Mordechaj Anielewicz

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Mordechaj Anielewicz
Mordechaj Anielewicz.JPG
Biographie
Naissance
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Mordechaj Anielewicz et sa compagne Mira Fuchrer dans les ruines du ghetto de Varsovie.
Tableau de Shimon Garmize.

Mordechaj Anielewicz (prononciation: Mordekhaï Anielevitch), né à Wyszków en 1919 et mort à Varsovie le 8 mai 1943, fut le commandant de la Żydowska Organizacja Bojowa (ŻOB, l'Organisation juive de combat), qui coorganisa avec Żydowski Związek Wojskowy (ŻZW), l'Union Militaire Juive - proche du Betar) le soulèvement du ghetto de Varsovie en 1943.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille pauvre de la région de Varsovie, il rejoint le mouvement de jeunesse sioniste socialiste: Hachomer Hatzaïr[1]. Après l'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie en 1939, il rejoint avec des membres de son groupe les régions orientales de la Pologne, pour aider les Polonais à retarder l'avance allemande. Après l'invasion des régions orientales de la Pologne par les armées de Staline à la suite du pacte germano-soviétique. Les Soviétiques l'arrêtent et l'emprisonnent. Il est libéré peu de temps après, et retourne alors à Varsovie.

Lors d'une réunion des responsables des mouvements juifs à Vilnius en Lituanie, il appelle ses camarades et les membres d'autres mouvements à prendre les armes pour combattre l'envahisseur nazi. En janvier 1940, il organise une structure secrète de propagande et de résistance anti-allemande.

Mémorial à Wyszków.

Pendant que l'Aktion Reinhard vide le ghetto de Varsovie entre le 22 juillet et le 21 septembre 1942, il se trouve à Zaglebie dans le sud-est de la Pologne. Il veut y préparer la jeunesse sioniste au combat. Durant cette période, il retourne brièvement à Varsovie où il participe à la création de la ŻOB, l'organisation juive de combat qui réunit toutes les partis juifs des sionistes aux antisionistes en passant par les bundistes[2]. Il en est élu commandant en chef en novembre 1942. En janvier 1943, il échappe de justesse à un accrochage avec les Allemands. C'est la première fois que ceux-ci se heurtent à la résistance de la ZOB.

À partir du 19 avril 1943, il dirige l'insurrection pour lutter contre une nouvelle vague de déportations de Juifs du ghetto avec Marek Edelman et Pavel Frenkel. Face à la dureté de la répression, et sans possibilité de continuer la lutte, il se suicide avec l'état-major de la ZOB dans son bunker le 8 mai 1943. D'autres historiens pensent qu'il a été tué par les Allemands[2]. Marek Edelman lui succédera.

Il a reçu la médaille militaire polonaise du gouvernement en exil à Londres.

En Israël, le kibboutz Yad Mordechai a été baptisé en son honneur. À Varsovie, la rue Gęsia (une des artères de l'ancien ghetto) porte maintenant le nom de Mordechaj Anielewicz (rebaptisée dans les années 1960). Le groupe local des E.E.I.F de Lyon porte son nom.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Georges Bensoussan (dir.), Jean-Marc Dreyfus (dir.), Édouard Husson (dir.) et al., Dictionnaire de la Shoah, Paris, Larousse, coll. « À présent », , 638 p. (ISBN 978-2-035-83781-3), p. 97
  2. a et b Dictionnaire de la Shoah, p 97