Mother 3

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Mother 3
Éditeur Nintendo
Développeur Nintendo SPD Production Group No.3, HAL Laboratory, Brownie Brown
Concepteur Shigesato Itoi

Date de sortie Game Boy Advance
  • Japon 20 avril 2006

Console virtuelle Wii U
  • Japon 17 décembre 2015
Genre Jeu de rôle
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme Game Boy Advance
Wii U (Console virtuelle)
Média Cartouche

Mother 3 (マザースリー, Māzā Surī?) est un jeu vidéo de rôle (RPG) développé par HAL Laboratory et Brownie Brown, et édité par Nintendo pour sa console portable la Game Boy Advance, dont l’essence trouve son origine dans l’esprit de Shigesato Itoi. Après un développement chaotique de presque 10 ans, le jeu est sorti au Japon le 20 avril 2006. Il s’agit du troisième épisode de la trilogie Mother.

Mother 3 a obtenu un 35/40 dans Famitsu. Il est souvent reconnu comme le meilleur épisode de la série Mother. 400 000 exemplaires de Mother 3 avaient été écoulés au Japon en septembre 2006.

Le jeu sort sur la console virtuelle de la Wii U le 17 décembre 2015 au Japon[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Si les deux précédents épisodes s’axaient résolument dans un monde évoquant l’Amérique profonde des années 1980 et 1990, Mother 3 se positionne dans un univers plus original, moins familier. L’essentiel de l’action se déroule autour du village de Tazmily, un endroit calme en plein cœur des Îles de Nullepart et où tout le monde se connaît et s’entend bien, jusqu’au moment où débarque une mystérieuse armée aux intentions suspectes : l’Armée des Masqueporcs. Celle-ci se livre à d’étranges expérimentations sur la faune et la flore, et répand la haute technologie (les bienfaits de la société de consommation ?) sur son passage, pour contrôler les esprits des gens : le village uni de Tazmily va ainsi se désagréger lentement au fil de l’aventure, et voir ses habitants découvrir les concepts d’argent ou de télévision et petit à petit se replier sur eux-mêmes, voire pire. De là à y voir une manière d’exprimer la crainte d’un avenir désocialisant et contrôlé par les machines et le consumérisme, il n’y a qu’un pas.

Le jeu s'ouvre alors que Lucas et Claus, deux frères jumeaux, passent quelques jours à la montagne chez leur grand-père Alec, en compagnie de leur mère Hinawa. Pendant ce temps-là, Flint, le père de famille, est resté dans le village de Tazmily en compagnie de leur chien Boney. Au cours d'une nuit pluvieuse, après un incendie dans la forêt, Hinawa et les deux enfants sont attaqués par un Drago (une des créatures pacifiques qui peuplent la montagne d’Oriandre) devenu fou à cause des expériences de l’Armée des Masqueporcs, et la mère se sacrifie pour permettre à Claus et à Lucas de fuir. En apprenant la nouvelle de la mort de sa femme, Flint est pris d'un accès de folie et doit être arrêté puis placé en prison après avoir assommé deux villageois (Aurel et Abbé) qui s'en remettront rapidement. Pendant ce temps, Claus part seul dans la montagne pour retrouver le Drago qui a tué sa mère afin de se venger, mais quand Flint et Alec partent à sa recherche, ils ne découvrent qu'une chaussure que portait le jeune garçon…

L’aventure prend place sur huit chapitres qui permettent au joueur de vivre les événements sous divers points de vue, bien qu’à partir du quatrième Lucas apparaît comme le véritable héros de l’histoire et que le périple adopte une linéarité chronologique.

De manière générale, Mother 3 accorde une bien plus grande importance à l’émotion et à la veine pathétique que ses prédécesseurs, malgré un humour toujours omniprésent et un côté décalé qui en fait un RPG très original. Le slogan du jeu est d’ailleurs le suivant : « Strange, funny and heartrending. » (ce qui pourrait à peu près se traduire par « Étrange, drôle et poignant. »).

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Le système de jeu de Mother 3 ressemble beaucoup à celui des deux autres épisodes, malgré des différences notables.

Le système de combat reprend ainsi les grandes lignes de celui d’EarthBound, le décor de fond étant remplacé par un graphisme psychédélique mouvant. Chaque personnage dispose de la possibilité d’attaquer, de se défendre, de lancer un sort PSI pour certains d’entre eux (Lucas, Kumatora), d’utiliser un objet ou une faculté spéciale qui ne nécessite pas de points de magie. L’originalité de cet épisode concerne les attaques : en effet, en appuyant sur A dans le rythme du thème musical correspondant à l’ennemi affronté, il est possible d’enchaîner les coups dans un seul combo, pour un maximum de 16 coups en un seul tour. Chaque coup porté par votre personnage sera l’occasion d’un son différent joué par l’instrument correspondant au personnage. Comme dans EarthBound, un coup fatal asséné à l’un des personnages de votre équipe ne l’est pas tant que les points de vie de celui-ci (représentés sur une roulette à trois barres) ne sont pas descendus jusqu’à zéro : concrètement, en se soignant vite ou en éliminant rapidement l’adversaire alors que vos HP descendent progressivement, vous n’êtes pas nécessairement condamné à mourir. La nouveauté réside dans le fait que cette roulette descend moins rapidement que dans EarthBound, mais que les coups adverses sont plus puissants : un élément stratégique à prendre en compte. Enfin, il est également toujours possible d’attaquer l’ennemi par surprise en arrivant par derrière (l’inverse étant également valable), avec en prime la possibilité de voir l’ennemi de dos durant le combat, élément absent d’EarthBound.

Une autre nouveauté est la possibilité de courir. En mode course, le joueur peut défoncer des portes coincées ou accomplir d’autres actions du même ordre. Pour les sauvegardes et le retrait d’argent (les DP), il faut passer par les grenouilles qui abondent dans le jeu, et qui remplacent les téléphones et bornes ATM du deuxième épisode.

Le menu principal est plus esthétique que dans Earthbound, avec des icônes pour chaque objet. Par contre, le nombre d’objets que peuvent porter les personnages est de nouveau limité.

Développement[modifier | modifier le code]

Initialement prévu pour voir le jour sur Nintendo 64 (le développement a été annoncé dès 1996), les premières images tombent en 1997 et la date de fin 1998 est avancée pour la sortie du jeu. Le projet prend du retard, est finalement reporté sur 64DD, puis de nouveau annoncé sur cartouche… En août 2000, il est définitivement annulé à 60 % de son développement. En 2003, à l’occasion de la sortie de la compilation Mother 1+2 sur Game Boy Advance, Mother 3 est de nouveau annoncé, mais cette fois-ci sur Game Boy Advance.

En novembre 2005, Nintendo dévoile une date de sortie : printemps 2006. Le 20 avril, après que Shigesato Itoi a diffusé au compte-gouttes et sur son blog quelques informations sur son titre phare au fil des jours précédents, le jeu est finalement disponible sur les étals nippons. À noter qu’entre l’annonce de sa sortie officielle et celle-ci, le jeu a presque systématiquement figuré dans le top 10 des « Most Wanted Games » (« Jeux les plus attendus ») du magazine Famitsu, et qu’il était même en tête de cette liste pendant les cinq dernières semaines d’attente.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Mother 3 coming to Wii U Virtual Console in Japan », sur polygon.com/, (consulté le 13 novembre 2015).