Morée (Loir-et-Cher)

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Morée
Morée (Loir-et-Cher)
Blason de Morée
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Vendôme
Intercommunalité Communauté de communes du Perche et Haut Vendômois
Maire
Mandat
Alain Bourgeois
2020-2026
Code postal 41160
Code commune 41154
Démographie
Population
municipale
1 082 hab. (2018 en diminution de 3,48 % par rapport à 2013)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 13″ nord, 1° 14′ 07″ est
Altitude Min. 86 m
Max. 152 m
Superficie 25,83 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Vendôme
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Perche
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Morée

Morée est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire, anciennement chef-lieu de Canton, elle appartient désormais au canton du Perche. Ses habitants sont les Moréens.

Localisée au nord du département, la commune fait partie de la petite région agricole « la Beauce », une vaste étendue de cultures céréalières, oléagineuses (colza) et protéagineuses (pois, féverolle, lupin), avec également de la betterave sucrière, et de la pomme de terre.

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est toutefois recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 24 en 1988, à 17 en 2000, puis à 17 en 2010.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un bâtiment porté à l'inventaire des monuments historiques : la porte de la Perrine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Morée se trouve au nord du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole de la Beauce[1],[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 35,5 km de Blois[3], préfecture du département, à 17,5 km de Vendôme[4], sous-préfecture, et à 31,9 km de Savigny-sur-Braye, chef-lieu du canton du Perche dont dépend la commune depuis 2015[5]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Vendôme[6].

Les communes les plus proches sont[7] : Fréteval (2,5 km), Saint-Hilaire-la-Gravelle (3,2 km), Lignières (5,6 km), Moisy (6 km), Saint-Jean-Froidmentel (6 km), Brévainville (6,7 km), Vievy-le-Rayé (7,1 km), Beauvilliers (7,2 km) et Busloup (7,7 km).

Quartiers, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • le Châtelet ;
  • la Hubardière ;
  • Villepot ;
  • la Blinière ;
  • la Brouillière ;
  • la Basse Filère ;
  • la Charonnière.
  • l'autruère;
  • la petite haie;
  • la Houssaye

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est drainée par le Loir (1,057 km), le Baignon (3,399 km) et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 26,27 km de longueur totale[8].

Le Loir traverse la commune du nord-est vers le sud-ouest. D'une longueur totale de 317,4 km, il prend sa source dans la commune de Champrond-en-Gâtine (Eure-et-Loir) et se jette dans la Sarthe à Briollay (Maine-et-Loire), après avoir traversé 86 communes[9].

Le Baignon, d'une longueur totale de 15,5 km, prend sa source dans la commune de Saint-Laurent-des-Bois et se jette dans le Loir à Morée, après avoir traversé 6 communes[10].

Le Loir est un cours d'eau de deuxième catégorie, où le peuplement piscicole dominant est constitué de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche), tandis que le Baignon est un cours d'eau de première catégorie, où le peuplement piscicole dominant est constitué de salmonidés (truite, omble chevalier, ombre commun, huchon)[11].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 10,9 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5 °C : 2,7 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,3 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,5 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 734 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,2 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,2 j

La commune bénéficie d'un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France définie en 2010. Ce type affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, et en particulier la plus grande partie du département de Loir-et-Cher. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée[12].

Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir cette typologie comportent 6 variables pour les températures et 8 pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[12]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[13],[14],[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Morée est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vendôme, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 57 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (96,8 %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée 2012 est la suivante : terres arables (11,6 %), cultures permanentes (0,6 %), zones agricoles hétérogènes (15,4 %), prairies (3,5 %), forêts (65,2 %), milieux à végétation arbustive ou herbacée (0,7 %), zones urbanisées (1 %), espaces verts artificialisés non agricoles (0,5 %), zones industrielles et commerciales et réseaux de communication (1,7 %), eaux continentales (0,5 %)[8].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT des Territoires du Grand Vendômois, approuvé en 2006 et dont la révision a été prescrite en 2017, pour tenir compte de l'élargissement de périmètre[21],[22].

En matière de planification, la commune disposait en 2017 d'un plan d'occupation des sols approuvé, un plan local d'urbanisme était en révision[23]. Par ailleurs, à la suite de la loi ALUR (loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové) de mars 2014, un plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le territoire de la Communauté de communes du Perche et Haut Vendômois a été prescrit le [24].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Morée en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (21,9 %) supérieure à celle du département (18 %) et à celle de la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 81,5 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (82,5 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.

Le logement à Morée en 2016.
Morée[25] Loir-et-Cher[26] France entière[27]
Résidences principales (en %) 66,1 74,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 21,9 18 9,6
Logements vacants (en %) 11,9 7,5 8,1

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Morée est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement du Loir ou par ruissellement), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible)11 avril 202011 avril 2020 Il est également exposé à un risque technologique : le transport de matières dangereuses[28],[29].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zones inondables de la commune de Morée.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des glissements de terrains[28]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[30]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques[31].

Les crues du Loir sont moins importantes que celles de la Loire, mais elles peuvent générer des dégâts importants. Les crues historiques sont celles de 1665 (4 m à l'échelle de Vendôme), 1784 (2,84 m), 1961 (2,90 m) et 2004 (2 m). Le débit maximal historique est de 256 m3/s et caractérise une crue de retour cinquantennal[32]. Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) du Loir[33].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de marchandises dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic et une ligne de chemin de fer. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d'avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu'à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d'urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[34].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg de Morée est situé à quelque distance au nord-est de Vendôme. On connaît l'existence de Morée dès le XIe siècle, époque à laquelle un prieuré, nommé prieuré de Franca Villa, est établi par donations des comtes de Blois à l'abbaye de Marmoutier.

On ne sait rien de l'ancienneté de ce prieuré et de sa transformation en seigneurie séculière. Cependant rapidement la ville possède deux échevins et un capitaine-gouverneur. À partir de 1491, des notaires seigneuriaux sont aussi visibles dans les sources.

La ville se fortifie au milieu du XVIe siècle, et possède 4 portes (porte dunoise, porte blésoise, porte vendômoise, et la porte des prés vers Saint-Hilaire-la-Gravelle). Un incendie, possiblement dû à la négligence d'enfant dans une maison, ravage la majeure partie de la ville en date du [35]. Parmi les bâtiments détruits figurent l'église romane Saint-Martin qui se trouve sur l'actuelle place du .

La petite ville conserve encore quelques bâtiments appartenant au prieuré, en contrebas de l'église actuelle (logis et grange dîmière). On remarque également l'actuelle mairie qui un temps fut un manoir, puis hospice au XIXe siècle (donation datée du ) et enfin mairie au XXe siècle. L'hospice fut mis en place en 1675, géré par les sœurs de Saint Vincent de Paul et financé par des dons réguliers. Il est ensuite associé à la maladerie de Fréteval. Après la Révolution, l'hospice est laïcisé puis transformé en maison de retraite.

Pendant et après la Révolution française, la commune est victime d'un conflit entre le notable Hilaire Noyer et le maire Leroy qui cherchent tous deux à dominer la ville. Si le premier offre terres et argent à la commune, le second veut la dominer politiquement. Un conflit éclate entre les deux notables à propos d'utilisation des terres en 1825. Un procès a lieu à Vendôme où Noyer est condamné pour lutte contre la religion. Cependant le procès en Appel de Blois montre que c'est le maire Leroy qui a monté toute l'affaire. Dès lors, le nom d'Hilaire Noyer, reste comme celui d'un bienfaiteur peu présent mais efficace. C'est lui qui avait obtenu le chef-lieu de Canton pour Morée aux dépens de La ville aux Clercs[36].

À la suite des lois Ferry, en 1884 deux écoles sont bâties en remplacement de la petite école qui existait depuis le XVIIe siècle. L'école des filles se trouve sur la place tandis que celle des garçons s'installe route d'Oucques.

En 1860 est construit le Pont de Villeprovert permettant de faciliter le passage vers Fontaine-Raoul et Châteaudun.

Pendant la guerre de 1870, des combats ont lieu dans la commune entre le 14 et le . Les troupes du général Rousseau luttent face au 89e régiment de grenadiers allemands dans la plaine de la Varenne. Les troupes françaises se replient ensuite vers la Ferté-Bernard. En 1879, les tombes des victimes sont déplacées: on dénombre alors 115 corps français et 21 Allemands. Un monument aux morts, dit mausolée de la Varenne, est érigé en 1881 sur le lieu du combat[37].

Il est à noter que Pierre Louvel, préfet du Loir-et-Cher entre 1892 et 1894, présent lors des combats de la Blinière, revient saluer les habitants à qui il a dû son salut lors de sa prise de fonction.

Pendant la Première Guerre mondiale, la commune de Morée a perdu plusieurs de ses habitants. En effet, 50 noms[38] sont inscrits pour ce conflits (4 pour la Seconde Guerre mondiale, 1 pour la Guerre d'Algérie). Elle connait au cours du XXe siècle de nombreuses festivités dont un meeting aérien le [39].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont : Fréteval, Moisy, Saint-Hilaire-la-Gravelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Morée est membre de la Communauté de communes du Perche et Haut Vendômois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le [40].

Elle est rattachée sur le plan administratif à l'arrondissement de Vendôme, au département de Loir-et-Cher et à la région Centre-Val de Loire[6], en tant que circonscriptions administratives[6]. Sur le plan électoral, elle est rattachée au canton du Perche depuis 2015 pour l'élection des conseillers départementaux[41] et à la troisième circonscription de Loir-et-Cher pour les élections législatives[42].

Politique et administration municipale[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Morée, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel plurinominal avec prime majoritaire[43]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges au conseil municipal est de 15. Le maire, à la fois agent de l'État et exécutif de la commune en tant que collectivité territoriale, est élu par le conseil municipal au scrutin secret lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil[44].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1982 Jacques Redouin - Maire
1982 mars 2001 Daniel Avrain - Maire
mars 2001 mars 2008 Jacques Drocourt - Maire
mars 2008 En cours Alain Bourgeois[45],[46] DVD Personne sans activité professionnelle de 60 ans et plus (non retraitée), Président de la Communauté de communes
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[48].

En 2018, la commune comptait 1 082 habitants[Note 5], en diminution de 3,48 % par rapport à 2013 (Loir-et-Cher : −0,53 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0121 0308771 0181 2181 2291 2831 3251 309
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3001 3271 4011 3791 5421 3831 4191 3541 314
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2671 2441 1391 0011 032982955996905
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
9629791 0121 1041 0619941 0511 1401 080
2018 - - - - - - - -
1 082--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2006[50].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (39,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,7 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,3 % d'hommes (0 à 14 ans = 18,1 %, 15 à 29 ans = 11,7 %, 30 à 44 ans = 16,9 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 33,3 %) ;
  • 52,7 % de femmes (0 à 14 ans = 11,9 %, 15 à 29 ans = 10,5 %, 30 à 44 ans = 14,7 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 44,4 %).
Pyramide des âges à Morée en 2007 en pourcentage[51]
HommesClasse d’âgeFemmes
2,0 
90  ans ou +
6,7 
12,4 
75 à 89 ans
16,9 
18,9 
60 à 74 ans
20,8 
19,9 
45 à 59 ans
18,5 
16,9 
30 à 44 ans
14,7 
11,7 
15 à 29 ans
10,5 
18,1 
0 à 14 ans
11,9 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[52]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Morée selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[53] :

Établissements actifs par secteur d'activité au .
total % com (% dep[54]) 0 salarié 1 à 9 salarié(s) 10 à 19 salariés 20 à 49 salariés 50 salariés ou plus
Ensemble 125 100,0 (100) 93 22 5 4 1
Agriculture, sylviculture et pêche 18 14,4 (11,8) 17 1 0 0 0
Industrie 9 7,2 (6,5) 2 3 2 2 0
Construction 17 13,6 (10,3) 13 4 0 0 0
Commerce, transports, services divers 64 51,2 (57,9) 52 9 2 0 1
dont commerce et réparation automobile 20 16,0 (17,5) 17 2 1 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 17 13,6 (13,5) 9 5 1 2 0
Champ : ensemble des activités.

Le secteur du commerce, transports et services divers est prépondérant sur la commune (64 entreprises sur 125) néanmoins le secteur agricole reste important puisqu'en proportions (14,4 %), il est plus important qu'au niveau départemental (11,8 %). Sur les 125 entreprises implantées à Morée en 2016, 93 ne font appel à aucun salarié, 22 comptent 1 à 9 salariés, 5 emploient entre 10 et 19 personnes.4 emploient entre 20 et 49 personnes.

Au , la commune est classée en zone de revitalisation rurale (ZRR), un dispositif visant à aider le développement des territoires ruraux principalement à travers des mesures fiscales et sociales. Des mesures spécifiques en faveur du développement économique s'y appliquent également[55].

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[56]. Le département a perdu près d'un quart de ses exploitations en 10 ans, entre 2000 et 2010 (c'est le département de la région Centre-Val de Loire qui en compte le moins)[57]. Cette tendance se retrouve également au niveau de la commune où le nombre d'exploitations est passé de 44 en 1988 à 17 en 2000 puis à 17 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 45 ha en 1988 à 110 ha en 2010[56]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Morée, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l'agriculture à Morée (41) entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[56]
Nombre d'exploitations (u) 44 17 17
Travail (UTA) 50 20 21
Surface agricole utilisée (ha) 1 989 1 772 1 870
Cultures[58]
Terres labourables (ha) 1 880 1 692 1 783
Céréales (ha) 1360 1094 1108
dont blé tendre (ha) 997 672 588
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 138 84 132
Tournesol (ha) 237 59 s
Colza et navette (ha) 188 310 s
Élevage[56]
Cheptel (UGBTA[Note 6]) 524 283 288

Produits labellisés[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est intégré aux aires de productions de divers produits bénéficiant d'une indication géographique protégée (IGP) : le vin Val-de-loire[59], les volailles de l’Orléanais[60] et les volailles du Maine[61],[62].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

84 odonymes recensés à Morée
au
Allée Avenue Bld Chemin Clos Impasse Mail Passage Place Pont Route Rue Ruelle Voie Autres Total
2 [N 1] 1 [N 2] 0 9 0 4 [N 3] 1 [N 4] 0 3 [N 5] 0 6 [N 6] 20 0 0 38 [N 7] 84
Notes « N »
  1. Allée de Saint-Cyr et Allée des Érables.
  2. Avenue du 11-Novembre.
  3. Impasse de Hurlevent, Impasse de la Grande Fontaine, Impasse des Vignes et Impasse du Poirier.
  4. Mail Maurice Canard.
  5. Place du 8-Mai, Place de l'Église et Place du Docteur Pascal Piedallu.
  6. Route d'Orléans, Route d'Oucques, Route de Brévainville, Route de la Ritière, Route de Saint-Hilaire et Route des Coteaux.
  7. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & perche-gouet.net & OpenStreetMap

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

  • Porte de la Perrine, vestige d'un manoir.
  • Église Notre-Dame-des-Hautes-Forêts bâtie au XIIe siècle. Un clocher à trois étages est ajouté au XIXe siècle. La toiture de l'église est ravagée par un incendie criminel le [63]. La municipalité anticléricale refuse d'utiliser les 23 000 francs d'assurance pour la restaurer et il faut attendre 1912 pour que les travaux soient effectués[64].

Autres édifices[modifier | modifier le code]

  • Collège Louis pasteur

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Morée (Loir-et-Cher).svg

Les armoiries de Morée se blasonnent ainsi :

D'argent aux trois fasces d'azur.

Armes de l'ancien prieuré de Morée. (Armorial d'Hozier - 1696)


 Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raoul de Saint Venant, Dictionnaire du Vendômois, 1912-1917 (présentation en ligne)
  • A. de Rochambeau, Morée et ses environs, Paris, Lorisse, (1re éd. 1894)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Les normales climatiques sont des produits statistiques calculés sur des périodes de 30 ans, permettant de caractériser le climat sur cette période et servant de référence.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  6. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d'espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Petites régions agricoles (PRA) par commune », sur https://geo.data.gouv.fr/ (consulté le ).
  2. [PDF]« Carte des petites régions agricoles de Loir-et-Cher », sur la plateforme de l'information territoriale de Loir-et-Cher (consulté le ).
  3. « Orthodromie entre "Morée" et "Blois" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre "Morée" et "Vendôme" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  5. « Orthodromie entre "Morée" et "Savigny-sur-Braye" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule : Le Loir-et-Cher, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , 159 p. (ISBN 2-87754-003-0)
  • Christian Poitou, Paroisses et communes de France : Loir-et-Cher, Paris, CNRS Editions, , 591 p. (ISBN 2-271-05482-6)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui : Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d'histoire administrative, Paris, Institut National d'Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4, lire en ligne)

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Article connexe[modifier | modifier le code]