Montpeyroux (Hérault)

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Montpeyroux
Montpeyroux (Hérault)
Place de l'Horloge à Montpeyroux.
Blason de Montpeyroux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Hérault
Maire
Mandat
Claude Carceller
2020-2026
Code postal 34150
Code commune 34173
Démographie
Gentilé Montpeyroussiens
Population
municipale
1 360 hab. (2019 en augmentation de 4,78 % par rapport à 2013)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 46″ nord, 3° 30′ 25″ est
Altitude 128 m
Min. 66 m
Max. 848 m
Superficie 22,42 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Montpellier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gignac
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Montpeyroux
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Montpeyroux
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Montpeyroux
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Montpeyroux
Liens
Site web Site officiel de la commune de Montpeyroux

Montpeyroux, en occitan Mont Peirós (qui signifie « Mont Pierreux »), est une commune française située dans le nord du département de l'Hérault en région Occitanie.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le ruisseau de Lagamas, le ruisseau de l'Avenc, le Rouvignou et par deux autres cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : deux sites Natura 2000 (les « gorges de l'Hérault » et les « hautes garrigues du Montpelliérais ») et six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Montpeyroux est une commune rurale qui compte 1 360 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier. Ses habitants sont appelés les Montpeyrousiens ou Montpeyrousiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Adossé au Mont Saint-Baudille à l'extrême sud-ouest du versant méridional de la Séranne, le village est dominé par le Castellas et le Pic Baudille, situés respectivement à 250 et 847 mètres d'altitude.

Carrefour de différentes voies de communication : drailles, chemins saliniers et routes de pèlerinage, il est à proximité des abbayes d'Aniane et de Saint-Guilhem-le-Désert. Cette situation, ouverte par ailleurs sur la moyenne vallée de l'Hérault, a déterminé sa prospérité économique depuis le Moyen Âge[réf. nécessaire].

Le territoire de la commune est traversé par la Via Tolosana, un des principaux chemins vers Saint-Jacques de Compostelle.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[1].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 14,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 16,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 16,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 955 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 7,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 3,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[4] complétée par des études régionales[5] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Le Pouget », sur la commune du Pouget, mise en service en 1980[6] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[7],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 14,6 °C et la hauteur de précipitations de 680,8 mm pour la période 1981-2010[8]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Sete », sur la commune de Sète, mise en service en 1949 et à 36 km[9], la température moyenne annuelle évolue de 15 °C pour la période 1971-2000[10], à 15,4 °C pour 1981-2010[11], puis à 15,8 °C pour 1991-2020[12].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats[14] :

  • les « gorges de l'Hérault », d'une superficie de 21 736 ha, entaillent un massif calcaire vierge de grandes infrastructures dont les habitats forestiers (forêt de Pins de Salzman et chênaie verte) et rupicoles sont bien conservés. La pinède de Pins de Salzmann de Saint-Guilhem-le-Désert est une souche pure et classée comme porte-graines par les services forestiers. Il s'agit d'une forêt développée sur des roches dolomitiques[15]

et un au titre de la directive oiseaux[14] :

  • les « hautes garrigues du Montpelliérais », d'une superficie de 45 444 ha, abritant trois couples d'Aigles de Bonelli, soit 30 % des effectifs régionaux[16].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[17] :

  • l'« aval des vallées des ruisseaux du Rouvignous et du Joncas » (339 ha), couvrant 2 communes du département[18] ;
  • le « Mont Saint-Baudille » (550 ha), couvrant 4 communes du département[19],
  • la « vallée du Verdus et cirque de l'Infernet » (316 ha), couvrant 2 communes du département[20] ;

et trois ZNIEFF de type 2[Note 6],[17] :

  • le « causse et contreforts du Larzac et montagne de la Séranne » (44 035 ha), couvrant 33 communes dont une dans l'Aveyron, deux dans le Gard et 30 dans l'Hérault[21] ;
  • le « cours moyen de l'Hérault et de la Lergue » (976 ha), couvrant 22 communes du département[22] ;
  • le « massif des gorges de l'Hérault et de la Buège » (21 342 ha), couvrant 17 communes du département[23].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montpeyroux est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[24],[I 1],[25].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier, dont elle est une commune de la couronne[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 161 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 2],[I 3].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (59,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (62,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (45,2 %), cultures permanentes (29,1 %), zones agricoles hétérogènes (8,6 %), forêts (7,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (6,8 %), zones urbanisées (2,9 %)[26].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Montpeyroux est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon[27]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[28].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le ruisseau de l'Avenc et le ruisseau de Lagamas. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 2002 et 2014[29],[27].

Montpeyroux est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en juin 2013 et court jusqu'en 2022, où il doit être renouvelé. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par deux arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 9],[30].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Montpeyroux.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 45,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59,3 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 715 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 365 sont en en aléa moyen ou fort, soit 51 %, à comparer aux 85 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[31],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[32].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Montpeyroux est classée en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments[33].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 584 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 1 417 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 21 060 [I 4] (20 330  dans le département[I 5]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 6] 7,1 % 8,1 % 10,5 %
Département[I 7] 10,1 % 11,9 % 12 %
France entière[I 8] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 800 personnes, parmi lesquelles on compte 79 % d'actifs (68,5 % ayant un emploi et 10,5 % de chômeurs) et 21 % d'inactifs[Note 11],[I 6]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France, alors qu'en 2008 il était inférieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Montpellier, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 9]. Elle compte 234 emplois en 2018, contre 216 en 2013 et 226 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 555, soit un indicateur de concentration d'emploi de 42,1 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 58,9 %[I 10].

Sur ces 555 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 131 travaillent dans la commune, soit 24 % des habitants[I 11]. Pour se rendre au travail, 86,3 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,8 % les transports en commun, 5,1 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4,9 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 12].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

128 établissements[Note 12] sont implantés à Montpeyroux au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 13],[I 13].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 128 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
11 8,6 % (6,7 %)
Construction 23 18 % (14,1 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
30 23,4 % (28 %)
Information et communication 1 0,8 % (3,3 %)
Activités financières et d'assurance 3 2,3 % (3,2 %)
Activités immobilières 6 4,7 % (5,3 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
22 17,2 % (17,1 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
18 14,1 % (14,2 %)
Autres activités de services 14 10,9 % (8,1 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 23,4 % du nombre total d'établissements de la commune (30 sur les 128 entreprises implantées à Montpeyroux), contre 28 % au niveau départemental[I 14].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[34] :

  • Societe D'investissement Et De Gestion En Restauration Collective SIg-R.c, services administratifs combinés de bureau (380 k€)
  • Aigueliere, commerce de gros (commerce interentreprises) de boissons (187 k€)
  • Lanoria, restauration traditionnelle (126 k€)
  • Mondillon Agency, commerce de gros (commerce interentreprises) non spécialisé (34 k€)
  • Valette SAS, location de terrains et d'autres biens immobiliers (27 k€)

Au XIXe siècle, la polyculture (oliviers, céréales et vigne) est progressivement abandonnée au profit d’une production intensive du vin dont l’exportation est facilitée par le port de Sète, le canal du Midi et la création de voies ferrées.

Cependant, une crise de surproduction, une épidémie de phylloxéra et de mildiou portent une grave atteinte à cette économie en pleine expansion. La greffe de plants américains permet néanmoins la reconstruction du vignoble[35].

Aujourd'hui[Quand ?], la principale activité économique présente à Montpeyroux est la viticulture. La commune compte plusieurs exploitants privés produisant l'appellation montpeyroux mais aussi une cave coopérative fondée en 1950. Il s'agit d'une des dernières caves coopératives fondées dans le Languedoc[36].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans le « Soubergues », une petite région agricole occupant le nord-est du département de l'Hérault[37]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 14] sur la commune est la viticulture[Carte 4].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 99 82 82 69
SAU[Note 15] (ha) 949 1 043 1 400 903

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 99 lors du recensement agricole de 1988[Note 16] à 82 en 2000 puis à 82 en 2010[39] et enfin à 69 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 30 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 67 % de ses exploitations[40],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 949 ha en 1988 à 903 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 10 à 13 ha[39].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le quartier de la Dysse constitue la première forme d’habitat à Montpeyroux. Toutefois, conséquence des nécessités de concentration et de protection des populations au Moyen-âge. Un bourg situé au pied du château se développe progressivement au détriment de la Dysse : le « Barry » (le faubourg en occitan). Au XIIe siècle, l’église paroissiale Saint-Martin y est transférée.

Le Barri : carte postale de la 1e moitié du XXe siècle

Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Montpeyroux est placée sous le vocable de Saint-Martin. Il existe également une paroisse annexe sous le vocable de Saint-Étienne des Ors (ou des Airs).

Bien que cités en 1790, les deux hameaux de Saint-Étienne et du Barry ne sont pas érigés en communes.

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire », qui compte 42 membres en vendémiaire an III[41].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 Auguste Commeyras    
mars 1995 En cours Claude Carceller[42] UMP puis DVD Retraité de la Fonction publique

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 1360 habitants.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4561 5001 7031 6501 7131 6061 4501 4481 431
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3701 3481 3431 3451 4921 3121 1671 1521 207
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3091 2501 1441 045957955914783718
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
7798457798069471 0841 1701 1951 298
2018 2019 - - - - - - -
1 3471 360-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason ville fr Montpeyroux (Hérault).svg

Les armoiries de Montpeyroux se blasonnent ainsi : fascé d'or et d'azur, au chef soudé d'argent

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[13].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Le débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de 50 mètres (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de 5 mètres de part et d’autre des voies privées y donnant accès.
  10. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  11. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  12. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  13. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  14. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  15. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  16. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[38].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  2. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  3. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  4. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Montpeyroux » (consulté le ).
  5. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans le Hérault » (consulté le ).
  6. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Montpeyroux » (consulté le ).
  7. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans le Hérault » (consulté le ).
  8. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  10. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Montpeyroux » (consulté le ).
  11. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Émile Appolis, « La Grande Peur dans le sud-est du Lodévois (Montpeyroux, le 2 août 1789) », Annales historiques de la Révolution française, no 114,‎ , p. 166
  • Émile Appolis, « Une longue querelle au sujet des droits d'usage (à Montpeyroux, 1704-1824) », Annales historiques de la Révolution française, no 120,‎ , p. 353-357
  • Constant Blaquière, Au pays des pierres : notes sur l'histoire de Montpeyroux, Béziers, Jeanne d’Arc, , 22 p.
  • Emmanuelle Charles, Évaluation et diagnostic archéologique : le castellas de Montpeyroux (Hérault), [s.l.], [s.n.], [s.d], 49 p.
  • Yvon Creissac, Montpeyroux au cours des siècles : le castellas, son château féodal, Pézénas (Hérault), Domens, , 54 p.
  • Florence Journot, « Le Château de Montpeyroux et son terroir : aperçu archéologique et historique », Études héraultaises, Montpellier, Association Études sur l'Hérault, nos 5-6,‎ 1989-1990, p. 99-104 (lire en ligne)
  • Marie-Ange Lasmenes et Alain Tendero, Au cœur des vignes, les hommes se racontent.. Mémoire sociale de la cave coopérative de Montpeyroux, Acon, Linéa pica, , 96 p.
  • Christian Pioch, « Le protestantisme dans les plaines et coteaux du département de l'Hérault entre 1630 et 1789, à Canet, Saint-Pargoire, Montpeyroux et Saint-Guilhem », Cercle généalogique de Languedoc, no 111,‎ , p. 36-44
  • Léon Vinas, Un chapitre de l'histoire de Montpeyroux : époque celtique et gauloise, [S.n.], [S.n.], , 10 p.

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]