Moringa oleifera

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Moringa oleifera
Description de l'image Moringa_flower_5.jpg.
Classification
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Dilleniidae
Ordre Capparales
Famille Moringaceae
Genre Moringa

Nom binominal

Moringa oleifera
Lam., 1785[1]

Classification phylogénétique

Ordre Brassicales
Famille Moringaceae

Synonymes

  • Guilandina moringa L.
  • Hyperanthera moringa (L.) Vahl
  • Moringa moringa (L.) Millsp.
  • Moringa pterygosperma Gaertn. - nom. illeg.
  • Moringa zeylanica Burmann[2]

Moringa oleifera, souvent appelée simplement moringa, est l'espèce la plus cultivée du genre monotypique Moringa de la famille des Moringaceae.

Originaire du nord de l'Inde (contreforts sud de l'Himalaya) et du Sri-lanka (Ceylan), elle est maintenant acclimatée dans presque toutes les régions tropicales : ce petit arbre à croissance rapide, résistant à la sécheresse, peut mesurer jusqu'à 10 mètres. Ses jeunes gousses et les feuilles sont utilisées comme légumes. Il peut également être utilisé pour la purification de l'eau, comme détergent, ou comme plante médicinale[3].

Il porte les noms de brède mouroum à la Réunion et à l'île Maurice, Ananambo à Madagascar, Nébédaye au Sénégal ou Néverdier en français (ces deux dernières appellations viendraient de l'anglais "Never die" en raison de la capacité de ses pousses desséchées à reverdir dès les premières pluies). Au Cameroun, on le nomme Gligandjah en Fulfulde dans le nord du et Horseradish-tree en zone anglophone (arbre raifort, en raison de la saveur de ses racines, qui ressemble au raifort)[4]. Parmi ses autres noms dans les régions anglophones, on l'appelle aussi moringa[1], drumstick tree (arbre pilon, en raison de la forme de ses longues et minces capsules trigones), ben oil tree, ou benzoil tree (en raison de l'huile extraite de ses graines).

Ci-dessous, il est entendu que le mot Moringa se rapporte à l'espèce Moringa oleifera, sauf précision contraire.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Moringa vient du mot Tamil (7Morungai / முருங்கை /முருங்க), en référence à ses jeunes capsules tordues[5]. La plupart des langues utilisent un dérivé phonétique de ce mot pour désigner la plante.

Description[modifier | modifier le code]

M. oleifera est un arbre à croissance rapide, à feuillage caduque, qui peut atteindre une hauteur de 10−12 mètres (32−40 pieds) pour un diamètre du tronc de 45 centimètres (1,5 pieds)[6]. L'écorce de couleur gris blanchâtre est entourée par une épaisse couche de liège. Les jeunes pousses sont rouge violacé ou d'un blanc verdâtre, et la tige est pubescente. Les fines branches fragiles composant la couronne de l'arbre sont aérées et retombantes. Ses feuilles d'apparence plumeuses sont tripennées.

Les fleurs odorantes et bisexuées, comportent cinq pétales inégaux, blanc jaunâtre, finement veinés. Les fleurs mesurent environ 1,0−1,5 centimètres (0,5 pouces) de long et 2,0 centimètres (³⁄₄ pouces) de large. Elles sont disposées sur un axe principal mince et poilu, en grappes diffuses ou tombantes, longues de 10−25 centimètres.

La floraison peut se produire dès les six premiers mois suivant sa plantation. Dans les régions froides, la floraison se produit seulement une fois par an (entre avril et juin dans l'hémisphère nord). Selon les conditions saisonnières de températures et de pluviométrie, la floraison peut se produire deux fois par an, ou parfois toute l'année.

Le fruit est une capsule pendante, trigone, marron, mesurant de 20−45 centimètres, devenant à maturité brun foncé pour un diamètre d'environ 1 centimètres. Les graines globuleuses portent trois ailes blanchâtre papyracées et sont disséminées par le vent et l'eau.

En culture, il est souvent de émondé de 1−2 mètres chaque année, ce qui permet de garder les gousses et les feuilles à portée de bras sur les rejets.

Répartition[modifier | modifier le code]

Originaire du sous-continent indien (Afganistan, Inde, Pakistan, Sri Lanka) Moringa oleifera est aujourd'hui cultivé sur une répartition pantropicale[7]. Elle présente un comportement "envahissant" à Cuba[8].

Utilisations[modifier | modifier le code]

culinaires[modifier | modifier le code]

Dunt-dalun menton-yei, soupe aigre de fruits de Moringa (Birmanie)

De nombreuses parties du moringa sont comestibles, avec des utilisations régionales très diverses :

  • Capsules (fruits) immatures
  • Feuilles
  • Graines mûres
  • Huile extraite des graines
  • Fleurs
  • Racines

Le Moringa présente de nombreuses applications dans la cuisine à travers sa répartition mondiale. Il peut être consommé cru, sans préparation supplémentaire, mais est souvent employé dans une variété de plats.

En Inde, le Moringa est une plante vivrière cultivée pour ses fruits, qui sont mangés cuits et exportés frais ou en conserve. On l'emploie dans les currys, les sambars, kormas, et dals, mais il est également utilisé comme assaisonnement pour les escalopes et autres recettes. Les jeunes capsules tendres et les feuilles finement hachés, sont utilisés comme garniture pour les plats de légumes et les salades. Elles sont également utilisées à la place ou avec la coriandre. Dans certaines régions, les fleurs sont recueillies et nettoyées pour être préparées avec de la farine de pois chiche et d'autres épices pour confectionner des beignets pour être servi en amuse-gueule ou ajouté à des caris : les pakoras. Les feuilles peuvent être frites et mélangées à du thon séché-frit, des oignons et des piments secs, constituant un équivalent de sambal, qui accompagne le riz au curry. Une soupe faite de feuilles de Moringa et de riz, est particulièrement consommée pour le petit déjeuner pendant le mois de Ramadan. Il est également un ingrédient commun dans les omelettes. Les capsules sont utilisées pour cuisiner un curry doux. Les fleurs séparées de la tige, peuvent être bouillies, réduites en purée et cuites.[réf. nécessaire] Dans d'autres régions, la cuisine Indienne utilise souvent les capsules et les feuilles de moringa en curry. Les longues capsules de moringa sont coupées en morceaux, et compotées dans les currys et soupes. Les capsules fibreuses sont souvent mâchées pour extraire le jus et les nutriments, avant d'être recrachées.

Kaeng som Thaï traditionnel, avec des capsules de moringa en morceaux et du pla thu frais.

En Thaïlande, les jeunes capsules vertes, les feuilles et les fleurs sont utilisées dans une variété de plats, comme les currys, les sautés, les soupes, les omelettes et des salades.[réf. nécessaire] Un des plats traditionnels Thaï est un curry acidulé fait à base de capsules de Moringa et de poisson.

Aux Philippines, les feuilles de Moringa sont couramment ajoutées au bouillon comme une simple soupe. Les feuilles sont aussi une des ingrédients typiques des plats traditionnels comme la tinola, composée de poulet dans un bouillon de feuilles de moringa, de papaye verte ou d'autres légumes, ou comme les utan, un ensemble de plat de légumes. Les feuilles peuvent également être cuisinées avec de l'huile d'olive et du sel pour obtenir une sorte de sauce pesto pour les pâtes. Le jus de Moringa peut être mélangé avec du jus de lemonsito pour faire des bonbons glacés ou des boissons rafraîchissantes.

En Indonésie, les feuilles sont consommées dans une soupe claire de légumes, souvent accompagnée de maïs, d'épinards et de lait de coco.

Au Cambodge, où le Moringa porte le nom de ម្រុម /mərum/, ses jeunes feuilles peuvent être utilisées dans la soupe de légumes appelée ស្រឡក់ /srəlɑʔ/[9], mais aussi dans la très populaire soupe de légumes variés appelée សម្ល​កកូរ /sɑmlɑː kəkɔo/. Les fruits peuvent être ajoutés aux soupes acidulées appelées សម្ល​ម្ជូរ /sɑmlɑː məcuː/[10]. La chair contenue dans les capsules et les jeunes graines, sont utilisées pour la soupe. Les jeunes feuilles peuvent être frits aux crevettes ou ajouté comme garniture dans la soupe de poisson. De nombreux plats traditionnels utilisent des feuilles (sluc) du moringa connu comme daum m'rum[11], comme korko (un mélange de légumes de la soupe). Comme c'est un des légumes préférés des Cambodgiens, ces arbres sont traditionnellement plantés à proximité des habitations.

Capsules vendues comme légumes sur un marché

Au Sahel, les feuilles de Moringa oleifera sont consommées comme légumes et celles de Moringa stenopetala constituent le repas de base du peuple Konso en Éthiopie.

On peut également extraire de ses graines une huile alimentaire intéressante, notamment en Afrique où beaucoup de pays manquent d'huiles alimentaires

Les feuilles cuites et utilisées comme des épinard, sont souvent séchées et broyées en une poudre utilisée dans les soupes et les sauces.

Ses racines servent à produire un condiment alimentaire.

Feuilles[modifier | modifier le code]

Feuilles de Moringa oleifera
Valeur nutritionnelle moyenne
pour 100 g
Apport énergétique
Joules 270,0 kJ
(Calories) (64,0 kcal)
Principaux composants
Glucides 8,28 g
- Amidon ? g
- Sucres ? g
- Fibres alimentaires 2,0 g
Protéines 9,40 g
Lipides 1,40 g
Eau 78,66 g
Minéraux & Oligo-éléments
Calcium 185 mg
Fer 4,00 mg
Magnésium 147 mg
Manganèse 0,36 mg
Phosphore 112 mg
Potassium 337 mg
Sodium 9 mg
Zinc 0,6 mg
Vitamines
Vitamine A 0,378 mg
Vitamine B1 0,257 mg
Vitamine B2 0,660 mg
Vitamine B3 (ou PP) 2,220 mg
Vitamine B5 0,125 mg
Vitamine B6 1,200 mg
Vitamine B9 0,04 mg
Vitamine C 51,7 mg
Acides aminés
Acides gras

Source : USDA Database entry
Fruits de Moringa oleifera
Valeur nutritionnelle moyenne
pour 100 g
Apport énergétique
Joules 150,0 kJ
(Calories) (37,0 kcal)
Principaux composants
Glucides 8,53 g
- Amidon ? g
- Sucres ? g
- Fibres alimentaires 3,2 g
Protéines 2,10 g
Lipides 0,20 g
Eau 88,20 g
Minéraux & Oligo-éléments
Calcium 30 mg
Fer 0,36 mg
Magnésium 45 mg
Phosphore 50 mg
Potassium 461 mg
Sodium 42 mg
Zinc 0,45 mg
Vitamines
Vitamine A 0,004 mg
Vitamine B1 0,0530 mg
Vitamine B2 0,074 mg
Vitamine B3 (ou PP) 0,620 mg
Vitamine B5 0,794 mg
Vitamine B6 0,120 mg
Vitamine B9 0,044 mg
Vitamine C 141,0 mg
Acides aminés
Acides gras

Source : USDA Database entry

Plusieurs études traitent de la valeur nutritive des fruits et des feuilles de Moringa oleifera[12]Modèle:Page needed.

Les feuilles de Moringa oleifera représentent la partie la plus nutritive de la plante. Des analyses nutritionnelles[réf. nécessaire] ont montré qu'elle sont plus riches en vitamines (B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9, A, C, E), minéraux (potassium, calcium, magnésium, fer, manganèse, sélénium) et protéines que la plupart des légumes. Elles contiennent des acides aminés dont les acides aminés essentiels (isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane, valine). Elles contiennent deux fois plus de protéines et de calcium que le lait, autant de potassium que la banane, autant de vitamine A que la carotte, autant de fer que la viande de bœuf ou les lentilles et deux fois plus de vitamine C que l'orange.

Elles constituent une source importante de vitamines B, C, proA (bêta-carotène), K, de manganèse, de protéines et d'autres nutriments essentiels[13],[14]. Les feuilles de moringa cuites font partie des aliments contenant les taux les plus élevés en éléments nutritifs.

Cependant, certains éléments comme le calcium, présent sous forme de cristaux d'oxalate[15], sont présents à des niveaux de 1/25 1/45e de ce qu'on trouve dans les épinards, ce qui représente une quantité négligeable.

Fruits[modifier | modifier le code]

Les capsules immatures sont couramment consommées dans le Sud de l'Asie. Elles sont étuvées et cuites en curry jusqu'à l'attendrissement[16]. Ces fruits et graines immatures, même après leur cuisson à l'eau, restent particulièrement riches en vitamine C[17] (qui peut être dégradée de façon variable par la cuisson). Ce sont également une bonne source de fibres alimentaires, de potassium, de magnésium et de manganèse.

Graines[modifier | modifier le code]

Les graines mâtures sont parfois retirées des capsules mûres, et mangées comme les pois ou grillées comme des noix. Elles atteignent des taux élevés en vitamine C et contiennent des quantités modérées de vitamines B et d'oligo-éléments.

Huile des graines[modifier | modifier le code]

Les graines matures présentent un rendement de 38 % à 40 % d'huile comestible appelée "huile de ben" de par sa forte concentration en acide béhénique. L'huile raffinée, claire et inodore, ne rancit pas.

Racines[modifier | modifier le code]

Les racines broyées sont utilisées comme condiment au goût prononcé lié à leur importante teneur en polyphénols[18].

Lutte contre la malnutrition[modifier | modifier le code]

Beaucoup de programmes humanitaires utilisent les feuilles de Moringa oleifera contre la malnutrition et ses maladies associées (cécité, etc.). Il est particulièrement utile pour lutter contre la malnutrition chez les nourrissons et les mères allaitantes[19].

Comme le moringa peut pousser dans des zones environnementales arides et semi-arides, il peut constituer une source aliments nutritifs et variés tout au long de l'année[20].

Les feuilles de Moringa ont souvent été mises en valeur pour leur richesse en fer (100 g de feuilles contiennent 31 % de apports nutritionnels journaliers recommandés) pour lutter contre sidéropénie[21]. Cependant, d'autres études sont nécessaires pour vérifier les applications pratiques de cet aliment comme source de fer assimilable et sa biodisponibilité.

Dans les pays en développement, le moringa a le potentiel d'améliorer la nutrition, de renforcer la sécurité alimentaire, de promouvoir le développement rural et le soutien durable des campagnes[22].

médicinales[modifier | modifier le code]

La tradition indienne ayurvedique indique que les feuilles du Moringa guérissent plus de 300 maladies. En phytothérapie, la poudre de feuilles de Moringa est indiquée pour stimuler le système immunitaire, réduire la fatigue, abaisser la pression artérielle, améliorer la digestion et le transit, renforcer les capacités cognitives... Les formules des compléments alimentaires proposent soit de la poudre de feuilles de moringa seule, soit en association avec d'autres ingrédients. C'est le cas notamment des produits Moringa du laboratoire Natural Nutrition commercialisés en pharmacies ou des produits Moringa éthik planète de LT Labo, commercialisés en magasins de produits diététiques et biologiques. Les applications du Moringa sont nombreuses et variées.

Moringa oleifera a fait l'objet de nombreuses recherches en phytopharmacie, mais peu se sont révélées suffisamment sérieuses et fructueuses.

L'écorce, la sève, les racines, les feuilles, les graines et les fleurs sont utilisées dans la médecine traditionnelle[23]. Bien que l'efficacité de Moringa oleracea n'ait pas été démontrée pour le diagnostic, le traitement ou la prévention de maladies humaines, des recherches ont examiné son rôle potentiel sur le profil lipidique [24],[25]. L'extrait des feuilles de Moringa oleifera contient une faible proportion de polyphénols dont les propriétés ont été étudiées[26],[27]. Malgré d'importantes recherches préliminaires sur les propriétés biologiques des composants de Moringa oleifera, peu d'études de qualité sur des êtres humains peuvent justifier son utilisation pour le traitement des maladies humaines.

effets indésirables éventuels[modifier | modifier le code]

Divers effets indésirables peuvent survenir à partir de la consommation du moringa (écorce, racines, fleurs et leurs extraits), car ces composants contiennent des substances potentiellement toxiques. On considère que l'on ne court aucun danger à consommer des feuilles de Moringa à raison de 6 grammes (0,21 oz) par jour pendant 3 semaines[23].

technologiques[modifier | modifier le code]

Purification de l'eau[modifier | modifier le code]

Les graines de Moringa contiennent un polyélectrolyte cationique qui a montré son efficacité dans le traitement primaire de l'eau (élimination de la turbidité), en remplacement du sulfate d'alumine ou d'autres floculants[28]. L'avantage de l'utilisation de ces graines est double :

  • la substitution de floculants importés par un produit local facilement accessible permet une économie importante de devises pour les pays du Sud où l'eau potable est souvent polluée,
  • ce floculant, contrairement au sulfate d'alumine, est non toxique et totalement biodégradable.

Le tourteau de graines de Moringa, obtenu comme sous-produit de la pression des graines pour l'extraction de l'huile, est utilisé pour filtrer l'eau à l'aide de floculation pour produire de l'eau potable pour les animaux ou les humains de la consommation[29],[30]. Cette substance peut aussi être utilisée pour l'aquaculture d'algues, les usines de pâte à papier, les caves viticoles ou le secteur minier. La production et l'utilisation du Moringa dans des conditions économiques réelles est en train d'être mise au point.

Plusieurs organismes ont isolé dans les graines de Moringa, la protéine active à l'origine de ses propriétés floculantes : il s'agit d'un dimère cationique[31] , qui absorbe et neutralise la charge colloïdale dans les eaux troubles, provoquant l'agglutination des particules colloïdales entre elles, ce qui rend les particules en suspension plus facile à enlever par décantation ou filtration. Le tourteau de graines de Moringa supprime la plupart des impuretés de l'eau.

Cosmétiques[modifier | modifier le code]

Il a été montré que la poudre de feuilles de Moringa oleifera est aussi efficace que le savon pour l'hygiène des mains quand elle est humectée à l'avance pour permettre la ré-activation de ses propriétés antiseptiques et détergentes, liées aux composés phytochimiques de ses feuilles[32].

L'huile extraite des graines de Moringa est une matière première intéressante pour l'industrie cosmétique (savon, parfum).

Agrocarburant[modifier | modifier le code]

L'huile de graines de Moringa a également un potentiel pour une utilisation en tant qu'agrocarburant[33].

Pâte à papier[modifier | modifier le code]

Le bois de Moringa a fait l'objet de recherches dans le domaine de la pâte à papier.

fourragères[modifier | modifier le code]

Moringa oleifera peut être employé dans l'alimentation animale, comme fourrage pour le bétail. Son intérêt serait sa richesse en oligo-éléments, ses propriétés naturellement vermifuges[34],[35] et un possible rôle d'adjuvant comme "hormone de croissance végétale"[réf. nécessaire].

agronomiques[modifier | modifier le code]

Le tourteau de graines de Moringa oleifera restant après extraction de l'huile, peut être utilisé comme engrais vert.

forestière[modifier | modifier le code]

Facile à planter, Moringa oleifera a été massivement planté par bouturage à Madagascar (Antananarivo, Fianarantsoa, Tuléar, Majunga, Diego-Suarez et Tamatave) pour le reboisement. Il contribue à la préservation de l'environnement (lutte contre l'érosion) et s'est révélé efficace comme pare-feu.

Culture[modifier | modifier le code]

Le moringa est cultivé principalement dans les zones semi-arides, tropicales et subtropicales, correspondant aux zones de rusticité USDA 9 et 10. Il tolère un large éventail de conditions édaphiques, mais préfère un sol neutre à légèrement acide (pH 6,3 à 7,0), sablonneux ou limoneux et bien drainé. Dans les sols gorgés d'eau, les racines ont tendance à pourrir. Le Moringa est une plante qui aime le soleil et la chaleur, et ne supporte pas le gel ou le givre. Il est particulièrement adapté aux régions sèches, car il peut être cultivé à l'aide d'eau de pluie sans techniques d'irrigation coûteuses. Sa racine tubéreuse lui permet de se passer d'eau pendant plusieurs mois.

Il se multiplie par semis ou par bouturage. On peut le cultiver de façon extensive pour la production de graines (semences ou production d'huile) ou de façon intensive irriguée pour la production de feuilles (très nutritives) avec une récolte toutes les 6 semaines. C'est un arbre à croissance très rapide : jusqu'à 1 mètre par mois !

Paramètre Exigence/gamme
Climat optimum dans les régions tropicales ou subtropicales
Altitude 0 – 2000 m
Précipitations 250 – 3000 mm

irrigation nécessaire pour la production de feuilles, si la pluie < 800 mm

Type De Sol limoneux, sableux ou sablo-limoneux
pH du sol pH 5 - 9

Zone de Production[modifier | modifier le code]

L'Inde est le plus grand producteur mondial de moringa, avec une production annuelle de 1,1 à 1,3 million de tonnes de fruits pour une superficie de 380 km2[réf. nécessaire]. Parmi les états de l'inde, l'Andhra Pradesh conduit à la fois la zone et de la production (156,65 km2), suivie par le Karnataka (102,8 km2) et le Tamil Nadu (74,08 km2 ans), un État pionnier ayant réuni des génotypes variés provenant de différentes zones géographiques et des introductions en provenance de Sri Lanka.[réf. nécessaire]

Le Moringa est cultivé dans les jardins au Bengale-Occidental et dans l'Odisha, et en haies vives dans l'Inde du Sud et en Thaïlande, où il est généralement vendu dans les marchés locaux. Aux Philippines et en Indonésie, il est couramment cultivé pour ses feuilles qui sont utilisées comme aliment. Le Moringa est également cultivé à Taiwan par le World Vegetable Center, un centre de recherche sur les légumes. En Haïti, il est cultivé comme brise-vent et pour aider à réduire l'érosion des sols.

Plus généralement, le moringa pousse à l'état sauvage ou cultivé en Amérique centrale et dans les Caraïbes, les pays du nord de l'Amérique du Sud, en Afrique, en Asie du Sud-Est et dans divers pays d'Océanie.

En 2010, la culture à Hawaï, à sa distribution commerciale dans aux États-Unis, en est à ses premiers stades[36].

Pratique culturale[modifier | modifier le code]

préparation du sols[modifier | modifier le code]

Dans les régions de culture tropicale, l'érosion des sols est un problème majeur. Par conséquent, le traitement des sols doit être aussi minime que possible. Le labour est nécessaire uniquement pour une densité de plantation élevée. Dans le cas de plantations de faible densité, "il est préférable de creuser des fosses et les remplir avec le sol. Cela assure un bon système racinaire de la pénétration sans causer trop d'érosion des terres. Les trous de plantation doivent être profond de 30−50 centimètres, pour 20−40 centimètres de large."

multipication[modifier | modifier le code]

Moringa oleifera peut être propagées à partir de graines ou de boutures. Le semis Direct est possible parce que son taux de germination est élevé. Les graines peuvent être mises à germer à l'année dans un sol bien drainé. Les boutures de 1 mètre de longueur et d'au moins 4 centimètres de diamètre peuvent être utilisés pour la multiplication végétative.

plantation[modifier | modifier le code]

De l'intensité de la production de feuilles, "l'espacement des plants doit être de 15 × 15 centimètres ou 20 × 10 centimètres, avec des ruelles idéalement espacées (par exemple: tous les 4 m) pour faciliter la gestion des plantations et des récoltes." Le désherbage et la prévention de la maladie sont difficiles en raison de la haute densité. Dans une production semi-intensive, les plants sont espacés de 50 centimètres à 1 mètre de distance. Cela donne de bons résultats avec moins d'entretien.

Les Moringa peuvent aussi être cultivés en allées, formant des clôtures naturelles en association à d'autres cultures. La distance entre le Moringa lignes dans un agroforesterie culture est généralement comprise entre 2 et 4 mètres.

Sélection[modifier | modifier le code]

En Inde, d'où le moringa est vraisemblablement originaire, la diversité des types sauvages est grande. Cela donne une bonne base pour les programmes de sélection. Dans les pays où le moringa a été introduit, la diversité est généralement beaucoup plus faible chez le cultivar types. Localement adaptées à des types sauvages, cependant, peut être trouvé dans la plupart des régions.

Parce que le moringa est cultivé et utilisé de différentes manières, il existe différents itinéraires techniques. Les itinéraires techniques visant un mode de culture annuel ou vivace sont évidemment différents. La stabilité du rendement en fruits est un paramètre de culture important pour la culture commerciale en Inde, où le moringa est cultivée comme une plante annuelle. La culture pérenne présente de grands avantages dans les région moins favorables. L'érosion est beaucoup plus faible avec culture pérenne. Au Pakistan, les variétés ont été testées pour la composition nutritionnelle des feuilles dans des emplacements différents[37]. La reproduction différentes vise résultat dans une sélection différente. L'inde sélectionne un nombre de gousses et les nains, ou semidwarf variétés. Éleveurs en Tanzanie, cependant, la sélection pour la teneur en huile.

Rendement et récolte[modifier | modifier le code]

Moringa oleifera peut être cultivé pour ses feuilles, ses fruits et/ou graines pour l'huile d'extraction et la purification de l'eau. Les rendements varient considérablement, en fonction de la saison, de la variété, de fertilisation et de l'irrigation. On obtient les meilleurs résultats de rendements dans des conditions chaudes et sèches, avec supplément d'engrais et de l'irrigation. la Récolte se fait manuellement avec des couteaux, faucilles, et les coups avec des crochets attachés. L'étêtage, le recépage et l'élagage sont recommandés pour favoriser la ramification, l'augmentation de la production et pour faciliter la récolte[38].

Fruits[modifier | modifier le code]

Lorsque la plante est cultivée à partir de boutures, la première récolte peut avoir lieu 6 à 8 mois après la plantation. Souvent, la plante ne produit pas de fruits dès la première année, et le rendement est généralement faible au cours des premières années. En deuxième année, elle produit environ 300 fruits, et autour de 400-500 fruits la troisième année. Un bon arbre peut produire 1000 fruits ou plus [39]. En Inde, un hectare peut produire de 31 tonnes de capsules par an. En vertu des conditions de l'inde du Nord, les fruits mûrissent au cours de l'été. Parfois, en particulier dans le Sud de l'Inde, les fleurs et les fruits apparaissent deux fois par an, de sorte que deux récoltes de se produisent, de juillet à septembre et de Mars à avril[40].

Feuilles[modifier | modifier le code]

La moyenne des rendements est de 6 tonnes/ha/an en matière fraîche. La récolte varie fortement entre les saisons sèches et pluvieuses (respectivement 1120 et 690 kg/ha/récolte). Les feuilles et les tiges peuvent être récoltées à partir de jeunes plants de 60 jours, et puis une à sept autre fois dans l'année. À chaque récolte, les plantes sont réduites à moins de 60 centimètres du sol[41]. Dans certains systèmes de production, les feuilles sont récoltées toutes les 2 semaines.

La culture de Moringa oleifera peut également être faite de manière intensive avec irrigation, fertilisation et variétés appropriées[42]. Dans ses essais au Nicaragua, 1 million de plants à l'hectare pour 9 coupes/an durant 4 ans, ont donné une production moyenne de matière fraîche de 580 tonnes/ha/an, soit l'équivalent de 174 tonnes de feuilles fraîches.

Huile[modifier | modifier le code]

On estime de rendement de l'huile des graines à 250 l/ha. L'huile peut être utilisée comme un complément alimentaire, comme une base pour les cosmétiques, et pour les cheveux et la peau.

Ravageurs et maladies[modifier | modifier le code]

Moringa oleifera n'est affecté par aucune maladie sérieuse dans sa région d'origine ou dans les zones où il a été introduit. En Inde, plusieurs insectes ravageurs sont connus, notamment diverses chenilles (mangeuse d'écorce, chenille velue ou la chenille de la feuille verte). Les noctuelles Noctuidae sont connus pour causer de graves défoliation. Les pucerons, les foreurs des tiges, et les mouches des fruits peuvent également causer des dégâts. Dans certaines régions, les termites peuvent également causer des dégâts mineurs. Si les termites sont nombreux dans les sols, les frais de gestion des insectes deviennent insupportables.

Le moringa est un arbre hôte à Leveillula taurica, une moisissure poudreuse qui provoque des dommages à la papaye cultures dans le sud de l'Inde. La culture de gestion doit donc être vérifiée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « USDA GRIN Taxonomy »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  2. http://tropicos.org/Name/21400003?tab=synonyms
  3. « Cultivation, Genetic, Ethnopharmacology, Phytochemistry and Pharmacology of Moringa oleifera Leaves: An Overview », Int J Mol Sci, vol. 16, no 6,‎ , p. 12791–835 (PMID 26057747, PMCID 4490473, DOI 10.3390/ijms160612791)
  4. Irénée Modeste Bidima, Production et transformation du Moringa, Wageningen, Proagro, CTA et ISF, , 40 p. (ISBN 978-92-9081-598-3, lire en ligne), p. 4
  5. Olson, Mark E, Moringaceae Martinov; Drumstick Tree Family; In: Flora of North America, North of Mexico, Volume 7: Magnoliophyta: Dilleniidae, Part 2, Oxford University Press, (ISBN 0195318226, lire en ligne), p. 168
  6. Parotta, John A., « Moringa oleifera Lam. Reseda, horseradish tree. Moringaceae. Horseradish tree family. », USDA Forest Service, International Institute of Tropical Forestry, (consulté le 20 novembre 2013)
  7. http://www.cabi.org/isc/datasheet/34868
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