Mort pour la France

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Cimetière de Montaigut-le-Blanc, hommage aux soldats du village tués pendant la Première Guerre mondiale (Puy-de-Dôme, France).

« Mort pour la France » est une mention honorifique posthume ajoutée à l'état civil d'une personne pour récompenser son sacrifice au service de la France. L'attribution de cette mention est régie par les articles L. 511-1 à L. 511-5[1] du Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.

Instituée pendant la Première Guerre mondiale par la loi française du et modifiée par la loi du [2], elle confère aux victimes, civiles ou militaires, une reconnaissance et un statut individuel dont elles ne disposaient pas jusque-là. Elle donne notamment le droit à une sépulture individuelle et perpétuelle dans un cimetière militaire aux frais de l'État, ainsi qu'à pension de veuve de guerre le cas échéant.

Délai de protection du droit d'auteur

En France, la durée de protection des œuvres des auteurs morts pour la patrie est augmentée de 30 ans[3], mais cette prorogation ne porte que sur une durée de base de cinquante ans (cette durée partant du 1er janvier suivant le décès de l'auteur). Pour les auteurs et compositeurs « mort pour la France », la durée de protection est de :

Les premiers auteurs « mort pour la France » (ceux de l'année 1914) sont donc entrés dans le domaine public le . Tous les auteurs « mort pour la France » au cours de la Première Guerre mondiale sont à présent dans le domaine public.

Guillaume Apollinaire, mort de la grippe espagnole pendant son engagement dans l'armée française, est déclaré « mort pour la France » en 1918. Ses œuvres sont entrées dans le domaine public français le , soit 94 ans et 271 jours après sa mort[4]. Antoine de Saint-Exupéry est « mort pour la France » en 1944. Ses œuvres entreront dans le domaine public français le , soit 88 ans et 120 jours après sa mort[5].

Références

  1. Articles L. 511-1 à L. 511-5 du Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.
  2. Journal officiel de la République française - Lois et décrets - du 1er mars 1922, page 2450.
  3. (en) Christina Angelopoulos, « The Myth of European Term Harmonisation: 27 Public Domains for the 27 Member States », SSRN, Rochester, NY,‎ (lire en ligne, consulté le 9 janvier 2016).
  4. Véronique Boukali, Alexis Kauffmann et Lionel Maurel, « Guillaume Apollinaire enfin dans le domaine public », Libération,‎ , p. 18 (lire en ligne, consulté le 19 février 2015).
  5. Jean-Marie Pottier, « Dessine-moi un domaine public (mais pas avant 18 ans) », Slate.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 19 février 2015).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes