Montrevault

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Montrevault
Vue du village.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Cholet
Canton Beaupréau
Commune Montrevault-sur-Èvre
Statut Commune déléguée
Maire délégué Joseph Marsault
2015-2020
Code postal 49110
Code commune 49218
Démographie
Gentilé Montrebellien, Montrebellienne
Population 1 294 hab. (2013)
Densité 486 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 44″ nord, 1° 02′ 39″ ouest
Altitude 31 m
Min. 23 m
Max. 106 m
Superficie 2,66 km2
Historique
Date de fusion 15 décembre 2015
Commune(s) d’intégration Montrevault-sur-Èvre
Localisation

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Montrevault est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Montrevault-sur-Èvre[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune angevine des Mauges, Montrevault se situe au sud-ouest de Saint-Pierre-Montlimart, sur les routes D 17, Saint-Rémy-en-Mauges - Saint-Pierre Montlimart, et D 92, Le Puiset Doré[2].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

À l'extrémité sud orientale du Massif armoricain, le petit territoire de Montrevault se trouve enserré dans un double méandre de l'Èvre. Cette rivière qui se jette dans la Loire près du site de Saint-Florent-le-Vieil, draine le pays des Mauges dans le sud de l'Anjou.

Caractérisant la cité millénaire, le relief en creux taillé dans le plateau des Mauges rappelle les divers mouvements qui ont accompagné les ères géologiques. Plus à l'est, le territoire voisin de la commune de Saint-Pierre-Montlimart s'étend sur douze kilomètres du sud au nord et forme comme une ligne de partage entre les hautes Mauges et les espaces bocagers, viticoles ou agricoles, déjà tournés vers le pays nantais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

  • 1300 av. J.-C. : âge du bronze IV.
  • 900 av. J.-C. : le site de Montrevault, en particulier les zones abritées des vents froids, au pied des éperons rocheux, sont occupées par des petites hordes de chasseurs, de pêcheurs... Une hache à ailerons trouvée en 1935 (docteur Maclou de Nancy) et une autre en pierre polie découverte en 1978 par G. Gabory à côté du pont médiéval de Bohardy, confortent cette pré-histoire. (Haches visibles au musée de Cholet.)
  • 725 av. J.-C. : âge du fer.
  • 600 av. J.-C. : fondation de Marseille.
  • 500 av. J.-C. : début de la civilisation celtique.
  • 400 av. J.-C. : empire maritime et commercial d’Athènes.

Entrée en scène des Gaulois qui s’établissent dans la plaine du Pô en Italie.

Dans les Mauges profondes, près d'un gué qui enjambe la rivière, une tribu remontant la voie du Haut-Bois, achemine quelques poteries et plusieurs paillettes de métal brillant qui seront martelées dans les forges de Segora, à deux lieues plus au sud, au-delà du Fief-Sauvin[réf. nécessaire][3]. La rivière Evre porterait le nom dérivé de Auera en langage local. Une statuette en bronze de cinq pouces représentant un homme jeune et viril, s'échappe des braies d'un troupier distrait et va se perdre dans la boue du sentier qui bifurque plein sud. On en reparlera en ... 1968.

Le paragraphe qui précède relèverait de la légende. Cependant la petite statuette est conservée au musée Dobrée à Nantes et porte la mention " petit bronze de Montrevault" dans la vitrine de l'âge de Fer, secteur de la Préhistoire régionale

le Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au deuxième siècle de notre ère, le pays des Gaules constitue une des plus riches parties de l’Empire romain. La province Aquitaine englobe les Mauges et atteint portus Namnetum, ou Nantes.

Grâce aux excellentes routes que sont devenues les voies romaines, et à la plus grande popularité de l’armée, les Gaules sont désormais bien défendues. Dans les provinces concernées, et dans celle qui nous intéresse plus précisément, la surveillance des transports et le contrôle minier sont modifiés voire améliorés.

Sur la grande voie Nantes-Poitiers, divisée en vingt cinq sections, six concernent Montrevault. On relève la quatrième : Montrevault-Angers, la cinquième : Montrevault-Chalonnes par la Pommeraye, la sixième : Tiffauges-St-Florent par Montrevault, la treizième appelée : « Grand Chemin de Montrevault à Gesté » qui poursuit jusqu’à Clisson. La voie de Montrevault à la Chaussaire constitue la quatorzième section, quant à la quinzième elle conserve son nom à travers les siècles : « Chemin de Nantes » reliant Montrevault au port des Namnètes et toujours signalée sur les cadastres.

Durant le troisième siècle, le terme Mauges apparaît, dérivé du nom des Médalges qui, accompagnés de leurs familles, arrivent du Caucase et se fixent à l'est de l'Evre dans un nouveau pays qu'ils appellent d’abord meldacum, puis metallica regio et plus tard « Montlimart ». Vu de Poitiers où se trouve l'Etat Major militaire de la province d’Aquitaine on commence à parler du pagus Meldalgicus, en notant que ce territoire reste un peu à part. Avec des moyens propres à cette période gallo-romaine, l’or y est extrait de mines peu profondes.

Durant l’un de ces premiers siècles de notre ère, à trois lieues du grand fleuve et au cœur du bassin de l’Evre, un maître des mines du nom d’Antoine occupe le piton rocheux presque totalement encerclé par l’Auara ou Avara. Cette antique dénomination de la rivière Evre rejoint le symbole Au : l’or des chimistes et le même métal précieux qui en latin se note aurum.

A l’intérieur d’un oppidum surélevé, fortifié et toujours visible à deux pas du rocher, la villa d’un maître nommé Antoniacus est à l’abri de tout conflit jusqu’à ce que la révolte des mineurs de fond ne vienne à bout des gardiens de la Musse. Le quartier et la butte Saint-Antoine restent le témoin de ces pages plus ou moins légendaires...

430 : Dans la basse vallée marécageuse de l’Evre, au fond d’une anse de la Loire où il se fait conduire par les moines de St-Florent, Maurille serait témoin d’une apparition de la vierge : Notre-Dame l’Angevine. Elle devient Notre-Dame du Marillais où l’on célèbre désormais la nativité de Marie le 8 septembre, suite à la promesse de l’abbé Maurille. Le territoire environnant se trouve ainsi rattaché à l’Eglise d’Angers, toutefois l’évêque y reconnaît alors l’obédience de son homologue de Poitiers. Ce dernier laisse le sanctuaire sous l’influence de l’Abbé voisin de St-Florent. Une autre N-D Angevine réside toujours dans l’île de Béhuard. Le culte y aurait les mêmes origines qu’au Marillais où l’éloignement d’Angers expliquerait le vocable de Petite Angevine. Saint Maurille sera reconnu 1er évêque d'Angers.

718 : une abbaye bénédictine est fondée au Mont-Glonne sur le promontoire dénommé Sainit-Florent. La juridiction de cette fondation va s'étendre jusqu'au territoire du Petit-Montrevault.

786 : la légende locale rappelle le sanglant combat qui aurait opposé Bretons contre Français aux confins de l'Anjou et du " pagus " tout proche : le Pays nantais. La mare " bataillère ", en bordure du chemin des Hauts-Bois, en limite de Montrevault et de Saint-Pierre-Montlimart en garderait la mémoire. Des traces rougeâtres permanentes y sont toujours décelables et correspondraient au temps des expéditions de Charlemagne.

844 : le duché de Bretagne englobe désormais le pays des Mauges. Pendant la souveraineté de Nominoë, artisan de l'indépendance bretonne, des incursions normandes vont bouleverser la donne. Ces Vikings, navigateurs audacieux, envahissent les territoires francs et remontent les vallées fluviales : l'embouchure de la Loire, la zone de Saint-Florent et l'arrière-pays gardent des traces de ces invasions. Sur le fleuve, l'île Batailleuse, à quelques encablures de l'embouchure de l'Evre, dévoile parfois des traces de l'occupation antique des marins venus du nord : les Normands.

Les ducs et comtes carolingiens se disputent les territoires sud de la basse Loire. De Poitiers, Eblé Mauzer négocie avec les Normands. Il offre de l'or et le territoire poitevin des Herbiers. Herbauges, Tiffauges et Mauges entreront dans le marché territorial.

Au milieu du Xe siècle, Alain Barbetorte, premier duc de Nantes, réagit et obtient le pays des Mauges. Il traite avec Guillaume Tête d'Etoupe, nouveau comte de Poitiers, contre les Normands. L'administration du territoire entre namnètes et pictons revient désormais à l'église de Nantes.

953 : une exception à cette nouvelle obédience : les terres de Saint-Florent-le-Vieil et de Saint-Rémy-en-Mauges restent sous l'autorité de l'évêque d'Angers. Le petit territoire de Montrevault se trouve ainsi au point de contact entre l'influence angevine et le pouvoir nantais.

960 : Renaud Torench, dit le Thuringien à cause sans doute de ses origines germanico-normandes, est reconnu seigneur des territoires de Châteauceaux et Mons Revault. Il doit toutefois accepter de devenir vassal d'un autre nantais, Guerech. Ce dernier, inféodé malgré lui au comte d'Anjou, concrétise les luttes d'influence qui se manifestent dans les Mauges.

A l’âge de 17 ans, le Faucon Noir, désormais nommé Foulques Nerra, hérite de l’Anjou et de nombreuses terres enclavées dans des provinces qui ne lui appartiennent pas. Aussi pour assurer ses possessions sur la vallée du Cher, il détruit la « villa » d’un certain Robellus Nobilis, érigée à Mon-trichard sur un mont Reveau. Il envisage aussi de construire une place forte, à l’extrémité occidentale de ses terres, sur un mamelon rocheux dominant un modeste affluent de la Loire, à Montrevault.

988 : A la mort de Guérech, Foulques affirme être seigneur du pagus ou pays des Mauges en tant qu’héritier du nantais Hoël. Or, malgré l’annexion de 953, ce pays dépend encore militairement du Poitou, bien que des traités successifs dès 843, mais aussi en 941 et 981 en aient modifiés les convoitises. Renaud profite de cette situation confuse pour s’établir plus sûrement dans les Mauges sans prêter hommage à quiconque désormais.

992 : La lutte se poursuit concernant l’hégémonie bretonne et le 27 juin, lors de la deuxième bataille de Conquereuil (Conquereux), entre Redon et Châteaubriant, Foulques III Nerra sort vainqueur.

994 : En mars, l’ambitieux comte d’Anjou, souhaitant racheter le massacre de chrétiens occasionné par cette nouvelle bataille, accorde l’immunité, à deux cloîtres d’Angers dépendant de la cathédrale. Il s’agit pour ces monastères d’être désormais exemptés de charges envers le comte, ce qui va directement au bénéfice des titulaires de la charge.

A partir de cette décennie, les constructions militaires sont habilement réparties sur les frontières du comté. Après les ravages des Normands et le dépeçage des Mauges par des peuples rivaux et les gens de guerre, le pays se hérisse de hautes mottes. Ce sont des refuges souvent inabordables dont la base est bordée d’un large fossé palissadé ou d’un cours d’eau, comme à Montrevault. Le sommet fortifié attire rapidement un bourg avec ses ruelles tortueuses et une église. Le lieu se transforme bientôt en castrum ou château-fort avec haut donjon et double enceinte de pierres », ajoute l’archiviste Célestin Port en 1878 dans l’introduction de son dictionnaire historique.

En cette fin du premier millénaire, les terres de Champtoceaux et de Montrevault appartiennent à Renaud le Thuringien, mari de Richilde puis à leur descendance. Leur fils Hugues meurt avant 987. Son frère, Renaud II, évêque d'Angers, reçoit une partie de ces territoires avec les revenus correspondants.

Vers l’an 1000, l’église de Saint-Rémy-en-Mauges, Ecclesia sancti Remigii, dont dépend le petit domaine de Montrevault, est donnée pour moitié à l’abbaye Saint-Serge d’Angers. Héritier du Thuringien, l’évêque Renaud II effectue lui-même la donation. Face à ces tentatives de mainmise tant spirituelle que temporelle, Foulques, comte d’Anjou entend lui aussi exercer son influence vers l’ouest. Le site de Montrevault retient donc toute son attention.

Au cœur du méandre le plus resserré de la rivière, en accord avec le nouvel évêque d’Angers, Hubert de Vendôme, et en maintenant sur place la famille du Thuringien, le puissant Foulques Nerra fonde la motte féodale sur cette roche originale de la rive droite de l'Evre. Il l’accapare et en construisant une forteresse dissuasive et par définition rebelle, il concrétise l’intégration des Mauges à l’Anjou.

Dans le même temps, à Embrun, dans les Alpes, au cours d’un voyage en Terre Sainte l’évêque Renaud meurt. Or son oncle Etienne mari d'Adeberge et frère du Thuringien confirme sa seigneurie sur le même territoire des Mauges. Leur fille Emmeline ou Emma à qui revient cette terre, épouse Raoul de Beaumont, vicomte du Mans. Ce dernier succède ainsi à Etienne et prend le titre de vicomte. On connaît les noms de leurs quatre enfants. Il s’agit de Adburge, Aremburge, Hubert et Radulphe ou Raoul qui restent dans l’ordre seigneurs du pays et dont le dernier va se manifester un demi siècle plus tard.

A une demi-lieue de là, au Petit Montrevault, près du bourg de Saint-Pierre-Montlimart, le chevalier Hilbert édifie son château sur les restes rasés de l’antique motte. Cet ancien oppidum serait à l’origine de la refondation de Villeneuve, près du Fief-Sauvin. Au milieu du siècle, le seigneur Roger succède à Hilbert et une rivalité locale va perdurer avec les tenants de la forteresse voisine.

1005 : Le roi Robert le Pieux et le pape Jean xvii confirment la donation spirituelle du domaine de St-Rémy. Elle englobe le Montrevault actuel, au monastère angevin de St-Serge. Foulques Nerra réagit, et voulant éviter un casus belli, il érige une première forteresse probablement en bois. Elle se veut provocante sur le rocher qui se présente naturellement comme une sorte de mont rebel. La dénomination de ce lieu « Mont reveau, revel ou rebel » est liée à la forme du rocher, insoumis par rapport au pouvoir ecclésiastique. Il ne semble pas y avoir de lien direct entre le castel du mont Reveau détruit sur le Cher, deux décennies auparavant, et le mons revel d’Anjou.

On peut désormais avancer que cette tête de pont, rudement acquise au cœur des Mauges, permet à l’entreprenant Foulques, non seulement de limiter les ambitions orientales du comté nantais mais en même temps de remettre en cause la puissance lointaine des Ducs d'Aquitaine. En effet ils dominent encore théoriquement ce pays, relevant de la province des Pictons, depuis la période romaine. En conséquence de cette prise de pouvoir, la cité médiévale va se développer à l’abri de défenses, de tours et de remparts érigés tout au long du Moyen Âge.

1030 : Une église liée au château d’Hilbert est fondée au Petit Montrevault.

1040 : 21 juin, en Lorraine près de Metz, décès de Foulques Nerra à l’âge de 70 ans, après quatre pèlerinages en Terre Sainte.

Ses nombreuses expéditions seraient à l’origine de son teint basané et du surnom nerra ou Faucon Noir.

1047 : La désignation du château apparaît clairement dans le deuxième recueil de titres et droits temporels du monastère angevin dénommé cartulaire de l’abbaye Saint-Serge : Castellum quod Montem Rebellem nominavit. Le mont qualifié de rebelle, non sans raison historique, est désormais situé géographiquement.

1065 : Entre La Pommeraye et le bourg de Beausse, au lieu-dit Chenambault, Raoul II héritier d’Emma, met en déroute Foulques Norman. Laissons Tristan Martin traduire l’événement raconté par dom Morice :

« Norman, seigneur du Petit Montrevault, était en mésentente avec le comte d’Anjou. Il menaça les moines de St-Florent, qui se trouvaient sous sa protection, d’envahir leur territoire. Ayant appris cela, l’abbé Sigon et ses frères s’empressèrent d’implorer la miséricorde du tyran, en lui promettant mille écus d’or, dont il fut payé, de suite, cinq cents.

C’était à l’époque de son mariage avec la veuve d’Hoël, comte de Nantes. Il ordonna à ses hommes de feindre une démonstration contre le pays de St-Florent et de rétrograder sur Mont-Jean pour y faire un riche butin. A cette nouvelle, Raoul vicomte du Grand Montrevault et vassal du comte, dont le camp était alors contigu à celui de Norman, rassembla ce qu’il put de guerriers puis, côtoyant furtivement le rivage de l’Evre, laissa son armée en un certain lieu, pour se rendre seul au monastère, afin de recevoir des mains de l’abbé un drapeau pour combattre les ennemis de la Communauté et les siens.

Alors, continuant sa marche, il les trouva, qui revenaient, chargés de butin, près du Chêne d’Arbald – Chenambault. Il les défit complètement et s’empara des deux frères de Norman … »

Tristan Martin ajoute que, pendant le combat, l’abbé Sigon, portant ses attributs pontificaux : crosse, mître et vêtements de cérémonie, apparaît en étendant sa main sur les soldats de Raoul. Il leur donne ainsi la faveur de la victoire. Cependant la bataille est un vrai carnage affirment les chroniques du temps, mais Raoul II affirme sa préséance sur le secteur.

1068 : Le vaincu de Chénembault, Norman, en réparation du combat sanglant, donne la moitié de ses terres aux moines. Guy de St-Quentin, Raoul et Roger de Montrevault cèdent d’autres terres à St-Florent. Deux voisins, Hervé et Daniel de Palatio ou du Pallet en rajoutent pour la même abbaye.

1082 : Notification confirmée depuis 1052 des vocables suivants concernant la vicomté, son seigneur et le château : Castrum quod vocatur Mons Rebellis ; Vicecomes de Monte rebelli ; Dominus… ; une terre Territorium… ; et l’église Ecclesia de Monte Rubelli

1090 : L’église Notre-Dame, érigée soixante ans plus tôt au Petit-Montrevault, est donnée pour ses recettes à l’abbaye de St-Florent par l’évêque Geoffroy, à la demande du seigneur Norman. De plus, Foulques Norman accorde aux moines l’immunité. Il les dote ainsi de revenus considérables, avec un droit de marché, un terrain hors les murs pour y bâtir un bourg et une nouvelle église, tout en restant propriétaire de l’ancienne. L’événement dramatique de 1065 serait-il à l’origine de tant de largesse ?

1095 : Don effectué envers la cathédrale d’Angers des revenus de la nouvelle église Saint-Nicolas construite dans le château du Grand Montrevault par le vicomte Raoul Païen, en accord avec Agathe son épouse et ses trois fils. Il s’agit là des origines de la paroisse de la vicomté, plusieurs siècles après la fondation des prieurés de St-Rémy, de St-Pierre ou de Villeneuve

1096 : Raynaud de Martigné établit six prébendes - sortes de dîmes obligatoires - pour le prieuré Saint-Nicolas, que le château vient d’ériger. Toutefois cette fondation reste sans ressources, aucune terre n’y étant rattachée. Le prieuré reconstruit « hors les murs » devient plus tard annexe de Notre-Dame, lieu de culte plus récent. S’il disparaît au xviiies. le monastère d’origine remonte à la fin du xie et donne toujours son nom à une rue de la cité, au cimetière et à la presqu’île. Une telle re-fondation va entraîner le développement médiéval de la ville close.

1109 : Les chanoines de St-Maurice d’Angers, seigneurs de la paroisse de St-Pierre-Montlimart, adressent une réclamation contre la nouvelle fondation de Notre-Dame du Petit Montrevault et obtiennent sa dépendance comme simple chapelle annexe de St-Pierre. Ils se dégagent ainsi de la tutelle de St-Florent précédemment approuvée.

1131 : Cette année-là une discussion oppose le comte Geoffroy le Bel à l’évêque d’Angers Ulgère, au sujet des origines de la tombelle qui depuis des temps immémoriaux renferme des sépultures. C’est la place de la Poste d’aujourd’hui, ancienne motte féodale.

1178 : Le seigneur Maurice Leborne fonde à Bohardy - Bour Hardy - la chapelle St-Jean où le curé de St-Rémy doit assurer trois messes par semaine. La traversée de l’Evre à gué pour se rendre à St-Nicolas sur le rocher pourtant tout proche, est loin d’être aisée et possible toute l’année. D’où cette obligation pour le prêtre-desservant de St-Rémy. La coutume va perdurer pendant des siècles, bien longtemps après la construction du pont.

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Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

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1857 : acquisition par la commune d'un terrain puis construction d'une école de filles confiée à la congrégation des sœurs de Saint-Gildas. Cette fondation dans la droite ligne de la loi Guizot de 1833 est l'origine unique des écoles de Montrevault, qu'il s'agisse de l'école publique actuelle (2010 ) du Petit Anjou ou de l'école privée de la rue Saint-Nicolas.

1920 : toutes les communes de France envisagent l'édification d'un mémorial rappelant les noms des nombreuses victimes de la Grande Guerre. À Montrevault, deux ans après l'Armistice du 11 novembre 1918, on se concerte pour ériger un monument aux morts. Au cimetière situé dans le prolongement de la rue Saint-Nicolas une chapelle va être érigée après un accord entre le curé Desbois et la commune qui construit alors l'édifice. En lettres d'or on y lit les noms des 38 Montrebelliens morts au combat, entre le 20 août 1914 et le 28 février 1919. La Première Guerre mondiale marque de deuil toutes les familles de la cité et la grippe espagnole qui sévit alors en Europe y ajoute localement 37 décès.

1940 : la "drôle de guerre" prend fin début avril, des milliers de civils sont sous les feux des combats lorsque, à partir du 10 mai, la "blitzkrieg" concerne aussi la France depuis Sedan. Des milliers de civils de l'Est et du Nord sont sous les feux des combats. Nombre d'habitants quittent à la hâte leurs demeures, leurs rues, leurs villages avec quelques maigres baluchons, une charrette à bras, une poussette ou un landau, une automobile parfois ... et c'est la file interminable des réfugiés qui prennent la direction du sud, de l'ouest. Ils fuient un ennemi qui va les doubler.

À Montrevault, la capacité d'accueil devient assez réduite car nombre de maisons hébergent déjà des parents ou des amis qui ne se sentent plus en sécurité au nord de la Loire. Une famille de huit personnes - le père, la mère et six enfants - se retrouve à trente deux, précise Marcelle Mylonas dans son manuscrit " Petite histoire de Montrevault ". On se serre, on étend des matelas dans les greniers, on s'organise. Le défilé des réfugiés se poursuit avec sur les visages, la fatigue, l'angoisse, la peur. Personne ne va refuser le gîte et le couvert à ces gens démunis de tout.

L'affluence de ceux qui fuient est telle que les familles montrebelliennes, en dépit de leur meilleure volonté, ne peuvent plus faire face. La municipalité réquisitionne la grande salle Saint-Joseph, rue Saint-Nicolas : le garde champêtre et des bénévoles déboulonnent les rangées de fauteuils. Tout le long des murs intérieurs, on étend de la paille sur laquelle vont s'étendre et peut-être dormir, tous ces déracinés. Il faut aussi prévoir leur nourriture... Avant cet épisode, les jeunes filles avaient continué à donner des représentations théâtrales dans cette salle paroissiale.

Une cuisinière, Marie Réthoré, souvent demandée pour les repas de famille, accepte de se muer en cantinière. Dans la cour proche de la salle, on installe un de ces grands chaudrons de fonte, monté sur son fourneau, on l'utilise alors couramment pour faire la lessive. Dans cette marmite mijote une bonne centaine de morceaux de bœuf aux carottes. À côté dans une très large bassine galvanisée, Marie prépare de la salade pour tout le monde. Il fait très chaud, ce printemps-là, et la verdure est bien venue. Réconfortés et un peu reposés, les réfugiés reprennent la route le lendemain, direction le sud.

À peine ont-ils quittés la commune qu'un Corps sanitaire Belge arrive le 30 mai. Officiers et soldats logent chez l'habitant, des popotes sont installées dans deux ou trois cours. Toutes les pièces inoccupées sont repérées et en se serrant un peu, tout le monde est hébergé. Les Belges resteront deux bonnes semaines à Montrevault. Ils vont participer volontairement à la vie locale, c'est la période des foins, plusieurs jardins ou petites fermes du bourg vont en garder la mémoire. Après la guerre, certains vont écrire à leurs ex-logeurs pour les remercier, d'autres reviennent dans les familles pour leur exprimer leur reconnaissance. Le 17 juin, les Belges quittent Montrevault dès le matin.Quelques heures après leur départ, des officiers et soldats français traversent la cité. Ils ont l’air complètement perdus et recherchent leurs unités respectives. L’impression ressentie après leur départ est que l’Armée Française est en pleine déroute confie Marcelle Mylonas qui a conservé de nombreux souvenirs de cette période. Elle va poursuivre l’évocation de cette année.

Mercredi 19 juin tout est redevenu calme à Montrevault. Au milieu de l’après-midi pourtant, un side-car conduit par un soldat allemand et ayant à son bord un officier, s’arrête devant l’église et demande la direction de la mairie. Le maire qu’on va chercher à une sépulture revient, escorté du soldat allemand et gagne la mairie où l’attend l’officier commandant le détachement. Il demande à consulter le cadastre pour voir comment répartir ses hommes. C’est un effectif réduit qui vient prendre possession du chef-lieu de canton.

« L’armistice n’étant pas signé, les soldats allemands en tenue de combat, casqués, mitraillette au côté, marchant en file indienne, rasent littéralement les maisons, redoutant, sans doute, une embuscade dans les renfoncements de portes ou les entrées de cours. Au travers des fentes des persiennes fermées, je les vois ainsi avancer lentement, venant de la rue du Château et prenant la rue Pasteur. Ils agissent de même dans toutes les rues du centre. Sans qu’il y ait eu mot d’ordre mais par réflexe collectif tous les volets se sont fermés.

Les hommes sont logés chez l’habitant. A la maison, nous en avions huit, tous des S.S. L’un d’eux qui avait fait ses études à Bordeaux parlait le Français d’une façon impeccable – Le soir même de leur arrivée le « couvre-feu » est décrété : « Défense absolue de sortir à partir de 20 heures.

Nous commençons à comprendre ce que veut dire le mot Liberté. !

22 juin, jour de la signature de l’Armistice, les occupants pavoisent et font la fête. Ils accrochent leurs très longues bannières rouges, à croix gammée noire sur fond blanc, au-dessus du porche central de l’église, sur le château leur première Kommandantur, sur la façade de la perception au n°18 rue St-Nicolas, sur le presbytère actuel inoccupé et qu’ils ont réquisitionné et à Raz-Gué sur la maison de Georges Perrau, le maire. »

1941 : L’Avant-Garde devient ASMM : Association Sportive Montlimartoise Montrebellienne. Jean Biotteau va en assurer la présidence durant de longues années.

12 août 1941, la commune décide d’échanger des bâtiments lui appartenant avec ceux d’un particulier : le traditionnel presbytère de la rue Mermoz, voisin de l’ancien prieuré et du cimetière St-Nicolas est transféré près de l’église, 2 rue d’Anjou.

1942 : Arthur Gibouin est élu maire de la commune.

En mai, l’aile droite des anciennes Halles est transformée en garage pour les véhicules des Pompiers qui sont dotés dès lors d’une camionnette Delahaye de 14 CV, équipée pour le remorquage et le transport de l’effectif. « Comme il n’y a pas de tour de séchage, nous entreprenons la construction d’un échafaudage pour égoutter et sécher la tuyauterie de toile qu’il faut entretenir après chaque sinistre. Cette mini-tour est fixée sur le pignon arrière des halles et pour en atteindre le sommet, nous n’avons qu’une échelle de perroquet. » Le pompier est un acrobate-né.

Les « soldats du feu » abandonnent le treillis blanc pour le bleu. Les bandes molletières et les brodequins cloutés sont remplacés par des bottes en caoutchouc. Quelques casques protègent mieux que la casquette pour les pompiers les plus exposés lors des sinistres. Le service départemental désigne Montrevault comme centre principal n°4.au mois de juillet. Secondé par Pierre Hervé, le Chef de Corps Joseph Usureau remplace le sergent Boré en août..

1943 : 1er août , Ninette-E. Poilane entrée dans la résistance dès les premières heures de l’Occupation, membre des FFL, Forces françaises libres, appartient désormais au Réseau d’Angers des Forces françaises combattantes. Durant cette période elle reçoit pour mission de recueillir des renseignements sur l’armée allemande et de relever tous les postes de commandement de Biarritz à Brest. A la Kommandantur de Beaupréau elle obtient de précieuses informations sachant que son cabinet d’infirmière, à Saint- Pierre, est un lieu de couverture habile.

18 août, en Allemagne, décès en captivité de Emmanuel Pauvert, premier président de La Bayard qui compte alors vingt cinq joueurs.

L’effectif des pompiers passe à vingt-deux et l’amicale des S.P. achète quelques vestes de cuir avec le produit de la vente des calendriers.

La société des lampes la Française installe ses bureaux en province, en particulier à St-Pierre où l’on compte 260 salariés. En effet à Courbevoie, le siège principal de la compagnie vient d’être bombardé.

1944 : 31 mars, venant de Tours, un petit détachement de la Gestapo se saisit d’Eugénie-Ninette Poilane, à son domicile des « Genêts d’Or » avenue de Bon Air. Dénoncée, elle est conduite à la Kommandantur de Cholet puis est emprisonnée à Tours. Ramenée à la prison d’Angers et mise au secret, elle subit plusieurs interrogatoires de nuit. Elle passe d’abord au poteau d’exécution où on la fusille à blanc. Torturée, elle est pendue par les poignets, on lui brûle la paume des mains, on la frappe à coups de gourdins. Voici son témoignage direct : « Griffonné à la prison d’Angers, avec une minuscule mine de crayon cachée dans l’ourlet de ma robe et sur l’avers d’une carte d’identité déchirée découverte dans la paillasse. Ceci pendant mon séjour au « secret », cellule 59 à Angers, du 23 avril au 5 juin 1944.

9 juin, après avoir été torturée, Ninette Poilane est transférée de la prison d’Angers à Romainville et sa chair gardera toute sa vie les stigmates de cet épisode. Elle subit ensuite la déportation par Sarrebruck pour Ravensbruck, Buchenwald et Choenfeld où avec 12000 autres femmes elle est affectée à la fabrication d’obus. Parmi les prisonnières françaises, 80 refusent de travailler pour l’ennemi. Ces dernières, avec l’infirmière N. Poilane, sont transférées à Chibben, un camp Tziganes, où les sévices sont tels qu’au bout d’un mois on ne compte plus que treize survivantes.

20 juillet, c’est un jeudi que le viaduc du Petit-Anjou est bombardé par un avion canadien des Forces Alliés. Avec l’aide des FFI, il s’agit de gêner au maximum la retraite allemande. Ce double-queue largue une bombe qui effleure seulement le tablier près de la culée de St-Rémy. La voie est sérieusement déformée et un décalage de quelques dizaines de centimètres va désormais empêcher tout trafic. Le passage du pont métallique nécessite dès lors bien des précautions. Le transfert de la rame avec ses voitures vides de voyageurs est assuré à l’aide d’un treuil qui tire les wagons amenés par les locomotives aux abords de chacune des deux culées de rive. Ainsi les usagers vont effectuer le parcours à pied au-dessus du vide jusqu’en 1947, date de la fermeture de la ligne.

A la Libération, la récente sirène, installée sur le pignon de l’aile droite de la caserne des Halles, résonne pour la première fois.

1945 : Le conseil municipal décide de la reprise du marché hebdomadaire, pour le 23 Janvier, jour de la St Vincent. Les communes des environs sont prévenues. Le conseil invite d'urgence les marchands à bien vouloir prendre la place qui leur sera offerte gratuitement pendant trois mois.

19 avril : au commando de Buchenwald, avec dix-huit autres femmes, Ninette Poilane mourante, entend les soldats américains qui leur lancent : « Vous êtes libres ».

C’est à propos de Mademoiselle Poilane que le général de Gaulle affirme plus tard : « Elle apporta une aide aussi importante qu’efficace à son chef de réseau et accomplit avec une abnégation digne de tous les éloges, diverses missions périlleuses. »

Dans les années 80, elle accepte avec joie d’installer son exposition itinérante sur la Résistance en Anjou, dans la salle du conseil à la mairie, où elle retrouve ses racines.

Ernest-Georges Brec, ancien combattant de 14/18, curé de Montrevault depuis 1944, permet à tous ceux qui le désirent de faire sonner les cloches. Toute la journée un joyeux carillon plane sur la commune.

Tout est à refaire en France et bon nombre de casernes ne sont pas en état pour recevoir les jeunes recrues. Celles-ci avec leurs officiers et sous-officiers sont donc momentanément envoyées dans les petites villes de campagne.

C'est ainsi que Montrevault aux environs du 23 mai accueille un détachement du 62ème F. T. A Régiment d'Artillerie anti-aérien. Les autres détachements sont à St-Pierre-Montlimart, Chaudron-en Mauges, St-Rémy et le Fief-Sauvin.

À Montrevault le gros de la troupe loge à la maison du Lavouer où se trouve également le bureau du capitaine tandis que le poste du Commandant est à St-Pierre chez Antoine Maugeais à la Laiterie du Parc, aux quatre routes.

Les soldats qui ne peuvent être logés dans la grande maison de la rue St-Nicolas couchent au cercle catholique, dans les marches de Raz-Gué ou dans des locaux inoccupés comme à l’intérieur de l'ancienne maison Vincent, 13 côte de Bohardy.

Les soldats français quittent Montrevault aux environs du 15 septembre. Quelques-uns reviennent plus tard pour y fonder leur foyer.

Fin 1945, tandis que la paroisse accueille un nouveau curé, l’abbé Manceau, Pierre Hervé est nommé Chef des Pompiers le 17 décembre avec Jean Rohard comme second. Leur circonscription est très étendue : quinze communes à défendre y compris dans le canton de Champtoceaux. Un camion Renault de trois tonnes cinq équipe désormais la caserne. Si l’eau ne manque pas pour alimenter les citernes, dans le même temps, la configuration géographique de la commune, compte tenu du réseau de distribution d'eau, limite la possibilité d'extension à une zone comprise entre la route du Fief-Sauvin, la rue Mermoz, la route du Puiset-Doré et l'Evre. Dès cette époque, la municipalité avec le maire Arthur Gibouin s'attache au problème.

De cette période date la légende selon laquelle une fameuse fable de La Fontaine aurait son origine sur la côte du vieux pont :

« Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,

« Et de tous les côtés au soleil exposé,

« Six forts chevaux tiraient un coche…

Il s’agit, semble-t-il, de l’interprétation d’un expatrié de Belgique qui a vite fait un rapprochement facétieux, peu habitué qu’il est de ce genre de relief dans son plat pays.

Après 1945 une société de gymnastique est créée pour les jeunes-filles. Ces dernières se produisent sur scène, une fois par an, dans des mouvements gymniques et surtout dans des ballets artistiques. Sur les photos conservées, gymnastes, actrices, acteurs… se retrouvent avec les travailleurs de l’ombre : machinistes, éclairagistes, souffleurs Dans une des pièces jouée sur la scène de la salle St-Joseph, aujourd’hui salle Bayard, « La Cagnotte » d’Eugène Labiche réalisée en mixte compte sept personnages. Quant à la toute dernière représentation théâtrale, il s’agit de la pièce intitulée : « On refuse du monde ». Effectivement ! très peu de spectateurs se déplacent pour applaudir les artistes. Durant la même période, un ciné-club reste animé par des bénévoles dont l’opérateur J.Baudry.

1946 : Après les nationalisations, c’est E.D.F qui remplace la Sté Nantaise d’Électricité. Le 125 volts laisse place progressivement au 220 afin de diminuer la grosseur des fils de ses lignes de transport

Aucun collège technique ou professionnel n’existe dans le secteur. Les jeunes qui sortent de l’école avec ou sans le certificat d’études sont souvent démunis pour entrer dans le monde du travail. Afin de remédier à une telle carence et aider ces apprentis, André Delhumeau artisan peintre-décorateur dans la cité veut concrétiser son projet. Très encouragé par l’abbé Chapron vicaire instituteur à St Rémy en Mauges, il organise avec l'appui de Marcel Bréheret, maire de St-Pierre-Montlimart et quelques autres personnes, les premiers cours artisanaux.

Il obtient aussi le soutien de la Chambre de Commerce de Cholet et l’appui de la Chambre des Métiers qui veut bien financer l’achat de l’ancien cercle catholique situé dans les marches de Raz-Gué et mis en vente par la paroisse.

La direction officielle de ces Cours est assurée par Gabriel Jacquet, ingénieur I.C.A.M. : Institut catholique des arts et métiers de Lille. Les cours d’enseignement général sont donnés par des instituteurs de l’enseignement public et privé des communes du canton. Les cours plus spécifiques : dessin industriel, technologie, etc. sont dispensés par des anciens élèves d’écoles professionnelles qui ont trouvé un emploi dans les différentes industries de la région et qui veulent bien faire bénéficier ces jeunes de leur savoir et de leur expérience.

Les cours artisanaux prennent vite de l’extension ; ils intéressent quatre cantons soit une cinquantaine de communes et touchent jusqu’à 300 élèves répartis en différentes sections. Des services de cars assurent leur transport jusqu’à Montrevault. Pour les jeunes qui le désirent, un repas chaud est servi le midi au café Usureau.

6 mai : l’alimentation en eau de la commune ( suite ) donne quelques signes de faiblesse. La Direction des travaux de la ville de Nantes procède à des examens sur l’étendue de la nappe souterraine qui alimente la source de la Rouillère. « Il semble que cette nappe se prolonge sous tout le terrain à l’ouest de la ferme de la Rouillère en direction de la Forêt de Leppo. La possibilité d’augmenter le débit des eaux doit donc être recherchée plus spécialement dans la région ouest de la ferme. »

1947 : La première maison individuelle d’après guerre est édifiée dans une rue nouvelle, à l'angle de l'actuelle avenue de Leppo et de la rue Bellevue.

2, 3 et 4 mars, Montrevault relance les festivités d’avant-guerre. Fête foraine, retraite aux flambeaux, courses de chevaux sur l’hippodrome de Leppo, grande fête de nuit le dimanche soir avec feu d’artifice et bal attractions suivis le lundi du Concours de Pêche départemental, de Courses Cyclistes dénommées 1er Grand Prix de Montrevault sous le contrôle de Beaupréau-Vélo Sport -BVS-, d’un Cross cyclo-pédestre amateurs. Le tout étant couronné le lundi soir par une Grande Farandole avec incinération du char de « papa-la-soudure » et un Bal de Nuit pour faire bonne mesure.

Repartant à zéro, le Comité des fêtes a besoin de finances et décide d’une quête chez l’habitant. Par équipe de deux les membres se présentent dans chaque foyer où ils reçoivent un accueil sympathique. Chacun donne ce qu’il veut Le résultat inespéré, complété par du sponsoring s’ajoute aux recettes des bals. Le premier Grand Prix cycliste, réservé aux 3èmes et 4èmes catégories, sur un parcours difficile, à parcourir six fois par la Rouillère, la Petite Moinie, St-Rémy, la Musse, St-Nicolas où se tient l’arrivée au pied du château d’eau. Victoire de Maurice Pelé de Mésanger devant Amédée Humeau de Beaupréau battu au sprint. Le champion s’affirme au fil des années dans les courses de haut niveau. Cette course devient par la suite le Grand Prix de l’Evre qui connaît une forte notoriété jusque dans les années 2000 où il franchit le cap du demi-siècle d’existence. Quant au cyclo-cross amateur à travers la ville, c’est un gros succès et une victoire d’Henri Oger du Petit-Montrevault devançant le local Jean Biotteau.

Ce même mois de mars voit la fermeture de la ligne de chemin de fer aux voyageurs.

31 août : la ligne est définitivement fermée après un dernier trafic de marchandises. M. Brault a cessé la fonction de chef de gare en 1946.

septembre : mercredi 24, comice agricole et foire commerciale avec la participation de nombreux magasins montrebelliens. Sur le dépliant de réclame on en compte quarante quatre qui offrent une remise exceptionnelle de 5% en plus de la Baisse officielle.

1948 : 25 décembre, route du Puiset, près du pont Martin, bénédiction de la Grotte de Lourdes, reproduction de celle de Massabielle. L’événement constitue l’apothéose de la mission paroissiale qui se déroule avec forces cérémonies depuis le 5 décembre. Le curé Manceau, assisté de missionnaires professionnels, anime avec fougue ces trois semaines d’intenses activités religieuses : « Leurs sermons étaient très durs. Ah, ça ils n’étaient pas tendres. On en revenait tout retourné. » se souvenait Jean Rohard qui parlait aussi technique puisqu’il suit cette année-là, la construction de l’oratoire. Comme un éboulement peut se produire, une voûte est donc nécessaire et l’on utilise le gabarit de la chapelle des Recoins, récemment édifiée au Fuilet, sous le contrôle de l’architecte Laurentin.

Ce jour de Noël est le témoin d’une manifestation spectaculaire. Tout le long du parcours qui mène vers la grotte depuis l'église, des arcs de triomphe s'élèvent alors que, de chaque côté de la route, sont piqués de distance en distance, des arbustes décorés de fleurs de papier.

Sur tout le pourtour de la place des Halles, des poteaux entourés de verdure et piquetés de roses, soutiennent chacun une crosse enrubannée de papier doré. A chacune de ces crosses est attaché un panier de carton doré également et rempli de mousse et de petites roses. Quel travail magnifique, c'est féerique ! s’exclame Marcelle Mylonas. Pour rehausser encore, si l'on peut dire, la splendeur du décor, une très mince couche de givre recouvre la campagne. Âgé de 10 ans et enfant de chœur, Bernard Laurendeau témoigne : « Il faisait tellement froid que l’eau du bénitier que portait mon frère était gelée. Il fallait la briser avec le goupillon. » Jean Pichon ajoute : « Avec les autres musiciens on était continuellement obligés de souffler dans nos instruments pendant la cérémonie pour empêcher les pistons de geler. »

1950 : 24 septembre, au Puiset-Doré, décès à 80 ans de Alfred Poilane, ancien huissier de Montrevault et passionné d’histoire locale.

Arrêt d’exploitation de la Mine de Saint-Pierre-Montlimart, cependant 350 personnes sont employées à la nouvelle C.I.F.T.E Compagnie industrielle française des tubes électroniques.

1951 : Un premier lotissement Gruget - du nom de la propriétaire qui vend ses terrains - permet la construction de trois maisons, avenue de Leppo.

1952 : dimanche 27 avril, sous l’égide de la Fédération Musicale Bretagne-Anjou, la Société Musicale organise un Grand festival de musique au stade Emmanuel-Pauvert de La Roche. Selon le communiqué de presse il s’agit du premier grand FESTIVAL du Maine-et-Loire : « Les meilleures sociétés de l’arrondissement vont se trouver réunies dans un programme très choisi ; les œuvres les plus célèbres seront exécutées : La Fille de Madame Angot, un morceau du ballet Sylvia de Delibes, la valse Brassée de Roses, Trompette de Gloire et … La Marseillaise tous ensemble. 600 musiciens passeront sur le podium. » Deux formations choletaises, les fanfares de Montjean, Beaupréau, St-Macaire, Chemillé, Le May-sur-Evre, Joué-Etiau arrivent dès 13 heures 30 Place de la Poste où la fanfare locale les précède et les accueille.

Sous le contrôle de la société d'HLM, "les Castors Chalonnais" édifient quatre maisons donnant avenue de Leppo. A la même époque et sur la même rue, une nouvelle maison individuelle sort de terre.

1953 : La veille de Pâques, en soirée, trois montrebelliennes bien connues localement quittent précipitamment leur résidence principale au château. Après avoir mandé le curé de la paroisse à leur domicile alors qu’il avait bien d’autres chats à fouetter en cette veille pascale, elles se rendent à toute allure avec la 402 Peugeot noire, vers leur villa du Pouliguen, Ker René. Des témoins s’en souviennent encore. Il s’agit de Catherine, 17 ans, Françoise son aînée de 8 ans et leur mère Paulette Galard.

Le dimanche de Pâques, l’après-midi le garde-champêtre du Pouliguen les découvre toutes les trois, alignées comme des gisants de Fontevrault, mais sans gloire, allongées au travers d’un matelas posé à même le sol, asphyxiées par des émanations de gaz délibérément provoquées. René Galard, 30 ans, le troisième du nom, solitaire resté à Montrevault, va se taire. Personne ne connaît donc les mobiles de cet ultime tableau d’une saga débutant soixante années plus tôt dans un château en ruine

1er octobre : Les travaux pour l’adduction en eau continuent, on trouve une facture de L. Chouteau, radiesthésiste à Cholet, pour « recherche d’eau effectuée à la demande de M. le Maire ». Le forage d’un puits avec l’installation d’une pompe au champ de courses de Leppo se montre de plus en plus indispensable et nécessite la pose d’une ligne électrique à travers le champ de course.

15 octobre : lettre envoyée au Sous-Préfet concernant un projet de forage à 20 mètres dans le champ de courses. Un devis de 2 M. de F. est proposé pour les travaux, la pompe immergée, la canalisation et la ligne électrique.

20 octobre, après la visite de l’Ingénieur, la même lettre est expédiée au service du Génie Rural.

1954 : 24 février, seul un forage expérimental est retenu et le maire informe le Génie Rural qu’il a chargé le 18 mars M. Nicolas de Thouaré d’effectuer cette prospection.

6 septembre, l’Ingénieur en Chef du Génie Rural est informé du « résultat heureux du forage situé sur le point d’eau désigné par M. Chouteau, au milieu du champ de course et dont la profondeur est de 20 m. La venue d’eau importante s’est manifestée à 10 m et est devenue si abondante que nous n’avons pu jauger le débit… »

18 septembre, les travaux de prospection sont terminés.

23 décembre : visite de l’Ingénieur du Génie Rural qui « s’est intéressé au projet et qui ne croit pas à de grosses difficultés techniques pour sa réalisation. »

Un second lotissement Gruget, comprenant 7 parcelles est mis en chantier, avenue de Leppo. Quant au château il change de propriétaire. Propriété de la famille Foussat-Renaudet il accueille fréquemment à la semaine, des vacanciers venant des Pays-Bas,.

Julien Rousseau cesse son activité au sein de la société locale de Musique. Il est remplacé par Charles Bertineau qui durant dix ans assure la relève.

1955 : 24 janvier, après la mise en place de la pompe de la Rouillère., on a un débit d’eau horaire de cinq mètres cubes et demi.

Mai : l’ensemble des travaux est réalisé portant le service d’eau à son état définitif avec puits et pompe immergée au champ de courses de Leppo, canalisations rejoignant les premières sources et les bassins de captation datant de 1892, canalisation en polychlorure de vinyle conduisant au château d’eau de 1929 puis distribution aux usagers. Le premier château d’eau de 1892, sert alors de dépôt.. L’ensemble coûte 1 530 000 F. avec le forage, la ligne électrique, la tranchée et la canalisation qui à elle seule s’élève à 900 000 F.

Un lotissement communal comprenant 24 parcelles est réalisé dans la rue Nouvelle baptisée depuis "rue Arthur Gibouin".

Construction d’un local neuf pour ranger le matériel lourd et de plus en plus encombrant des pompiers. La caserne se situe alors au 1 bis, rue St-Nicolas, face à la Gendarmerie. On quitte les Halles qui servent de garage.

Après 22 années de service le lieutenant Hervé laisse son poste fin 56. Il est remplacé par Jean Rohard en janvier 1957 avec Pierre Hervé fils pour le seconder.

Toujours dans la même rue nouvelle, la Société d'HLM "Coin de terre et Foyer" réalise un lotissement de 18 maisons.

septembre : appelé du contingent, Henri Bouchereau est tué en Algérie.

1958 : 26 janvier, un Grand festival sportif est organisé ce dimanche à Montrevault avec, le matin, une rencontre de basket au stade Emmanuel-Pauvert, à la Roche, entre le Racing-Club de Paris et une Sélection Régionale. Une épreuve éliminatoire du Championnat de France de cross-country pour quatre départements, a lieu l’après-midi au stade de la Gare. Les seniors vont parcourir 10 km.

Avril : une seconde victime de la guerre d’Algérie endeuille la localité. Il s’agit de Henri Ramette. « Mort pour la France » comme tous ceux dont les noms s’entendent deux fois par an, au cimetière devant la Chapelle-Monument aux Morts.

Un rapport du maître d’école, Mr Renon remémore les conditions dans lesquelles s’élabore un projet concernant la création d’un Cours Complémentaire. L’idée se trouve partagée dès 1957 par André Delhumeau, conseiller municipal et par M. Caillon directeur de l’École Publique : «  La continuation des études, tant dans un établissement public que dans une institution privée, posaient de réels problèmes aux parents et nombreux étaient les brillants éléments qui se retrouvaient à la ferme ou à l’usine après le Certificat d’Études… En septembre 1958, venu remettre en état mon nouveau logement de directeur de l’école publique, Mr Delhumeau s’ouvre à moi de cette idée et me charge presque confidentiellement d’entamer le dialogue avec l’Administration pour voir ce qui peut être fait. » note Jacques Renon. Donner une suite à l’école primaire se trouve ainsi dans les prémices du Collège de l’Evre ...

En cours d’année, lors du branchement d’un particulier sur le service d’eau communal, à l’angle de la place des Halles et de la rue Foch, une surprise attend le plombier concerné. Un éboulement se produit au fond de la tranchée de service, il laisse apparaître un profonde salle voûtée creusée dans la roche. Plusieurs souterrains s’en échappent dans trois directions : vers la rue St-Nicolas, la place St-Vincent et la rue du Commerce. Arthur Gibouin, maire de la commune, prend les dispositions nécessaires mais n’obtient pas des Ponts et Chaussée la possibilité de suspendre les travaux en vue de recherches plus poussées. Il est alors question de sécurité et le trou est rebouché dans la foulée.

En septembre, ouverture d’un Collège d’Enseignement Général avec 16 élèves. La première classe de 6e va se tenir dans une salle préfabriquée sur la cour de l’école, rue Mermoz.

En octobre, départ du curé Manceau pour la paroisse Saint-Joseph à Angers. Il vient de passer 14 années à la paroisse Notre-Dame.

André Delhumeau, initiateur des cours artisanaux dès 1946 et à l’origine de l’idée d’un établissement secondaire public pour le secteur, est élu maire de Montrevault.

1960 : le collège avec 34 élèves ouvre une classe de 5ème .

L'Office départemental d'HLM construit un immeuble collectif de seize logements locatifs, rue Arthur. Gibouin. Le maire, André Delhumeau, en pose la première pierre.

La Coupe de France UFOLEP de football est remportée par l’A.S. Montrevault

8 Novembre : les Cours artisanaux fonctionnent toujours et le Courrier de l’Ouest signale une nouveauté :

« Depuis jeudi matin et désormais chaque semaine, les jeunes des Cours artisanaux du centre de Montrevault auront une heure d’éducation physique donnée par un moniteur de la Jeunesse et des Sports, M. Quilici qui s’occupe spécialement des jeunes ouvriers et apprentis. Successivement les élèves de l’alimentation, du bâtiment et de la mécanique s’ébattront sur le terrain du stade E. Pauvert. Ce temps leur sera bénéfique pour la santé et ne viendra en rien gêner la durée des cours puisque l’interruption de ceux-ci qui était de 2 heures le midi sera ramenée à 1 heure. »

L’ouverture plus tard des Collèges techniques et professionnels de Cholet et Beaupréau ainsi que la réorganisation des Cours artisanaux par la Chambre des Métiers d’Angers vont entraîner la fermeture des Cours du centre de Montrevault. Ils ont le mérite d’avoir été pensés et organisés à une époque où rien n’était proposé pour la formation à la vie active.

Durant les dix-huit années pendant lesquelles il demeure le premier magistrat de la commune, André Delhumeau s'emploie à poursuivre l'œuvre commencée par son prédécesseur pour la construction mais aussi pour l'équipement de Montrevault. La suite des événements le confirme.

Les années 60 voient aussi se mettre en place de nouvelles rencontres. Les anciens de plus de 70 ans sont nombreux dans la commune, on en compte près d’une centaine. L'Association familiale, aidée de la municipalité organise une petite fête en l'honneur des "cheveux blancs" et l'équipe responsable sert un goûter pour les nombreux participants au Foyer de la rue St-Nicolas,. Chansons d'autrefois, refrains de jadis reviennent vite sur les lèvres et c'est dans une franche gaîté que se termine cette première rencontre des Anciens de la commune. Elle constitue le prélude au futur club ou amicale des retraités qui va voir le jour dans les années soixante-dix et dont le repas annuel poursuit la tradition avec succès.

Ouverture des Cours professionnels agricoles dans deux bâtiments préfabriqués au Val d’Evre, avec préparation du Brevet d’Apprentissage et du BEPA. L’inscription de 80 élèves de la 6e à la 3e et la création d’une cantine donnent de la consistance au collège intercantonal.

1965 : 11 novembre, inauguration de la plaque commémorative à la mémoire des instituteurs Chiron et Cussoneau, morts pour la France, en déportation.

Cette même année, l’organisme C. T. F. : « Coin de Terre et Foyer » réalise un nouveau lotissement le "Val d'Evre" qui comprend 41 lots.

1966 : Démolition des Halles du 19e s.

Avec cent soixante treize élèves, le C.E.G. étouffe dans les classes mobiles derrière la mairie.

13 novembre : Monseigneur Mazerat, évêque d'Angers a accepté de venir bénir les nouvelles classes de l’école privée, rue St-Nicolas.

L’équipe de travailleurs bénévoles œuvrant pour la mise en état des locaux et de la cour, les enseignantes ainsi que ceux et celles qui ont financièrement permis cette réalisation, les entrepreneurs, artisans et l’abbé. Allard, vicaire à la paroisse sont vivement remerciés pour la construction de la maternelle avec deux classes vastes, claires et aérées, pouvant accueillir 70 enfants allant de 2 ans et demi à 6 ans.

André Delhumeau brosse alors un tableau détaillé de sa commune. Le conseil municipal en reflète l'idée exacte représentant toutes les sociétés et professions. Il se réjouit de la bonne entente qui y règne. La population en majorité ouvrière est relativement jeune puisque 55 % des habitants ont moins de 30 ans en cette année 66.

1967 : Construction du Collège d’Enseignement Secondaire, route du Fief, en remplacement de l’ancien CEG, installé à l’école publique et désormais nationalisé. Pour remplacer ce Collège d'Enseignement général ouvert en 1959 et devenu trop à l'étroit dans ses bâtiments préfabriqués, le CES présente sa masse bleue et imposante, à flanc de coteau, sur la route du Fief-Sauvin L'architecture utilise avec bonheur la pente naturelle en implantant les bâtiments selon des niveaux différents. L'ensemble forme un tout cohérent, au milieu des pelouses agrémentées d'arbustes décoratifs.

Il accueille de la 6e à la 3e, des enfants venant de tout un secteur scolaire dont les limites débordent le cadre du canton. L’association de parents d’élèves comprend qu’elle tient en Jacques Renon un éducateur jeune, compétent et efficace souligne un journaliste : « Pour moi dit le chef d’établissement, les parents d’élèves ont toujours inspiré mon action. Ce sont eux qui connaissent les besoins réels. Je suis là pour eux et pour leurs enfants. »

Un important service de transport scolaire, coordonné par le département avec le collège privé similaire de St-Pierre-Montlimart, permet d'effectuer quotidiennement les déplacements des enfants.

1968 : Le CEG est nationalisé, laissant encore à la charge de la collectivité 30 % des frais de fonctionnement, pourcentage réparti alors entre les communes qui envoient des élèves au CES, comme on va dire désormais. Cette réalisation communale favorise le développement de l'instruction dans les campagnes trop longtemps délaissées.

La construction ne se fait pourtant pas sans problèmes qui causent au maire André Delhumeau, bien des insomnies paraît-il. Grâce à son courage et à son obstination ainsi qu'à l'appui du conseiller Général Christian de Villoutreys, les difficultés sont alors surmontées une à une.

Découverte du petit bronze d’Hercule. Le point précis de cette invention se situe aux confins des limites communales de Saint-Pierre-Montlimart et de Montrevault. Il s’agit de l’extrémité nord du chemin du haut-Bois, d’origine antique il prend la direction de la croix des Martyrs et des fermes de Bégrolles, dès qu’il quitte la vallée inondable. La statuette enfouie à environ 50 cm de profondeur à l’extérieur du grand méandre formé par l’Evre à Raz-Gué, reste ici cachée depuis des siècles.

Ce moulage métallique représentant Hercule dans une attitude de combattant, confirme les relations existant, au cours du premier millénaire avant notre ère, entre le monde étrusque - l’Italie - et le nord-ouest de la Gaule. La figurine est trouvée fortuitement en 1968 par un ouvrier d’une entreprise itinérante effectuant des sondages pour l’implantation de pylônes électriques. Il s’agit de Monsieur Durdal de Château-Gontier. Auteur de cette exhumation, il est retrouvé difficilement par un archéologue de Sablé, Jean Rioufreyt, à l’origine de la description et de l’analyse de cette pièce rare. En 1975, sept années après la trouvaille, le chercheur se rend sur les lieux avec l’ouvrier lui-même et se fait préciser les conditions dans lesquelles la statuette est exhumée.

La petite statue paraît inspirée des modèles du dieu Heraclès comme le sculpteur grec Praxitèle l’aurait imaginé au ive siècle avant notre ère. Cette période correspond à celle que les historiens nomment siècle de Périclès.

Les cheveux disposés en calotte sont figurés par de fines incisions en arc de cercle, disposées horizontalement et se chevauchant régulièrement afin de mieux rendre les ondulations de la chevelure. Sur sa nuque, ces guillochures sont disposées verticalement et de façon plus irrégulières.

Sous l’attache du cou, assez puissante, le bras droit est à l’horizontal. L’avant bras en position haute, semble tenir un objet allongé brisé et malheureusement perdu depuis la découverte. Il est décrit comme un bâton par l’inventeur. D’un poids de 77 grammes et d’une taille de 100 mm, la statuette conserve son aspect brillant que l’ouvrier a involontairement accentué en la gardant dans sa poche de chantier en chantier. De belle proportion, la figurine fait preuve d’élégance et sa nudité lui confère une grâce indéniable. La jambe gauche avancée fait reposer tout le corps sur l’autre jambe qui entraîne un déhanchement presque sensuel. Le visage sans barbe s’harmonise avec le front, le nez, la bouche et le menton accentuant l’aspect juvénile du modèle.

Cette statuette est visible à Nantes, au Musée Dobrée, dans une des vitrines de l’âge du Fer, secteur de la Préhistoire régionale. Les traditions mythologiques qui entourent ce personnage nous permettent d’imaginer la figurine intacte brandissant, telle une massue, une arme de la main droite et portant la peau du lion de Némée, comme bouclier, au bras gauche. L’analyse au carbone 14 confirme son âge, soit 2400 ans.

Un moulage fidèle, remis par le Montlimartois Jacky Dubillot, féru d’archéologie, se conserve localement tandis qu’une sculpture en bois de noyer, agrandissant l’original par cinq, trône dans la salle des conseils de la mairie. Elle est l’œuvre de Christophe Bourget qui, dans le cadre cantonal du club artistique Clair-Obscur, a réalisé avec succès la reproduction du dieu grec Héraclès.

Le CTF exécute un lotissement particulier de deux logements jumelés rue St-Nicolas. Un deuxième immeuble collectif de vingt-quatre logements est en cours de construction sur le terrain dit "La Boîte" près du Val d'Evre sous l'égide de l'Office départemental d'HLM. Pour desservir l’ensemble de ces habitations, la construction d’une première station d’épuration est décidée. Ce nouvel équipement indispensable va se réaliser route du Puiset.

A St-Pierre, pour rester industriel, Eram décide de devenir aussi commerçant en doublant le réseau des magasins. Nombre de Montrebelliens restent concernés par la vitalité d’une telle entreprise.

12 décembre, à la mairie, rue Foch, lors d’une réunion locale, un groupe de militants reçoit le 1er secrétaire du Parti Socialiste. Il s’agit de François Mitterrand.

1970 : 1er janvier Le service d’eau est géré par la commune depuis des décennies comme nous le savons. Or les problèmes d’entretien s’ajoutent à des fuites qui deviennent de plus en plus nombreuses. Par ailleurs le relevé des compteurs provoque quelques difficultés pour le personnel communal, la municipalité décide de céder la gestion du service d’eau à la Compagnie Générale des Eaux qui va désormais prendre la régie de ce service. Il aurait fallu parler de détartrage des canalisations et de changement des tuyaux lors du branchement de l’eau de la Loire, ajoute la chronique.

27 décembre, installation d’un syndicat intercommunal pour la réalisation d’une Maison de Retraite Intercommunale sur St-Pierre-Montlimart avec les communes de la Salle-et-Chapelle-Aubry et de Montrevault.

1971 : 1er novembre, ouverture officielle de La Maison de Retraite intercommunale à Saint-Pierre-Montlimart qui avec la Salle-et-Chapelle-Aubry ainsi que Montrevault gère l’établissement..

1972 : Au nom du ministère de l'Éducation Nationale, par décret du 7 Février, André Delhumeau, maire de Montrevault, est fait chevalier des Palmes Académiques. Cette distinction vient reconnaître les services rendus aux jeunes apprentis et le dévouement dont il a fait preuve pour la construction du Collège d’Enseignement Secondaire.

La construction de la Salle Omnisports, sur le plateau du Collège, s’avère nécessaire pour favoriser le développement de l'éducation physique en milieu scolaire, cette salle et les terrains d'évolution sont installés près du collège face au chemin de Chambre-Neuve.

Une voie pour piétons permet l'accès direct, à partir du pont de la route du Fief-Sauvin et du parking des cars scolaires qui est devenu depuis, celui du centre culturel cantonal. En dehors des heures scolaires, les différentes sociétés sportives bénéficient des installations et peuvent ainsi poursuivre leurs activités, sans considération des conditions atmosphériques. Dès son origine la salle est équipée de vestiaires et douches chauffés, ce qui dans ces années 70 n’est pas négligeable. Il existe également des aires de jeux pour le hand-ball, basket, tennis, volley-ball…

Le local des anciens cours artisanaux est racheté par la commune pour le franc symbolique, il va servir durant de longues années à la Société de Musique qui prend le nom d’Harmonie du Val d’Evre.

1973 : Les établissements Peigné, manufacture montrebellienne de chaussures qui compte 330 salariés en emploie 250 sur le site de l’Écusson à St-Pierre. Ils se distinguent par la collection Sonate made in France.

Avec 80 % d’emplois féminins, la société Maugelec filiale du groupe Thomson, crée 300 emplois à St-Pierre-Montlimart où 1050 salariés du groupe Thomson fabriquent des téléviseurs couleurs.

Le parc locatif de la commune se voit doté par la société Habitat 49 de vingt-quatre logements supplémentaires répartis sur plusieurs niveaux dans ce que l’on va appeler pendant trente ans le HLM du Val d’Evre. Les locataires bénéficient d’une vue imprenable sur la vallée et le coteau boisé de Noiselet.

E.D.F. vend le bâtiment du moulin de Bohardy à un Choletais qui remet en état la maison carrée avec ses deux niveaux et son clocheton au-dessus de combles en mansarde. Le bief qui traverse l’ancienne usine électrique est toujours équipé de sa roue métallique de six mètres de diamètre avec ses jantes et ses bras, mais les aubes en bois ont disparu. Durant son activité au début du siècle, l’axe de la roue a entraîné une dynamo puis un alternateur.

5 décembre, Joseph Palussière remplace Pierre Hervé qui après trente trois ans de service doit quitter le corps des Pompiers suite à un accident en service commandé et au grand regret du chef Rohard. Le 27 décembre création d’un Syndicat intercommunal à vocation unique, pour la construction d’une nouvelle caserne sur un emplacement de 4000 m2 avenue de Leppo Christian de Villoutreys, Conseiller Général, nommé président de ce SIVU, engage les travaux qui commencent le 15 septembre 1975.

L’Institut national des statistiques et études économiques - I.N.S.E.E.- définit l’unité urbaine de St-Pierre-Montlimart, avec Montrevault et St-Rémy-en-Mauges. Elle compte 5891 habitants et vient en deuxième position de l’arrondissement de Cholet. Selon le même Institut, le canton compte 14438 habitants, avec 73 habitants au km2.

1975 : Construction de la première maison du lotissement " Air et Soleil" dont le terrain appartient à un entrepreneur de maçonnerie de la Salle-et-Chapelle-Aubry. Cet espace, compris entre l'avenue de Leppo, la rue de Vendée et le Val d'Evre compte vingt lots.

Création dans la commune du club du 3e Age. Il ne fait que reprendre d'une façon plus officielle, structurée, durable et régulière les réunions d’Anciens organisées quinze années plus tôt. Cette association va devenir l’Amicale des Retraités aux nombreuses activités hebdomadaires, aux excursions plus ou moins lointaines, aux rencontres de voisinage avec les autres clubs…

1976 : 25 janvier, inauguration de la nouvelle caserne intercommunale des sapeurs-Pompiers, avenue de Leppo, en présence de nombreuses personnalités accueillies par André Delhumeau.

Dimanche 6 mai, la Musique et Chorale du Val d’Evre organise un concert très éclectique dans la salle de la Bayard, rue St-Nicolas. À l’intérieur du programme on découvre : Nantes de Barbara, La Source d’Isabelle Aubret, trois œuvres alsaciennes de J.Graff ou Ma Liberté de Georges Moustaki par exemple.

Dans son numéro de novembre, le service économique de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Cholet note que la priorité des priorités pour le canton de Montrevault est de constituer un pôle de fixation de la population autour de l’unité urbaine définit par l’I.N.S.E.E en 75. La revue choletaise affirme que cette agglomération a la dimension suffisante pour assurer une dynamique en matière d’emplois et de services. Il est vrai que l’entreprise Maugélec y emploie mille quatre vingt neuf, 1089 personnes.

Toujours sur le même terrain de « la Boîte » débutent les premières constructions du lotissement "Les Chênes" qui comprend vingt maisons. La mise en location y est effective dès le 1er juillet tandis que non loin de là, bancs, toboggan, bac à sable, balançoires et arbustes sont installés dans le jardin aménagé entre la caserne des Pompiers et le cimetière

1977 : Nouveau maire de la commune Marc Williamson, en remplacement de André Delhumeau qui ne sollicite pas un nouveau mandat.

1978 : Un autre lotissement, comprenant sept parcelles, est créé à Bohardy, chemin des Venelles.

Le 7 septembre, classement au patrimoine national des Monuments Historiques du pont médiéval de Bohardy, comme présentant un intérêt majeur. Par décision du Ministre de la Culture, un tel ouvrage du xve s. doit être protégé. Ceci dans la droite ligne affirmée en août 1794 par l’abbé Grégoire. Fondateur du Conservatoire des Arts et Métiers et membre de la Convention, il interpelle les députés : « vous représentez des hommes qui ne sont que les dépositaires d’un bien dont la grande famille - humaine - a le droit de vous demander des comptes ».

Répondant à l’invitation du Père Séchet, le curé Manceau vient décorer de la Médaille du souvenir : Marie-Henriette Grimault, organiste depuis 1936, Joseph Poirier, organiste durant 53 ans, Louis Emeriau, chantre depuis 1933, il a commencé à 12 ans lui aussi.

L’ancien curé qui a quitté Montrevault il y a bientôt vingt ans remet à chacun le Diplôme d'Honneur de l'Église Diocésaine.

1979 : Sous l'impulsion de Marc Williamson, lancement d’un nouveau lotissement au "Coteau Martin", il comprend six emplacements.

1980 : A la "Basse-Fromenterie" route du Fief-Sauvin, dix maisons individuelles sortent de terre. La rue en impasse prend le nom du célèbre et ancien chef de la fanfare locale : Julien Rousseau.

26 septembre : création de l’École de Musique Intercommunale par la volonté de Michel Hubault et de tous ceux qui avec lui vont soutenir et pérenniser ce projet.

Dans le cadre de la "Rénovation de l'Habitat rural", Marc Williamson et la municipalité décident de raser l'ancien "Hôtel du Cheval Blanc", place St Vincent. Ils font construire sur son emplacement un immeuble comprenant neuf logements locatifs avec, au rez-de-chaussée un commerce alimentaire. Par suite de décès ou de départs, Montrevault a perdu en effet toutes ses petites épiceries de quartier, sauf une à Bohardy. Il est donc urgent que les habitants trouvent un magasin pour se ravitailler.

1982 : 1er avril, inauguration de la Supérette. A la Haute Fromenterie, vingt-sept lots sont proposés et accessibles par l’allée du Rocher. On va désormais parler de l’allée des Acacias.

1982 : 9 mai, Paul Sechet, curé de Montrevault décède à Angers. Né en 1924, il est d’abord ouvrier à la chaussure, à St-André puis il entre chez Thomson-CSF de Cholet. Il y découvre la JOC - mouvement d’action catholique des jeunes ouvriers. Il s’engage par idéal dans l’armée de Libération et en 1945 commence sa formation au séminaire. Prêtre en 1955, il exerce son ministère à Torfou, Belle-Beille d’Angers puis à Saumur. La cure du chef-lieu de canton sera sa dernière étape. Il repose dans la chapelle, au cimetière de la rue St-Nicolas.

1983 : 16 avril, pose de la première pierre du nouveau centre municipal. Cette mairie neuve, siège des conseils municipaux reçoit aussi ceux du Sivom puis de la communauté des onze communes du canton.

2 novembre décès à 69 ans, de André Merlaud, ancien écolier de la commune, il garde, on va le voir, un souvenir affectueux de ses maîtres, en particulier de Monsieur Cussoneau dont il est élève de 1921 à 1924.

Auteur d’ouvrages éducatifs et religieux il rédige des biographies comme celle de Thomas More ou Jean-Baptiste de la Salle. Né à Noël 1913 à Serquigny dans l'Eure, il n'a pas connu son père tué dans une mission de reconnaissance en Mai 1915. Sa mère, revient à Montrevault, où vivent les grands-parents du jeune André. Il fréquente donc l'école communale, puis entre au Collège de Beaupréau avec l'idée de devenir prêtre un jour. Il fait ensuite son grand séminaire à Angers. En Juillet 1939, il est en colonie de vacances près des Sables d'Olonne lorsqu'il reçoit un télégramme : "Rejoindre immédiatement séminaire. Ordination sacerdotale après-demain". En effet, l'évêque vient de décider d'ordonner prêtre cinq séminaristes qui ont encore un trimestre à accomplir. Le voilà jeté dans la tourmente de la guerre, ce qui lui fera écrire son premier livre : "Le Christ dans la tranchée".

Fait prisonnier, il s'évade avant d'être transféré en Allemagne. Son ancien supérieur de collège, l'Evêque d'Annecy, lui donne un poste à Chamonix puis à St-Jeoire. Il revient ensuite dans le diocèse d'Angers, à Torfou. Puis il se retrouve à Paris, dans la pastorale familiale, secrétaire du Comité catholique de l'Enfance. Il collabore à la revue Catéchèse et devient rédacteur en chef de Réponses chrétiennes et du mensuel Ecclésia.

Il connaît la Congrégation de Sainte-Marie-Madeleine Postel dont la Maison mère est à St-Sauveur-le-Vicomte en Vendée. C'est là qu'il finit ses jours, miné par la maladie qui le frappe en 1973, au moment où sa mère est enterrée à Montrevault. Hémiplégique en 1974, "prisonnier de moi-même" comme il écrit, il peut toutefois continuer d’écrire, le bras droit n'étant pas atteint.

L'Abbé Merlaud est avant tout "prêtre-écrivain". Son œuvre littéraire est imposante. Six de ses ouvrages sont couronnés par l'Académie Française et plusieurs autres dédicacés par des Académiciens. Il est sociétaire des Gens de Lettres et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Dans son dernier livre La grâce et l'Évènement, dont il a reçu les premiers exemplaires quelques jours avant sa mort il note : "Il est toujours dans mes projets d'écrire mes souvenirs d'enfant en ressuscitant les personnages qui entretiennent en moi la mémoire de mon village."

Sa mort va priver les Montrebelliens de ce livre qui leur était destiné.

1984 : 19 février, Marie Piou de St-Pierre-Montlimart, originaire de Montrevault, victime de la Terreur en février 1794, fait partie de la liste des 99 martyrs d’Angers retenus par le pape Jean-Paul II. Ils sont proclamés bienheureux par l’Eglise.

3 avril : un coup de foudre intempestif ébranle le clocher. La boule de feu frôle les ailes du coq centenaire et atteint la charpente de l’édifice qui prend feu à quelques mètres seulement du gallinacé : « Et plus le feu dévorait le support sur lequel il était perché, plus le coq prenait de l’inclinaison. Sa position devenait inconfortable et dangereuse. Il ne fallait pas céder à la panique. Tenir, résister… pour l’honneur. » note avec humour un ami du coq, surnommé Eustache par Bernard Laurendeau, dans le bulletin du mois de mai suivant.

Le curé de la paroisse, le père Rebondy, lance l’alerte dès qu’il voit la fumée s’échapper de la flèche. Les secours rapides des sapeurs-pompiers s’avèrent efficaces. Du haut de la grande échelle ils arrosent copieusement le faîte du clocher mais le feu a déjà fait son nid et il faut l’aide des collègues pompiers de Cholet pour circonscrire le sinistre. La croix surmontée du coq commence à donner de la gîte. Une gigantesque grue pouvant atteindre les soixante mètres démonte, dans les jours qui suivent, le coq de son support à une quarantaine de mètres au-dessus de la place Notre-Dame. Cette opération suivie des travaux de couverture et de réfection du système électrique font l’objet d’un déblocage financier immédiat par le conseil municipal réuni en séance spéciale. En attendant une remontée en bonne et due forme du symbole gaulois, ce dernier est promené dans les rues de la cité sur un mini-char décoré et propulsé par un groupe d’enfants précédés de quelques musiciens volontaires. Un tel événement ne peut se reproduire fréquemment, voilà pourquoi il est à sa place dans la chronologie de la cité !

13 octobre, inauguration de la Mairie, rue Foch. De par la volonté du maire Marc Williamson et de son équipe, le nouveau bâtiment veut aussi se donner une vocation cantonale.

1985 : au mois de mai, à l’occasion de la fête des Mères, Marc Williamson remet la médailles de la Famille française à de nombreuses mamans de Montrevault qui sont ainsi honorées pour leur tâche éducative et maternelle.

L’effectif du club de basket de La Bayard s’élève à cent soixante.

Marcelle Mylonas met une dernière main à la rédaction de ses cahiers. La petite histoire de Montrevault se termine par les lignes suivantes : « Je remercie très sincèrement toutes les personnes qui m’ont aidée en cherchant dans leurs souvenirs, en me prêtant documents et photos… ». L’ouvrage présent lui doit au moins une partie de son existence..

1990 : Suite au départ de M. Williamson, Jacqueline Jeanvret, 1er adjoint, est élue maire de la commune.

10 novembre : inauguration des classes maternelles de l’école publique qui va devenir l’École du Petit-Anjou. Le bâtiment concerné, entièrement neuf, se situe rue Foch à deux pas de la Mairie.

1993 : Au cours de l’été à Angers, les services du président du Conseil Général, Jean Sauvage, décident de la démolition pour raison de sécurité puis de la reconstruction, sur le même site, du Collège de Montrevault. Il reste longtemps dénommé CES, par la population, après avoir franchi les étapes historiques de Cours complémentaire, derrière l’ancienne Mairie, rue Foch, et de Collège d’enseignement général sous le nom de CEG. Cet établissement public couvre, depuis ses origines, une zone de recrutement s’étendant sur les communes du canton de Montrevault et quelques unes de celui de Beaupréau.

1994 : 1er janvier, création de la Communauté des onze communes du canton. La nouvelle structure remplace le Syndicat intercommunal à vocation multiple - SIVOM - dont les origines remontent à 1979.

16 septembre : inauguration de la nouvelle station d’épuration, contrôlée et gérée par un ordinateur dans le local technique de 19 m2. Equipée des techniques récentes elle permet un débit de pointe de 40 m3/h avec les silos et autres désableurs qui permettent une efficacité optimum

1996 : 29 novembre, inauguration par André Lardeux, président du Conseil Général de Maine-et-Loire, du nouveau Collège de l’Evre. Depuis plus de deux ans, la destruction puis la reconstruction entière de nouveaux bâtiments sont à l’origine de cette cérémonie qui a lieu avec Madame Moreau, principal du Collège et Jacqueline Jeanvret maire de Montrevault.

1997 : En remplacement de Jacqueline Jeanvret qui laisse sa fonction, le premier adjoint, Joseph Marsault est élu maire.

1998 : septembre, suite à des hauts et des bas, les fêtes locales avec défilé et char incinéré ne concernent pas que « le bon vieux temps ». Lors de la fête de nuit célébrant le centenaire du viaduc, de très nombreux spectateurs, grands et petits émerveillés, assistent avec leurs torches et leurs lampions, à l’embrasement du char du comité des fêtes, place de la Poste.

2001 : samedi 21 avril, l’inauguration du nouveau local de la bibliothèque, rue d’Anjou, a lieu en présence de Bruno Dartiguenave directeur de la Bibliothèque Départementale - BDP - du maire Jo Marsault, et de dizaines d’invités venues de tout le canton, avec les montrebelliens qui tiennent à leur bibliothèque. Il s’agit d’un bâtiment occupé jadis par une menuiserie puis un hall d’exposition de meubles. Devenu agence bancaire durant plusieurs années, l’ensemble du magasin est acquis par la commune à la fin des années quatre vingt dix. Cette bibliothèque de Montrevault exprime toute une histoire et ses résidences successives restent au cœur de la cité. Elle a d’abord vécu des décennies en osmose avec la paroisse et avec la bibliothèque de la Rue des Arènes à Angers, en accueillant les lecteurs de la « Bonne Presse » comme on dit à l’époque, dans un ancien magasin situé rue du Château. Puis, sous la présidence de Monique Baudry et avec un premier bureau composé de Joseph Bodineau de Mesdames Renou, Godard, de Simone Emeriau et de Jean Bellanger, l’association née officiellement en 1983 est enregistrée à la sous-préfecture de Cholet le 16 janvier 1984. Elle va changer cinq fois d’adresse en moins de vingt ans

Après la rue du Château, c’est la rue du Commerce qui accueille la Bibliothèque. Elle est installée dans deux petites pièces en rez-de-chaussée non loin d’une alimentation, d’un marchand de chaussures, d’un commerce de fleurs et d’une boulangerie. Sa situation va s’améliorer dans les années 84 - 85 lorsque plusieurs membres de la commission culturelle locale dont Monique Baudry et Michel Rohard conseillers municipaux, proposent de faire monter des rayonnages au premier étage de la toute nouvelle mairie. Cette même commission propose de fabriquer une série de meubles vitrés pour ranger les romans, albums et autres bandes dessinées qui vont attirer de nouveaux lecteurs.

Cependant cette solution n’est pas tout à fait satisfaisante malgré l’espace offert et la clarté du nouveau local : les nombreuses marches empêchent l’accès de tous les publics et cette installation ne peut donc être définitive dans une salle prévue pour les associations. Il faudra que le déménagement de quelques milliers de volumes dont hérite l’Association de Promotion Culturelle Intercommunale - APCI - suite à la disparition d’une entreprise voisine, amène immédiatement les responsables à envisager avec la mairie une nouvelle possibilité d’extension de la bibliothèque. L’équipe municipale de Marc Williamson va acquérir une maison à étage, rue Pasteur, qui permet un accès plus direct en rez-de-chaussée.

Avec de nombreux bénévoles associatifs, environ quarante cinq dans ces années 80, avec l’apport matériel de la commune, les deux niveaux vont redevenir aménageables et les romans, les albums, les encyclopédies, les BD, les K7 audio très en vogue à ce moment-là, sont répertoriés, classés, rayonnés dans du mobilier de provenances diverses dont celui du Comité d’Entreprise sinistré et qui fait partie intégrante de l’aménagement actuel. La bibliothèque en est à sa quatrième station.

Il faut attendre le début de l’année 2001 et de réelles opportunités pour envisager un nouveau déménagement de la bibliothèque vers cette rue d’Anjou qui offre depuis quelque temps des vitrines sans fond. Les habitants du centre ancien de Montrevault s’habituent difficilement à cette situation qui offre un cadre béant à des devantures attendant d’éventuels repreneurs. Le cadre de vie du bourg traditionnel à tout à gagner si ses locaux se réaniment et accueillent de nouveaux habitants.

Grâce à l’incitation du département et de la commission culturelle du Carrefour des Mauges, le développement des bibliothèques, ou des points lectures, a entraîné nombre d’abonnés et bénévoles à se rapprocher de leurs équipements. Apportant la luminosité qu’avait perdue la bibliothèque en quittant la mairie, offrant plus d’espace et un accès plus facile et sécurisé, ce nouveau local offre près de 160 m2 sur deux niveaux. Ainsi le 1er étage permet un espace de lecture, en particulier pour les enfants. La bibliothèque est aussi le lieu où se retrouvent, plusieurs fois par semaine, les enfants bénéficiant d’un accompagnement scolaire, grâce à quelques bénévoles coordonnés par la commission sociale de la commune. Les assistantes maternelles, avec les enfants qui leur sont confiés, se retrouvent aussi régulièrement dans ce bâtiment, sous l’impulsion du RAM ou relais cantonal.

La lecture et les activités liées à la bibliothèque voient de plus leur impact dynamisé par l’apport professionnel d’un bibliothécaire intercommunal et par la coordination qu'il anime à partir des choix de la communauté de Communes. La commission culturelle regroupant les onze communes poursuit entre autres les activités d’une association créée dans les années 80, dénommée coordination socio-éducative et culturelle cantonale. Pendant une quinzaine d’années, parmi d’autres initiatives, cette COSOEC travaille en phase avec ceux qui participent au développement de la lecture dans les collectivités. Comme une école, une bibliothèque s’accompagne toujours d’un impact social, même si ce dernier n’apparaît pas immédiatement.

Désormais la bibliothèque de Montrevault se dénomme ‘’ l’Evre aux livres’’. Elle est installée 2 bis rue d’Anjou, sur le rocher encadré par un méandre de l’Evre particulièrement prononcé et qui enserre la cité sur les trois quarts.

2002 : 15 janvier, décès à Ancenis de Eugénie-Ninette Poilane, elle a 95 ans.

21 & 22 septembre, lors des journées européennes du patrimoine, de nombreux participants gravissent les marches intérieures du château. Depuis les terrasses du donjon, des centaines de visiteurs découvrent le site choisi par Foulque Nerra, il y a 1000 ans, pour conforter ses positions à l’ouest de l’Anjou.

2003 : L’Amicale des Retraités anime de nombreuses activités hebdomadaires, des randonnées et excursions plus ou moins lointaines, des rencontres avec les clubs voisins… Elle a donc pris le relais du club du 3e âge issu de l’association des anciens déjà rassemblés dans les années 60.

2004 : Parallèlement à une importante vie associative locale et le plus souvent intercommunale, le conseil municipal donne l’impulsion nécessaire pour l’aménagement d’un nouvel espace résidentiel au Hameau de l’Evre, route du Fief-Sauvin. Ajoutées à l’amélioration du parc locatif, en particulier au Val d’Evre, ces initiatives attirent de nouvelles familles vers le territoire communal.

Ce dynamisme lié aux divers groupements locaux prend aussi et de plus en plus une portée cantonale voire de Pays. C’est ainsi que l’animation engendrée par les différentes mission du Carrefour de Mauges rayonne dans des domaines comme le développement du tourisme, les préoccupations d’environnement ou les formes de cultures variées et sans frontières.

Une belle illustration de ces ouvertures nous est donnée par une poétesse bretonne qui nous offre ce sonnet aux accents champêtres de l’ancien temps :

28 mars : le maire de Montrevault, J. Marsault est élu conseiller régional. Il va désormais siéger à l’Hôtel de Région Pays de la Loire, à Nantes.

Depuis 2002 et la démolition du HLM du Val d’Evre, 27 logements locatifs individuels sont sortis de terre dans le même cadre.

2005 : les seize appartements collectifs de la rue Arthur Gibouin sont réhabilités et deviennent plus confortables avec le maintien de loyers faibles. Dans le même temps vont se concrétiser des pavillons en accession à la propriété dans le cadre du Hameau de l’Evre

Conjointement aux efforts des uns et des autres, la communauté de communes se dote de nouveaux moyens pour se rendre attractive et développer des économies nouvelles ou encore traditionnelles. Elle table aussi sur les lignes de communications actuelles à Haut Débit pour Internet et des routes projetées à 2 x 2 voies. Sans tourner le dos à l’Anjou, tout le pays s’oriente vers une vallée fluviale et un bassin nantais dont l’histoire millénaire a préparé naturellement l’accueil.

(mars 2005, édition à compte d'auteur des pages précédentes :

MONTREVAULT / 1000 ANS D'HISTOIRE ET UN SIECLE DE PHOTOS : JEAN-MARC BLIN) / N° (ISBN 2-9524277-0-4)

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En 2014, un projet de fusion de l'ensemble des communes de l'intercommunalité se dessine. Le 6 juillet 2015, les conseils municipaux de l'ensemble des communes du territoire communautaire votent la création d'une commune nouvelle baptisée Montrevault-sur-Èvre pour le 15 décembre 2015[4], dont la création a été officialisée par arrêté préfectoral du 5 octobre 2015[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Administration actuelle[modifier | modifier le code]

Depuis le , Montrevault constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Montrevault-sur-Èvre, et dispose d'un maire délégué[1].

Liste des maires délégués successifs
Période Identité Étiquette Qualité
15 décembre 2015 en cours      
Les données manquantes sont à compléter.

Administration ancienne[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1997 14 décembre 2015 Joseph Marsault[5] PS Conseiller régional
Les données manquantes sont à compléter.

Maires précédents : Jacqueline Janvret, Marc Williamson, André Delhumeau.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Ancienne situation administrative[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame.

La commune est membre de la « communauté de communes du canton de Montrevault » appelée « Montrevault Communauté »[6], elle-même membre du syndicat mixte Pays des Mauges. L'intercommunalité cesse d'exister le et ses compétences sont transférées à la commune nouvelle de Montrevault-sur-Èvre[1].

Autres circonscriptions[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2014, Montrevault est le chef lieu du canton de Montrevault, et fait partie de l'arrondissement de Cholet[7]. Ce canton de Montrevault comporte alors les onze même communes que l'intercommunalité. C'est l'un des quarante-et-un cantons que compte le département ; circonscriptions électorales servant à l'élection des conseillers généraux, membres du conseil général du département. Dans le cadre de la réforme territoriale, un nouveau découpage territorial pour le département de Maine-et-Loire est défini par le décret du 26 février 2014. La commune est alors rattachée au canton de Beaupréau, avec une entrée en vigueur au renouvellement des assemblées départementales de 2015[8].

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 1 294 habitants, en augmentation de 1,41 % par rapport à 2008 (Maine-et-Loire : 3,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
617 492 504 618 579 764 780 884 931
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
956 967 906 873 844 836 847 830 764
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
719 816 1 103 770 765 778 817 924 1 049
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2013
1 337 1 469 1 465 1 331 1 298 1 180 1 209 1 284 1 294
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 18,7 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 19 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 17,7 %, plus de 60 ans = 26,7 %).
Pyramide des âges à Montrevault en 2008 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,2 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
13,9 
60 à 74 ans
17,4 
22,7 
45 à 59 ans
17,7 
20,4 
30 à 44 ans
19,5 
18,7 
15 à 29 ans
17,2 
19,2 
0 à 14 ans
19,0 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 50 établissements présents sur la commune à fin 2010, 2 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 8 % du secteur de l'industrie, 4 % du secteur de la construction, 52 % de celui du commerce et des services et 34 % du secteur de l'administration et de la santé[15].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pont de Bohardy sur l'Èvre.
  • Pont de Bohardy, classé monument historique depuis 1978 : le 7 septembre de cette année-là, le pont médiéval entre au patrimoine national des Monuments Historiques. Son classement confirme l'intérêt patrimonial d'une telle construction. Datant de 1465, le pont est constitué de 8 arches ogivales. L'ouvrage édifié dans un but plus économique qu'humanitaire permet alors à la vicomté de Montrevault de conserver en toutes saisons des liens avec les seigneuries de Bohardy et de Clairembault à Saint-Rémy-en-Mauges. La perception des impôts féodaux et autres champarts est ainsi assurée. Ce passage est le seul débouché vers l'ouest de la ville close, entièrement inscrite dans un double méandre de l'Evre. L'autre issue vers la Musse à Saint-Pierre-Montlimart est parfois coupée par une dépression naturelle qui en cas de crue va nécessiter la fondation d'un pont « Maudit » encore repérable sur les croquis du XIXe siècle. Le pont de Bohardy reste donc le lien permanent de la cité avec l'arrière-pays[16].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : D-M, t. 2, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e éd. (notice BnF no FRBNF34649310, lire en ligne)
  • Jean-Marc Blin, Montrevault 1000 ans d'histoires et un siècle de photos, autoédition, 2005

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Arrêté no DRCL-NCL-2015-59 en date du 5 octobre 2015 portant création de la commune nouvelle de Montrevault-sur-Èvre », Recueil spécial des actes administratifs de la préfecture de Maine-et-Loire, no 74,‎ (lire en ligne [PDF])
  2. IGN et BRGM, Géoportail Montrevault (49), consulté le 23 septembre 2012.
  3. Il va de soi que la référence à JM Blin est à la fois nécessaire, si elle existe, et insuffisante.
  4. Ouest-France, « Montrevault-sur-Evre. Une 4e commune nouvelle dans les Mauges », sur ouest-france.fr, .
  5. Réélection 2014 : « Liste des maires élus en 2014 », sur le site de la préfecture du département de Maine-et-Loire (consulté le 19 avril 2014).
  6. Insee, Composition de l'EPCI Montrevault Communauté (244900643), consulté le 10 octobre 2013.
  7. Insee, Code officiel géographique, Fiche de la commune de Montrevault, consultée le 12 février 2015
  8. Légifrance, Décret no 2014-259 du 26 février 2014, portant délimitation des cantons dans le département de Maine-et-Loire.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  13. « Évolution et structure de la population à Montrevault en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  14. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  15. Insee, Statistiques locales du territoire de Montrevault (49), consultées le 28 avril 2013
  16. 1000 ans d'Histoire et 1 siècle de photos édité par l'auteur : J-M Blin en 2005