Montpreveyres

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Montpreveyres
Montpreveyres
École primaire de la commune
Blason de Montpreveyres
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Lavaux-Oron
Communes limitrophes Corcelles-le-Jorat, Ropraz, Jorat-Mézières, Servion, Savigny, Lausanne, Froideville
Syndic Jacques Chappuis
NPA 1081, 1099
N° OFS 5792
Démographie
Gentilé Rossignoles
Population
permanente
643 hab. (31 décembre 2018)
Densité 157 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 57″ nord, 6° 44′ 35″ est
Altitude 797 m
Superficie 4,1 km2
Divers
Langue français
Localisation
Localisation de Montpreveyres
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.
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Montpreveyres
Liens
Site web www.montpreveyres.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Montpreveyres est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de Lavaux-Oron. Elle est traversée par la route de Berne et a une vocation de relais entre Lausanne et Berne. Géographiquement, elle se trouve entre le Chalet-à-Gobet et Corcelles-le-Jorat. Autrefois, l’agriculture et les forêts étaient les principales ressources de la commune. Aujourd’hui, la majorité des habitants travaillent à Lausanne. Seules trois exploitations agricoles existent encore. La commune s’étend sur environ 400 ha dont 250 sont voués à l’agriculture. Onze sociétés locales animent le village. Sur le plan démographique, la population est passée de 348 habitants en 2000 à 525 fin 2011, et plusieurs constructions d’habitations sont en cours de réalisation. Sur le plan des infrastructures, les services de l’eau potable et des eaux usées sont terminés. Les hauts de Montpreveyres offrent une vue sur les Alpes bernoises, fribourgeoises, vaudoises et savoyardes[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Parmi les plus anciennes mentions de ce toponyme on peut citer: Gerardi de Monteproverio (1154); Geraldo canonico de Monte Presbytero (vers 1161); Montis Presbiteri (1167); Montprevero (1177); domus de Montpreveiro (après 1202); domini prioris de Montispresbiteri (1453)[4].

Montpreveyres, qui signifie littéralement « mont du prêtre », est formé du nom commun mont et de l'ancien mot franco-provençal preveiro qui remonte au latin ecclésiastique presbyterum (prêtre)[4].

Armoiries[modifier | modifier le code]

D'azur à deux colonnes d'argent mouvant de deux monts de même, au chef d'argent chargé d'un rossignol au naturel perché sur un rameau de sinople.

Les armoiries de la commune de Montpreveyres datent de 1927. De couleur bleu et blanc, elles sont ornées de deux colonnes d'argent pour rappeler que cette commune était auparavant un prieuré dépendant de la maison du Grand-St-Bernard, qui portait des colonnes dans ses armes. Le rossignol évoque le surnom donné aux habitants du village[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

De très longue date, cette commune est un lieu de passage. En effet, avec sa position géographique favorable, au bord de la route de Berne, elle accueille depuis longtemps les voyageurs.

En 1536, les Bernois conquièrent le canton de Vaud. Dès lors, Montpreveyres appartient à l'une des sept châtellenies du bailliage de Moudon, et ceci jusqu'en 1789, où celles-ci sont réunies au district d'Oron.

Après la révolution vaudoise de 1798, les bourgeois reprennent les pouvoirs politiques. Les familles Reybaz, Gindroz, Lavanchy, Mottaz, Mellioret, Mellet, Liaudet deviennent les membres des législatifs et exécutifs communaux.

Fusion de communes[modifier | modifier le code]

À l'automne 2014, les communes de Lausanne et de Montpreveyres, par une décision commune des autorités respectives, abandonnent définitivement le projet de fusion. Cela principalement en raison des disparités entre une ville de 150 000 et un village de 500 habitants. Les opposants parlent ainsi d'absorption et non pas de fusion. Également, un sondage réalisé lors d'une assemblée publique au cours de l'été 2014 à Montpreveyres avait démontré un large rejet du projet de fusion avec la Ville de Lausanne. Il y a cependant une certaine ouverture pour une fusion avec d'autres communes voisines du Jorat vaudois.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Montpreveyres fait partie de l’association intercommunale des établissements scolaires de Mézières et environs. L'école primaire se trouve au sein même du village. Pour ce qui est des études secondaires supérieures, les étudiants de Montpreveyres doivent se rendre dans les établissements lausannois.

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Le temple[modifier | modifier le code]

Le temple de Montpreveyres

Un prieuré a été fondé à Montpreveyres par les moines du Grand-Saint-Bernard avant 1160. Montpreveyres constitue une paroisse en 1228, qui englobe Corcelles-le-Jorat dès 1828 et Les Cullayes de 1828 à 1837.

Dédiée à Saint-Laurent, l'ancienne église médiévale, dont ne subsiste plus que le chœur, a servi de temple après l'introduction de la Réforme en 1536. Elle a été reconstruite en 1757-1758 au voisinage de la cure par un maçon resté anonyme, accompagné du charpentier Jean-Daniel Tissot. Elle se situe à 784 mètres d'altitude et se trouve sur le célèbre chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, passage qu’empruntaient de nombreux voyageurs qui rejoignaient la pointe de l'Espagne.

Cette église est de dimensions modestes (13,40 m sur 8,30 m). En 1818, elle a été modernisée dans sa façade à avant-toit en berceau lambrissé et dans son campanile. L'église est également ornée de vitraux qui illustrent les armoiries de Savoie, du Grand-St-Bernard, du canton de Vaud et de la Confédération suisse. Datant de 1895, ils sont l'œuvre de Charles Kunz, sur des dessins de Charles Pasche. Le plafond de l'église est orné des armoiries de la commune. D'autres vitraux, de Jean Prahin, sont venus les compléter en 1993[6].

La chaire, de 1713 (avec un panneau de 1678) et la table de communion forment un mobilier intéressant[7],[8].

La cure[modifier | modifier le code]

Dès la Réforme en 1536, le prieuré de Montpreveyres servit de logement au pasteur. L'édifice devait comporter des éléments de fortification, car on le décrit en 1526 comme «château soit maison». On ne voit aujourd'hui plus de traces de cet établissement, pas plus que de l'église médiévale. Mais le site sur lequel se trouve la cure actuelle a gardé un caractère d'isolement tout dévolu à la spiritualité[9].

La maison fortifiée a été démolie en 1576 pour faire place à la cure actuelle, élevée par le maçon Claude Bornoz, de Morges, auteur également de la cure de Penthaz (1565) et des églises de Saint-Barthélemy (1573) et Mex (1581). La cure de Montpreveyres a gardé de cette étape son gros œuvre de plan presque carré. Quatre chaînes d'angle formant contreforts soutiennent les façades dont l'élévation ne doit pas avoir beaucoup changé, malgré d'importantes réparations en 1726 et les transformations de 1766 par l'architecte Abraham Burnand, comprenant notamment l'implantation de nouvelles fenêtres. L'édifice est augmenté d'une annexe en 1828[10].

Sous l'Ancien Régime, la cure comprenait un domaine agricole particulièrement étendu, composé, en 1738, d'environ quatorze poses de prés, d'une pose de champs, trois poses de bois, un verger, une chenevière (culture de chanvre), deux jardins[11]. Le four à pain, petit bâtiment indépendant, se trouve à côté de la cure. Il a été restauré à diverses reprises, notamment en 1772, tout comme la fontaine voisine qui, elle, a été déplacée plusieurs fois[12].

Des travaux de restauration des bâtiments, vers 1985 ont aussi permis la création, dans la dépendance rurale, d'une salle paroissiale. Le garage a été traité comme un élément secondaire mais contemporain.

Les aménagements extérieurs sont soulignés par leur arborisation et par la construction d'une nouvelle fontaine-sculpture[13].

Dans la cour se trouve un tilleul planté en 1788 et, de l'autre côté de la route, un hêtre, de 1818.

L'auberge[modifier | modifier le code]

Montpreveyres représentait une étape de relais sur la route de Berne entre Lausanne et Moudon. L'actuelle auberge communale, à l'architecture sobre et soignée typique de la première moitié du XIXe siècle a été bâtie vers 1843[6].

L'école[modifier | modifier le code]

Le bâtiment scolaire, avec son clocheton et son élégant fronton d'esprit baroque, date de 1860. Située en bordure de la route de Berne, elle frappe par la recherche et le soin apporté à son couronnement[6].

Associations de Montpreveyres[modifier | modifier le code]

  • USL, Union des sociétés locales
  • Société de Jeunesse de Montpreveyes-Les Cullayes
  • Association pour la Salle du Tilleul
  • Association "Les vingts cuits"
  • École de cirque Oasis-Animations
  • Abbaye Les Patriotes du Haut-Jorat Les Cullayes-Montpreveyres
  • Théâtre l'Ouvre-Boîte
  • Le Four à Pain
  • À fond la caisse
  • Les Trois Gâchettes[14]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Grandjean, Les Temples vaudois. L'architecture réformée dans le Pays de Vaud, Lausanne, Bibliothèque historique vaudoise 89,
  • Monique Fontannaz, Les cures vaudoises. Histoire architecturale, 1536-1845, Lausanne, Bibliothèque historique vaudoise, coll. « BHV 84 »,
  • « Cure de Montpreveyres », Publication du Service des Bâtiments, no 38,‎ , p. 3,4,5

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante permanente au 31 décembre, nouvelle définition, Vaud », sur Statistiques Vaud (consulté le 25 juillet 2019)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. « Montpreveyres », sur http://montpreveyres.ch/
  4. a et b Florence Cattin (et al.), Dictionnaire toponymique des communes suisses, Neuchâtel, Frauenfeld, Lausanne, Centre de dialectologie, Université de Neuchâtel et Huber, , 1102 p. (ISBN 3-7193-1308-5), p. 613
  5. Olivier Dessemontet et Louis F. Nicollier, Armorial des communes vaudoises, Lausanne, Spes, , 270 p., p. 194.
  6. a b et c Guide artistique de la Suisse : Jura, Jura bernois, Neuchâtel, Vaud, Genève, vol. 4a, Berne, Société d'histoire de l'art en Suisse, , 642 p. (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 372.
  7. Marcel Grandjean, Les temples vaudois : L'architecture réformée dans le Pays de Vaud (1536-1798), vol. 89, Lausanne, coll. « Bibliothèque historique vaudoise », , p. 263-265, 453
  8. « Commune de Montpreveyres - Accueil », sur http://www.montpreveyres.ch/decouvrir.php (consulté le 30 novembre 2014)
  9. (Fontannaz 1986, p. 30)
  10. (Fontannaz 1986, p. 40, 94, 417).
  11. (Fontannaz 1986, p. 10)
  12. (Fontannaz 1986, p. 417)
  13. « Cure de Montpreveyres », Publication du Service des Bâtiments, no 38,‎ , p. 3,4,5
  14. « http://www.montpreveyres.ch/page15.php », sur www.montpreveyres.ch (consulté le 3 décembre 2014)