Mouillac (Gironde)

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Mouillac
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Libourne
Canton Le Libournais-Fronsadais
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Fronsac
Maire
Mandat
Marie-France Régis
2014-2020
Code postal 33240
Code commune 33295
Démographie
Population
municipale
94 hab. (2014 en diminution de 5,05 % par rapport à 2009)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 00′ 32″ nord, 0° 21′ 06″ ouest
Altitude Min. 27 m
Max. 64 m
Superficie 1,87 km2
Localisation

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Mouillac

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Mouillac

Mouillac est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mouillac[1]
Saint-Genès-de-Fronsac
Salignac Mouillac[1]
Vérac

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? en cours Marie-France Régis PS Agricultrice
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3].

En 2014, la commune comptait 94 habitants[Note 1], en diminution de 5,05 % par rapport à 2009 (Gironde : +6,37 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
159 122 143 139 132 129 115 114 126
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
111 107 110 114 90 88 91 89 72
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
68 86 80 60 87 84 69 65 66
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
70 58 41 55 72 103 105 105 105
2013 2014 - - - - - - -
97 94 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg L'église Saint-Fort est inscrite[6] au Monuments historiques en 1925.

La première église de Mouillac, édifiée au XIe siècle, est dédiée à saint Gervais et saint Protais. La nef de cette époque et le sanctuaire, voûté en cul-de-four et qui se termine par une abside à sept pans coupés ont été conservés. Au XVIe siècle on ajoute son bas-côté nord avec ses trois voûtes en ogive.

Au XVIe siècle la population de la paroisse a beaucoup augmentée et il fallait agrandir l’église. C’est alors qu’on lui ajoute son bas-côté nord avec ses trois voûtes en ogive.

En 1833 que l’église est dédiée à saint Fort. Il s’agit d’un saint légendaire, particulièrement révéré à Bordeaux[7]. La basilique Saint-Seurin de Bordeaux conserve ses prétendues reliques.

Les modillons

Les modillons qui supportent la corniche au-dessus du portail sud et ceux qui supportent la corniche du chevet sont du XIIe siècle. Certains entre-eux sont très érodés.

Pour plus d'information sur les représentations, voir Iconographie des modillons romans.

Les cadrans canoniaux

Gravés sur les pierres de la nef sud et sur ces contreforts on trouve pas moins de neuf cadrans canoniaux. Ces cadrans solaires primitifs étaient utilisés par le clergé pour déterminer le moments dans la journée de pratiquer certains actes liturgiques.

Cadrans sur les contreforts de la nef sud
  • Les cadrans canoniaux gravés sur les deux contreforts sont beaucoup plus grand que ceux que l'on trouve habituellement sur les églises romanes et le cercle est tracé avec soin. Il est probable que ces deux cadrans sont les plus récent.
  • Un des cadrans est sur une pierre de remplois ; l'artisan qui a réutilisé la pierre l'a posée avec le cadran canonial inversé.
  • La multiplicité des cadrans canoniaux sur une église peut avoir plusieurs origines :
Le cadran, souvent gravé par le prêtre, avait un trou central dans lequel il insérait une tige de bois, pour produire l'ombre. Au cours des années, le trou s'élargit et la tige ne tenait pas, alors le prêtre gravé un autre cadran.
Au cours des années la végétation avoisinante poussait et ses ombres rendaient inutilisable le cadran, donc il fallait faire un autre.
La position d'un cadran sur le mur était bonne pour le lever du soleil, mais était mal placé pour le coucher ; donc il fallait deux cadrans.
Cadrans sur le mur de la nef sud

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  6. « Fiche d'inscription de l'église », notice no PA00083643, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Saint Fort est un de ces saints auxquels la croyance populaire attribuait des vertus en relation avec leur nom. C'était un spécialiste des enfants débiles, auxquels il communiquait sa force, comme sainte Lucie traitait les affections de la vue et saint Cloud faisait « passer les clous » (1). Son culte ne semble pas avoir été très répandu ; on l'a signalé à Bordeaux, en Saintonge, en Poitou et en Anjou. A Bordeaux, où il était particulièrement renommé, ses reliques - ou prétendues telles -, conservées dans la crypte de l'église Saint-Seurin, étaient l'objet d'une grande vénération. Sa réputation s'étendait d'ailleurs bien au-delà de la ville et du diocèse. Ainsi, en 1864, dans un ouvrage relatif à l'arrondissement de Jonzac, Rainguet signalait à son propos : L'usage populaire de faire passer, dans la matinée du 16 mai, les petits enfants au-dessus de la châsse de saint Fort, afin de leur procurer force et santé par l'entremise du saint martyr, s'est perpétué jusqu'à nos jours. Cette dévotion se maintenait, quelques dizaines d'années plus tard, quand J. A. Brutails a troublé des consciences en affirmant que c'est un saint imaginaire. Le pèlerinage dans la crypte de Saint-Seurin n'en a pourtant pas moins continué. Entre les deux guerres encore, de nombreux parents ont conduit leurs enfants au « tombeau de Saint Fort », pour les "rendre forts" et une "foire de Saint-Fort" se tenait aux allées Damour, caractérisée par une profusion de rosiers en fleurs. Voir Jacques Duguet, « Le problème de saint Fort », Roccafortis, bulletin de la Société de Géographie de Rochefort, vol. III, no 18,‎ , p. 69-71 (lire en ligne) pour plus de détails.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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