Morsure

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Morsure
Description de cette image, également commentée ci-après

Chien montrant ses dents.

CIM-10 T14.1
CIM-9 E906.5
MeSH D001733
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Une morsure est une blessure faite par la bouche (et en particulier, les dents) d'un animal, incluant les humains. Les animaux peuvent mordre en cas de légitime défense, dans la tentative de chasser de la nourriture, et également en tant qu'interactions normales. D'autres attaques par morsure peuvent apparemment être infligées involontairement. Les morsures auto-infligées proviennent de maladies génétiques telles que le syndrome de Lesch-Nyhan. La morsure est un acte qui survient lorsqu'un animal utilise ses dents dans le but de transpercer un objet, incluant nourriture, peau et autres matières. En raison des multiples risques (traumatique et infectieux viral et bactérien) toute personne mordue doit immédiatement se rendre au service d'accueil des urgences de l'hôpital le plus proche.

Les chiens errants ou marrons (redevenus plus ou moins sauvages) sont localement sources de dégâts dans les troupeaux ovins et de morsures d'humains (ex : À Gurgaon(Inde) environ 50 morsures dues à des chiens errants sont enregistrées chaque jour [1]), qui peuvent contribuer à disséminer la rage ou d'autres infections.

Classification[modifier | modifier le code]

Les morsures sont souvent classifiées selon les blessures. De différentes créatures sont connues pour mordre les humains.

Arthropodes[modifier | modifier le code]

Vertébrés autres qu'humains[modifier | modifier le code]

  • Les morsures de chiens sont fréquentes, et les enfants en sont les principales victimes et le visage est la principale cible[2]. Environ 4,7 millions de morsures de chien sont annuellement reportées aux États-Unis[3].
  • Autres animaux domestiques, incluant chats, furets, et perroquets, peuvent mordre les humains.
  • Des animaux sauvages peuvent parfois mordre les humains. La morsure de mammifères variés tels que les chauves-souris, les lapins, les loups, les ratons laveurs, etc. peuvent transmettre la rage, qui reste souvent mortelle lorsqu'elle n'est pas traitée à temps.

Morsures humaines[modifier | modifier le code]

Les blessures causées par des morsures humaines présentent un risque particulier pour les autres humains, avec un risque très élevé de septicémie, une infection transmise de par l'hygiène buccale humaine et la possibilité de transmission de maladies du sang telles que la syphilis et l'hépatite.

Les morsures involontaires peuvent survenir lors de combats à mains-nues lorsque le poing touche en partie les dents de l'autre individu. Les blessures infligées aux tendons de la main sont les plus sérieuses.

Les suçons, en revanche, ne sont pas considérés comme morsure (ils incluent un sucement de la peau, et celle-ci n'est pas rompue), bien que certaines blessures causées par les morsures sont le résultat d'activités fétichistes. Par exemple, une attirance sexuelle/paraphilie pour les morsures existe et est médicalement nommée Odaxelagnie. Ce type de paraphilie n'est en principe pas dangereux lors de petites morsures infligées, mais cependant le risque d'infection reste élevé.

Pour justice et la médecine légale . Des traces de morsures ont été utilisées par des dentistes légistes pour tenter de découvrir un coupable ou l'auteur de cette morsure (plusieurs dizaines de personnes ont été déclarées coupables sur cette base en Amérique du Nord).
En 2016, aux États-Unis, le PCAST (Council of advisors on science and technology) qui conseille le président pour les questions de science et technologies (PCAST) a cependant publié un rapport[4] concluant qu'en en médecine légale, il n'est pas scientifiquement possible d'attribuer un auteur à une marques de morsure sur la seule base de la forme/profondeur de cette morsure[5]. Le rapport estime qu'il n'y a pas de méthode scientifiques fiables pour attribuer avec certitude une morsure à une personne, et qu'il semble peu probable qu'on en trouve dans un proche avenir. Aucun tribunal n'est cependant obligé d'adopter ces recommandations du PCAST.
Au même moment, une méthode nouvelle potentiellement d'intérêt médico-légal est publiée par la revue PLOS ONE : selon ses auteurs, certaines mutations précises des protéines humaines de cheveux semblent propres à chaque individu[6]. Leur étude pourrait compléter celle de l'ADN et des empreintes digitales pour fournir des preuves complémentaire en médecine légale, plus fiables que les analyses subjectives de marques de morsure[7].

Autres[modifier | modifier le code]

Signes et symptômes[modifier | modifier le code]

Une morsure peut comporter un certain nombre de dégâts physiologiques et anatomiques, immédiats, et en produire d'autres à retardement, parfois mortels :

  • Plaie et lacération des tissus cutanés et musculaires, jusqu'à l'amputation ;
  • Hémorragie par section de vaisseaux sanguins ;
  • Infection par des bactéries ou d'autres agents pathogènes infectieux hébergés par le mordeur ou présents dans l'environnement de la plaie ;
  • Envenimation s'il s'agit d'animaux venimeux tels certains serpents.

Un impact psychologique, traumatisme, peut prolonger durablement le stress initial en une inquiétude et des comportements d'évitement, voire une phobie persistante : le cas est fréquent pour les morsures de chien chez les enfants. Les morsures par les divers animaux susceptibles d'avoir la rage, même légères, sont à surveiller d'un point de vue médical.

Traitements[modifier | modifier le code]

Les morsures doivent être nettoyées, désinfectées et soignées par chirurgie médicale selon l'importance et la profondeur de la morsure.

Références[modifier | modifier le code]

  1. WAMIZ, À Gurgaon en Inde, on déplore 50 morsures de chiens errants par jour 29/09/11
  2. (en) Kenneth M. Phillips, « Statistiques des morsures de chien »,‎ (consulté le 6 août 2010)
  3. (en) « Questions et réponses sur les morsures de chien » (consulté le 19 février 2011)
  4. rapport de 2016, intitulé “Forensic Science in Criminal Courts : Ensuring Scientific Validity of Feature-Comparison Methods,” dont une partie a été divulguée par le journal The Intercept avant sa parution publique
  5. Radley Balko (2016) White House science council: Bite-mark matching is junk science ; 2016-09-07
  6. Spencer S. Hsu (2016) Has DNA met its match as a forensic tool? , Washington post, publié 2016-09-07
  7. Bite marks shouldn't be used to convict criminals, report finds 2016-09-08, consulté 2016-09-10

Liens externes[modifier | modifier le code]

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