Montrevault

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Montrevault
Montrevault
Vue du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Cholet
Canton Beaupréau
Commune Montrevault-sur-Èvre
Statut Commune déléguée
Maire délégué Joseph Marsault
2015-2020
Code postal 49110
Code commune 49218
Démographie
Gentilé Montrebellien
Population 1 294 hab. (2013)
Densité 486 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 44″ nord, 1° 02′ 39″ ouest
Altitude 31 m
Min. 23 m
Max. 106 m
Superficie 2,66 km2
Historique
Date de fusion 15 décembre 2015
Commune(s) d’intégration Montrevault-sur-Èvre
Localisation

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Montrevault est une ancienne commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Montrevault-sur-Èvre[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune angevine des Mauges, Montrevault se situe au sud-ouest de Saint-Pierre-Montlimart, sur les routes D 17, Saint-Rémy-en-Mauges - Saint-Pierre Montlimart, et D 92, Le Puiset Doré[2].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

À l'extrémité sud orientale du Massif armoricain, le petit territoire de Montrevault se trouve enserré dans un double méandre de l'Èvre. Cette rivière qui se jette dans la Loire près du site de Saint-Florent-le-Vieil, draine le pays des Mauges dans le sud de l'Anjou.

Caractérisant la cité millénaire, le relief en creux taillé dans le plateau des Mauges rappelle les divers mouvements qui ont accompagné les ères géologiques. Plus à l'est, le territoire voisin de la commune de Saint-Pierre-Montlimart s'étend sur douze kilomètres du sud au nord et forme comme une ligne de partage entre les hautes Mauges et les espaces bocagers, viticoles ou agricoles, déjà tournés vers le pays nantais.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La première maison individuelle d’après guerre est édifiée en 1947 dans une rue nouvelle, à l'angle de l'actuelle avenue de Leppo et de la rue Bellevue. Un premier lotissement Gruget - du nom de la propriétaire qui vend ses terrains - permet en 1951 la construction de trois maisons avenue de Leppo. L'année suivante, sous le contrôle de la société d'HLM, Les castors Chalonnais édifient quatre maisons donnant avenue de Leppo. À la même époque et sur la même rue, une nouvelle maison individuelle sort de terre. Un second lotissement Gruget, comprenant 7 parcelles est mis en chantier, et voit le jour avenue de Leppo en 1954. Un lotissement communal comprenant 24 parcelles est réalisé en 1955 dans la rue Nouvelle baptisée depuis rue Arthur-Gibouin. Toujours dans la même rue Nouvelle, la société d'HLM Coin de terre et Foyer réalise un lotissement de 18 maisons.

L'office départemental d'HLM construit en 1960 un immeuble collectif de seize logements locatifs, rue Arthur. Cette même année, l’organisme C. T. F. (Coin de Terre et Foyer) réalise un nouveau lotissement, le Val-d'Evre, qui comprend 41 lots. Le CTF exécute en 1968 un lotissement particulier de deux logements jumelés rue Saint-Nicolas. Un deuxième immeuble collectif de vingt-quatre logements est en cours de construction sur le terrain dit La Boîte, près du Val-d'Evre, sous l'égide de l'Office départemental d'HLM. Pour desservir l’ensemble de ces habitations, la construction d’une première station d’épuration est décidée. Ce nouvel équipement indispensable va se réaliser route du Puiset.

Le parc locatif de la commune se voit doté en 1973, par la société Habitat 49, de vingt-quatre logements supplémentaires répartis sur plusieurs niveaux dans ce que l’on va appeler pendant trente ans le HLM du Val d’Evre. En 1975, construction de la première maison du lotissement Air et Soleil. Cet espace, compris entre l'avenue de Leppo, la rue de Vendée et le Val-d'Evre compte vingt lots. Toujours sur le même terrain de La Boîte débutent l'année suivante, en 1976, les premières constructions du lotissement Les Chênes qui comprend vingt maisons. La mise en location y est effective dès le 1er juillet. En 1978, un autre lotissement, comprenant sept parcelles, est créé à Bohardy, chemin des Venelles. L'année suivante, en 1979, lancement d’un nouveau lotissement au Coteau Martin, qui comprend six emplacements.

En 1980, à la Basse-Fromenterie route du Fief-Sauvin, dix maisons individuelles sortent de terre. La rue en impasse prend le nom du célèbre et ancien chef de la fanfare locale : Julien Rousseau. Dans le cadre de la Rénovation de l'Habitat rural, la municipalité décide en 1980 de raser l'ancien Hôtel du Cheval Blanc, place Saint Vincent. Ils font construire sur son emplacement un immeuble comprenant neuf logements locatifs avec, au rez-de-chaussée un commerce alimentaire. Par suite de décès ou de départs, Montrevault a perdu en effet toutes ses petites épiceries de quartier, sauf une à Bohardy. Il est donc urgent que les habitants trouvent un magasin pour se ravitailler. Le 1er avril 1982, inauguration de la Supérette. À la Haute-Fromenterie, vingt-sept lots sont proposés et accessibles par l’allée du Rocher. On va désormais parler de l’allée des Acacias.

Depuis 2002 et la démolition du HLM du Val d’Evre, 27 logements locatifs individuels sont sortis de terre. En 2005, les seize appartements collectifs de la rue Arthur-Gibouin sont réhabilités et deviennent plus confortables avec le maintien de loyers faibles. Dans le même temps vont se concrétiser des pavillons en accession à la propriété dans le cadre du Hameau de l’Evre[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les informations suivantes proviennent principalement de : Jean-Marc Blin, Laissez-vous conter le pays de Montrevault, Impr. Planchenault, 2005[3].

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

En 900 av. J.-C. le site de Montrevault, en particulier les zones abritées des vents froids au pied des éperons rocheux, sont occupées par des petites hordes de chasseurs, de pêcheurs. Une hache à ailerons trouvée en 1935 (docteur Maclou de Nancy) et une autre en pierre polie découverte en 1978 par G. Gabory à côté du pont médiéval de Bohardy, confortent cette pré-histoire (haches visibles au musée de Cholet).

La rivière Evre porterait le nom dérivé de Auera en langage local. Une statuette en bronze de cinq pouces représentant un homme jeune et viril, s'échappe des braies d'un troupier distrait et va se perdre dans la boue du sentier qui bifurque plein sud. Ceci relèverait de la légende, cependant la petite statuette est conservée au musée Dobrée à Nantes et porte la mention « petit bronze de Montrevault » dans la vitrine de l'âge de Fer, secteur de la Préhistoire régionale.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sur la grande voie Nantes-Poitiers, divisée en vingt cinq sections, six concernent Montrevault. On relève la quatrième, Montrevault-Angers ; la cinquième, Montrevault-Chalonnes par la Pommeraye ; la sixième, Tiffauges-Saint-Florent par Montrevault ; la treizième appelée « Grand Chemin de Montrevault à Gesté » qui poursuit jusqu’à Clisson. La voie de Montrevault à la Chaussaire constitue la quatorzième section, quant à la quinzième elle conserve son nom à travers les siècles : « Chemin de Nantes » reliant Montrevault au port des Namnètes et toujours signalée sur les cadastres.

A l’intérieur d’un oppidum surélevé, fortifié et toujours visible à deux pas du rocher, la villa d’un maître nommé Antoniacus est à l’abri de tout conflit jusqu’à ce que la révolte des mineurs de fond ne vienne à bout des gardiens de la Musse. Le quartier et la butte Saint-Antoine restent le témoin de ces pages plus ou moins légendaires.

En 718, une abbaye bénédictine est fondée au Mont-Glonne sur le promontoire dénommé Sainit-Florent. La juridiction de cette fondation va s'étendre jusqu'au territoire du Petit-Montrevault.

La légende locale rappelle un sanglant combat qui aurait opposé en 786 Bretons contre Français aux confins de l'Anjou et du pagus tout proche, le Pays nantais. La mare Bataillère, en bordure du chemin des Hauts-Bois en limite de Montrevault et de Saint-Pierre-Montlimart en garderait la mémoire. Des traces rougeâtres permanentes y sont toujours décelables et correspondraient au temps des expéditions de Charlemagne.

Au milieu du Xe siècle, Alain Barbetorte, premier duc de Nantes, obtient le pays des Mauges. Il traite avec Guillaume Tête d'Etoupe, nouveau comte de Poitiers, contre les Normands. L'administration du territoire entre namnètes et pictons revient désormais à l'église de Nantes. Exception à cette nouvelle obédience : les terres de Saint-Florent-le-Vieil et de Saint-Rémy-en-Mauges restent en 953 sous l'autorité de l'évêque d'Angers. Le petit territoire de Montrevault se trouve ainsi au point de contact entre l'influence angevine et le pouvoir nantais.

Renaud Torench, dit le Thuringien à cause sans doute de ses origines germanico-normandes, est reconnu en 960 seigneur des territoires de Châteauceaux et Mons Revault. Il doit toutefois accepter de devenir vassal d'un autre nantais, Guerech. Ce dernier, inféodé malgré lui au comte d'Anjou, concrétise les luttes d'influence qui se manifestent dans les Mauges.

A l’âge de 17 ans, le Faucon noir, désormais nommé Foulques Nerra, hérite de l’Anjou et de nombreuses terres enclavées dans des provinces qui ne lui appartiennent pas. Aussi pour assurer ses possessions sur la vallée du Cher, il détruit la villa d’un certain Robellus Nobilis, érigée à Mon-trichard sur un mont Reveau. Il envisage aussi de construire une place forte, à l’extrémité occidentale de ses terres, sur un mamelon rocheux dominant un modeste affluent de la Loire, à Montrevault.

En mars 994, l’ambitieux comte d’Anjou, accorde l’immunité à deux cloîtres d’Angers dépendant de la cathédrale. Il s’agit pour ces monastères d’être désormais exemptés de charges envers le comte, ce qui va directement au bénéfice des titulaires de la charge. A partir de cette décennie, les constructions militaires sont habilement réparties sur les frontières du comté. Après les ravages des Normands et le dépeçage des Mauges par des peuples rivaux et les gens de guerre, le pays se hérisse de hautes mottes. Ce sont des refuges souvent inabordables dont la base est bordée d’un large fossé palissadé ou d’un cours d’eau, comme à Montrevault. Le sommet fortifié attire rapidement un bourg avec ses ruelles tortueuses et une église. Le lieu se transforme bientôt en castrum (ou château-fort) avec haut donjon et double enceinte de pierres, ajoute l’archiviste Célestin Port en 1878 dans l’introduction de son dictionnaire historique.

En cette fin du premier millénaire, les terres de Champtoceaux et de Montrevault appartiennent à Renaud le Thuringien, mari de Richilde puis à leur descendance. Leur fils Hugues meurt avant 987. Son frère, Renaud II, évêque d'Angers, reçoit une partie de ces territoires avec les revenus correspondants.

Vers l’an 1000, l’église de Saint-Rémy-en-Mauges, Ecclesia sancti Remigii, dont dépend le petit domaine de Montrevault, est donnée pour moitié à l’abbaye Saint-Serge d’Angers. Héritier du Thuringien, l’évêque Renaud II effectue lui-même la donation. Face à ces tentatives de mainmise tant spirituelle que temporelle, Foulques, comte d’Anjou, entend lui aussi exercer son influence vers l’ouest. Le site de Montrevault retient donc toute son attention. Au cœur du méandre le plus resserré de la rivière, en accord avec le nouvel évêque d’Angers, Hubert de Vendôme, et en maintenant sur place la famille du Thuringien, le puissant Foulques Nerra fonde la motte féodale sur cette roche originale de la rive droite de l'Evre. Il l’accapare et en construisant une forteresse dissuasive et par définition rebelle, il concrétise l’intégration des Mauges à l’Anjou.

A une demi-lieue de là, au Petit Montrevault, près du bourg de Saint-Pierre-Montlimart, le chevalier Hilbert édifie son château sur les restes rasés de l’antique motte. Cet ancien oppidum serait à l’origine de la refondation de Villeneuve, près du Fief-Sauvin. Au milieu du siècle, le seigneur Roger succède à Hilbert et une rivalité locale va perdurer avec les tenants de la forteresse voisine.

Le roi Robert le Pieux et le pape Jean XVII confirment en 1005 la donation spirituelle du domaine de Saint-Rémy. Elle englobe le Montrevault actuel, au monastère angevin de Saint-Serge. Foulques Nerra réagit, et voulant éviter un casus belli, il érige une première forteresse probablement en bois. Elle se veut provocante sur le rocher qui se présente naturellement comme une sorte de mont rebel. La dénomination de ce lieu Mont reveau, revel ou rebel, est liée à la forme du rocher, insoumis par rapport au pouvoir ecclésiastique.

Une église liée au château d’Hilbert est fondée en 1030 au Petit Montrevault.

La désignation du château apparaît clairement en 1047 dans le deuxième recueil de titres et droits temporels du monastère angevin dénommé cartulaire de l’abbaye Saint-Serge : Castellum quod Montem Rebellem nominavit. Le mont qualifié de rebelle, non sans raison historique, est désormais situé géographiquement.

Entre La Pommeraye et le bourg de Beausse, au lieu-dit Chenambault, Raoul II, héritier d’Emma, met en déroute Foulques Norman en 1065. Tristan Martin traduit l’événement raconté par dom Morice : « Norman, seigneur du Petit Montrevault, était en mésentente avec le comte d’Anjou. Il menaça les moines de St-Florent, qui se trouvaient sous sa protection, d’envahir leur territoire. Ayant appris cela, l’abbé Sigon et ses frères s’empressèrent d’implorer la miséricorde du tyran, en lui promettant mille écus d’or, dont il fut payé, de suite, cinq cents.
C’était à l’époque de son mariage avec la veuve d’Hoël, comte de Nantes. Il ordonna à ses hommes de feindre une démonstration contre le pays de St-Florent et de rétrograder sur Mont-Jean pour y faire un riche butin. A cette nouvelle, Raoul vicomte du Grand Montrevault et vassal du comte, dont le camp était alors contigu à celui de Norman, rassembla ce qu’il put de guerriers puis, côtoyant furtivement le rivage de l’Evre, laissa son armée en un certain lieu, pour se rendre seul au monastère, afin de recevoir des mains de l’abbé un drapeau pour combattre les ennemis de la Communauté et les siens.
Alors, continuant sa marche, il les trouva, qui revenaient, chargés de butin, près du Chêne d’Arbald – Chenambault. Il les défit complètement et s’empara des deux frères de Norman … »

Tristan Martin ajoute que, pendant le combat, l’abbé Sigon, portant ses attributs pontificaux : crosse, mître et vêtements de cérémonie, apparaît en étendant sa main sur les soldats de Raoul. Il leur donne ainsi la faveur de la victoire. Cependant la bataille est un vrai carnage affirment les chroniques du temps, mais Raoul II affirme sa préséance sur le secteur. Le vaincu de Chénembault, Norman, en réparation du combat sanglant, donne en 1068 la moitié de ses terres aux moines. Guy de Saint-Quentin, Raoul et Roger de Montrevault cèdent d’autres terres à St-Florent. Deux voisins, Hervé et Daniel de Palatio, ou du Pallet, en rajoutent pour la même abbaye.

1082 : Notification confirmée depuis 1052 des vocables suivants concernant la vicomté, son seigneur et le château : Castrum quod vocatur Mons Rebellis, Vicecomes de Monte rebelli, Dominus… ; une terre Territorium… et l’église Ecclesia de Monte Rubelli….

L’église Notre-Dame, érigée soixante ans plus tôt au Petit-Montrevault, est donnée en 1090 pour ses recettes à l’abbaye de Saint-Florent par l’évêque Geoffroy, à la demande du seigneur Norman. De plus, Foulques Norman accorde aux moines l’immunité. Il les dote ainsi de revenus considérables, avec un droit de marché, un terrain hors les murs pour y bâtir un bourg et une nouvelle église, tout en restant propriétaire de l’ancienne.

Un don effectué en 1095 envers la cathédrale d’Angers des revenus de la nouvelle église Saint-Nicolas construite dans le château du Grand Montrevault par le vicomte Raoul Païen, en accord avec Agathe son épouse et ses trois fils. Il s’agit là des origines de la paroisse de la vicomté, plusieurs siècles après la fondation des prieurés de Saint-Rémy, de Saint-Pierre ou de Villeneuve.

1096 : Raynaud de Martigné établit en 1096 six prébendes — sortes de dîmes obligatoires — pour le prieuré Saint-Nicolas, que le château vient d’ériger. Toutefois cette fondation reste sans ressources, aucune terre n’y étant rattachée. Le prieuré reconstruit « hors les murs » devient plus tard annexe de Notre-Dame, lieu de culte plus récent. S’il disparaît au XVIIIe siècle, le monastère d’origine remonte à la fin du XIe et donne toujours son nom à une rue de la cité, au cimetière et à la presqu’île. Une telle refondation va entraîner le développement médiéval de la ville close.

1109 : Les chanoines de Saint-Maurice d’Angers, seigneurs de la paroisse de Saint-Pierre-Montlimart, adressent une réclamation contre la nouvelle fondation de Notre-Dame du Petit Montrevault et obtiennent sa dépendance comme simple chapelle annexe de Saint-Pierre. Ils se dégagent ainsi de la tutelle de Saint-Florent précédemment approuvée.

Une discussion oppose en 1131 le comte Geoffroy le Bel à l’évêque d’Angers Ulgère au sujet des origines de la tombelle qui depuis des temps immémoriaux renferme des sépultures. C’est la place de la Poste d’aujourd’hui, ancienne motte féodale.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.

Deux ans après l'Armistice du 11 novembre 1918, on se concerte pour ériger un monument aux morts : Au cimetière situé dans le prolongement de la rue Saint-Nicolas, une chapelle va être érigée par la commune. En lettres d'or, on y lit les noms des 38 Montrebelliens morts au combat entre le 20 août 1914 et le 28 février 1919. La Première Guerre mondiale marque de deuil toutes les familles de la cité, et la grippe espagnole qui sévit alors en Europe y ajoute localement 37 décès.

Des milliers de civils sont en 1940 sous les feux des combats de la Seconde Guerre mondiale. Nombre d'habitants quittent à la hâte leurs demeures, et c'est la file interminable des réfugiés qui prennent la direction du sud, de l'ouest. Ils fuient un ennemi qui va les doubler. À Montrevault, la capacité d'accueil devient assez réduite, car nombre de maisons hébergent déjà des parents ou des amis qui ne se sentent plus en sécurité au nord de la Loire. Une famille de huit personnes — le père, la mère et six enfants — se retrouve à trente deux, précise Marcelle Mylonas dans son manuscrit Petite histoire de Montrevault. L'affluence de ceux qui fuient est telle que la municipalité réquisitionne la grande salle Saint-Joseph, rue Saint-Nicolas. Un Corps sanitaire Belge s'ajoutera le 30 mai aux réfugiés.

La commune décide d’échanger le 12 août 1941 des bâtiments lui appartenant avec ceux d’un particulier : le traditionnel presbytère de la rue Mermoz, voisin de l’ancien prieuré et du cimetière Saint-Nicolas, est transféré près de l’église, 2 rue d’Anjou.

En mai 1942, l’aile droite des anciennes Halles est transformée en garage pour les véhicules des pompiers qui sont dotés dès lors d’une camionnette Delahaye de 14 CV, équipée pour le remorquage et le transport de l’effectif. Le service départemental désigne Montrevault comme centre principal no 4 au mois de juillet.

Le 20 juillet 1944, le viaduc du Petit Anjou est bombardé par un avion canadien des Forces alliés. Avec l’aide des FFI, il s’agit de gêner au maximum la retraite allemande. Ce double-queue largue une bombe qui effleure seulement le tablier près de la culée de Saint-Rémy. La voie est sérieusement déformée et un décalage de quelques dizaines de centimètres va désormais empêcher tout trafic. Le passage du pont métallique nécessite dès lors bien des précautions. Le transfert de la rame avec ses voitures vides de voyageurs est assuré à l’aide d’un treuil qui tire les wagons amenés par les locomotives aux abords de chacune des deux culées de rive. Ainsi les usagers vont effectuer le parcours à pied au-dessus du vide jusqu’en 1947, date de la fermeture de la ligne.

Montrevault accueille aux environs du 23 mai 1945 un détachement du 62e F. T. A. régiment d'artillerie anti-aérien. Les autres détachements sont à Saint-Pierre-Montlimart, Chaudron-en Mauges, Saint-Rémy et le Fief-Sauvin. Les soldats quittent Montrevault aux environs du 15 septembre.

Après les nationalisations, c’est E.D.F qui remplace en 1946 la Sté Nantaise d’Électricité. Le 125 volts laisse place progressivement au 220 afin de diminuer la grosseur des fils de ses lignes de transport

L’alimentation en eau de la commune donne en mai 1946 quelques signes de faiblesse. La Direction des travaux de la ville de Nantes procède à des examens sur l’étendue de la nappe souterraine qui alimente la source de la Rouillère. « Il semble que cette nappe se prolonge sous tout le terrain à l’ouest de la ferme de la Rouillère en direction de la Forêt de Leppo. La possibilité d’augmenter le débit des eaux doit donc être recherchée plus spécialement dans la région ouest de la ferme. »

En mars 1947, fermeture de la ligne de chemin de fer aux voyageurs. La ligne est définitivement fermée le 31 août après un dernier trafic de marchandises. M. Brault a cessé la fonction de chef de gare en l'année précédente.

1952 : dimanche 27 avril, sous l’égide de la Fédération musicale Bretagne-Anjou, la société musicale organise un festival de musique au stade Emmanuel-Pauvert de La Roche. Selon le communiqué de presse, il s’agit du premier grand Festival de Maine-et-Loire : « Les meilleures sociétés de l’arrondissement vont se trouver réunies dans un programme très choisi ; les œuvres les plus célèbres seront exécutées. (…) Six-cent musiciens passeront sur le podium. »

Les travaux pour l’adduction en eau continuent en 1953. Le forage d’un puits, avec l’installation d’une pompe au champ de courses de Leppo, se montre de plus en plus indispensable et nécessite la pose d’une ligne électrique à travers le champ de course. Lune lettre est envoyée le 15 octobre au sous-préfet concernant un projet de forage à 20 mètres dans le champ de courses. Un devis de 2 M. de F. est proposé pour les travaux, la pompe immergée, la canalisation et la ligne électrique. Le 20 octobre, après la visite de l’ingénieur, la même lettre est expédiée au service du Génie rural.En février de l'année suivante, seul un forage expérimental est retenu. Le 6 septembre, l’ingénieur en chef du Génie rural est informé du « résultat heureux du forage situé sur le point d’eau désigné par M. Chouteau, au milieu du champ de course et dont la profondeur est de 20 m. La venue d’eau importante s’est manifestée à 10 m et est devenue si abondante que nous n’avons pu jauger le débit… ». Le 18 septembre, les travaux de prospection sont terminés. Le 23 décembre, visite de l’ingénieur du Génie rural qui « s’est intéressé au projet et qui ne croit pas à de grosses difficultés techniques pour sa réalisation ». Le 24 janvier 1955, après la mise en place de la pompe de la Rouillère, on a un débit d’eau horaire de cinq mètres cubes et demi. En mai, l’ensemble des travaux est réalisé portant le service d’eau à son état définitif avec puits et pompe immergée au champ de courses de Leppo, canalisations rejoignant les premières sources et les bassins de captation datant de 1892, canalisation en polychlorure de vinyle conduisant au château d’eau de 1929 puis distribution aux usagers. Le premier château d’eau de 1892, sert alors de dépôt. L’ensemble coûte 1 530 000 F. avec le forage, la ligne électrique, la tranchée et la canalisation qui à elle seule s’élève à 900 000 F.

En cours d’année 1958, lors du branchement d’un particulier sur le service d’eau communal, un éboulement se produit au fond de la tranchée de service qui laisse apparaître un profonde salle voûtée creusée dans la roche. Plusieurs souterrains s’en échappent dans trois directions : vers la rue St-Nicolas, la place St-Vincent et la rue du Commerce. Arthur Gibouin, maire de la commune, prend les dispositions nécessaires mais n’obtient pas des Ponts et Chaussée la possibilité de suspendre les travaux en vue de recherches plus poussées. Il est alors question de sécurité et le trou est rebouché dans la foulée.

Les halles du XIXe siècle sont détruites en 1966.

André Delhumeau brosse en 1966 un tableau détaillé de sa commune : Le conseil municipal en reflète l'idée exacte représentant toutes les sociétés et professions. La population en majorité ouvrière est relativement jeune puisque 55 % des habitants ont moins de 30 ans.

Le service d’eau est géré par la commune depuis des décennies. Des problèmes d’entretien s’ajoutent à des fuites qui deviennent de plus en plus nombreuses. Par ailleurs, le relevé des compteurs provoque quelques difficultés pour le personnel communal. La municipalité décide de céder la gestion du service d’eau le 1er janvier 1970 à la Compagnie générale des eaux qui va désormais prendre la régie de ce service.

L’Institut national des statistiques et études économiques (Insee) définit l’unité urbaine de Saint-Pierre-Montlimart, avec Montrevault et Saint-Rémy-en-Mauges. Elle compte 5 891 habitants et vient en deuxième position de l’arrondissement de Cholet. Selon le même Institut, le canton compte 14 438 habitants, avec 73 habitants au km².

Dans son numéro de novembre, le service économique de la Chambre de commerce et d’industrie de Cholet note que la priorité pour le canton de Montrevault est de constituer un pôle de fixation de la population autour de l’unité urbaine définit par l’Insee en 1975. La revue choletaise affirme que cette agglomération a la dimension suffisante pour assurer une dynamique en matière d’emplois et de services. Il est vrai que l’entreprise Maugélec y emploie alors 1 089 personnes.

26 septembre 1980 : Création de l’école de musique intercommunale.

13 octobre, inauguration de la mairie, rue Foch. Le nouveau bâtiment veut se donner une vocation cantonale.

Marcelle Mylonas met une dernière main à la rédaction de ses cahiers. La petite histoire de Montrevault se termine par les lignes suivantes : « Je remercie très sincèrement toutes les personnes qui m’ont aidée en cherchant dans leurs souvenirs, en me prêtant documents et photos… ». L’ouvrage présent lui doit au moins une partie de son existence..

16 septembre : inauguration de la nouvelle station d’épuration, contrôlée et gérée par un ordinateur dans le local technique de 19 m2. Equipée des techniques récentes elle permet un débit de pointe de 40 m3/h avec les silos et autres désableurs qui permettent une efficacité optimum

2001 : Samedi 21 avril, inauguration du nouveau local de la bibliothèque, rue d’Anjou. Après la rue du Château, c’est la rue du Commerce qui accueille la Bibliothèque. Elle est installée dans deux petites pièces en rez-de-chaussée. Sa situation va s’améliorer dans les années 1984-1985 lorsque plusieurs membres de la commission culturelle locale proposent de faire monter des rayonnages au premier étage de la toute nouvelle mairie. Cependant cette solution n’est pas tout à fait satisfaisante. Les responsables envisagent avec la mairie une nouvelle possibilité d’extension de la bibliothèque. L’équipe municipale va acquérir une maison à étage, rue Pasteur, qui permet un accès plus direct en rez-de-chaussée. Il faut attendre le début de l’année 2001 pour envisager un nouveau déménagement de la bibliothèque vers cette rue d’Anjou qui offre depuis quelque temps des vitrines sans fond.

En 2014, un projet de fusion de l'ensemble des communes de l'intercommunalité se dessine. Le 6 juillet 2015, les conseils municipaux de l'ensemble des communes du territoire communautaire votent la création d'une commune nouvelle baptisée Montrevault-sur-Èvre pour le 15 décembre 2015[4], dont la création a été officialisée par arrêté préfectoral du 5 octobre 2015[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
La mairie.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Administration actuelle[modifier | modifier le code]

Depuis le , Montrevault constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Montrevault-sur-Èvre, et dispose d'un maire délégué[1].

Liste des maires délégués successifs
Période Identité Étiquette Qualité
15 décembre 2015 en cours      
Les données manquantes sont à compléter.

Administration ancienne[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1997 14 décembre 2015 Joseph Marsault[5] PS Conseiller régional
Les données manquantes sont à compléter.

Maires précédents : Jacqueline Janvret, Marc Williamson, André Delhumeau.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Ancienne situation administrative[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le 27 décembre 1970, installation d’un syndicat intercommunal pour la réalisation d’une maison de retraite intercommunale sur Saint-Pierre-Montlimart avec les communes de la Salle-et-Chapelle-Aubry et de Montrevault, qui ouvre le 1er novembre 1971[3].

Le 27 décembre 1973, création d’un syndicat intercommunal à vocation unique pour la construction d’une nouvelle caserne sur un emplacement de 4 000 m2 avenue de Leppo. Les travaux sont engagés le 15 septembre 1975. L'inauguration de la nouvelle caserne intercommunale des sapeurs-Pompiers, avenue de Leppo, a lieu le 25 janvier 1976[3].

1983 : 16 avril, pose de la première pierre du nouveau centre municipal. Cette mairie neuve, siège des conseils municipaux reçoit aussi ceux du Sivom puis de la communauté des onze communes du canton[3].

1994 : 1er janvier, création de la communauté des onze communes du canton. La nouvelle structure remplace le syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVOM) dont les origines remontent à 1979[3].

La commune est membre jusqu'en 2015 de la « communauté de communes du canton de Montrevault » appelée par la suite « Montrevault Communauté »[6], elle-même membre du syndicat mixte Pays des Mauges. L'intercommunalité cesse d'exister le et ses compétences sont transférées à la commune nouvelle de Montrevault-sur-Èvre[1].

Autres circonscriptions[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2014, Montrevault est le chef lieu du canton de Montrevault, et fait partie de l'arrondissement de Cholet[7]. Ce canton de Montrevault comporte alors les onze même communes que l'intercommunalité. C'est l'un des quarante-et-un cantons que compte le département ; circonscriptions électorales servant à l'élection des conseillers généraux, membres du conseil général du département. Dans le cadre de la réforme territoriale, un nouveau découpage territorial pour le département de Maine-et-Loire est défini par le décret du 26 février 2014. La commune est alors rattachée au canton de Beaupréau, avec une entrée en vigueur au renouvellement des assemblées départementales de 2015[8].

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 1 294 habitants, en augmentation de 1,41 % par rapport à 2008 (Maine-et-Loire : 3,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
617492504618579764780884931
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
956967906873844836847830764
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7198161 1037707657788179241 049
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2013
1 3371 4691 4651 3311 2981 1801 2091 2841 294
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 50 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 18,7 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 19 %) ;
  • 50 % de femmes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 17,7 %, plus de 60 ans = 26,7 %).
Pyramide des âges à Montrevault en 2008 en pourcentage[13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,2 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
13,9 
60 à 74 ans
17,4 
22,7 
45 à 59 ans
17,7 
20,4 
30 à 44 ans
19,5 
18,7 
15 à 29 ans
17,2 
19,2 
0 à 14 ans
19,0 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[14].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Collège : En septembre, ouverture d’un collège d’enseignement général avec 16 élèves. La première classe de 6e va se tenir dans une salle préfabriquée sur la cour de l’école, rue Mermoz. En 1960, le collège, avec 34 élèves, ouvre une classe de 5e. En 1967, construction du collège d’enseignement secondaire, route du Fief, en remplacement de l’ancien CEG, installé à l’école publique et désormais nationalisé. Pour ce collège ouvert en 1959, et devenu trop à l'étroit dans ses bâtiments préfabriqués, le CES présente sa masse bleue et imposante, à flanc de coteau, sur la route du Fief-Sauvin L'architecture utilise avec bonheur la pente naturelle en implantant les bâtiments selon des niveaux différents. L'année suivante, le CEG est nationalisé, laissant encore à la charge de la collectivité 30 % des frais de fonctionnement, pourcentage réparti alors entre les communes qui envoient des élèves au CES. Au cours de l’été 1993, les services du conseil général décident de la démolition pour raison de sécurité puis de la reconstruction, sur le même site, du collège de Montrevault. Le nouveau collège de l’Evre est inauguré le 29 novembre 1996[3].

École primaire : Inauguration le 10 novembre 1990 des classes maternelles de l’école publique qui va devenir l’École du Petit-Anjou. Le bâtiment concerné, entièrement neuf, se situe rue Foch à deux pas de la mairie[3].

Sport[modifier | modifier le code]

Gymnastique : ne société de gymnastique est créée après 1945 pour les jeunes-filles[3].

Football : En 1960, la coupe de France UFOLEP de football est remportée par l’A.S. Montrevault[3].

Basketball : L’effectif du club de basket de La Bayard s’élève à cent-soixante en 1985[3].

Équipements : La construction d'une salle omnisports, sur le plateau du collège, s’avère nécessaire en 1972. Cette salle, et les terrains d'évolution, sont installés près du collège, face au chemin de Chambre-Neuve[3].

Économie[modifier | modifier le code]

Les établissements Peigné, manufacture montrebellienne de chaussures, compte 330 salariés en 1973[3].

Sur 50 établissements présents sur la commune à fin 2010, 2 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 8 % du secteur de l'industrie, 4 % du secteur de la construction, 52 % de celui du commerce et des services et 34 % du secteur de l'administration et de la santé[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pont de Bohardy sur l'Èvre.

Le Pont de Bohardy, classé monument historique depuis 1978 : le 7 septembre de cette année-là, le pont médiéval entre au patrimoine national des Monuments Historiques. Son classement confirme l'intérêt patrimonial d'une telle construction. Datant de 1465, le pont est constitué de 8 arches ogivales. L'ouvrage édifié dans un but plus économique qu'humanitaire permet alors à la vicomté de Montrevault de conserver en toutes saisons des liens avec les seigneuries de Bohardy et de Clairembault à Saint-Rémy-en-Mauges. La perception des impôts féodaux et autres champarts est ainsi assurée. Ce passage est le seul débouché vers l'ouest de la ville close, entièrement inscrite dans un double méandre de l'Evre. L'autre issue vers la Musse à Saint-Pierre-Montlimart est parfois coupée par une dépression naturelle qui en cas de crue va nécessiter la fondation d'un pont « Maudit » encore repérable sur les croquis du XIXe siècle. Le pont de Bohardy reste donc le lien permanent de la cité avec l'arrière-pays[3].

Petit bronze d’Hercule : Découverte en 1968 du petit bronze d’Hercule. Le point précis de cette invention se situe aux confins des limites communales de Saint-Pierre-Montlimart et de Montrevault. Il s’agit de l’extrémité nord du chemin du haut-Bois, d’origine antique il prend la direction de la croix des Martyrs et des fermes de Bégrolles, dès qu’il quitte la vallée inondable. La statuette enfouie à environ 50 cm de profondeur à l’extérieur du grand méandre formé par l’Evre à Raz-Gué, reste ici cachée depuis des siècles.
Ce moulage métallique représentant Hercule dans une attitude de combattant, confirme les relations existant, au cours du premier millénaire avant notre ère, entre le monde étrusque - l’Italie - et le nord-ouest de la Gaule. La figurine est trouvée fortuitement en 1968 par un ouvrier d’une entreprise itinérante effectuant des sondages pour l’implantation de pylônes électriques. Il s’agit de Monsieur Durdal de Château-Gontier. Auteur de cette exhumation, il est retrouvé difficilement par un archéologue de Sablé, Jean Rioufreyt, à l’origine de la description et de l’analyse de cette pièce rare. En 1975, sept années après la trouvaille, le chercheur se rend sur les lieux avec l’ouvrier lui-même et se fait préciser les conditions dans lesquelles la statuette est exhumée.
La petite statue paraît inspirée des modèles du dieu Heraclès comme le sculpteur grec Praxitèle l’aurait imaginé au IVe siècle av. J.-C.. Cette période correspond à celle que les historiens nomment siècle de Périclès.
Les cheveux disposés en calotte sont figurés par de fines incisions en arc de cercle, disposées horizontalement et se chevauchant régulièrement afin de mieux rendre les ondulations de la chevelure. Sur sa nuque, ces guillochures sont disposées verticalement et de façon plus irrégulières.
Sous l’attache du cou, assez puissante, le bras droit est à l’horizontal. L’avant bras en position haute, semble tenir un objet allongé brisé et malheureusement perdu depuis la découverte. Il est décrit comme un bâton par l’inventeur. D’un poids de 77 grammes et d’une taille de 100 mm, la statuette conserve son aspect brillant que l’ouvrier a involontairement accentué en la gardant dans sa poche de chantier en chantier. De belle proportion, la figurine fait preuve d’élégance et sa nudité lui confère une grâce indéniable. La jambe gauche avancée fait reposer tout le corps sur l’autre jambe qui entraîne un déhanchement presque sensuel. Le visage sans barbe s’harmonise avec le front, le nez, la bouche et le menton accentuant l’aspect juvénile du modèle.
Cette statuette est visible à Nantes, au Musée Dobrée, dans une des vitrines de l’âge du Fer, secteur de la Préhistoire régionale. Les traditions mythologiques qui entourent ce personnage nous permettent d’imaginer la figurine intacte brandissant, telle une massue, une arme de la main droite et portant la peau du lion de Némée, comme bouclier, au bras gauche. L’analyse au carbone 14 confirme son âge, soit 2400 ans.
Un moulage fidèle, remis par le Montlimartois Jacky Dubillot, féru d’archéologie, se conserve localement tandis qu’une sculpture en bois de noyer, agrandissant l’original par cinq, trône dans la salle des conseils de la mairie. Elle est l’œuvre de Christophe Bourget qui, dans le cadre cantonal du club artistique Clair-Obscur, a réalisé avec succès la reproduction du dieu grec Héraclès[3].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Ninette Poilane : Le 31 mars 1944, venant de Tours, un petit détachement de la Gestapo se saisit d’Eugénie-Ninette Poilane, à son domicile des « Genêts d’Or » avenue de Bon Air. Dénoncée, elle est conduite à la Kommandantur de Cholet puis est emprisonnée à Tours. Ramenée à la prison d’Angers et mise au secret, elle subit plusieurs interrogatoires de nuit. Elle passe d’abord au poteau d’exécution où on la fusille à blanc. Torturée, elle est pendue par les poignets, on lui brûle la paume des mains, on la frappe à coups de gourdins. Voici son témoignage direct : « Griffonné à la prison d’Angers, avec une minuscule mine de crayon cachée dans l’ourlet de ma robe et sur l’avers d’une carte d’identité déchirée découverte dans la paillasse. Ceci pendant mon séjour au « secret », cellule 59 à Angers, du 23 avril au 5 juin 1944.
Le 9 juin, après avoir été torturée, Ninette Poilane est transférée de la prison d’Angers à Romainville et sa chair gardera toute sa vie les stigmates de cet épisode. Elle subit ensuite la déportation par Sarrebruck pour Ravensbruck, Buchenwald et Choenfeld où avec 12000 autres femmes elle est affectée à la fabrication d’obus. Parmi les prisonnières françaises, 80 refusent de travailler pour l’ennemi. Ces dernières, avec l’infirmière N. Poilane, sont transférées à Chibben, un camp Tziganes, où les sévices sont tels qu’au bout d’un mois on ne compte plus que treize survivantes[3].

Marie Piou : Le 19 février 1984, Marie Piou de Saint-Pierre-Montlimart, originaire de Montrevault, victime de la Terreur en février 1794, fait partie de la liste des 99 martyrs d’Angers retenus par le pape Jean-Paul II. Ils sont proclamés bienheureux par l’Église[3].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : D-M, t. 2, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2e éd. (notice BnF no FRBNF34649310, lire en ligne)
  • Jean-Marc Blin, Montrevault 1000 ans d'histoires et un siècle de photos, autoédition, 2005

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Arrêté no DRCL-NCL-2015-59 en date du 5 octobre 2015 portant création de la commune nouvelle de Montrevault-sur-Èvre », Recueil spécial des actes administratifs de la préfecture de Maine-et-Loire, no 74,‎ (lire en ligne [PDF])
  2. IGN et BRGM, Géoportail Montrevault (49), consulté le 23 septembre 2012.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Jean-Marc Blin, Laissez-vous conter le pays de Montrevault entouré par les communes du Fief-Sauvin, de St-Rémy-en-Mauges et de St-Pierre-Montlimart, Impr. Planchenault, 2005 (ISBN 2-9524277-0-4).
    Bibliographie :
    • Bertière Simone, Les reines de France au temps des Valois, Editions de Fallois.
    • Bouyer Victor, Le Canton de Montrevault, Éditions Hérault & Au fil de l’Evre.
    • La Bessière L-F, Géographie du département de Maine & Loire, E. Barassé (Angers), 1877.
    • La Bouëre (comtesse de), Souvenirs de la Guerre de Vendée, publiés par la belle-fille de l’auteur, Plon, 1890.
    • Bodin J-F, Recherches historiques sur l’Anjou, Cosnier et Lachèse (Angers), 1847 Angers.
    Bourdeault (abbé A.), La baronnie de Chantoceau du XVe au XVIIe siècle, Bulletin Sc. Lettres et beaux-arts de Cholet, 1937.
    • Bouvet C. & Lambin J-M.,
    Le monde d’aujourd’hui, Hachette Éducation, 1999.
    • Brevet Joseph,
    Des feuilles d’or dans le Choletais et La Cie des Lampes à Saint-Pierre-Montlimart, Éditions Pays & Terroirs.
    Bulletins paroissiaux de Montrevault : récits de J. Macé, Société angevine d’édition (Angers).
    • Castarède Jean,
    La triple vie de la reine Margot, France-Empire, 1992.
    • Chauvin Yves,
    Cartulaires de l’abbaye Saint-Serge et Saint-Bach d’Angers (XIe & XIIe s.), Presses de l’Université d’Angers, 1997.
    • Chéné J. chanoine, Segora,l’Antique Mansion Romaine, IPA Beaupréau, 1982. Et du même auteur : Aux origines de Villeneuve-en-Mauges, Bulletins SLA, no 17 & 18.
    • Compte-rendu de conseils municipaux de Montrevault et de Saint-Pierre-Montlimartt.
    • Cormeau Henri, Terroirs Mauges, tomes 1 & 2, Cheminements (Le Coudray-Macouard).
    Petite histoire du rail en Anjou dans les Dossiers de l’A.A.P.A., Association des amis du Petit Anjou (Angers).
    • Eliade Mircéa, Histoire des croyances et des idées religieuses, deux tomes chez Payot.
    • Faucon J-Cl, En manœuvre de Bretagne en Beauce, août 1894 par Barthélémy Faucon, Revue des Pays de Loire 303 no XXV.
    • Favreau Robert, Atlas historique Français, 2 tomes, Anjou, Institut géographique national.
    • Garrisson Janine, Henri IV Le roi de la Paix 1553–1610, Tallandier, Historia 2000.
    • Gracq Julien, Lettrines 2, José Corti, 1974.
    • Lambin J-M & Cartron J-L, Atlas Hachette Éducation, année 2000.
    • Legeay Marie-Anne, La famille Gaudin de 1661 à nos jours, Association famille Gaudin.
    • Lévis Mirepoix (duc de), Henri IV roi de France et de Navarre, Librairie Académique Perrin.
    • Mary Mie-Louise & Bourget Mie-Renée, St-Rémy-en-Mauges : Les secrets de nos archives, Éditions du Choletais.
    • Miquel Pierre, Des histoires de France, Tomes 1 & 2, Radio France/Arthème Fayard, 1980.
    • Mylonas Marcelle, Petite histoire de Montrevault, 3 cahiers manuscrits de 1985.
    • Orieux Jean, Catherine de Médicis, Flammarion.
    • Poilane Alfred, Les souterrains refuges & Les vieux chênes de nos « Carroueils ».
    • Bulletins de 1931 et 1937 de la SLA, fondée en 1881 (Cholet).
    • Poilane Alfred, L’Or des Mauges : 1913, Éditions du Petit Pavé / Librairie La Parenthèse, juin 2004.
    • Port Célestin, Ddictionnaire historique, géographique et biographique de Maine & Loire, H. Siraudeau (Angers).
    • Quentin Serge, Le Fuilet, le Puiset-Doré, Saint Rémy en Mauges, Hérault (Maulévrier).
    Usages ruraux du canton de Montrevault, Archives départementales de Maine-et-Loire.
    • Veron Teddy, L’Intégration des Mauges à l’Anjou au XIe siècle, UCO d’Angers, 2001-2001.
  4. Ouest-France, « Montrevault-sur-Evre. Une 4e commune nouvelle dans les Mauges », sur ouest-france.fr, .
  5. Réélection 2014 : « Liste des maires élus en 2014 », sur le site de la préfecture du département de Maine-et-Loire (consulté le 19 avril 2014).
  6. Insee, Composition de l'EPCI Montrevault Communauté (244900643), consulté le 10 octobre 2013.
  7. Insee, Code officiel géographique, Fiche de la commune de Montrevault, consultée le 12 février 2015
  8. Légifrance, Décret no 2014-259 du 26 février 2014, portant délimitation des cantons dans le département de Maine-et-Loire.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  13. « Évolution et structure de la population à Montrevault en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  14. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  15. Insee, Statistiques locales du territoire de Montrevault (49), consultées le 28 avril 2013.