Mosquée des Turcs

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Mosquée des Turcs
Jemaâ Ettrouk
Façade de la mosquée des Turcs
Présentation
Culte Islam
Type Mosquée
Début de la construction XVIe siècle
Géographie
Pays Drapeau de la Tunisie Tunisie
Ville Houmt Souk
Coordonnées 33° 52′ 42″ nord, 10° 51′ 33″ est

Géolocalisation sur la carte : Tunisie

(Voir situation sur carte : Tunisie)
Mosquée des Turcs

La mosquée des Turcs, aussi appelée Jemaâ Ettrouk, est une mosquée tunisienne située au centre de Houmt Souk, sur l'île de Djerba, non loin du quartier des fondouks et de l'église Saint-Joseph de Djerba.

Emplacement[modifier | modifier le code]

La mosquée des Turcs est localisée au centre de Houmt Souk, presque en face du Centre culturel Ferid-Ghazi et derrière l'église Saint-Joseph, dans ce qui constituait autrefois le quartier des Maltais. Non loin de là se trouve la mosquée des Étrangers, la caserne des pompiers et la perception et direction des impôts.

Histoire[modifier | modifier le code]

Minaret de la mosquée

La construction de cette mosquée remonte au XVIe siècle, sous l'impulsion du caïd Ghazi Mustapha Bey[1] installé au Borj El Kebir par Dragut après l'exécution du cheikh de l'île vers 1560. Elle est restaurée à plusieurs reprises et classée monument historique[2].

Architecture[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une mosquée de taille moyenne et d'une architecture sobre de murs blancs, caractérisée par son minaret original et unique dans son genre sur toute l'île.

Selon René Stablo, « le minaret est élancé en forme de chandelle se terminant par un cône effilé, il évoque une réminiscence phallique. À mi-hauteur environ, une galerie circulaire, en encorbellement, permet au muezzin d'appeler à la prière »[3]. Elle possède une grande cour et une citerne pour ramasser l'eau pluviale.

Rite[modifier | modifier le code]

La mosquée des Turcs est la seule mosquée de Djerba dédiée à l'origine au hanéfisme, rite de la famille régnante, de la cour et de quelques familles d'ascendance turque au moment de la construction de la mosquée. Elle a été affectée depuis longtemps au rite malékite.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Kamel Tmarzizet, Djerba, l'île des rêves, éd. Société tunisienne des arts graphiques, Tunis, 1997, p. 145
  2. Salah-Eddine Tlatli, Djerba. L'île des Lotophages, éd. Cérès Productions, Tunis, 1967, p. 153
  3. René Stablo, Les Djerbiens. Une communauté arabo-berbère dans une île de l'Afrique française, éd. SAPI, Tunis, 1941, p. 43-45