Mosaïques de Saint-Rustice

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Mosaïques de Saint-Rustice
Croquis de l'une des mosaèiques découvertes par MM.J.Soulages et Escudier, dans le lieu de Silva Agra (Saint-Rustice), à plus de vingt kilomètres de Toulouse (t. I, n° 14) - Fonds Ancely - B315556101 A DUMEGE 019.jpg
Artiste
AnonymeVoir et modifier les données sur Wikidata
Date
Vers IVe siècle ou vers Ve siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Technique
Mouvement

Les mosaïques de Saint-Rustice sont un ensemble de mosaïques conservées au musée Saint-Raymond de Toulouse.

Découverte et description générale[modifier | modifier le code]

En 1833, Jules Soulages, étudiant en archéologie, se rend à Saint-Rustice et y découvre un ensemble de thermes au-dessous d'une colline où se trouve une source[1]. Il y découvre un ensemble de mosaïques décorant une salle de 13 m de long sur 2,80 m de large autour de laquelle s'ouvrait 6 absides[2]. D'après Éric Morvillez, il s'agirait de l'apodyterium.

L'ensemble de mosaïque est composé de morceaux de marbres huit couleurs et réalisé entre le quatrième et le cinquième siècle[3].

Oceanus[modifier | modifier le code]

La mosaïque représente le dieu Oceanus d'où sort de sa bouche trois fleuves[1]. Des dauphins sortent de ses oreilles[1]. Dans ses cheveux se trouvent des perles alignées de manière à représenter une queue d'écrevisse[1]. Le fond représente une draperie entourée d'une bordure rouge à dessins jaunes et tenue par quatre génies ailés nus portant un collier rouge, des bracelets et un anneau de jambe[3].

Thétis et Triton[modifier | modifier le code]

En-dehors de la flûte de Pan, la mosaïque a été rabotée au XIXe siècle pour la lisser[4]. Elle a aussi été abîmée lors des constructions des nouveaux bâtiments du musée des Augustins de Toulouse entre 1880 et 1900, où elle était alors conservée[4]. Contrairement aux représentations classiques de Triton, celui-ci ne souffle pas dans une conque marine mais dans une flûte de Pan, sans doute par méconnaissance du tesselarius de ce sujet mythologique particulier.

Glaucos, Palémon et Ino[modifier | modifier le code]

Mosaïque d'Ino, incorrectement reconstituée en Doto lors des fouilles du XIXe siècle.

Cette mosaïque a été retrouvée à gauche de la mosaïque d'Océanus et représente Glaucus, Ino et Palémon. Glaucus a quatre cornes : deux, droites, le front et deux, recourbées, sur les tempes. Elles ressemblent à des roseaux[1]. Il porte un manteau en écailles de poissons. Il a des nageoires à la place de ses jambes et une queue sur laquelle est assise Ino. Les pieds d'Ino portent deux hastes, une draperie flotte sur sa tête et passe sous ses bras. Elle tient un sein de sa main gauche et tend sa main droite vers Palémon. Elle porte des bracelets et des tresses de perle.

Nymphogénès et autres morceaux[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Jules Berger de Xivrey, Essais d'appréciations historiques, t. premier, Desforges,
  2. Cazes 1999
  3. a et b Rachou 1912
  4. a et b Le Carnyx et la Lyre, archéologie musicale en Gaule celtique et romane

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Conservation du musée Saint-Raymond, Dossiers d'œuvres Ra 20a, Ra 20b, Ra 20c, D 70 1 1, Toulouse
  • Ernest Roschach, Catalogue des Musées archéologiques de la Ville de Toulouse, Musée des Augustins, Musée Saint-Raymond, Toulouse,
  • Bulletin de la Société Archéologique du Midi de la France, 1901-1903
  • Henri Rachou, Catalogue des collections de sculpture et d'épigraphie du musée de Toulouse, Toulouse, Privat,
  • Bulletin municipal de la Ville de Toulouse, 1936
  • Raymond Lizop, « La mosaïque de Saint-Rustice et ses inscriptions », dans Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, t. XXI, Toulosue,
  • Archéologie pyrénéenne. Atlas des prolégomènes, II, Toulouse
  • Anne Lombard-Jourdan, Leucothéa et sainte Genevièves, protectrices de Paris, Mythe et Hagiographie,
  • Le carnux et la lyre, Archéologie muscila en Gaule celtique et romaine, Besançon, Musée des beaux-arts et d'archéologie, 1993
  • Daniel Cazes, Le musée Saint-Raymond : Musée des antiques de Toulouse, Somogy, (ISBN 2-85056-345-5)
  • L'essentiel des collections. Musée Saint-Raymond, musée des antiques de Toulouse, Toulouse, Mairie de Toulouse, , 63 p. (ISBN 2-909454-31-2), p. 16

Liens externes[modifier | modifier le code]