Mos majorum

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Le mos majorum (ou mos maiorum), littéralement « mœurs des anciens » ou « coutumes des ancêtres », désigne dans la Rome antique le mode de vie et le système des valeurs ancestrales. Il est souvent pris comme une référence, et est à opposer au spectacle de la décadence du temps présent.

Ce sont les traditions ancestrales, un code non écrit de lois et de conduite, une sorte de constitution romaine.

De grandes figures politiques telles que Caton l'Ancien tentent sans succès de rétablir les vertus traditionnelles romaines, fondées sur le travail, la fidélité à la patrie, la frugalité, le refus de l'oisiveté, mais ils ne sont pas écoutés. Le cri de Cicéron, O tempora ! O mores (Ô temps! Ô mœurs !), prononcé il est vrai dans d'autres circonstances, ramène à cette interrogation quotidienne des Romains.

Auguste, lors de la mise en place du Principat, va s'attacher à restaurer les valeurs traditionnelles romaines par différentes lois, sur les mœurs par exemple, ou en redonnant vie à certains rites religieux tombés en désuétude.

Les cinq fondements du mos majorum sont :

  1. fides : fidélité, respect de la parole donnée, loyauté, foi ; confiance et réciprocité entre deux citoyens
  2. pietas : piété, dévotion, patriotisme, devoir
  3. majestas: sentiment de supériorité naturelle d'appartenance à un peuple élu, majesté
  4. virtus : qualité propre au citoyen romain, courage, activité politique
  5. gravitas : ensemble des règles de conduite du romain traditionnel, respect de la tradition, sérieux, dignité, autorité

Textes latins[modifier | modifier le code]

On retrouve -entre autres- cette notion dans les textes de ;

  • Salluste
  • Cicéron
  • Caton d'Utique
  • Tibulle

Bibliographie[modifier | modifier le code]