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Morozko (film)

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Morozko
Titre original Морозко
Réalisation Alexandre Rou
Scénario Nikolaï Erdman
Mikhaïl Volpine (ru)
Acteurs principaux Alexandr Khvylia
Natalia Sedykh (ru)
Edouard Izotov (en)
Inna Tchourikova
Sociétés de production Gorki Film Studio
Pays de production Drapeau de l'URSS Union soviétique
Genre film de conte de fées
Durée 84 minutes
Sortie 1964

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Morozko (Морозко) est un film de conte de fées soviétique réalisé par Alexandre Rou, sorti en 1964[1],[2].

Le film est principalement inspiré par le conte merveilleux traditionnel russe Morozko[3]. Pratiquement chaque peuple slave oriental connait une variante de ce type de conte, mettant en scène une méchante belle-mère, une belle-fille travailleuse et un puissant seigneur du froid. Mais aucun ne mentionne un jeune homme se transformant en ours ; ce détail a été repris dans un autre conte populaire, Ivan à tête d’ours (Иван — медвежья голова)[4].

Un vieil homme et une vieille femme ont deux filles. La fille du vieil homme, Nastenka, est belle, gentille et travailleuse, tandis que la fille de la vieille femme, Marfouchka, est laide et capricieuse. La vieille femme oblige sa belle fille à travailler, tandis que le vieil homme obéit à sa femme. Dans cette même contrée vit le courageux mais narcissique Ivan. Ce dernier quitte sa maison et entreprend un voyage à la recherche d'une épouse.

Ivan rencontre le vieux Borovichok, un esprit de forêt, qui lui offre un arc et des flèches, mais au lieu de le remercier Ivan se montre arrogant. Le vieux Borovichok lui jette alors le sort. Au bord de la rivière Ivan rencontre Nastenka qui, sur ordre de sa belle-mère, arrose une souche desséchée. Ivan se vante de sa force et, pour le prouver, décide de tirer sur une mère ourse et ses petits. Voulant protéger les animaux, Nastenka couvre la tête d'Ivan avec un sceau, mais lorsque le sceau est enlevé la tête d'Ivan se trouve transformée en tête d'ourse.

Ivan souhaite retrouver son apparence humaine et comprend que pour cela il doit accomplir de bonnes actions. Il ramène une femme aveugle chez elle, mais rien ne change. Puis, il trouve sa canne perdue et décide de la lui ramener (c'est-à-dire d'accomplir une bonne action sans rien attendre en retour). Pour cela, le vieux Borovichok le retransforme en humain.

Pendant ce temps, la méchante vieille femme ordonne au vieil homme d'emmener Nastenka dans la forêt et de l'y abandonner au froid, parce que sa présence empêche Marfouchka de trouver un mari. Morozko, un esprit d'hiver, inspectant son domaine découvre Nastenka transie de froid sous un sapin. Émue par sa gentillesse, il la ramène dans sa maison et repart vaquer à ses occupation.

À la recherche de Nastenka, Ivan tombe par hasard sur une cabane perchée sur des pattes de poulet où vit Baba Yaga. Elle lui offre un manteau en peau de mouton et un petit traîneau qui doit le guider vers sa bien-aimée. Mais à son insu, Baba Yaga envoie un chat noir à sa poursuite pour la tuer. Le chat arrive le premier à la maison de Morozko. Nastenka, voulant caresser l'animal, touche le bâton glacé que Morozko avait malencontreusement oublié près de la porte et tombe figée par le froid. Mais l'amour d'Ivan la ramène à la vie et ils rentrent ensemble auprès des parents de Nastenka pour demander leur bénédiction pour le mariage[5].

L'action du film se déroule sur deux saisons : l'été, où l'on découvre les personnages et l'intrigue principale, et l'hiver, où surviennent les principaux événements miraculeux. Les scènes d'été ont été tournées aux alentours de Zvenigorod, tandis que les scènes d'hiver ont été filmées sur la péninsule de Kola, près de la ville d'Olenegorsk[4].

Fiche technique

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Distribution

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Récompenses

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Lauréat du Grand Prix du Lion de Saint-Marc au XVIIe Festival international du film de Venise (1965) et du Prix d’excellence du meilleur scénario de film à visionner en famille du Conseil consultatif pour la cinématographie des Etats-Unis[6].

Une version comportant une nouvelle piste-son (Jack Frost) est sortie aux États-Unis en 1966.

Notes et références

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  1. (en) Harris M. Lentz, Feature Films, 1960-1969 : A Filmography of English-Language and Major Foreign-Language United States Releases, vol. 1, McFarland, Incorporated, Publishers, , 704 p. (ISBN 978-0786411009, lire en ligne), p. 228
  2. (ru) « От "Королевства кривых зеркал" до "Морозко". Фильмы Александра Роу », sur Tass,
  3. (ru) Мария Евстафьева, « Как советский фильм "Морозко" стал культовым в Чехии и Словакии. Уже несколько поколений детей разговаривают цитатами из него », sur BBC,
  4. 1 2 (ru) Лидия Енова, « Как снимали «Морозко». Отправляемся в волшебный мир зимней сказки », sur Официальный сайт Мэра Москвы,
  5. (en) Sibelan Forrester, Jack Zipes, Baba Yaga : The Wild Witch of the East in Russian Fairy Tales, University Press of Mississippi, (ISBN 9781628467437, lire en ligne)
  6. « Ambiance du Nouvel An au cinéma : « Morozko » a conquis les spectateurs de la MRSC à Paris », sur Maison russe des sciences et de la culture à Paris,

Liens externes

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