couleur aimée et portée par le Prophète. Quant au rouge, il est également prisé par le Prophète. Il symbolise la vie et c’est une couleur qui revient dans les usages vestimentaires et la décoration[3].

Le début officiel[modifier | modifier le code]

Mouloudia Club d'Oran 1946.
Debout de G à D : O. Abouna – Touha – Mokhfi – Zerfaoui – Djabeur – Doubali – Fali.
Assis de G à D : Gallia – Bessol – Fouatih – Salem – Refsi – Benahmed.

Le Mouloudia Club d'Oran commence sa première compétition durant la saison 1946-1947 en troisième division du championnat régional de la Ligue d'Oran (3F/O) comme le règlement de la Fédération française de football l'indique. Le parcours du club de 1946 à 1956 demeure partiellement inconnu jusqu'à présent.

  • 1947 : Première assemblée élective du 1er Bureau avec le 1er Pdt d’Honneur Dr Sekkal, le 1er Pdt Actif Abouna Omar Ben Daoud, son 1er secrétaire général Mohamed Bessol, et son 1er entraîneur Lahouari Sebaâ.
  • Fév. 47 : 1re Rencontre vs USM Oran au Tournoi du Stade Delmonte avec la JS Saint Eugène et le SO Courbet.
  • 1948 : 1er match (0-3) vs les "légionnaires" du SC Bel-Abbès en tour préliminaire régional de Coupe d’Afrique du Nord.
  • Mai 48 : Premier tournoi de la Coupe des mandataires des Halles avec une finale MCO contre FC Oran (futur Champion AFN 48)
  • Sept 48 : Première rencontre amicale du MCO contre l'AS Marsa au Tournoi de l’Amitié avec l'USM Oran et le SLS Oran.
  • 1954 : Première accession parmi l’élite de la Promotion d’Honneur (voir parcours sur l’Historique de 49 à 56)
  • 1955 : élimination de la Coupe AFN au dernier tour régional par l'USSC Témouchent (2-1) club des colons viticulteurs d'Aïn Témouchent et Rio Salado. Le MCO est éliminé en mort subite à la 122e minute, après avoir vaincu au tour précédent les pensionnaires Mascaréens de la DH (AGS Mascara 1-0).
  • 13 mai 1956 : boycott avec toutes les associations algériennes des compétitions officielles des 3 ligues régionales.
  • Sabordage du Mouloudia Club d'Oran : le 16 mai 1956, 10e anniversaire du MCO, celui-ci arrête ses activités répondant à la demande du FLN.
  • 1958-1960 : participations aux tournois du "Nidam" organisé par le FLN avec plusieurs équipes de Lamur (Étoile, Place Thiers, LAC ...etc).

Durant le gel des activités sportives prôné par le FLN entre 1956 et 1962, le MCO rentre en veilleuse jusqu'au recouvrement de l'indépendance en 1962. Plusieurs joueurs du Mouloudia Club d'Oran sont tués durant la guerre d'indépendance, comme Benyoucef Fréha, H'Mida Fouatih, Lahouari Sebaâ et bien d'autres[6].

1962 - 1969 L'ère d'après l'indépendance[modifier | modifier le code]

Le Mouloudia Club d'Oran en 1963.

Dans l'Algérie indépendante, et avec la disparition des grands clubs des colons européens tels que le Club des Joyeusetés, CAL Oran, Gallia Club d'Oran, AS Marine d'Oran et la JS Saint Eugène, le Mouloudia Club d'Oran est reconnu comme faisant partie du gotha du football Algérien au fil du temps et des années. Il aborde le premier critérium en 1962 sans un réel passé historique et avec un palmarès vierge, à l’opposé du grand USM Oran ou même de l’ASM Oran et le SCM Oran qui ont évolué au sein de l’élite de l’époque.

Le MC Oran va tirer sa force de sa base populaire importante, de par son implantation géographique située au cœur d’El Hamri et s’appuyant sur, non pas une poignée d’hommes, mais sur un groupe élargi de mécènes, dévoués et compétents. Le Mouloudia allait entreprendre lentement la construction d'un club imposant dans le championnat national en moins d’une décennie.

Le MC Oran, vice-champion d'Algérie en 1969.
Debout de G à D : Kara – Hadefi – Megueni – Bessak – Beddiar – Bouhadji – Larbi.
Assis de G à D : Freha – Nehari – Embarek – H'mida – Sabi – Krimo.

Son recrutement intelligent et de qualité lui permit de compter dans ses rangs de remarquables footballeurs tels Cheikh Ouaddah, Mohamed Chibani Bahi, Miloud Hadefi, Souilem Gnaoui, les frères Naïr, Abdelkader Freha, Karim Hamida, Bouabdellah Nehari, Hamid Belabbes, Bessol Ahmed (premier international junior du club), Krimo, Ali Embarek, Abdelmadjid Belgot, Larbi Mahnane et le légendaire Benaouda Boudjellal « Tchengo » revêtirent la casaque rouge. Le public suivait évidemment et cette popularité vite acquise incita les dirigeants à faire bâtir un grand club. Pour ce faire il se dota d’un cercle flambant neuf majestueux, le fameux San Remo qui aura un impact important sur le futur grand MCO, car à partir de cet instant le Mouloudia attira de plus en plus d'investisseurs fortunés pour la plupart qui allaient travailler dans la plus grande harmonie avec les pionniers qui mettront leur temps leur énergie et leur savoir au service du club.

Le championnat de l'Algérie indépendante verra le Mouloudia d'Oran qualifié au tournoi final pour les deux premières saisons 1962-1963 et 1963-1964 qui étaient composé de trois groupes (Alger, Oran et Constantine). Il termine deuxième du groupe d'Oran dans les deux saisons, une place malheureusement non qualificative pour les demi-finales, mais cette place lui vaudra déjà un statut d'un club à craindre car les résultats n’allaient pas tarder à se profiler, même si à l’époque le MCO était affectueusement surnommé le Bordeaux du football algérien parce qu’il jouait souvent les premiers rôles mais n’était pas pour autant le premier. Il est notamment vice-champion deux fois consécutivement, en 1967-1968 et 1968-1969 avec Abdelkader Freha meilleur buteur dans les deux saisons, et est privé d’une Coupe qui lui tendait les bras en 1965-1966 face à une grande équipe, le CR Belcourt appelée « Grand Chabab » nommée plus tard CR Belouizdad qui dominait le football Algérien dans les années 1960.

1970-1977 : la confirmation[modifier | modifier le code]

Abdelkader Fréha, champion d'Algérie avec le MC Oran en 1971.

Avec des joueurs ayant plus d’expérience comme Abdelkader Fréha, Abdellah Kechra, Lahouari Beddiar ou Miloud Hadefi, le Mouloudia Club d'Oran va ramener pour la saison 1970-1971, le célèbre ancien gardien de but international portugais des années 1950 et actuellement célèbre entraineur M. Carlos António Gomes qui dira une phrase qui restera célèbre dans les annales du football national « Donnez-moi le MCO et Fréha et je serai champion d'Algérie ». Chose qui va être faite puisque le Mouloudia gagnera son premier titre de son histoire, le titre suprême de champion d'Algérie pour la saison 1970-1971. Abdelkader Freha et Noureddine Hamel dit Mehdi termineront meilleurs buteurs chacun cette année-là et le club terminera avec la meilleure attaque du championnat, une domination totale pour cette saison.

Abdellah Kechra, vainqueur de la coupe d'Algérie avec le MC Oran en 1975.

En 1971, et dans le cadre de l'arabisation des sigles décidé par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, le MC Oran change de nom et deviens Mouloudia Chaâbia d'Oran. Cette nomination prendra fin lors de la réforme sportive en 1977 où le club se nommera Mouloudia Pétroliers d'Oran (MPO).

Le MC Oran, vainqueur de la Coupe d'Algérie en 1975.
Debout de G à D : Ounes – Chargui – L. Chaib – Djelli – S. Medjahed – Hadefi – A. Belgot.
Assis de G à D : H. Chaib – FrehaBelkedrouci – Mehdi – Kechra – Yahiaoui.

Quatre années plus tard après avoir décroché le premier titre de champion d'Algérie en 1971, le MC Oran remporte haut la main sa première Coupe d'Algérie, en 1975 en battant en finale le MO Constantine le 19 juin à Alger au Stade du 5 juillet 1962 devant 70 000 spectateurs, il élimine dans les tours précédents de grandes équipes comme le grand MC Alger en quart de finale, ou la légendaire équipe de Hamra Annaba en demi finale. Le MC Oran termine la compétition avec la meilleure attaque de l'histoire de la compétition.

1977 - 1989 La reforme sportive et l'ère du grand MP Oran[modifier | modifier le code]

L'année 1977, une réforme sportive nationale est appliquée dans tout le pays, les clubs sportifs sont pris en charge par les sociétés nationales et deviennent semi-professionnels. Tout d'abord c'est la grande société pétrolière Sonatrach qui va parrainer le Mouloudia, puis c'est la plus grande filiale de cette société, Naftal (la société nationale de commercialisation et de distribution des produits pétroliers) qui prend en charge le club jusqu'en 1989. Durant cette période, le club change de nom et s'appelle le Mouloudia Pétroliers d'Oran (MPO). Au début de cette période, c'est-à-dire en 1977 et sous la houlette de l’entraîneur Saïd Amara, et des joueurs importants comme Sid Ahmed Belkedrouci (meilleur buteur du championnat en 1975), l'équipe se renforce de joueurs de talents comme Lakhdar Belloumi ou Tedj Bensaoula et termine troisième en 1979. Elle est demi-finaliste de la Coupe d'Algérie en 1978 et 1979, et Lakhdar Belloumi est élu meilleur buteur du championnat en 1979.

Bachir Sebaâ, brandissant la coupe d'Algérie 1985 avec le MC Oran.

Durant les années 1980 et spécialement à partir de 1983, une nouvelle génération fait parler d'elle durant cette décennie en l’occurrence des joueurs tels Benyagoub Sebbah, Habib Benmimoun, Mourad Meziane, Bachir Mecheri, Tahar Cherif El-Ouazzani, etc. Cette équipe remporte la Coupe d'Algérie à deux reprises consécutives en 1984 et 1985, ce qui lui ouvre les portes de la Coupe des coupes Africaine en 1985 et 1986 ; elle est éliminée difficilement au deuxième tour dans les deux éditions.

Avec le retour de Lakhdar Belloumi en 1986 et le renforcement de l'équipe par Nacerdine Drid (1986) et Karim Maroc (1987), l'équipe va prendre un peu plus d’ampleur. Elle est demi-finaliste de la coupe d'Algérie en 1986, 1988 et 1989 et vice-champion d'Algérie en 1987, mais elle remporte le titre suprême de champion d'Algérie en 1988.

Ce dernier titre va ouvrir à nouveau les portes africaines au Mouloudia, avec cette fois-ci la participation en Coupe d'Afrique des clubs champions en 1989 où elle termine en finale, après une domination totale de la compétition ; elle perd cette finale dans la douleur aux tirs aux buts au match retour au Stade Ahmed-Zabana contre le Raja CA Casablanca devant 40 000 spectateurs.

Les entreprises nationales se retirent des clubs, sonnant la fin de la réforme sportive, mais le Naftal malgré cela tente de conserver le club, via une autre filiale de Sonatrach, Naftec (société nationale de raffinage du pétrole). Les négociations avec la direction du MC Oran se soldent par un échec qui met un terme à une décennie de gloire du grand MP Oran. Naftal cesse de le parrainer et de le financer. Après avoir porté le nom de Mouloudia d'Oran tout court entre 1987 et 1989, il reprend son nom mythique du Mouloudia Club d'Oran.

Les années 1990, domination nationale et début des crises internes[modifier | modifier le code]

Avec le retrait de Naftal, le MC Oran entre dans une nouvelle ère marquée par des hauts et des bas, mais surtout par ces derniers, caractérisés par des problèmes d'administration qui vont se répercuter sur la gestion et sur les joueurs, créant des disjonctions et des guerres de clans.

Domination nationale[modifier | modifier le code]

Le MC Oran a toujours joué les premiers rôles au niveau national et international depuis 1962, mais dans les années 1990, il domine le football national avec une nouvelle génération : Abdelhafid Tasfaout, Sid Ahmed Zerrouki, Ali Meçabih appuyé par des anciens comme Tahar Cherif El-Ouazzani ou Omar Belatoui. La décennie commence par les deux championnats gagnés consécutivement en 1992 et 1993 avec Abdelhafid Tasfaout meilleur buteur dans les deux saisons. Le Mouloudia est quatre fois vice-champion d'Algérie en 1995, 1996, 1997 et 2000 et gagne en 1996 un doublé historique Coupe d'Algérie et Coupe de la Ligue. Il est également finaliste en Supercoupe d'Algérie en 1992, en Coupe d'Algérie en 1998 et en Coupe de la Ligue en 2000.

Le MC Oran privé de deux championnats en 1996 et 1997[modifier | modifier le code]

Grâce à sa domination, le MCO aurait pu gagner davantage de titres. Les deux championnats perdus injustement[réf. nécessaire] en 1996 et 1997 alors qu'ils étaient "acquis" sont les points noirs de cette décennie, dans ces deux éditions, des complots de matchs entre certains clubs du championnat ont aboutit à la privation du MCO de deux titres bien à sa portée[réf. nécessaire]. Le club a terminé vice-champion dans ces deux éditions[7][réf. insuffisante].

La conquête africaine et arabe[modifier | modifier le code]

Au niveau international, le club gagne deux fois la Coupe des coupes arabe en 1997 et 1998, une fois la Supercoupe arabe en 1999 et est demi-finaliste de la Coupe d'Afrique des champions en 1994 et quart-finaliste deux fois en Coupe de la CAF en 1996 et en Coupe des coupes Africaine en 1997.

Le succès sous le fond des crises internes[modifier | modifier le code]

Certes le MC Oran est riche en effectif de joueurs, il a fait de bonnes performances et plusieurs titres ont été gagnés. Le club aurait même pu gagner facilement d'autres titres malgré la présence d'autres grands clubs, mais le Mouloudia est paralysé en même temps par des guerres de pouvoir interminables entre Kacem Elimam et Youcef Djebbari qui vont se succéder dans la direction durant 20 années environ. Pire encore, le club pour la première fois va avoir des problèmes financiers, de sponsor et de budget, ces soucis empirant d'année en année jusqu'à la dissolution de la plupart des sections sportives de ce jadis grand club omnisports ; même la section handball, avec son passé et son palmarès national et international de légende ne sera pas épargnée, mais elle sera ressuscitée quelques années plus tard.

2000 - 2010 La plus mauvaise décennie[modifier | modifier le code]

La décennie des années 2000 est la plus mauvaise de l'histoire du MC Oran. En plus des nombreux revers sportifs que subit le club, ainsi que la mauvaise gestion de la direction accompagnés des conflits de clans, cette décennie sera marquée par deux grands faits marquants : le conflit Elimam-Djebbari du 9 octobre 2003 de Sidi Bel Abbès, et la relégation en D2 de 2008.

Début timide[modifier | modifier le code]

Le Mouloudia n'entame pas cette décennie comme à son habitude malgré la finale perdue en Coupe de l'UAFA en 2001 à Doha, Qatar contre Al Sadd SC et celle de la coupe d'Algérie 2001-2002 contre le WA Tlemcen. Pire encore, cette décennie sera dépourvue de tout titre et ces deux finales perdues seront ces meilleurs exploits de ces années 2000.

Conflit Elimam-Djebbari[modifier | modifier le code]

Le conflit des clans est un phénomène bien connu au MC Oran et cela remonte spécialement à la fin de la réforme sportive en 1989 quand Naftal a quitté le club. Le Mouloudia par conséquent s'est retrouvé sans direction puissante et majeure apparente, et s'en est suivi une guerre de pouvoir qui s'est réfléchie sur l'administration ainsi que sur les joueurs, créant des clans et des conflits interminables.

Mais ces conflits vont s'accentuer surtout dans les années 2000 jusqu'à atteindre un seuil très important, car un scénario unique dans les annales du football algérien va se produire le jeudi 9 octobre 2003 au Stade du 24 février 1956 à Sidi Bel Abbès lors d'un match du Championnat d'Algérie saison 2002-2003 quand le Mouloudia reçoit le NA Hussein Dey. Lors de ce match télévisé diffusé sur la chaîne nationale, le Mouloudia arrive au stade avec deux équipes de joueurs, deux staffs techniques avec deux entraîneurs, présidées chacune par deux présidents Kacem Elimam et Youcef Djebbari. Une guerre de pouvoir entre ces deux derniers était à l'origine de ce conflit historique qui a conduit à annuler le match et donner la victoire au Nasr Athlétique de Hussein Dey[8].

Relégation en D2 et émeutes d'Oran de 2008[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2008, le MC Oran était parmi les rares clubs du monde à n'évoluer qu'en division 1, et ce depuis le début du championnat en 1962. Mais à la suite des problèmes causés au niveau de la direction, le club descend pour la première fois de son histoire en division 2 lors de la saison 2007-2008. Un record national de présence continuelle que détenait le MCO jusque là.

Cette relégation a été un choc pour toute la population oranaise, et des émeutes ont éclaté dans la ville pendant trois jours qui ont causé des dégâts matériels très considérables. La note s'élevant à environ 7,5 milliards de centimes, des centaines d'arrestations et d'hospitalisations qui ont obligé les autorités à employer les grands moyens pour arrêter ce drame[9]. Malgré cette relégation, le Mouloudia détient toujours le record national du nombre de présence en division 1 puisqu'il remonte l'année suivante.

Les années 2010 : l'ère du professionnalisme[modifier | modifier le code]

Début difficile et poursuite de la mauvaise gestion[modifier | modifier le code]

L'année 2010 est marquée par le lancement du premier championnat professionnel englobant la première et la deuxième division[10]. Cette même année et avant le début de ce championnat, le président Kacem Elimam, ayant des problèmes de santé importants, laisse sa place de président à un sénateur d'Oran Tayeb Mehiaoui qui dirige le club durant une saison. Kacem Elimam décède quelques mois plus tard à l'hôpital d'Oran[11].

Après un bon recrutement pour le démarrage de cette première saison professionnelle et le recrutement de l'enfant du club Tahar Cherif El-Ouazzani comme entraîneur, le MC Oran aurait pu réaliser sa meilleure prestation depuis une dizaine d'années. Mais le manque d'expérience de Tayeb Mehiaoui et les conflits internes incessants entre les dirigeants conduisent le club encore une fois à la dérive, ce qui induit d'abord la démission de l’entraîneur Tahar Cherif El-Ouazzani avant la fin de saison, et par la suite la démission de Tayeb Mehiaoui à la fin de celle-ci, laissant le club avec d'immenses dettes financières et des conflits de pouvoir et d’intérêt intraitables[12].

Après le départ de Tayeb Mehiaoui, la saison 2011-2012 voit le retour de Youcef Djebbari à la direction des clubs. Djebbari se retrouve sans son concurrent de toujours Kacem Elimam décédé, mais est confronté aux autres dirigeants, en l’occurrence Larbi Abdelilah et Hassen Kalaidji, eux aussi auteurs de la débâcle du Mouloudia Club d'Oran depuis les années 1990 jusqu'à nos jours. Avec les problèmes qui continuent, les joueurs clés sont vendus à d'autres clubs, les problèmes financiers se poursuivent et les entraîneurs pris comme boucs émissaires se succèdent faute de bons résultats[13].

Probable retour de Naftal[modifier | modifier le code]

Logo de Naftal

Lors de la phase aller de la saison 2012-2013, des négociations sont entamées en faveur du retour de la grande entreprise Naftal, la branche la plus importante de la grande compagnie pétrolière Sonatrach. Le PDG de Naftal, Saïd Akrètche, annonce la reprise du MC Oran ainsi que toutes ses sections sportives par la compagnie, comme c'était le cas entre 1977 et 1988 lors de la réforme sportive. Cette décision vient du haut niveau de l'état algérien qui juge nécessaire de prendre en main ce grand club qui a toujours apporté un plus au sport national[14]. Le 27 septembre 2012, Naftal signe officiellement un accord avec la Société Sportive Par Actions du Mouloudia Club d’Oran (SSPA MCO) pour la participation de la société pétrolière dans le capital social de la SSPA MCO à hauteur de 75 %[15].

Cependant, l'accord est resté en suspens à cause de la mauvaise gestion du club et par manque de deux bilans lors des saisons de 2010-2011 et 2012-2013. Ces derniers ont été résolu mais il reste quelques réformes à faire dans la direction du club avant d'entamer à nouveau des pourparlers sérieux avec la firme pétrolière.

Le doyen de la D1[modifier | modifier le code]

Si le parcours du MC Oran est couronné de nombreux trophées et titres nationaux, il a néanmoins échappé de justesse à la relégation par trois fois. La première fois en 1970, et ce, en remportant un match décisif contre le club du CR Belouizdad. La saison suivante, le Mouloudia gagne avec le même effectif son premier titre le championnat d’Algérie.

La seconde fois où le MC Oran doit échapper à la relégation, c'est en 1983 en battant à Alger l'USM Alger qui jouait aussi sa survie conte la relégation un but à zéro, dans un match mythique au Stade Omar Hamadi (stade Bologhine à l'époque). La saison suivante, en 1984, le Mouloudia remporte la Coupe d'Algérie avec une nouvelle vagues de jeunes joueurs talentueux tels que Mourad Meziane, Tahar Cherif El-Ouazzani, Bachir Mecheri, Arezki Lebbah, sous la conduite de Abdellah Mecheri, contre le JH Djazaïr à Batna.

La 3e fois en 2006, le Mouloudia échappe à la relégation grâce à une victoire contre la JS Kabylie à Oran 3 buts par 1 dans l'avant dernière journée du championnat 2006/2007, mais le club ne poursuit pas cette fois par un titre, même s'il s'était quelque peu ressaisi durant la phase retour du Championnat.

La saison 2007/2008 a été, quant à elle fatale puisque après avoir lutté jusqu'au bout, le MC Oran rétrograde en Division 2. Le nul arraché lors de la dernière journée à Chlef, contre l'équipe locale, n'est pas suffisant pour le sauver, mais le MC Oran ne reste en Division 2 qu'une seule saison puisqu'il accède à la Division 1 la saison suivante en 2009.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès de l'équipe première et des jeunes du Mouloudia Club d'Oran
Compétitions nationales Compétitions internationales
Autres compétitions Compétitions des jeunes
  • Championnat d'Oranie de Promotion d'Honneur (1)
  • Championnat d'Oranie de 1re Division (1)
  • Championnat d'Oranie de Promotion de 1re Division (1)
  • Championnat d'Oranie de District (1)

  • Championnat d'Algérie des U20 (1)
    • Vainqueur : 2006
    • Vice-champion : 2015
  • Coupe d'Algérie des U20

  • Championnat d'Algérie des U19 (1)

Catégorie U17

  • Championnat d'Algérie des U17 (1)
  • Coupe d'Algérie des U17

  • Coupe d'Algérie des U15 (1)
Palmarès individuel du Mouloudia Club d'Oran
Meilleurs joueurs Meilleurs buteurs
  • Ballon d'argent (1)
  • 9e au classement (2)
  • 10e au classement (2)

Statistiques et records[modifier | modifier le code]

À l'issue de la saison 2014-2015, le MC Oran totalise 50 participations au championnat d'Algérie de première division, un record national en ex-æquo avec le CR Belouizdad et 1 participation au championnat de deuxième division. Le MC Oran totalise aussi un record national de meilleure attaque avec 1840 buts inscrits lors de ces 50 saisons.

Le MC Oran est parmi les plus titrés au niveau national. Sur le plan continental africain, le MC Oran est toujours en attente d'un sacré continental, néanmoins, il compte une finale perdue en ligue des champions en 1989. Sur le plan arabe, il détient un record algérien de participations avec 9 saison, il comptabilise 3 titres arabes dont il est le seul club algérien à avoir remporté la Coupe des vainqueurs de coupe arabe (à deux reprises) et la Supercoupe arabe.

Statistiques historiques[modifier | modifier le code]

Bilan par compétitions nationales à l'issue de la saison 2015-2016
Compétition Saisons Titres J G N P Bp Bc Diff.
Division 1 / Ligue 1 51 4 1480 586 423 471 1880 1596 +284
Division 2 / Ligue 2 1 0 32 17 9 6 33 18 +15
Coupe 52 4
Coupe de la Ligue 5 1
Supercoupe 1 0 1 0 1 0 2 2 0
Bilan par compétitions nord africaines à l'issue de la saison 2015-2016
Compétition Saisons J G N P Bp Bc Diff. Meilleure performance
Coupe nord-africaine des clubs champions - - - - - - - - -
Coupe nord-africaine des vainqueurs de coupe - - - - - - - - -
Supercoupe de l'UNAF - - - - - - - - -
Coupe du Maghreb des clubs champions (Compétition disparue) 1 2 0 0 0 0 3 -3 Demi-finaliste (1971)
Coupe du Maghreb des vainqueurs de coupe (Compétition disparue) 1 1 0 0 1 1 2 -1 Quarts-finaliste (1975)
Championnat d'Afrique du Nord (FFF) (Compétition disparue)
Coupe d'Afrique du Nord (FFF) (Compétition disparue)
Total compétitions nord africaines 0 trophées
Bilan par compétitions arabes à l'issue de la saison 2015-2016
Compétition Saisons J G N P Bp Bc Diff. Meilleure performance
Coupe des clubs champions / Ligue des champions / Coupe de l'UAFA 4 12 3 2 7 19 24 -5 Finaliste (2001)
Coupe des coupes arabe (Compétition disparue) 3 13 8 1 4 24 17 +7 Vainqueur (1997 et 1998)
Supercoupe arabe (Compétition disparue) 2 6 2 1 3 5 10 -5 Vainqueur (1999)
Total compétitions UAFA 9 31 13 4 14 48 51 -3 3 trophées UAFA
Bilan par compétitions africaines à l'issue de la saison 2015-2016
Compétition Saisons J G N P Bp Bc Diff. Meilleure performance
Coupe d'Afrique des clubs champions / Ligue des champions de la CAF 3 24[A 1] 13 2 9 37 27 +10 Finaliste (1989)
Coupe de la confédération 2 10[A 2] 5 2 3 10 7 +3 Deuxième tour (2005, 2016)
Supercoupe de la CAF - - - - - - - - -
Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe (Compétition disparue) 3 14[A 3] 5 5 4 11 9 +2 Quarts-finaliste (1997)
Coupe de la CAF (Compétition disparue) 2 8 4 1 3 12 9 +3 Quarts-finaliste (1996)
Total compétitions CAF 10 56[A 4] 27 10 19 70 52 +18 0 trophées CAF

Autres records[modifier | modifier le code]

Classement en championnat d'Algérie par année[modifier | modifier le code]

Le MCO reste d'équipe la plus présente en D1 algérienne, car elle n'a connu la relégation qu'en 2008 après 46 ans de présence en élite, mais reviens dès la saison suivante.

Emblèmes et Couleurs[modifier | modifier le code]

[modifier | modifier le code]

Historique du Maillot[modifier | modifier le code]

Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1946-1947
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1962-1963
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1970-1971
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2010-2011
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2011-2014
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2014-2017
Exterieur
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1946-1947
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1962-1963
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
1970-1971
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2010-2011
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2011-2014
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
2014-2017

Structures du club[modifier | modifier le code]

Stades[modifier | modifier le code]

Avant l'indépendance, le club était domicilié dans des stades comme celui Eckmühl (actuellement Stade Allel Toula).

Stade Ahmed Zabana[modifier | modifier le code]

Stade Ahmed-Zabana, ancienne photo
Article détaillé : Stade Ahmed-Zabana.

Construit en 1957, il était le plus stade en Algérie jusqu'à la construction du Stade du 5 Juillet d'Alger en 1972. Anciennement nommé Parc municipal des sports, Henri Fouquès-Duparc, Stade Municipal puis Stade 19 juin. Il est doté de 40 000 places et sa situation géographique qui se situe dans l’arrondissement d’El Hamri est stratégique vu que c'est le lieu de naissance du club qui. Le MC Oran a pris le stade comme domiciliation après l'indépendance en 1962.

Stade olympique d'Oran[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Stade olympique d'Oran.

Son projet de construction a été lancé en 2006 et les travaux ont commencé en 2010, c'est un complexe sportif qui comprend un stade olympique et d'autres infrastructures sportives. C'est le futur stade du MC Oran. Il abritera également des matchs de l'Équipe d'Algérie.

Centre d'entraînement[modifier | modifier le code]

L’équipe s’entraine dans plusieurs complexes et stades de la ville d’Oran. Parmi eux :

  • le Stade Kaddour Keloua (ex. Stade Étienne Gay) à El-Seddikia (ex. Gambetta)
  • le Stade Benyoucef Fréha à El Makarri (ex.Saint-Eugène)
  • le Stade Allal Toula (ex. Stade de l'ASSE) à El-Othmania (ex. Eckmühl)
  • le Complexe Sportif et le Stade Allal Bessol aux Castors
  • le Stade Houari Benahmed (ex. Stade Choupôt) à Choupôt , etc.

Sièges[modifier | modifier le code]

Le siège du Mouloudia d'Oran se trouve au centre ville à l'adresse du 5/7 Boulevard Abane Ramdane 31000 Oran.

Supporters[modifier | modifier le code]

Le club est l'un des plus populaire d'Algérie[16] il est doté d'une popularité dans tout le territoire national. À Oran, la deuxième ville du pays, il est incontestablement le club le plus populaire et ses supporters sont appelés les Hamraouas, du nom du quartier natal du club dit d'El Hamri.

Il dispose également d'associations de supporters organisées comme les Ultras Red Castle, les Ultras Leones Rey et les Ultras Red King


Effectif professionnel[modifier | modifier le code]

L'effectif du MC Oran après le mercato estival est le suivant :

Effectif du MC Oran de la saison 2017-2018
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[17] Nom Date de naissance Sélection[18] Club précédent Contrat
1 G Drapeau de l'Algérie Natèche, AbderraoufAbderraouf Natèche Capitaine 16/10/1982 (35 ans)
CS Constantine 2014-2018
16 G Drapeau de l'Algérie Della Krachai, BachirBachir Della Krachai 18/08/1996 (21 ans)
0 Formé au club
30 G Drapeau de l'Algérie Makhloufi, HichemHichem Makhloufi 16/08/1994 (23 ans)
0 Formé au club
4 D Drapeau de l'Algérie Bendjelloul, MouradMourad Bendjelloul 21/02/1996 (21 ans)
0 Formé au club
5 D Drapeau de l'Algérie Allali, SlimaneSlimane Allali 05/08/1991 (26 ans)
NA Hussein Dey 2017-2019
6 D Drapeau de l'Algérie Ouchène, TakfarinasTakfarinas Ouchène 28/10/1993 (23 ans)
O Médéa 2017-2019
15 D Drapeau de l'Algérie Sebbah, Zine El AbidineZine El Abidine Sebbah 22/03/1987 (30 ans)
ASM Oran 2016-2018
17 D Drapeau de l'Algérie Mekkaoui, ZineddineZineddine Mekkaoui 10/01/1987 (30 ans)
RC Relizane 2017-2019
19 D Drapeau de l'Algérie Lakhdari, AdelAdel Lakhdari 12/08/1989 (28 ans)
MO Béjaïa 2017-2019
42 D Drapeau de l'Algérie Halaïmia, RédaRéda Halaïmia 28/08/1996 (21 ans) Algérie O. 0 Formé au club
46 D Drapeau de l'Algérie Kouachi, FaroukFarouk Kouachi 01/01/1998 (19 ans)
Red Star FC
49 D Drapeau de l'Algérie Blaha, AbderrahmaneAbderrahmane Blaha 01/01/1998 (19 ans)
0 Formé au club
10 M Drapeau de l'Algérie Aouad, MohamedMohamed Aouad 20/09/1984 (33 ans)
ASM Oran 2016-2018
14 M Drapeau de l'Algérie Benamara, AbdelhafidAbdelhafid Benamara 01/10/1995 (22 ans)
0 Formé au club
20 M Drapeau de l'Algérie Toumi, MohamedMohamed Toumi 07/09/1994 (23 ans)
Hydra AC
21 M Drapeau de l'Algérie Boudoumi, OmarOmar Boudoumi 22/04/1990 (27 ans)
ASM Oran 2016-2018
22 M Drapeau de l'Algérie Gaïd, NoureddineNoureddine Gaïd 18/02/1996 (21 ans)
0 Formé au club
23 M Drapeau de l'Algérie Mimoun, DjamelDjamel Mimoun 05/03/1996 (21 ans)
0 Formé au club
24 M Drapeau de l'Algérie Heriat, HamzaHamza Heriat 06/09/1987 (30 ans)
USM Blida 2016-2018
25 M Drapeau de l'Algérie Ferrahi, RachidRachid Ferrahi 18/07/1985 (32 ans)
JS Kabylie 2016-2018
28 M Drapeau de l'Algérie Gharbi, SabriSabri Gharbi 26/05/1987 (30 ans)
O Médéa 2017-2019
29 M Drapeau de l'Algérie Saïd, MustaphaMustapha Saïd 01/01/1996 (21 ans)
0 Formé au club
58 M Drapeau de l'Algérie Guertil, YoucefYoucef Guertil 01/01/1996 (21 ans)
0 Formé au club
7 A Drapeau de l'Algérie Lamali, AmineAmine Lamali 29/04/1988 (29 ans)
USM Bel-Abbes 2017-2019
8 A Drapeau de l'Algérie Bentiba, MohamedMohamed Bentiba 21/10/1989 (28 ans)
ASM Oran
9 A Drapeau de l'Algérie Souibaâh, MohamedMohamed Souibaâh 25/12/1991 (25 ans)
Paradou AC 2016-2018
11 A Drapeau de l'Algérie Tiaïba, MohamedMohamed Tiaïba 26/07/1988 (29 ans)
Al-Markhiya SC 2017-2019
12 A Drapeau de l'Algérie Belal, AbderezzakAbderezzak Belal 02/06/1996 (21 ans)
0 Formé au club
13 A Drapeau de l'Algérie Hamidi, WalidWalid Hamidi 16/10/1996 (21 ans)
0 Formé au club
18 A Drapeau de l'Algérie Hassani, NoureddineNoureddine Hassani 28/02/1996 (21 ans)
0 Formé au club
52 A Drapeau de l'Algérie Frifer, BoumedieneBoumediene Frifer 15/11/1998 (18 ans)
0 Formé au club 2017-2020
Entraîneur(s)

Drapeau : Tunisie Moez Bouakaz

Entraîneur(s) adjoint(s)

Drapeau : Algérie Bachir Mecheri

Préparateur(s) physique(s)

Drapeau : France Houssam Zouggar

Entraîneur(s) des gardiens

Drapeau : Algérie Karim Saoula

Kinésithérapeute

Drapeau : Algérie Houari Dardjellab

Médecin(s)

Drapeau : Algérie Benaoumeur Bendahou


Légende

Consultez la documentation du modèle

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Joueurs algériens[modifier | modifier le code]

Lakhdar Belloumi, la légende du football algérien et africain

De grands joueurs de classe mondiale sont passés au MC Oran à travers l'histoire.

Avant l'indépendance[modifier | modifier le code]

Beaucoup de joueurs dans la période coloniale resterons gravés à jamais dans les anales du football oranien et national de part leurs combat pur la création du club comme ce fut le cas pour Mohamed Bessol, Ali Bentouti et autres, des joueurs qui sont connus par leurs combat sportif et politique contre le colonialisme comme Lahouari Sebaâ, mais aussi des joueurs qui ont brillé sportivement comme ce fut le cas de Mohamed Salem qui a fait carrière par la suite en France et en Belgique.

Après l'indépendance[modifier | modifier le code]

Le MC Oran c'est forgé une équipe grandiose à partir de 1962 et beaucoup de grands joueurs sont passé dedans, notamment Lakhdar Belloumi, Abdelkader Firoud (entraîneur), Abdelkader Fréha (l'un des meilleurs buteurs algériens des années 1970), Miloud Hadefi (le kaiser africain), Abdelhafid Tasfaout (meilleur buteur de l'équipe nationale d'Algérie), Nacerdine Drid (gardiens), Tedj Bensaoula (buteur algérien des années 1980), Tahar Chérif El-Ouazzani (le plus titré du club)[19].

Joueurs étrangers[modifier | modifier le code]

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Les anciens capitaines[modifier | modifier le code]

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Le 28 juin 2017, Moez Bouakaz est devenu le nouvel entraîneur du Mouloudia Club d'Oran.[20].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Présidents[modifier | modifier le code]

En juillet 2010, Tayeb Mehiaoui est élu président du Mouloudia Club d'Oran[22]. En 2011, Youcef Djebbari le succède.

Le 18 juin 2012 Youcef Djebbari et revenu à la présidence du club après s'être retiré temporairement pour causes de problèmes internes mais aussi de santé. Notons qu'il est président du club depuis 2011 [23].

Le 8 octobre 2012, Larbi Abdelilah est élu président provisoire du SSPA MC Oran après la crise qui règne au sein de la direction du club et après la démission de Youcef Djebbari. Abdelilah sera chargé de gérer les affaires administratives du club jusqu'à l'arrivée des responsables de Naftal [24]. En 2013, Youcef Djebbari redeviens président.

En juin 2014, Ahmed Belhadj dit Baba est élu nouveau président de la SSPA MC Oran succédant ainsi à Youcef Djebbari[25].

Liste des présidents du MC Oran
Nom Période
1 Drapeau : Algérie Rouan Serik Boutaleb 1946 - 0000
2 Drapeau : Algérie Ali Tounsi -
3 Drapeau : Algérie Kada Fali -
4 Drapeau : Algérie Hemida Belazreg -
5 Drapeau : Algérie Boumediene Bentabet 1968 - 1969
6 Drapeau : Algérie Baghdadi Seddiki 1971 - 1975
7 Drapeau : Algérie Ghalem Chaouch 1982 - 1991
8 Drapeau : Algérie Youcef Djebbari (1) 1991 - 1994
9 Drapeau : Algérie Kacem Elimam (1) 1994 - 2000
10 Drapeau : Algérie Youcef Djebbari (2) 2000 - 2003
11 Drapeau : Algérie Mourad Meziane 2003 - 2006
12 Drapeau : Algérie Youcef Djebbari (3) 2006 - 2008
13 Drapeau : Algérie Kacem Elimam (2) 2008 - 2010
14 Drapeau : Algérie Tayeb Mehiaoui 2010 - 2011
15 Drapeau : Algérie Youcef Djebbari (4) 2011 - 2012
16 Drapeau : Algérie Larbi Abdelilah 2012 - 2013
17 Drapeau : Algérie Youcef Djebbari (5) 2013 - 2014
18 Drapeau : Algérie Ahmed Belhadj (Baba) 2014 - 0000

.

Sponsors[modifier | modifier le code]

Équipementier[modifier | modifier le code]

  • 2010–11 : Drapeau : Allemagne Adidas
  • 2011–12 : Drapeau : France Baliston
  • 2012–14 : Drapeau : Algérie Baeko
  • 2014–00 : Drapeau : États-Unis Sarson Sports USA

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le MC Oran a remporté 4 matchs (2 tours) par forfait durant son parcours en ligue des champions africaine.
  2. Le MC Oran a remporté 2 matchs (1 tour) par forfait durant son parcours en coupe de la confédération.
  3. Le MC Oran a remporté 2 matchs (1 tour) par forfait durant son parcours en coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe.
  4. Le MC Oran a remporté 8 matchs par forfait durant son parcours en compétitions africaines.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. « MCS. Le soixantième anniversaire avec faste », sur El Watan, Sid Ahmed,
  3. a et b Les clubs sportifs musulmans dans l’Algérie coloniale sur Paris, Presses universitaires de France, Youssef Fatès. Mis en ligne en 1994
  4. Histoire du Mouloudia d'Oran de 1917 à 2011, Houari Naïb. 2011
  5. « 60e Anniversaire du MC Oran », sur L'Expression, Sid Ahmed,
  6. « Historique du Club », sur http://www.mouloudia.com,
  7. « Alors que la rue mouloudéenne n'a pas oublié 1996, 1997 et 2008 », sur Liberté,
  8. « L'honneur Perdu du MC Oran, Le Conflit Elimam-Djebbari L'a contraint au Forfait », sur Liberté, A. Karim,
  9. « Les émeutes d'Oran, une première semonce », sur Info Soir,
  10. « Lancement le 24 septembre du 1er championnat professionnel », sur El Moudjahid, A.Bellaha,
  11. « Décès de K. Elimam, ex-président du MCO », sur DZFoot.com,
  12. « Tayeb Mehiaoui démissionne de la présidence du CSA MCO », sur mouloudia.com, Nazim,
  13. « Les supporters du MCO hurlent leur colère sur la toile », sur Liberté, Rachid Belarbi,
  14. « MC Oran : Le PDG de Naftal s’est réuni avec la DJS et la wilaya », sur http://www.lefinancier-dz.com,
  15. « Naftal et SSPA MCO signent un protocole d’accord », sur http://www.naftal.dz,
  16. « Stades et clubs à Oran », sur http://www.oranweb.hebergratuit.com,
  17. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  18. Seule la sélection la plus importante est indiquée.
  19. « Légendes du Mouloudia Club d'Oran - site des fans du club », sur http://www.mouloudia.com/,
  20. « Moez Bouakaz nouvel entraineur du MC Oran », sur Radio Algérienne,
  21. Foued Bouali nouvel entraineur - Le Temps DZ
  22. « Tayeb Mehiaoui, nouveau président du MC Oran », sur http://www.elmoudjahid.com,
  23. « MCO : Djebbari officiellement P-DG de la société », sur http://www.lebuteur.com/,
  24. « Larbi Abdelilah nommé provisoirement PDG de la SSPA MCO », sur http://www.mouloudia.com/,
  25. « MC Oran : Belhadj succède à Djebbari », sur El Watan DZ,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Mouloudia Club d'Oran.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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