Moqtada al-Sadr

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Moqtada Al-Sadr)

Moqtada al-Sadr
مقتدى الصدر
Muqtadā aṣ-Ṣadr
Illustration.
Moqtada al-Sadr à Téhéran en 2019.
Biographie
Date de naissance (48 ans)[réf. souhaitée]
Lieu de naissance Najaf, Drapeau de l'Irak Irak
Parti politique Mouvement Sadriste
La marche pour les réformes (Saairun)
Père Mohammad Sadeq al-Sadr
Entourage Mohammed Bakr al-Sadr
Religion Islam chiite
Résidence Koufa, près de Nadjaf

Moqtada al-Sadr (arabe : مقتدى الصدر Muqtadā aṣ-Ṣadr) est un homme politique chiite irakien né le [réf. souhaitée]. Il est le fils de l'ayatollah chiite irakien Mohammad Sadeq al-Sadr exécuté en 1999, sous Saddam Hussein. Al-Sadr est qualifié par ses partisans de sayyid (descendant du Prophète). Il réside à Koufa, près de Nadjaf.

Considéré, en 2018, comme le principal représentant du nationalisme irakien, sa popularité inquiète aussi bien l'Iran que les États-Unis[1], il a déclaré en 2017 qu’il souhaitait « un Irak avec des relations régionales plus équilibrées »[2].

Al-Sadr revendique le titre de hodjatoleslam, que d’autres autorités chiites concurrentes lui dénient, notamment en raison de son jeune âge.

Moqtada al-Sadr et son père Mohammad Sadeq al-Sadr

En 2018, il présente des candidats de son parti dans les élections législatives irakiennes, en s'alliant avec le parti communiste irakien, cette coalition électorale étant nommée En marche. Ses idées sont qualifiées de nationalistes chiites par le quotidien Le Monde[3]. En , Moqtada al-Sadr lance les tractations pour tenter de former le nouveau gouvernement après la victoire de sa coalition, arrivée en tête des élections législatives du avec 54 députés sur 329[3]. La Constitution accorde un délai de trois mois maximum pour former un gouvernement[4].

Le mouvement Sadr de 2003 à 2007[modifier | modifier le code]

Moqtada al-Sadr jouit de la popularité héritée de son père, Mohammad Sadeq al-Sadr, assassiné avec plusieurs de ses fils en 1999 par le régime de Saddam Hussein. Son père, personnalité charismatique, était parvenu à fédérer les chiites, les sunnites et les Kurdes[5].

Après la chute de Saddam Hussein en 2003, Moqtada Al-Sadr assume la relève familiale[5]. Il est à la tête d’un mouvement politique apparu dès les premiers jours de l’occupation américaine de l’Irak et qui dispose de médias, dont l'hebdomadaire Al Hawza publié en 2003 et 2004 et fermé sur ordre des États-Unis, durant l'administration de Paul Bremer. Ce mouvement est l’une des principales composantes de la coalition de gouvernement dirigée par Nouri al-Maliki, avec six ministres et 32 députés sur 275. Il est qualifié de nationaliste chiite.

Le bastion de son mouvement est situé à Sadr City, vaste faubourg du Nord-est de Bagdad. Il jouit aussi d’une large popularité dans le Sud irakien. Il tient un discours populiste, religieux et conservateur, qui profite du mécontentement de la population face à l’incapacité du gouvernement irakien et de l’occupant américain à rétablir la sécurité et les services publics essentiels.

Ses principales prises de positions concernent la corruption, le retour de la sécurité et le départ des troupes étrangères. Il s'est prononcé contre la constitution irakienne soumise à référendum le . Il lui reproche en particulier d'introduire le fédéralisme.

Début 2007, plusieurs chefs du mouvement Sadr ont été tués par l'armée américaine, ainsi que des centaines de ses partisans.

Le , le comité politique du mouvement Sadr demande à ses ministres de démissionner à la suite du refus du premier ministre de demander le retrait immédiat des forces américaines. Dans la suite logique, le , son parti sortit de la coalition soutenant le premier ministre Al-Maliki.

L’armée du Mahdi depuis 2004[modifier | modifier le code]

Le mouvement Sadr dispose d’une branche armée, l’armée du Mahdi (du nom du douzième imam, le Mahdi).

Cette milice affronta les forces américaine en avril et , puis début 2008.

Milicien de l’armée du Mahdi dans le cimetière de Nadjaf

Elle fut accusée par l’armée américaine comme par de nombreux sunnites de constituer la plupart des « escadrons de la mort » qui commirent des exactions contre les sunnites[5]. À ce titre, Sadr est considéré par les États-Unis comme l’un de leurs principaux ennemis en Irak, au même titre que la guérilla sunnite.

Ses effectifs sont difficiles à estimer, la plupart de ses membres étant occasionnels. Les chiffres américains font état de 30 000 hommes.

Les rivalités entre chiites[modifier | modifier le code]

Moqtada al-Sadr en 2012.

Moqtada al-Sadr occupe une place primordiale dans un paysage chiite irakien qui se caractérise par une intense compétition. L'un des objectifs de cette concurrence est le contrôle du produit des pèlerinages dans les villes saintes de Nadjaf et Kerbala, qui se chiffrent en dizaines de millions de dollars chaque année.

Il accuse notamment de complicité silencieuse les théologiens chiites non-irakiens Ali al-Sistani et Al-Kho’i dans l’assassinat de son père. En , ses hommes lynchent l’un des fils d’Al-Kho’i et mettent à sac la maison de l’ayatollah Sistani[5].

Il est accusé d'avoir commandité le meurtre d'Abdoul-Majid al-Khoei le . Toutefois, la famille Al-Khoei, qui était proche des États-Unis, estime que les baassistes sont responsables de cet assassinat[réf. nécessaire]. Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt lancé par la justice irakienne dans ce dossier. En 2008, il fuit à Qom en Iran pour échapper au mandat d’arrêt qui le vise personnellement dans l’enquête. Ce séjour en Iran où il est reçu avec mépris et froideur alors qu'il s'attendait à être célébré comme un héros de la résistance à l’occupant américain, ce qui aurait accentué son « sentiment anti-iranien »[5].

Entre 2011 et 2017[modifier | modifier le code]

Il rentre en Irak en 2011, et défend une ligne très nationaliste, et prône une rupture avec le sectarisme qui expose le pays aux ingérences extérieures via des solidarités confessionnelles transnationales[5]. Il tente d'atténuer les influences iraniennes et américaines sur l'Irak en nouant des liens avec l’Arabie saoudite et les chancelleries européennes[5].

En , il annonce se retirer de la vie politique, en geste de protestation contre la « corruption » des politiques, notamment au gouvernement dont font partie certains de ses partisans[6].

En 2015, les sadristes se joignent à un mouvement de protestation lancé en juillet par des militants de la société civile et réclamant des réformes, la lutte contre la corruption et l'amélioration des services publics[7]. En , Moqtada al-Sadr appelle ses partisans à cesser les violences contre les homosexuels. Ces déclarations sont saluées par Human Rights Watch qui avait dénoncé précédemment une « campagne d'exécutions extrajudiciaires, de rapts et de viols » menée par les milices chiites contre les LGBT[8]. L’Armée du Mahdi est rebaptisée dans un style édulcoré « Saraya al-Salam » (les « Brigades de la paix »), et ses hommes combattent l’État islamique aux côtés de tribus sunnites, puis accueillent positivement l’idée d’une intégration dans l’armée régulière une fois la menace repoussée[5].

Le , Moqtada al-Sadr appelle Bachar el-Assad à démissionner : « Il serait juste que le président Bachar al-Assad démissionne (...), et évite au cher peuple de Syrie le fléau de la guerre et l'oppression des terroristes »[9].

En 2017, il propose un programme en 29 points intitulé « Solutions initiales », qui défend un État civil, la démocratie et une armée irakienne qui serait seule chargée d’assurer la sécurité sans le soutien des milices. Il a axé sa campagne sur la réforme de l’État, la lutte contre la corruption, la justice sociale et la tolérance religieuse. Ses positions lui ont amené le soutien du Parti communiste irakien, laïc, et d'une partie des sunnites[10].

Élections législatives de mai 2018 et 2020[modifier | modifier le code]

En , en prévision des élections législatives irakiennes de mai, le mouvement sadriste s'allie au Parti communiste irakien[7], la coalition s'appelle Sairoun (« En Marche »)[11].

Pour ce scrutin, 44,52 % des inscrits ont voté, soit la participation la plus basse depuis la chute du régime de Saddam Hussein, en 2003. La coalition du mouvement sadriste est la liste ayant recueilli le plus de voix avec 54 élus sur un total de 329. À la suite de ces résultats, l’Iran a envoyé un émissaire à Bagdad, le général Ghassem Soleimani, qui a rassemblé les forces chiites conservatrices pour leur opposer un veto à toute alliance avec Moqtada Sadr[3]. Les États-Unis ont eux aussi dépêché un émissaire pour peser sur les alliances[12].

Après un recomptage, l'alliance du nationaliste Moqtada al-Sadr avec les communistes remporte les élections législatives irakiennes en [13].

Le , le courant sadriste et la coalition Fatah appellent à la démission d'Abadi après des émeutes à Bassorah[14].

Le , c'est Adel Abdel-Mehdi qui est désigné Premier ministre par le nouveau président Barham Salih[15].

En 2020, les législatives confortent le parti comme première force politique d'Irak[16].

Relations avec l’Iran[modifier | modifier le code]

Rencontre de Moqtada al-Sadr avec Ali Khamenei en 2019 à Tehéran

Bien que sa milice ait probablement vu le jour avec le soutien iranien, il se présente comme le premier opposant chiite à Téhéran[5]. L'establishment iranien se méfie de lui et après les élections législatives de , l'Iran a demandé aux autres listes chiites de ne pas s'allier avec lui[3].

Le mouvement rejette à la fois l'influence américaine mais aussi celle de l'Iran[17].

Le , la coalition sadriste de Moqtada al Sadr annonce une alliance avec leurs anciens opposants de l'Alliance de la conquête (Alliance Fatah, parti pro Iran composé de plusieurs milices chiites) créant ainsi la surprise pour diriger le pays dans les quatre années à venir. Cette alliance pourra également permettre au Premier ministre sortant Haïder al-Abadi de pouvoir continuer à diriger le pays[18][19].

Le , après la mort du général iranien Qassem Soleimani et du chef des Hachd al-Chaabi Abou Mehdi al-Mouhandis dans une frappe de drone américaine, Moqtada al-Sadr annonce qu'il réactive l'Armée du Mahdi[20]. Il réclame alors le départ des troupes américaines d'Irak et appelle à un rassemblement des milices pour former des « Légions de résistance internationale »[21].

Personnalité et stratégie politique[modifier | modifier le code]

Juliette Rech, journaliste au journal libanais L'Orient le Jour, décrit Moqtada Sadr comme un« objet politique non identifié » et un homme « inclassable, héritier d’une dynastie de clercs chiites aux discours nationalistes, antisystème et fondamentalement populistes »[5].

Certains le décrivent comme un tribun[5], d'autres comme un piètre orateur, mais choisissant avec habilité des thèmes visent à célébrer l’amour de la patrie et à pleurer les divisions fratricides[22]. Il est considéré comme un apôtre de la souveraineté irakienne, partisan d’un nationalisme chiite opposé à Washington, mais aussi distant de Téhéran[22]. Il doit sa victoire au législatives de 2018 à son instinct politique, ayant su surfer sur la vague protestataire chronique et sur le sentiment nationaliste particulièrement vif en Irak depuis la reconquête des territoires contrôlés par l’État islamique[5].

Il est aussi connu coutumier des volte-face en politique, habitué aux changements d'alliances en fonction des acteurs qui peuvent le mieux servir ses intérêts[22]. Par exemple en juillet 2017, il se rend à Riyad où il est reçu par le prince saoudien Mohammad ben Salmane, suscité une vive émotion dans les milieux politiques à Bagdad[23] ; puis prend ses distances avec l'Arabie saoudite dans la foulée de sa victoire aux élections législatives de 2018 et se rapproche avec le Fateh, le parti le plus pro-iranien sur la scène irakienne[24]. Entre temps, il s'allie pendant les législatives avec le parti communiste irakien, l'un des rares partis laïcs irakiens[5], ce qui démontre un intérêt pour la théologie bien moindre que son statut de clerc chiite ne le laisse croire[5]. En dépit de ses contradictions et d'une certaines versatilité politique, ce dernier garde une clientèle électorale particulièrement fidèle et prête à tout pour lui[22].

Le secrétaire général du parti communiste irakien Raëd Fahmi justifie son alliance avec le mouvement de Moqtada al-Sadr pendant les législatives de 2018 en disant[25] :

« Il y a eu une évolution personnelle de Sadr. On a assisté à une évolution radicale des sadristes vers la modération. Ceux d’entre eux parmi les plus impliqués dans les mouvements sectaires ont fait scission. Le sadrisme est aujourd’hui un mouvement populaire pas tout à fait homogène, qui rassemble des gens opposés aux ingérences étrangères. »

En effet, cette alliance avec le PCI est d'autant plus illustrative de son indépendance politique et religieuse que le clergé chiite irakien dont fait partie Mohammed Bakr al-Sadr, a lancé dans les années suivant la révolution irakienne de 1958, une fatwa contre le communisme[26]. Moqtada Sadr aurait donc réussi l'exploit de se poser en figure centrale et en rassembleur entre deux mouvements antagonistes qui fraternisent

En même temps, c'est sa capacité à jouer sur les deux registres, de la contestation antisystème aux manœuvres politiques conventionnelles, qui font la force de Moqtada Sadr[27]. Ainsi, pour garder cette ambivalence de contestataire très influent sur la politique irakienne, Moqtada Sadr n'a jamais cherché à obtenir un poste de premier Ministre ou tout autre poste haut placé dans le gouvernement, préférant le rôle de « faiseur de roi »[5]. Celui-ci lui permet de rester une figure centrale de la politique irakienne, sans assumer les responsabilités du pouvoir alors que, pour preuve de sa proximité avec les dirigeants, celui-ci pénètre en mars 2018 seul et illégalement dans la zone verte ultra-sécurisée de Bagdad où se trouve le gouvernement irakien, où il est accueilli avec beaucoup d'égard par le général irakien chargé de la sécurité[5].

Sa stratégie politique est largement populiste, et peut s'appuyer sur des théories complotistes pour se décharger de la responsabilité de ses échecs[22]. Par exemple, alors que son parti contrôle le Ministère irakien de la Santé depuis 2003, Moqtada al-Sadr rejette toute responsabilité de son mouvement dans un incendie meurtrier d'un hôpital de Bagdad en avril 2021, accusant des les « responsables » de l’avoir volontairement incendié pour lui causer préjudice[22]. Entre 2019 et 2021, alors que l'Irak est secouée par d'importantes manifestations Moqtada al-Sadr membre de la coalition gouvernementale et dont le parti est arrivé en tête des législatives de 2018, prend le parti des manifestants et appelle le gouvernement à démissionner[28].

Même du côté de Washington, les points de vue à son sujet sont très divisés. S'il est considéré comme un vieil ennemi, pour certains le plus dangereux, d’autres le voient comme le seul à pouvoir contenir l'hégémonie de l'Iran, principale ennemie des États-Unis, sur l'Irak[22]. D'ailleurs, en janvier 2020 l'élimination par une frappe américaine du général iranien Qassem Soleimani et du chef des Hachd al-Chaabi Abou Mehdi al-Mouhandis lui rendent indirectement service en lui permettant d'occuper un espace politique élargi, bien qu'il appelle au départ des troupes américaines du territoire[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le leader irakien qui inquiète l’Iran et les États-Unis, article sur le site du quotidien La Croix, daté du 18 mai 2018.
  2. En Irak, l’Arabie saoudite avance ses pions contre l’Iran, article sur le site du quotidien La Croix, daté du 22 mai 2018.
  3. a b c et d Législatives en Irak : la victoire de Moqtada Al-Sadr confirmée par les résultats définitifs, article sur le site lemonde.fr, daté du 19 mai 2018.
  4. Début de tractations compliquées en Irak, Les Échos, 15 mai 2018.
  5. a b c d e f g h i j k l m n o et p « Moqtada Sadr, le clerc chiite qui défie Téhéran », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le )
  6. « Le chef radical chiite Moqtada al-Sadr se retire de la vie politique en Irak », sur la-croix.com, (consulté le )
  7. a et b En Irak, le turban s'allie à la faucille et au marteau pour les élections, AFP, 11 mars 2018.
  8. Irak: HRW salue l’appel de Moqtada al-Sadr à cesser la violence envers les gays, RFI, 18 août 2016.
  9. Le chef chiite irakien Moqtada Sadr exhorte Bachar al-Assad à démissionner, AFP, 8 avril 2017.
  10. « Victoire du camp sadriste en Irak. Victoire pour qui ? », sur www.medelu.org,
  11. Moqtada Al-Sadr s’impose comme le faiseur de roi en Irak, article sur le site lemonde.fr, daté du 15 mai 2018.
  12. Deux bombes visent le siège du Parti communiste irakien à Bagdad, article sur le site lemonde.fr, daté du 25 mai 2018.
  13. lemonde.fr/moyen-orient-irak/article/2018/08/10/irak-apres-recomptage-le-nationaliste-moqtada-al-sadr-remporte-les-legislatives_5340992_1667109.html
  14. « Irak: les deux principales listes au Parlement réclament la démission du Premier ministre », sur L'Orient-Le Jour (consulté le )
  15. « En Irak, les poids lourds de la politique mis hors jeu », sur LExpress.fr (consulté le )
  16. « Législatives en Irak : le leader chiite Moqtada Al-Sadr revendique la victoire », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. « Irak-Sadr appelle à l'unité et met en garde contre une guerre - Boursorama » (consulté le )
  18. « Alliance gouvernementale surprise entre Moqtada Sadr et une liste proche de l'Iran », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne, consulté le )
  19. Zone International - ICI.Radio-Canada.ca, « Irak : coalition entre le premier ministre Abadi et le religieux chiite Sadr », sur Radio-Canada.ca (consulté le )
  20. Les États-Unis tuent le puissant général iranien Ghassem Soleimani dans une frappe en Irak, Le Monde avec AFP et Reuters, 4 janvier 2020.
  21. Sadr veut infliger un départ d'Irak "humiliant" aux USA, Reuters, 5 janvier 2020.
  22. a b c d e f g et h « Moqtada Sadr, le dernier roi d’Irak », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le )
  23. Saif Eddine Al-Amri, « L'Arabie saoudite à la recherche d'alliés irakiens contre l'Iran - Moqtada Al-Sadr en visite à Djeddah », sur Orient XXI, (consulté le )
  24. « Revirement de Sadr : un revers pour l’Arabie saoudite », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le )
  25. « Moqtada Sadr, le clerc chiite qui défie Téhéran », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le )
  26. Quentin Müller et Sabrine Lakhram, « Comment le communisme a façonné le chiisme politique irakien », sur Orient XXI, (consulté le )
  27. Moqtada Al-Sadr, le chiite irakien qui n’aime pas l’Iran, L'Orient-Le Jour, 25 mai 2018
  28. « Contestation en Irak : 100 morts et 4000 blessés », sur TV5MONDE, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]