Moto Guzzi Ottocilindri

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Moto Guzzi Ottocilindri
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Moto Guzzi Ottocilindri

Constructeur Moto Guzzi
Années de production 1956 - 1958
Type Sportive
Moteur et transmission
Moteur(s) 8 cylindres en V à 90°, 4 temps refroidissement liquide
Distribution 2 act, 2 soupapes par cylindre
Cylindrée 498,4 cm³ (44 x 41 mm)
Puissance maximale 65 ch à 10 500 tr/min ch
Alimentation 8 carburateur Dell'Orto ∅ 20 mm
Embrayage multidisque à sec
Boîte de vitesses à 4, 5 ou 6 rapports
Transmission par chaîne
Vitesse maximale 275 km/h
Cadre, suspensions et freinage
Cadre double berceau
Suspension avant (débattement) fourche Earles
Suspension arrière (débattement) 2 combinés
Frein avant tambour double came
Frein arrière tambour simple came
Poids et dimensions
Poids à sec 150 kg
Réservoir (réserve) 34 ℓ litres

La Ottocilindri est un modèle de motocyclette de compétition du constructeur italien Moto Guzzi.

Afin de dominer la catégorie des 500 cm³ dans le championnat de vitesse, et au lieu de faire évoluer son monocylindre, l'ingénieur Giulio Carcano décide, en 1954, de réaliser un nouveau moteur. Après avoir examiné toutes les architectures possibles, il choisit un huit cylindres en V, pour sa puissance potentielle et sa compacité[1].

Le V8

Chaque cylindre est alimenté par un carburateur Dell'Orto de 20. Chaque rampe de quatre carburateurs puise l'essence dans une cuve située sur le côté gauche. Cette configuration posait des problèmes d'alimentation au cours des phases d'accélération et de freinage de la moto. Ce désagrément est réparé en 1957 par l'adaptation de carburateurs Dell'Orto de 21 mm de diamètre, à cuves séparées[2].

Vu la puissance et la compacité du moteur, un refroidissement par eau est installé, une nouveauté à cette époque où le refroidissement par air était universellement employé en technique motocycliste

Le cadre à double berceau inférieur comprend une poutre unique de gros diamètre à sa partie supérieure, qui sert de réservoir et de refroidisseur d'huile, éliminant la nécessité du gros carter d'huile ailetté, présent sur les 4 cylindres Gilera ou MV Agusta et améliorant la compacité du moteur.

Cette architecture, très différente du célèbre cadre Featherbed utilisé par Norton sera beaucoup copiée et utilisée jusqu'aux années 80.

Comme sur la plupart de machines de pointe de cette époque, le carénage enveloppe la roue avant (ce qui fut plus tard interdit par la FIM, fédération internationale), un style de carénage surnommé Flying Dustbin (poubelle volante) par les pilotes anglais. Plus efficace que les carénages actuels dits "Dolphin", et testé, bien entendu, dans la soufflerie de l'usine Guzzi (la seule au monde à être ainsi équipée à l'époque) il compte pour beaucoup dans la vitesse de pointe impressionnante de la Guzzi V8.

La V8 est utilisée pour la première fois en course aux mains du pilote Ken Kavanagh, sur le circuit d'Imola.

Elle sera ensuite pilotée par Bill Lomas et Dickie Dale .La carrière en course de la V8 sera émaillée d'incidents de mise au point, mais se révèlera imbattable lors des rares grands Prix qu'elle pourra terminer.

L'usine décide d'arrêter la compétition en 1958, lors d'un "pacte de non agression" avec les autres usines italiennes, en raison de l'augmentation vertigineuse du coût de la compétition, et met ainsi un terme à la carrière de la Ottocilindri.

Un des exemples en est le prix de l'usinage du seul vilebrequin de la V8, réalisé sur des machines de haute précision, avec un acier spécial rarissime: Un million de Lires de l'époque soit 40 000€ actuels , ou encore le prix de vingt petites motos.

Les exemplaires encore fonctionnels de cette moto très rare sont peu nombreux: Il en existe une au musée Moto Guzzi de Mandello sul Lario et une autre dans la collection-musée de l'ex champion britannique de Trial Sammy Miller.

La Guzzi V8 n'est toutefois pas la seule moto à utiliser cette architecture moteur: L'industriel Claudio Morbidelli, fabricant de machines à usiner le bois, mais aussi créateur d'une écurie de course motocycliste à succès dans les années 80 tentera de lancer en toute petite série une moto routière élitiste équipée d'un V8, mais en position longitudinale, avec une transmission par arbre et cardans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ottocilindri - Le pourquoi d'une idée
  2. Ottocilindri - Difficultés et solutions