Monument à Gavarni

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Denys Puech, Monument à Gavarni (1911), Paris, place Saint-Georges.

Le Monument à Gavarni de Denys Puech (1854-1942) est une œuvre située au centre de la place Saint-Georges dans le 9e arrondissement de Paris, érigé en 1911 à la mémoire dessinateur satirique Paul Gavarni (1804-1866), dont il supporte le buste.

Historique[modifier | modifier le code]

Une fontaine fut à l'origine installée en 1824 à la requête des filles de monsieur Dosne, le lotisseur de la place, afin de procurer un abreuvoir pour chevaux. Elle était alors constituée de deux bassins superposés autour d'une colonne centrale, suivant un modèle courant. La construction de la ligne Nord-Sud du métropolitain en 1906 amena son tarissement puis sa transformation[1].

En 1911, un monument en pierre, constitué d'un pylône sculpté supportant le buste de Paul Gavarni remplaça la fontaine, mais, tenu par les obligations contractuelles de son histoire, la fonction de fontaine a dû être maintenue. L'hommage rendu au caricaturiste Gavarni, qui habitait le quartier, fut soutenu par une souscription publique lancée par la Société des peintres-lithographes, comme cela est indiqué à la base du monument.

Description[modifier | modifier le code]

Le monument bénéficie d'un intéressant décor sculpté réalisé par Denys Puech. Sur le pylône figurent quatre personnages du Carnaval de Paris en haut-relief, un Débardeur, une Lorette[2], un Rapin et un Arlequin. C'est à Paris le seul endroit où est évoqué le Carnaval de Paris qui disparaît en 1950 après avoir été une très importante manifestation depuis des siècles.

Au sommet se trouve le buste de Gavarni. Sur les quatre faces du piédestal, des mascarons de bronze, représentant des figures typiques de personnages du XIXe siècle sont destinées à déverser un filet d'eau, mais la fontaine est très rarement en fonction. L'ensemble est entouré d'une grille.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris
  2. Gavarni semble avoir été le premier à populariser ce terme pour désigner une jeune femme un peu légère (une midinette) dans ses gravures pour Le Charivari à partir de 1845. En 1852, les frères Goncourt publiaient La Lorette, feuilleton illustré par des dessins de Gavarni qui eut un immense succès. Par la suite, le terme prit une connotation plus évidente de grisette (prostituée) - Voir Lorette (prostitution) et cet article sur le site Frères Goncourt.fr

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Hélène Levadé (photogr. Hughes Marcouyeau), Les Fontaines de Paris : L'eau pour le plaisir, Paris et Bruxelles, Éditions Chapitre Douze, , 592 p. (ISBN 978-2-915345-05-6).
  • Dominique Massounie (dir.), Pauline Prévost-Marcilhacy (dir.) et Daniel Rabreau (dir.), Paris et ses fontaines : De la Renaissance à nos jours, Paris, Délégation à l'action artistique de la ville de Paris, coll. « Paris et son patrimoine », , 318 p. (ISBN 2-905-118-80-6).

Lien externe[modifier | modifier le code]