Mota Lava

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant le Vanuatu image illustrant le monde insulaire
Cet article est une ébauche concernant le Vanuatu et le monde insulaire.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Mota Lava
M̄otlap
Photographie satellite de Mota Lava. On aperçoit l’îlot Ra au sud-ouest de l’île principale.
Photographie satellite de Mota Lava. On aperçoit l’îlot Ra au sud-ouest de l’île principale.
Géographie
Pays Drapeau du Vanuatu Vanuatu
Archipel Îles Banks
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 13° 40′ S 167° 41′ E / -13.67, 167.68
Superficie 24,0 km2
Point culminant 411 m
Géologie
Géologie Île volcanique
Type Volcan gris
Activité Éteint
Dernière éruption Inconnue
Code GVP 0507-001
Observatoire Aucun
Administration
Province Torba
Démographie
Population 1 451 hab. (2009)
Densité 60,46 hab./km2
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+11

Géolocalisation sur la carte : Vanuatu

(Voir situation sur carte : Vanuatu)
Mota Lava
Mota Lava
Îles au Vanuatu

Mota Lava ou Motalava, en mwotlap M̄otlap, est une île de l’archipel des îles Banks, au nord du Vanuatu. Elle a une superficie de 24,0 km2 (en incluant l’îlot voisin Ra)[1] et son point culminant se trouve à 411 m d’altitude[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Au sein du même pourtour récifal se trouve un îlot habité du nom de Ra (mwotlap : Aya), à la pointe sud-ouest de l’île principale. Au sens strict, le terme « Mota Lava » désigne la seule île principale ; mais c’est aussi l’appellation générale pour l’ensemble géographique incluant les deux îles (Mota Lava + Ra).

Population[modifier | modifier le code]

L’île de Mota Lava (stricto sensu) a une population de 1 451 habitants[3]. Sachant que l’îlot Ra a une population de 189 habitants, ceci porte la population totale de l’ensemble géographique de Mota Lava à 1 640 habitants.

La population se concentre surtout au sud-ouest de l'île, sur une zone d'origine corallienne à faible altitude[4]. Le village principa est connu en bislama sous le nom de Ngerenigmen (ou Ngerenigman), mais en mwotlap sous le nom de Lahlap. Les autres villages sont Qēgm̄agde, Toglag, Avay, Aya; et au nord-est de l'île, Aplow (en) et Telvēt[5].

Nom de l’île[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, l’île était désignée par les Européens sous le nom de Saddle Island[6], du fait de son profil en selle de cheval. Dans un second temps, les étrangers adoptèrent le nom de Mota Lava. Il s’agit de la version simplifiée d’une forme M̄otalava [ŋ͡mʷɔtalaβa] en mota, la langue de l’île voisine qui avait été choisie par les missionnaires anglicans de la Melanesian Mission comme langue d’évangélisation.

Les habitants désignent leur propre île comme M̄otlap, prononcé [ŋ͡mʷɔtlap][7].

Culture et langue[modifier | modifier le code]

Les habitants de Mota Lava parlent le mwotlap. Une autre langue, le volow, était parlée autrefois à l’est de l’île[6],[8], mais s’est éteinte en 1986.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François 2001, p. 19
  2. (en) « Îles du Vanuatu » (consulté le 12 septembre 2011)
  3. « 2009 National Population and Housing Census », Vanuatu National Statistics Office,‎ (consulté le 12 septembre 2011), p. 12
  4. Photo satellite montrant la zone la plus habitée.
  5. Carte de Motalava.
  6. a et b Codrington 1885
  7. François 2001, p. 22
  8. François (2012), p. 88.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandre François, Contraintes de structures et liberté dans l’organisation du discours : Une description du mwotlap, langue océanienne du Vanuatu, Université Paris-IV Sorbonne, , 1078 p., thèse de doctorat en linguistique, 3 volumes (présentation en ligne)
    L’introduction de la thèse contient des informations sur l’île.
  • (en) Alexandre François, « The dynamics of linguistic diversity : Egalitarian multilingualism and power imbalance among northern Vanuatu languages », International Journal of the Sociology of Language, vol. 214,‎ , p. 85–110 (ISSN 0165-2516 et 1613-3668, DOI 10.1515/ijsl-2012-0022, lire en ligne)
  • (en) Robert H. Codrington, The Melanesian Languages, Oxford, Clarendon Press, , 642 p. (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]