Montoldre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Montoldre
Donjon de Gayette.
Donjon de Gayette.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Vichy
Canton Saint-Pourçain-sur-Sioule
Intercommunalité Communauté de communes Entr'Allier Besbre et Loire
Maire
Mandat
Marie-Josée Margelidon-Fouquet
2014-2020
Code postal 03150
Code commune 03187
Démographie
Population
municipale
650 hab. (2014)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 20′ 07″ nord, 3° 26′ 50″ est
Altitude Min. 239 m – Max. 307 m
Superficie 18,9 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Allier

Voir sur la carte administrative de l'Allier
City locator 14.svg
Montoldre

Géolocalisation sur la carte : Allier

Voir sur la carte topographique de l'Allier
City locator 14.svg
Montoldre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montoldre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montoldre

Montoldre est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Jusqu'en mars 2015, Montoldre faisait partie du canton de Varennes-sur-Allier. À la suite du redécoupage des cantons du département, la commune est rattachée au canton de Saint-Pourçain-sur-Sioule[1].

Valençon est un village situé au sud de la commune, à proximité du ruisseau du même nom.

Lieux-dits : Chèvre Noire, les Guis, les Ponthus, les Ponies, les Cinquins...

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Six communes sont limitrophes de Montoldre[2] :

Communes limitrophes de Montoldre
Saint-Loup Saint-Gérand-de-Vaux Treteau
Montoldre
Varennes-sur-Allier Rongères Boucé

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée, à la frontière avec Rongères, par le ruisseau du Valençon[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les routes départementales 21 (de Varennes-sur-Allier à Jaligny-sur-Besbre), 268 et 521[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Montoldre sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Montoldre Maire Marie-Josée Margelidon-Fouquet 2014 2020
Départementales Saint-Pourçain-sur-Sioule Conseillers départementaux Catherine Corti
Bernard Coulon
29 mars 2015 2021
Législatives 1re circonscription Député Guy Chambefort juin 2012 juin 2017

Aux élections législatives de 2012, Guy Chambefort, élu dans la 1re circonscription, a recueilli 105 voix sur les 194 exprimés. 55,68 % des électeurs ont voté (206 votants sur 370 inscrits)[3].

Aux élections départementales de 2015, le binôme Catherine Corti - Bernard Coulon, élu dans le canton de Saint-Pourçain-sur-Sioule, a recueilli 70,97 % des suffrages exprimés. 54,38 % des électeurs ont voté (205 votants sur 377 inscrits)[4].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal a désigné trois adjoints et onze conseillers municipaux[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Louis Guinatier SE  
mars 2008 mars 2014 Hélène Verdier    
mars 2014 en cours Marie-Josée Margelidon-Fouquet[5] DVG Agent administratif[5]
4e vice-présidente de la communauté de communes Varennes-Forterre[6]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 650 habitants, en augmentation de 0,93 % par rapport à 2009 (Allier : 0 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
581 594 474 647 645 664 650 664 766
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
701 781 801 839 810 867 820 877 820
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
782 784 759 620 581 621 602 613 614
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
669 704 668 647 645 605 638 634 650
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le donjon de Gayette[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Gayette.

Édifice protégé[11], le donjon et le puits sont classés au titre des Monuments historiques en 1925, les façades et toiture du XVIIIe siècle sont inscrits en 1988, tandis que la chapelle est classée en 1989[12].

Histoire

Les premiers possesseurs du donjon de Gayette dont on trouve les noms, quittances ou autres dans les archives remontent en 1437. On trouve connu sous les noms de Nesmond, celui qui fut ensuite désigné Lhermite de Gayette, de lui nous ne savons plus rien ou peu de choses.

Jehan de Gayette, fils de Lhermite, mourut en 1474, ne laissant que trois filles : Guilberte, mariée au seigneur de Valorgues, Catherine, religieuse au prieuré de Marcigny et Madeleine, qui fut la dernière châtelaine de Gayette. La duchesse Anne de Bourbon fut la marraine de Madeleine de Gayette, qui avait à peine 10 ans quand sa marraine lui fit épouser son jeune chambellan François de Boucé, et la nomma presque aussitôt dame d’honneur de la petite Suzanne. En 1494, sans doute après la mort de son beau-père, François de Boucé fit hommage au duc, de ses deux fiefs de Gayette et de Boucé.

Gayette est un château féodal qui remonte au XIVe siècle, avec son pont-levis, ses créneaux, ses meurtrières et son mur d’enceinte. Quand il fut construit au XVe siècle, une merveilleuse enceinte d’eau et de forêts l’entourait. Les étangs furent desséchés et transformés en prairies, qui séparent les anciennes chaussées. Là, il perdit un peu de son aspect féodal. Ce fut sous François Ier que Gayette est passé des mains des seigneurs de Gayette à celles des Paingré de Farinvillier. On ne connait pas exactement la date et le temps où eut lieu ce changement, mais ce fut certainement après le passage et le séjour du connétable de Bourbon, et le procès de Madeleine de Gayette en 1594. Ce fut à cette date que Madeleine reçut en son château les deux émissaires des rois de France et d’Angleterre. André Calin, émissaire de François Ier, avertit Madeleine de faire fuir le connétable, car l’émissaire du roi d’Angleterre, Henri VIII, Jean Russel était à la recherche de celui-ci pour demander l’entrée en France des troupes impériales par la Picardie. L’un de ces émissaires fut découvert, arrêté à Moulins, où il fut mis à la torture pour livrer les noms de ses hôtes. Il nomma Madeleine de Gayette qui fut aussitôt arrêtée, emprisonnée pendant plus d’un mois, et eut à subir de longs et nombreux interrogatoires qui nous livrèrent de précieux renseignements. Telle cette réponse à l’envoyé du roi d’Angleterre, lui montrant la chambre où Charles avait couché, il y a déjà plusieurs mois : « C’est-icy-que-luy-ai-promis-ma-foy-et-latiendrait. » Pas de précisions certaines du lieu et du jour de la rencontre.[réf. nécessaire]

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Jardin des Échelettes[13]

Économie[modifier | modifier le code]

La commune abrite un établissement de l'IRSTEA (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture, ex Cemagref) dépendant de l'IRSTEA de Clermont-Ferrand[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2014-265 du 27 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de l'Allier
  2. a, b et c Carte de Montoldre sur Géoportail.
  3. « Résultats des élections législatives 2012 - Allier > 1re circonscription > Montoldre », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 5 juillet 2015).
  4. « Résultats des élections départementales 2015 - ALLIER (03 ) - canton de Saint-Pourçain-sur-Sioule - commune de Montoldre », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 5 juillet 2015).
  5. a, b et c « Montoldre », sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier (consulté le 24 octobre 2015).
  6. « Les élus communautaires », sur le site de la communauté de communes Varennes-Forterre (consulté le 24 octobre 2015).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Index des édifices de Montoldre dans la base Mérimée.
  12. « Ancien château de Gayette », notice no PA00093185, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Jardin des Échelettes », notice no IA03000192, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Centre de Clermont-Ferrand sur le site de l'IRSTEA.