Montreuil-en-Touraine

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Montreuil-en-Touraine
La mairie.
La mairie.
Blason de Montreuil-en-Touraine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Loches
Canton Amboise
Intercommunalité C.C. du Val d'Amboise
Maire
Mandat
Jean-Luc Padiolleau
2014-2020
Code postal 37530
Code commune 37158
Démographie
Gentilé Montreuillois
Population
municipale
827 hab. (2014 en augmentation de 11.31 % par rapport à 2009)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 16″ nord, 0° 56′ 52″ est
Altitude Min. 76 m – Max. 113 m
Superficie 25,09 km2
Localisation

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Liens
Site web montreuil-touraine.fr

Montreuil-en-Touraine (prononcé [mɔ̃tʁœj ɑ̃ tuʁɛn]) est une commune française du département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire. Elle est rattachée à la communauté de communes du Val d'Amboise.

Son territoire couvert par la forêt de Gastines jusqu'au Moyen Âge est alors progressivement défriché. Au milieu du IXe siècle, et alors que les témoignages d'une occupation humaine plus précoce sont rares, Monasteriolus est rattaché à l'abbaye de Marmoutier. La population, en constante augmentation depuis les années 1970, atteint 827 habitants en 2014, mais moins de 20 % des actifs résidant à Montreuil-en-Touraine trouvent un emploi sur place. Un projet de fusion avec la commune limitrophe de Saint-Ouen-les-Vignes est en discussion depuis 2016.

Son château du XVe siècle, dont la charpente et la toiture sont ruinées, est inscrit à l'inventaire des monuments historiques. Son église est moderne mais accueille des pierres sculptées provenant d'un édifice plus ancien.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Dans le quadrant nord-est de l'Indre-et-Loire, Montreuil-en-Touraine fait partie du canton d'Amboise ; les deux chefs-lieux communaux sont distants de 9,4 km ; la commune fait partie de l'arrondissement de Loches[1],[2], ces distances étant exprimées « à vol d'oiseau ». La commune fait partie du bassin de vie, de l'aire urbaine et de la zone d'emploi de Tours[Insee 1].

Communes limitrophes de Montreuil-en-Touraine
Neuillé-le-Lierre Autrèche
Reugny Montreuil-en-Touraine
Nazelles-Négron
Pocé-sur-Cisse
Saint-Ouen-les-Vignes

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte géologique simplifiée de Montreuil-en-Touraine.
  •      Bourg et limites communales
  •      Calcaire sénonien (C4-6V)
  •      Formations résiduelles à silex (Rs)
  •      Marnes éocènes lacustres (e6-7)
  •      Marnes de l'Oligocène (g1)
  •      Sables de Montreuil (m4-p)
  •      Limons des plateaux quaternaires (LP)
  •      Alluvions récentes (Fz)

La commune de Montreuil-en-Touraine est située au sud de la petite région naturelle de la gâtine tourangelle[3],[4],[5]. Les strates calcaires du Sénonien n'affleurent qu'au fond de la vallée de la Ramberge. Partout ailleurs, elles sont recouvertes par d'épaisse couches de marne de l'Éocène ou de l'Oligocène. S'y superposent les sables de Montreuil, déposés à l'Helvétien (Miocène) et qui affleurent au nord et à l'est de la commune. Des limons des plateaux quaternaires apportés par la glaciation würmienne masquent les couches précédentes sur la plus grande partie du plateau[6], alors que des alluvions récentes ont été déposées au fond des vallées des cours d'eau[7],[8].

Le territoire communal, bordé au nord-ouest et à l'est par les vallées de deux cours d'eau, Ramberge et ru de Madelon, constitue un plateau dont l'altitude varie de 100 à 113 mètres. Cependant, l'altitude minimale de la commune, 75 m, se rencontre là où la Ramberge quitte le territoire communal, au niveau de Saint-Ouen-les-Vignes[8].

Montreuil-en-Touraine est une commune de grande taille puisque sa superficie s'élève à 2 509 ha quand la surface moyenne d'une commune française est de 1 488 ha[9].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée au nord par le ruisseau de Madelon, affluent de la Brenne et au sud par la Ramberge, affluent de la Cisse. Ces deux rivières marquent les limites communales de Montreuil-en-Touraine. Aucun cours d'eau permanent ne parcourt le plateau, traversé seulement par quelques ruisseaux ou fossés temporaires. Un ancien étang, le « Grand Étang », est asséché dans la seconde moitié du XXe siècle ; il est depuis en culture. Le « Petit Étang » (ou « Étang de la Filaudière »), toujours en eau, est une retenue artificielle formée par le barrage du vallon du ru de Montreuil[10]. Plusieurs mares, creusées à l'origine pour permettre aux animaux de s'abreuver, parsèment le territoire[11].

Paysages naturels[modifier | modifier le code]

Le plateau de Montreuil-en-Touraine, autrefois couvert de bois[Note 1] mais progressivement défriché depuis le Moyen Âge, offre un paysage de champ ouvert où alternent de grandes parcelles dédiées à la culture (céréalière principalement) et des prairies naturelles ou artificielles[12] consacrées au pacage des troupeaux, bovins essentiellement. Quelques bosquets subsistent toutefois. Les qualités agronomiques de ces sols, lourds et froids, sont assez médiocres[10],[5]. À l'instar de ceux situés dans son environnement proche, les sols de Montreuil, « légèrement lessivés » et recouvrant des couches sédimentaires à dominante sablonneuse, ont fait l'objet de remaniements agricoles au cours du XVIIIe siècle[5]. Ces derniers, encore visibles, sont essentiellement constitués de puits et de fosses dans lesquels ont été incorporées des roches marnières[5].

À l'inverse, les franges du territoire communal sont toujours largement boisées, notamment les pentes des vallons de la Ramberge et du ru de Madelon[8]. En 1987, les bois représentaient encore près du quart de la surface communale[10],[Note 2],[5].

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Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat d'Indre-et-Loire.

Les données météorologiques du tableau ci-dessous sont celles de la station Météo-France de Tours–Parçay-Meslay.

Relevés météorologiques à Tours–Parçay-Meslay.
Moyennes trentennales pour la période 1981 - 2010.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 4,7 5,2 8,1 10,4 14,2 17,5 19,8 19,6 16,5 12,2 7,8 5 11,8
Précipitations (mm) 66,3 55,9 50,2 55,9 62,3 46,1 53,2 42,6 53,3 71 69,7 71,2 695,9
Source : Météo Centre : Tours[13]

L'Indre-et-Loire est sous influence d'un climat océanique dégradé : le climat océanique caractérisé par des hivers doux et pluvieux et des étés frais et relativement humides se « continentalise », du fait de l'éloignement du littoral, les écarts de température sont plus grands, provoquant des hivers plus froids et des étés plus chauds que sur le littoral, et les précipitations sont moins abondantes.

Par rapport à cette situation générale, le nord-est du département est exposé à des conditions météorologiques plus spécifiques. Le vent de galerne, froid et humide, y souffle[12] et les variations de température y sont plus fortes et brutales[14].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par les routes départementales RD 55 (d'Autrèche à Reugny) et RD 75 (de Neuillé-le-Lierre à Nazelles-Négron) qui se croisent au centre du bourg. L'autoroute A 10 est accessible à la sortie Château-Renault (no 18).

Les lignes A (Château-Renault - Tours) et TA (Château-Renault - Amboise) du réseau de transports en commun routiers Touraine Fil vert, géré par le Conseil départemental d'Indre-et-Loire, sont accessibles aux Montreuillois à partir des communes voisines de Neuillé-le-Lierre ou Reugny pour la ligne A et Autrèche ou Saint-Ouen-les-Vignes pour la ligne TA[15].

La gare SNCF la plus proche est celle d'Amboise (10 km environ), desservie par la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean. La ligne ferroviaire à grande vitesse Atlantique (de Tours à Paris Montparnasse) traverse la commune sur laquelle aucune halte n'est toutefois aménagée.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Vue d'une carte en couleur représentant les étapes de développent du bâti d'un bourg.
Développement urbain de Montreuil-en-Touraine[16].
  •      « Vieux bourg »
  •      Extensions modernes

Le centre-bourg s'est construit autour de l'église et le long des deux départementales qui en constituent les rues principales, notamment vers l'est. À l'inverse, le développement moderne de l'agglomération se fait surtout en direction de l'ouest, sous forme de lotissement le long de la D 55 comme à « la Ménagerie », « les Pièces du Grand Étang » ou « la Garenne »[16] ou de manière plus isolée le long des axes de communication, comme la route départementale no 75[10]. Les habitants de ces quartiers se trouvent ainsi éloignés des services globalement regroupés auteur de l'église et de la mairie. Ces nouvelles constructions n'ont, par ailleurs, souvent pas bénéficié d'une intégration paysagère suffisante[17].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2013, le nombre total de logements dans la commune était de 333, alors qu'il était de 297 en 2008[Insee 2].

Parmi ces logements, 90,3 % étaient des résidences principales, 4,2 % des résidences secondaires et 5,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,2 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 86,0 %. 13,3 % sont locataires de leur résidence principale. La part de logements HLM loués vides était de 3,9 %[Insee 2].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

  • l'Abîme (extraction de marbre)
  • les Balivières
  • la Bertrie (ferme)
  • la Bisauderie (hameau)
  • les Buissonnets (ferme)
  • la Bouchetterie (ferme)
  • Le Bourg (quartier le plus habité)
  • la Chaînée (ancienne ferme)
  • la Championnerie : la Grande Championnerie (ancienne ferme) et la Petite Championnerie (quartier du Vieux Joué)
  • la Chauvinière (lieu-dit)
  • la Chevalerie (lieu-dit)
  • les Chintres (lieu-dit)
  • la Cossais (lieu-dit)
  • la Filaudière (hameau)
  • la Fontenelle (hameau)
  • la Garenne (lotissement)
  • la Genetière (impasse)
  • les Gâts (lieu-dit)
  • la Guêtrie (ancienne ferme et quartier)
  • Guignefolle (ferme)
  • la Hardonnière (ancienne ferme)
  • la Ménagerie (quartier)
  • Moulin de Villagou (ancien moulin à eau, lieu-dit)
  • la Perchais (ancienne ferme, centre équestre)
  • Pierre Bise
  • Pinson
  • Roucheux
  • Salé : Le Grand Salé (hameau) et le Petit Salé (ferme)
  • les Trois cheminées (lieu-dit)
  • la Varenne (lieu-dit, actuellement dans le Bourg)
  • les Vallées (hameau)
  • le Vieux Joué (hameau principal de Montreuil)
  • les Villepins (hameau) : les Grands Villepins et les Petits Villepins

Aménagements récents et en projet[modifier | modifier le code]

Le centre-bourg a été rénové en septembre et octobre 2016, avec enfouissement du réseau électrique, reprise de l'évacuation des eaux pluviales puis réfection de la voirie et des espaces verts[18].

Pour rééquilibrer le tissu urbain, le projet d'aménagement et de développement durable prévoit que les nouvelles constructions dans le bourg se feront au nord-ouest du cœur traditionnel, option préférée à la poursuite d'une urbanisation le long des voies traversant le chef-lieu[19].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La presque totalité du territoire communal de Montreuil-en-Touraine est exposé à un aléa moyen face à un risque lié au gonflement-retrait des argiles. Sur les versants de la vallée du ru de Madelon, toutefois, cet aléa est considéré comme « élevé ». À l'inverse, au fond de la vallée de la Ramberge ainsi que sur une étroite bande passant par le bourg, ce risque est « faible » ou « a priori nul »[20]. Ce risque, lié à la nature argilo-siliceuse des sols, expose les fondations des bâtiments à une fragilisation après des périodes de sécheresse prolongée[21].

Montreuil-en-Touraine est située en zone de sismicité faible de niveau 2 sur une échelle de 1 à 5, selon la cartographie établie par le bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)[22]. De fait, les chroniques historiques locales ne mentionnent aucun séisme pour cette partie de la Touraine[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes successives attestées de la dénomination de la paroisse puis de la commune[Note 3] :


Toponymie et topographie, d'après Cassini, 1760.

La première mention de Montreuil se trouve dans un acte de Charles le Chauve daté de 852. L'ajout de la terminologie « -en-Touraine » permet de différencier cette commune des autres localités françaises portant le même nom[24]. Les archives départementales d'Indre-et-Loire conservent les témoignages de ces évolutions[25].

Le toponyme du « Vieux Joué » est interprété comme l'évolution de Gaudiacus, domaine de Gaudius, anthroponyme latin[27].

Histoire[modifier | modifier le code]

De la Préhistoire à l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Des découvertes d'outils préhistoriques (bifaces, hache, houe) datés du Paléolithique au Néolithique moyen ont eu lieu sur différents sites, au nord-est du territoire communal[28] et les premières populations installées à Montreuil semblent avoir suivi le cours de la Ramberge[10].

Des gisements de minerai de fer ont été identifiés sur le territoire communal[29] et ont probablement fait l'objet d'une exploitation très ancienne comme en témoignerait le toponyme « la Fosse Noire » mais cette activité est difficile à dater en l'absence d'indices archéologiques[30].

Bien qu'elle ait laissé peu de traces dans le paysage contemporain, une voie antique, venant de Vendôme et se dirigeant vers Poitiers via Amboise, traverse l'est du territoire de la commune du nord au sud[Note 4],[31]. Elle passe à Bruyères, au Vieux Joué et à la Puvinerie avant d'entrer sur la commune de Pocé-sur-Cisse. Cet itinéraire est conservé jusqu'au Moyen-Âge où il est emprunté par les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle[32].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 852, un acte de Charles le Chauve confirme le rattachement de Monasteriolus (Montreuil) à l'abbaye de Marmoutier. De fait, le nom-même de Monasteriolus semble illustrer cette dépendance et non indiquer la présence d'un petit monastère (traduction littérale) à Montreuil[24]. En 984, une manse dénommée Gaudiacum est donnée aux moines de l'abbaye de Saint-Julien de Tours. Il pourrait s'agir du lieu-dit « le Vieux Joué »[33].

La forêt de Gastines, ou forêt de Gâtine, qui couvrait le territoire ne commence à être défrichée qu'au Moyen-Âge, au niveau du bourg, probablement à l'initiative de moines. D'autres clairières, de la même manière, morcellent progressivement le boisement sur le reste du territoire. À cette époque, Montreuil, érigé en fief, est rattaché à la baronnie de Vernou[10].

Au début du XIIIe siècle, comme l'indique l'extrait d'un cartulaire, le fief montreuillois, à l'instar de celui d'Autrèche, appartenait à Guillaume de Montléon (ou Montlion), un chevalier et homme-lige de l'archevêque de Tours[34].

Aux cours des XIIIe et XIVe siècle, alors l'archiprêtré de Tours est composée de 76 paroisses, celle de Montreuil, dont elle fait partie, est connue sous le nom de Parochia Sancti Martini de Monsteriolo[Note 5],[35].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution, Montreuil était du ressort de l'élection de Tours et faisait partie de l'archidiaconé d'outre-Loire et du doyenné de Château-Renault. Les cahiers de doléances de Montreuil-en-Touraine rédigés à l'occasion des États généraux de 1789 font ressortir que le principal souhait des habitants est l'établissement de « lois et coutumes uniformes en France »[36]. En 1793, la commune dépend du district d'Amboise.

En 1838, le cimetière, jusqu'alors situé près de l'église (« place de l'Église »), est déplacé au lieu-dit « le Paradis »[37].

En novembre 1852, lors du second référendum de plébiscite, permettant à Napoléon III d'asseoir sa légitimité, et qui fait suite au Coup d'État du 2 décembre 1851, l'ancien président, devenu empereur, recueille l'unanimité des suffrages de la cité tourangelle : les 136 votants, sur 155 inscrits, se prononcent favorablement[38].

L'école de Montreuil-en-Touraine, composée à l'origine d'une seule classe, est construite entre 1851 et 1853. Une seconde classe, adjacente à la mairie, est édifiée en 1884[11].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale a fait 19 victimes parmi la population masculine de Montreuil-en-Touraine, trois autres sont morts durant la Seconde Guerre mondiale[39].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections présidentielles de 2012, François Hollande (PS), élu, a recueilli à Montreuil-en-Touraine 48,71 % des suffrages et Nicolas Sarkozy (UMP), 51,29 % des suffrages ; le taux de participation était de 81,26 %[40].

Élection municipale de 2014[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2010 étant compris entre 500 et 1 500, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de 15[41].

Lors des élections municipales de 2014, les 15 conseillers municipaux ont été élus dès le premier tour ; le taux de participation était de 59,46 %[42].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[43],[44]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1801 Jean-François Lemarié   agriculteur
1801 1807 Étienne Maurisseau   agriculteur
1807 1813 Jean-François Lemarié   agriculteur
1813 1815 Louis Fresneau   agriculteur
1815 1831 Jean-François Lemarié   agriculteur
1831 1833 François Moreau   agriculteur
1833 1848 Martin Poisson   agriculteur
1848 1854 Casimir Breussin   agriculteur
1854 1863 Louis-César Hogou   agriculteur
1863 1903 Jean-Baptiste Pineau   agriculteur
1903 1907 Robert Charles Damas   agriculteur
1907 1919 Alexandre Robert   agriculteur
1919 1929 Julien Garanne   agriculteur
1929 1945 Lucien Voisin   commerçant
1945 1947 Eugène Reboussin   agriculteur
1947 1964 Daniel Delaine   commerçant
1964 1977 Maurice Levieuge   agriculteur
1977 1984 André Chiaroni   instituteur
1984 1990 Gérard Roques   cadre d'entreprise
1990 2001 Louis Gohier   agriculteur
2001 2008 Gilbert Lepetitcorps   chef d'entreprise
2008 2009 Christian Hoflack   cadre d'entreprise
2009 en cours
(au 2 février 2017)
Jean-Luc Padiolleau SE Enseignant en électronique au lycée Vaucanson de Tours[45]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La mairie.

La commune est rattachée en 1790 au canton de Saint-Ouen puis en 8101 à celui d'Amboise[46] dépendant de l'arrondissement de Tours[47]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton s'agrandit, passant de 16 à 36 communes[48]. À l'occasion de la réorganisation des territoires survenue le , la commune est rattachée à l'arrondissement de Loches.

Pour les élections législatives, la commune fait partie de la 2e circonscription d'Indre-et-Loire.

Jusqu'à la fin 2009, Montreuil-en-Touraine se trouvait dans la juridiction du tribunal d'instance de Tours, maintenu dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire mise en place le . Montreuil-en-Touraine relève donc en 2016[49] : du tribunal d'instance, du tribunal de grande instance, du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes et du tribunal de commerce de Tours ; de la cour d'assises d'Indre-et-Loire, également à Tours ; du tribunal paritaire des baux ruraux de Saumur ; de la cour d'appel et du tribunal administratif d'Orléans ; de la cour administrative d'appel de Nantes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Montreuil-en-Touraine était rattachée à la communauté de communes des Deux Rives intégrée le à la communauté de communes du Val d'Amboise, elle même reconduite dans ses limites territoriales le .

Le syndicat intercommunal d'énergie d'Indre-et-Loire (SIEIL) assure le contrôle et la coordination de l'ensemble des concessionnaires opérant sur l'Indre-et-Loire dans le domaine de la distribution de gaz et d'électricité[50]. Toutes les communes d'Indre-et-Loire, Tours exceptée, adhèrent au SIEIL à titre individuel par arrêté préfectoral en date du 23 avril 2008 pour ce qui est de sa « compétence Électricité ». La commune de Montreuil-en-Touraine n'adhère pas à la « compétence Gaz », disposition facultative[51].

Le syndicat mixte Touraine propre, regroupant plusieurs communautés de communes ou syndicats mixtes intercommunaux d'Indre-et-Loire, a pour vocation de favoriser et fédérer les actions en matière de réduction et de valorisation des déchets ménagers. La communauté de communes du Val d'Amboise en est adhérente à titre collectif au nom des quatorze communes qu'elle regroupe[52].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Eau potable et assainissement[modifier | modifier le code]

Huit communes de la communauté de communes du Val d'Amboise, dont Montreuil-en-Touraine, partagent les mêmes ressources en eau potables. Huit captages exploitent différentes nappes phréatiques ; aucun d'entre eux n'est situé sur le territoire de Montreuil-en-Touraine. Le réseau de distribution est mutualisé[53]. En 2017; le service est affermé auprès de Veolia Eau[54].

La communauté de communes prend en charge l'assainissement des eaux usées à titre collectif. À Montreuil-en-Touraine, ce sont trois stations d'épuration (deux par filtrage sur sable et une par lagunage) d'une capacité totale de 490 EH (Équivalent-habitant) qui sont installées[55]. Le Satese assure le contrôle des équipements d'assainissement individuel pour les foyers non reliés au réseau collectif[56].

Déchets ménagers[modifier | modifier le code]

La communauté de communes assure la collecte en port-à-porte des déchets ménagers recyclables ou non, ainsi que leur traitement. Les autres déchets sont déposés par les habitants à la déchèterie de Neuillé-le-Lierre[57].

Projet de fusion[modifier | modifier le code]

En 2016, le conseil municipal a présenté le projet de fusion avec la commune voisine de Saint-Ouen-les-Vignes. En tant que commune nouvelle, le nouvel ensemble bénéficierait ainsi d'une hausse de 5 % des dotations en vertu du statut créé par la loi du 16 décembre 2010. Durant l'été 2016, les conseils municipaux des deux communes ont voté pour établir une étude sur une potentielle fusion. Toutefois, des habitants des deux communes se sont opposés au projet lors de réunions publiques et ont signé des pétitions pour réclamer une consultation citoyenne[58]. Les élus ont promis que le scrutin serait tenu en 2017[59].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Pour l'exercice 2015, le compte administratif du budget municipal de Montreuil-en-Touraine s'établit à 673 000 euros en dépenses et 707 000 euros en recettes[60] :

  • les dépenses se répartissent en 567 000 euros de charges de fonctionnement et 106 000 euros d'emplois d'investissement ;
  • les recettes proviennent des 479 000 euros de produits de fonctionnement et de 228 000 euros de ressources d'investissement.

En 2015, la taxe d'habitation votée par le conseil municipal s'élève à 14,76 %, rapportant environ 103 000 euros à la commune, soit en moyenne 103 euros par habitant[61]. La même année, la dette de la ville s'établit à 151 000 euros, soit 194 euros par habitant, en baisse graduelle sur les dernières années. En 2005, elle était à 348 000 euros (536 euros par habitant)[62].

Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la capacité d'autofinancement, un des indicateurs des finances locales de Dame-Marie-les-Bois, sur une période de onze ans[63] :

Capacité d'autofinancement (CAF) à Montreuil-en-Touraine de 2005 à 2015
Résultats exprimés en €/habitant.
Strate : communes de 500 à 2 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé.
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Montreuil-en-Touraine 95 77 72 83 206 63 126 64 74 118 -109
Moyenne de la strate 142 151 152 151 147 150 168 169 156 149 149

CAF de Montreuil-en-Touraine CAF moyenne de la strate
Ordonnées du graphique : valeurs de la CAF exprimées en €/habitant.

Au cours des dix dernières années, la capacité d'autofinancement de la commune[Note 6], à une exception près, a toujours évolué nettement en dessous de la moyenne de la strate des communes de taille comparable ; pour l'exercice 2015, elle est même strictement négative.[Note 7].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Montreuil-en-Touraine sont dénommés Montreuillois et Montreuilloises[24].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution française, les populations communales sont exprimées en nombre de feux. À Montreuil, où les premiers registres paroissiaux datent de 1549, la population évolue entre 100 et 120 feux de 1687 à 1787, avec cependant un minimum en 1720 (93 feux) et un maximum en 1772 (137 feux)[46].

Puis la démographie de la commune est relativement stable pendant plus d'un siècle et demi, avec une population d'environ 500 personnes. La population fait l'objet d'une chute importante en 1975 (-20%) pour remonter dès 1982 avec la construction de nouveaux logements[11]. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[65]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[66],[Note 8].

En 2014, la commune comptait 827 habitants, en augmentation de 11,31 % par rapport à 2009 (Indre-et-Loire : 2,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500 555 517 555 552 533 531 514 548
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
551 501 513 531 493 529 530 532 518
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
525 491 506 459 440 455 453 452 441
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
431 433 343 521 632 642 671 768 827
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[47] puis Insee à partir de 2006 [67].)
Histogramme de l'évolution démographique
Soldes de variation annuelle de la population de Montreuil-en-Touraine
exprimés en pourcentages[Insee 3].
1968 - 1975 1975 - 1982 1982 - 1990 1990 - 1999 1999 - 2008 2008 - 2013
Taux de variation annuel de la population Baisse - 3,3 % Augmentation + 6,1 % Augmentation + 2,4 % Augmentation + 0,2 % Augmentation + 1,2 % Augmentation + 2,6 %
Solde naturel 0,0 % + 0,3 % + 0,2 % + 0,1 % + 0,3 % + 0,5 %
Solde migratoire - 3,3 % + 5,8 % + 2,3 % + 0,1 % + 0,9 % + 2,1 %

Depuis les années 1980, la population est en constante augmentation, sous l'effet conjoint d'un solde naturel et d'un solde migratoire positifs.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Montreuil-en-Touraine en 2013 en pourcentage[Insee 4].
Hommes Classe d’âge Femmes
90 ans ou +
0,7 
4,2 
75 à 89 ans
5,1 
15,2 
60 à 74 ans
14,9 
16,4 
45 à 59 ans
17,1 
24,9 
30 à 44 ans
26,6 
13,4 
15 à 29 ans
13,2 
25,9 
0 à 14 ans
22,4 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2013 en pourcentage[Insee 5].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
1,7 
7,6 
75 à 89 ans
10,5 
15,0 
60 à 74 ans
15,7 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
19,1 
30 à 44 ans
18,0 
18,9 
15 à 29 ans
18,0 
18,7 
0 à 14 ans
16,6 

63,2 % des habitants de Montreuil-en-Touraine, tous sexes confondus, ont moins de 45 ans en 2013[Insee 6]. La même année, ce taux n'est que de 54,5 % au niveau départemental[Insee 7].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cour de l'école de Montreuil

Montreuil-en-Touraine et Neuillé-le-Lierre ont mutualisé leurs ressources en matière d'enseignement primaire au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI), qui compte 75 élèves en 2016. Les classes de PS, MS, GS et CP (1 classe de CP et 2 classes de maternelle) se trouvent à Montreuil-en-Touraine[68]. Les classes des élèves de CE 1, CE 2, CM 1 et CM2 sont situées à Neuillé-le-Lierre. Un service de ramassage scolaire en car est organisé entre les deux communes.

Les élèves de l'enseignement secondaire sont scolarisés à Amboise dans deux collèges[69],[70]. Leur scoalrité se poursuit dans trois lycées de la ville, un lycée d'enseignement général et professionnel[71] et deux lycées professionnels, dont un lycée agricole[72],[73].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune ne compte plus aucun médecin. Il y a un médecin à Reugny (6 kilomètres) et un cabinet médical à Pocé-sur-Cisse (6 kilomètres). L'hôpital est à Amboise (10 kilomètres).

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique 

Le territoire de la commune dépend de la paroisse de Saint-Martin-Val-d'Amboise[74] au sein du doyenné d'Amboise, lui-même partie de l'archidiocèse de Tours mais, en 2016, l'église Saint-Martin de Montreuil-en-Touraine n'accueille pas d'office religieux régulier. Seule une desserte occasionnelle de messes est assurée, ainsi que les baptêmes, les mariages ou les enterrements.

Culte protestant 

Montreuil-en-Touraine est rattachée à la paroisse de l'Église protestante réformée de Touraine[75].

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest consacre une page de l'une de ses éditions aux actualités et informations intéressant Amboise et son canton[76].

Télévision[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de ses programmes, France 3 Centre-Val de Loire diffuse l'émission régionale « Vues sur Loire » le dimanche à 12 h 55.

Radios[modifier | modifier le code]

France Bleu Touraine, Radio Béton, radio associative à Tours, Radio Active, radio associative à Amboise et Montlouis-sur-Loire[77], ainsi que d'autres radios FM peuvent être captées à Montreuil-en-Touraine.

Activités sportives et culturelles[modifier | modifier le code]

Équipements collectifs[modifier | modifier le code]

Une salle polyvalente a été aménagée au début des années 2000, dans une ancienne grange agricole, à proximité immédiate du château de Montreuil-en-Touraine.

Le stade du Football club de Montreuil, inauguré le 15 juin 2013, porte le nom de Sonia Bompastor, qui a elle-même participé à la cérémonie d'inauguration[78].

Vie associative[modifier | modifier le code]

En 2016, dix associations ont leur siège à Montreuil-en-Touraine. Elles interviennent dans des domaines d'activité divers : sport, défense de l'environnement et du cadre de vie, culture et patrimoine... Plusieurs ont un périmètre d'action dépassant le cadre communal, l'une d'entre elles rayonnant sur l'ensemble de la région[79].

Festivals, spectacles et manifestations[modifier | modifier le code]

Out of date clock icon.svg Cette section doit être actualisée. Des passages de cette section sont obsolètes ou annoncent des événements désormais passés. Améliorez-le ou discutez des points à vérifier.
  • Première édition du Forum des associations locales en mai 2016[80] ;
  • Marché médiéval organisé en juin 2015 par La Ferdasse.
  • Carnaval de la fête nationale le 13 ou 14 juillet.
  • Fête du pain, organisée en septembre par le Comité des Fêtes (jusqu'au début des années 2010) ;
  • Fête de la courge, organisée en septembre par les associations Construir'éco, Roucheux Développement et Les Jardins de Contrat.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 35 480 euros, ce qui plaçait alors Montreuil-en-Touraine au 7 195e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[Insee 8]. Le revenu médian net déclaré par foyer fiscal est de 20 753 euros en 2012[Insee 9].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2008, le taux de chômage dans la commune s'élève à 8,3 %, contre 8,0 % en 2013 soit bien inférieur à la moyenne nationale et régionale. En revanche, le taux d'activité a baissé, passant de 67,3 % à 65,3 % sur la même période. Environ 15,5 % d'entre eux travaillent dans la commune. Les retraités représentent eux 10,6 % de la population[Insee 10].

Tissu économique[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous détaille le nombre d'entreprises implantées à Montreuil-en-Touraine selon leur secteur d'activité et le nombre de leurs salariés[Insee 10] :

Établissements actifs par secteur d'activité au .
Total  % 0
salarié
1 à 9
salariés
10 à 19
salariés
20 à 49
salariés
50 salariés
ou plus
Ensemble 60 100 49 10 1 0 0
Agriculture, sylviculture et pêche 16 26,7 13 3 0 0 0
Industrie 5 8,3 4 1 0 0 0
Construction 6 10,0 5 1 0 0 0
Commerce, transports, services divers 30 50 26 4 0 0 0
dont commerce et réparation automobile 9 15 8 1 0 0 0
Administration publique, enseignement, santé, action sociale 3 5 1 1 1 0 0
Champ : ensemble des activités.

En 2015, six nouvelle entreprises sont créées, toutes dans les domaines du commerce, des transports et des services divers[Insee 11].

Fin 2014, la grande majorité (78,6 %) des emplois proposés dans les établissements de Montreuil-en-Touraine appartiennent à la sphère présentielle, c'est-à-dire que les biens et services qu'ils produisent sont destinés à satisfaire les besoins locaux, des habitants ou des touristes ; pour autant, les entreprises concernées ne représentent que 40 % du total de la commune[Insee 12],[Insee 13].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Montreuil-en-Touraine, observées sur une période de 22 ans[81] :

Évolution de l’agriculture à Montreuil-en-Touraine (37)
entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Nombre d’exploitations 31 21 18
Équivalent Unité de travail annuel 45 29 25
Surface agricole utile (SAU) (ha) 1629 1551 1633
Cheptel (nombre de têtes) 632 663 551
Cultures permanentes (ha) 85 59 26
Superficie moyenne d’une exploitation (ha) 52,5 73,9 90,7

Malgré la baisse du nombre d'exploitations, compensée par l'augmentation de leur taille, Montreuil-en-Touraine reste une commune agricole à dominante céréalière qui conserve toutefois une activité notable dans le domaine de l'élevage bovin, comme en témoigne le maintien d'un cheptel important ; trois exploitations sont d'ailleurs consacrées à la production laitière. Montreuil est également l'une des dix communes viticoles de l'aire d'appellation d'origine contrôlée (AOC) « touraine-amboise »[82], mais les surfaces consacrées à la vigne ont fortement diminué, passant de 38 hectares en 1979 à neuf hectares en 2010[83].

Industrie[modifier | modifier le code]

Artisanat : plombier-chauffagiste, maçon, paysagiste, charpentiers-couvreurs,

Activités de service[modifier | modifier le code]

Le dernier commerce de la commune a fermé en décembre 2012. Le bar Bouille proposait également un point Poste, une épicerie, un dépôt de pain et un dépôt de presse[84]. Pour pallier cette fermeture, un point poste-dépôt de pain a été ouvert dans les locaux municipaux[85].

« Les Jardins de contrat » sont une association d'insertion professionnelle[86] (cultures légumières en culture biologique et confection de « paniers », écoconstruction, ferme pédagogique). Avec une quarantaine de salariés temporaires encadrés par une dizaine de permanents en 2015, c'est le plus gros employeur de main d'œuvre de la commune[87].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église, dédiée à saint Martin, évêque de Tours au IVe siècle, a été reconstruite à partir de 1875[88] dans le style néo-gothique et l'ensemble du mobilier est du même style, à part deux pierres sculptées datant du début du XVIe siècle trouvées lors de la démolition de l'ancienne église et classées monuments historiques en 1907[89]. Les vitraux dédiés à sainte Françoise, saint Joseph et saint Martin datent de 1891 et sont signés J. Fournier à Tours. L'église fait partie du Chemin de Trèves[90], itinéraire de 138 kilomètres lié à la vie de saint Martin.

Le château date du XVe siècle. Les façades, les toitures et les deux cheminées intérieures sont inscrites au titre des monuments historiques depuis le [91]. Une association de sauvegarde a été créée en 1990 après l'effondrement de la charpente[92].

Un moulin à vent du type moulin-tour, qui a perdu ses ailes, est situé dans la vallée de la Ramberge près du hameau des Vallées.

Les vestiges d'un moulin à eau peuvent être observés au bord de la Ramberge dans le hameau de Villagou.

Près de l'église figure un monument aux morts de la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale.

Le Bois du Madelone et la Gaupillière étaient répertoriés en tant que Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I (intérêt biologique remarquable)[93].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'aire d'appellation touraine-amboise et quatorze types de vins pouvant être produits sur la commune bénéficient d'une AOP/AOC. Montreuil-en-Touraine est également dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage des fromages Sainte-Maure de Touraine[95].

Bœufs du Maine, Rillettes de Tours et 119 types de vins tranquilles ou effervescents bénéficient d'une indication géographique protégée (IGP) s'ils sont produits sur le territoire de Montreuil-en-Touraine[95].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montreuil-en-Touraine

Les armes de Montreuil-en-Touraine se blasonnent ainsi : D'or au mont de sinople, surmonté de trois arbres en fuseau arrachés du même mal ordonnés[96].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Une partie de la mini-série Le Bal des secrets y a été tournée en 2012 et 2013[97],[98].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Anciennement, ces massifs boisés appartenaient à la forêt de Blémars[5].
  2. À ce titre, la surface du domaine forestier de Montreuil n'a que peu évolué entre le début des années 1960 et le milieu des années 1980[5]. À cet effet, une étude statistique réalisée en 1963 et ayant entres autres pour objet le taux de boisement de l'ensemble naturel de la Gâtines tourangelles, révèle que la cité d'Indre-et-Loire possédait une surface arborifère totale équivalente à 22.9 % de son territoire[5].
  3. Cette liste, non exhaustive, vise à illustrer l'évolution toponymique et les premières mentions des paroisses.
  4. Cette route, construite à l'époque gallo-romaine, relie Cæsarodunum (actuelle ville de Tours) à Autricum (ancienne ville de Chartres) jusqu'à Limonum (Poitiers)[31]. À son entrée en Touraine, la via romana suit un tracé d'axe nord-est/sud-ouest et chemine par les communes de Cravant-les-Coteaux (domaine de Sonnay), d'Autrèche, puis de Montreuil et de Nazelles-Négron, étape à partir de laquelle elle se raccorde à un second itinéraire transversal allant d'Orléans à Angers[31].
  5. À cette même époque, pour désigner la paroisse rurale de Montreuil, certains registres mentionnent deux variantes finales : Musteriolo et Mosteriolo[35].
  6. La « capacité d'autofinancement » (CAF) est l’excédent dégagé en fonctionnement ; cet excédent permet de payer les remboursements de dettes. Le surplus (CAF - remboursements de dettes) s’ajoute aux recettes d’investissement (dotations, subventions, plus-values de cession) pour financer les dépenses d’équipement. Ce montant représente le financement disponible de la commune[64].
  7. Ces remarques ne résultent pas d'une analyse statistique des données présentées ; elles n'ont qu'une valeur strictement indicative.
  8. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  • Site de l'Insee :
  • Autres références :
  1. « Orthodromie entre "Montreuil-en-Touraine" et "Amboise" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 11 octobre 2016).
  2. « Orthodromie entre "Montreuil-en-Touraine" et "Tours" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 11 octobre 2016).
  3. Cf. Daniel Schweitz, « Du pays traditionnel au pays d'accueil : l'identité de la gâtine tourangelle depuis 1850 », Norois, 1994, 163, p. 399-418 [lire en ligne].
  4. « Géologie et pédologie d'Indre-et-Loire » [PDF], sur www.donnees.centre.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 13 octobre 2016), p. 10.
  5. a, b, c, d, e, f, g et h Jean-Mary Couderc, « Aperçus statistiques sur les landes et les boisements de la Gâtine tourangelle. », Norois, Rennes, no 74,‎ , pages 243 et 255 (DOI 10.3406/noroi.1972.3818, lire en ligne).
  6. Pierre Leveel, Histoire de Touraine et d'Indre-et-Loire, Chambray-lès-Tours, CLD, , 991 p. (ISBN 978-2-85443-157-5), p. 24.
  7. « Carte géologique de la France au 1/50 000 - notice géologique Château-Renault » [PDF], sur le site Ficheinfoterre du BRGM, p. 12-21.
  8. a, b et c Couderc 1987, p. 552.
  9. Christophe Meunier, Géographie - Professeur des écoles - Oral, admission - CRPE 2017, Dunod, , 256 p. (ISBN 978-210075-579-0, lire en ligne), p. 73.
  10. a, b, c, d, e et f Couderc 1987, p. 553.
  11. a, b et c Jean-Luc Flohic (dir.), Patrimoine des communes de France, t. 1, Flohic, , 704 p. (ISBN 2-84234-115-5), p. 67.
  12. a et b Nicolas Poirier, « Géographie et géomorphologie régionales », dans Élizabeth Zadora-Rio (dir.), Atlas Archéologique de Touraine : 53e supplément à la Revue archéologique du centre de la France, Tours, FERACF, (lire en ligne [PDF]).
  13. « Normes météorologiques pour Tours », sur le site de l'association Météo-Centre (consulté le 13 octobre 2016).
  14. Jean-Mary Couderc, « Les formations végétales naturelles de la Gâtine tourangelle », Norois, no 51,‎ , p. 383 (DOI 10.3406/noroi.1966.1799).
  15. « Carte réseau et horaire », sur le site de Touraine Fil vert (consulté le 10 octobre 2016).
  16. a et b PADD, p. 6.
  17. PADD, p. 2.
  18. « Lettre d'informations municipales - octobre 2016 » [PDF], sur le site de Montreuil-en-Touraine (consulté le 31 octobre 2016).
  19. PASS, p. 3.
  20. « Argiles - Aléa retrait-gonflement des argiles - Carte d'aléa pour le secteur de Montreuil-en-Touraine », sur le site « Géorisques » du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie (consulté le 11 octobre 2016).
  21. « Argiles - Aléa retrait-gonflement des argiles - Description du phénomène », sur le site « Géorisques » du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie (consulté le 11 octobre 2016).
  22. « Didacticiel de la règlementation parasismique pour Montreuil-en-Touraine (37) », sur planseisme.fr, le site internet de prévention du risque sismique du BRGM (consulté le 11 octobre 2016).
  23. Jean-Mary Couderc, La Touraine insolite : série 3, Chambray-lès-Tours, CLD, , 237 p. (ISBN 2 85443 287 8), p. 11-17.
  24. a, b, c, d, e et f Stéphane Gendron, L'origine des noms de lieux de l'Indre-et-Loire : communes et anciennes paroisses, Chemillé-sur-Indrois, , 303 p. (ISBN 978-2-91604-345-6), p. 157.
  25. a, b, c, d, e et f Bulletin du Conseil municipal de Montreuil-en-Touraine, édition du 20 janvier 2010
  26. Site Trésor des régions, page consultée en ligne le 8.10.16.
  27. Gendron 1998, p. 55.
  28. Gilbert Bastien, « Glanes préhistoriques », Les Amis du musée préhistorique du Grand-Pressigny, no 20 à 30,‎ 1969 à 1979.
  29. a et b Carré de Busserolle 1882, p. 329.
  30. Gérard Cordier, « Toponymie paléosidérurgique de la Touraine », Norois, no 119,‎ , p. 432 (DOI 10.3406/noroi.1983.4132).
  31. a, b et c Émile Mabille, « Notice sur les divisions territoriales et la topographie de l'ancienne province de Touraine (deuxième article). », Bibliothèque de l'école des chartes, t. 24,‎ , pages 420 et 424 (DOI 10.3406/bec.1863.445880, lire en ligne).
  32. Pierre Audin, « La voie Vendôme-Poitiers en Touraine (de Saint-Nicolas-des-Motets à Port-de-Piles) », bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. LVII,‎ , p. 100 et 120.
  33. Pierre Audin, Mémoire de la Société archéologique de Touraine : La Touraine autour de l'an mil : inventaire des sources historiques et archéologiques, t. LXIX, , 151 p., p. 106.
  34. Jean-Jacques Bourassé (dir.) et al., « Chevaliers bannerets. », dans Jean-Jacques Bourassé (directeur d'ouvrage) et al., La Touraine, son histoire et ses monuments., A. Mame, , 610 p. (lire en ligne), page 361.
  35. a et b Émile Mabille, « Notice sur les divisions territoriales et la topographie de l'ancienne province de Touraine (cinquième et dernier article). », Bibliothèque de l'école des chartes, t. 27,‎ , pages 346, 360 et 373 (DOI 10.3406/bec.1866.446064, lire en ligne)
  36. Jean-Michel Gorry, « L'opinion du Tiers état d'Indre-et-Loire en 1789 d'après les cahiers de doléances », bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XLII,‎ , p. 239 (lire en ligne).
  37. Jean-Luc Flohic (dir.), Patrimoine des communes de France, t. 1, Flohic, , 704 p. (ISBN 2-84234-115-5), p. 68.
  38. Rouillé-Courbe, « Canton d'Amboise », dans Rouillé-Courbe,  : réception de S.A.I. Le prince Louis-Napoléon dans le département de l'Indre-et-Loire., (lire en ligne), page 47.
  39. « Le Boulay : monument aux morts (relevé n°33982) », sur MemorialGenWeb.org (consulté le 1er novembre 2016).
  40. « Résultats de l'élection présidentielle 2012 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 25 septembre 2016).
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  42. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 25 septembre 2016).
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  45. Liste des intervenants en fin de vidéo.
  46. a et b Jean-Michel Gorry, Paroisses et communes de France. Dictionnaire d'histoire administrative et démographique. Indre-et-Loire, Paris, CNRS, , 480 p. (ISBN 978-2-222-03681-4), p. 236.
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