Montjustin-et-Velotte

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Montjustin-et-Velotte
Montjustin-et-Velotte
Vue de la butte et du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Vesoul
Intercommunalité Communauté de communes du Triangle Vert
Maire
Mandat
Benoît Peton
2020-2026
Code postal 70110
Code commune 70364
Démographie
Population
municipale
119 hab. (2020 en diminution de 6,3 % par rapport à 2014)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 36′ 54″ nord, 6° 22′ 29″ est
Altitude Min. 279 m
Max. 396 m
Superficie 7,54 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Villersexel
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Montjustin-et-Velotte est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait partie du canton de Villersexel et de la communauté de communes du Triangle Vert.

Ses habitants sont les Montjustinois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Panorama sur le village.

Situé sur les plateaux calcaires de la Haute-Saône, le village se situe entre les villes de Lure, distante de 17 kilomètres et de Vesoul, préfecture de département, distante de 20 kilomètres. Villersexel, autre agglomération d'importance, se trouve à 10 kilomètres du village.

Communes limitrophes de Montjustin-et-Velotte
Liévans Mollans
Montjustin-et-Velotte Arpenans
Autrey-lès-Cerre Borey, Oppenans Oricourt

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se caractérise par la présence en son centre d'une butte, dominant des combes orientées au nord-est, nord et sud-est. Il repose sur le gisement de schiste bitumineux de Haute-Saône daté du Toarcien[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Lauzin, affluent de l'Ognon, coule du nord au sud, à l'est du territoire.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montjustin-et-Velotte est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (82,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (67,8 %), zones agricoles hétérogènes (14,8 %), forêts (13,6 %), zones urbanisées (3,4 %), terres arables (0,3 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village serait d'origine gallo-romaine, mons signifiant hauteur et Justinus étant l'identité d'un des premiers occupants des lieux. Velotte, d'origine identique, proviendrait du latin villa, correspondant à une exploitation rurale.

Anciennement dénommée Montjustin, la commune a pris le nom de Montjustin-et-Velotte par décret du (il existe une autre commune dénommée Montjustin dans les Alpes-de-Haute-Provence).

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire a été occupé dès l'époque gallo-romaine, ainsi que l'a démontrée la découverte dans les années soixante d'un fanum, au nord de la commune au lieu-dit le Fenis. Ce site a révélé la présence, lors de sa fouille, de nombreuses monnaies s'échelonnant de l'époque gauloise à celle de l'empereur Trajan, de fibules, de céramique et d'une sculpture grossière d'un bovidé. Les trouvailles ont été déposées au musée de Vesoul[10]. Deux autres sites de la même époque ont été repérés par prospections, l'un à proximité du temple et l'autre au sud du village au lieu-dit Combe la Grèle[11]. Ces éléments attestent de l'installation d'une population à partir du Ier siècle, s'expliquant par le passage dans le voisinage de voies romaines qui devaient conduire à la vallée du Rhin par la Trouée de Belfort[12].

L'occupation du territoire s'est poursuivie à l'époque mérovingienne, un cimetière s'étant établi sur les ruines et aux alentours du fanum. Le mobilier des tombes, comportant essentiellement des objets de parure, a permis de dater son utilisation entre les VIIe et VIIIe siècles[13].

Empruntée à Grégoire de Tours, une légende rapportée par l'historien Suchaux raconte que c'est au château de Montjustin que vivait la princesse burgonde Clotilde, fille du roi de Bourgogne Chilpéric. C'est donc là, ou dans la campagne environnante, que vint Aurélien, chambellan de Clovis, déguisé en mendiant pour « repérer » la future femme du roi des Francs, puis l'enlever[14]...

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Montjustin a été au Moyen Âge l'une des plus importantes possessions des comtes de Bourgogne.

En 1253 Jacques de Montjustin prête hommage au comte Hugues de Chalon et Alix de Méranie. A cette occasion les justices du village de Montjustin font l’objet d’une description précise définissant ou redéfinissant précisément le partage de celles-ci. La population est alors constituée soit d’hommes libres sujet des comtes de Bourgogne peuplant surtout la partie nord-ouest du bourg ; soit de serfs sujets des Montjustin peuplant surtout la partie sud-ouest.[15]

Hugues de Bourgogne, fils du comte Hugues et de la comtesse Alix, auquel échoit le domaine, prendra d'ailleurs le titre de sire de Montjustin. En 1292, il donne le château et ses dépendances à sa nièce Jeanne, fille du comte Othon IV, au cas où il décéderait sans descendant. Dans son testament de 1312, il confirme ce legs aux héritiers de son frère. Les archives mentionnent l'existence d'un sérieux conflit l'ayant opposé à l'abbé de Luxeuil, au sujet de droits sur Amblans, Velotte et Bouhans, lors duquel il tint captifs et prisonniers dans son château onze religieux pris en otage[16].

À partir de 1291, à la suite de l’acquisition du château par Hugues de Bourgogne, qui le revend bientôt à son frère le comte Othon IV, le château fait l’objet d’un remaniement et d’un développement considérable, en faisant l’un des plus grand et plus puissants châteaux des comtes dans cette partie du comté.

Montjustin devient le siège d’une châtellenie créé entre les années 1296 et 1333, à cette date elle rassemble une dizaine de villages.

Au milieu du XIVe siècle, les baillis d’Amont sont également capitaine de Montjustin, en période de troubles, ils en font leur quartier général délaissant Vesoul jugée indéfendable.

A la fin du XIVe siècle et jusqu’en 1419, la charge de capitaine est dévolue à un chambellan de la cour des ducs de Bourgogne. A près cette date, le château perd peu à peu de son importance stratégique mais la châtellenie continuera à se développer à l’époque moderne. Du fait des moyens considérables mis en œuvre pour la défense du château et du bourg, l’ensemble, bien que souvent convoité par ses ennemis, n’est jamais vraiment en péril. Les dévastations de la guerre et les épidémies frappent surtout les bourgs périphériques de la châtellenie, telle que Vy-Lès-Lure qui sera durablement affecté par la peste.[15]

Les comtes de Bourgogne étaient les suzerains des seigneurs locaux. La famille de Montjustin, dont certains membres sont connus du XIIe siècle au XVIe siècle et parmi lesquels figure Hugues, damoiseau qui participe à la sixième croisade en 1229 aux côtés de Othon de Méranie[17], disparaît en 1531 avec le décès de Guillaume, chevalier de Saint-Georges, qui n'eut que des filles. Les armoiries de cette famille étaient de gueules à la bande d'or côtoyée de deux bâtons de même[18].

Blason famille de Montjustin.

Le village a été le siège d'une prévôté, qui a été supprimée sous le règne de Louis XV[19].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La terre se divise ensuite en plusieurs seigneuries jusqu'au XVIIe siècle, où Nicolas François Millot rassemble les différentes portions. Elle est érigée en baronnie par lettres patentes de décembre 1746 en faveur de Guillaume Antide Millot. Une forte vindicte des habitants à l'égard de leur seigneur semble avoir existé, puisque le baron Charles François Millot de Montjustin va être suspendu dans un puits durant la Révolution, entendant délibérer si on le laisserait tomber ou si on le ferait périr d'une autre manière. Il fut finalement libéré par une troupe de soldats de passage[20].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Vesoul du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.

Elle était incluse depuis 1973 dans le canton de Noroy-le-Bourg[21]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Villersexel.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie de la communauté de communes des grands bois, créée le et qui regroupait 12 communes et environ 3 100 habitants.

Dans le cadre des dispositions de la loi du de réforme des collectivités territoriales[22], qui prévoit toutefois d'achever et de rationaliser le dispositif intercommunal en France, et notamment d'intégrer la quasi-totalité des communes françaises dans des EPCI à fiscalité propre dont la population soit normalement supérieure à 5 000 habitants, le schéma départemental de coopération intercommunale de 2011 a prévu la fusion des communautés de communes :
- du Pays de Saulx,
- des grands bois
- des Franches Communes (sauf Amblans et Genevreuille),
et en y rajoutant la commune isolée de Velorcey, afin de former une nouvelle structure regroupant 42 communes et environ 11 200 habitants[23].

Cette fusion est effective depuis le et a permis la création, à la place des intercommunalités supprimées, de la communauté de communes du Triangle Vert, dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 décembre 2002 Dominique Bevalot    
janvier 2003 En cours
(au 17/7/2016)
Benoit Peton   Réélu pour le mandat 2014-2020[24],[25]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2020, la commune de Montjustin-et-Velotte comptait 119 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
413407392423391394408381374
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
315330327328310281284266253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
277271254222217197171155153
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
176166145137122125132134128
2018 2020 - - - - - - -
119119-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Une épreuve des championnats de France de cyclisme sur route 2016 de Vesoul s'est déroulée le 23 juin 2016 sur le territoire de la commune de Montjustin-et-Velotte[27].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Il ne subsiste plus que quelques ruines de l'ancien château féodal, érigé au sommet de la butte dominant la plaine qui s'étend au nord en direction de Lure. Construit vraisemblablement au XIIe siècle, il a été détruit au cours des guerres qui ont affecté la région à la fin du XIVe siècle. En 1347, la terre de Montjustin est en effet dévastée par Jean II de Chalon-Arlay en lutte avec le comte Eudes IV de Bourgogne[28]. À la suite de ces évènements, les habitants de Velotte obtiendront par acte du de Gauthier, seigneur de Ray-sur-Saone, gardien du comté de Bourgogne, la réduction du montant des tailles dues[29].

Le château semble avoir été constitué de deux enceintes fortifiées. Des fouilles anciennes ont mis en évidence dans la partie Nord un mur muni de corbeaux indiquant la présence de salles en rez-de-chaussée encore enterrées le long de ce mur. Le site, couvert de végétation, mériterait d'être mis en valeur[30].

En 1291 Agnès de Montjustin, veuve de Jacques, vend le château à Hugues de Bourgogne. Le château triple sa superficie, il compte deux portes, une chapelle (édifiée en 1336), une grande tour, un grand et petit donjon, une grande salle, deux celliers, un poêle. Un four à chaux est également présent, probablement dans la première enceinte qui est vaste. Le château est une place de « retraillants » ; les habitants des dix bourgs constituant la châtellenie ont obligation de s’y réfugier sur ordre du capitaine-châtelain. Le château est doté en outre d’une structure originale, le « prel », un pré entouré d’une palissade fortifiée et gardée, probablement au nord-ouest du château et au nord du village, auquel on accède par une porte et communiquant avec le château par une poterne. Le château pouvait héberger ainsi une centaine de cavaliers.

Le village est fortifié et son enceinte entourée de vignes. Le village compte en son sein une halle et une taverne, toutes deux sous juridiction comtale, les maisons sont majoritairement de torchis doté de cheminées, mais plusieurs sont en pierres. Le bourg est doté de deux portes l’une à l’Ouest très peu documentée donne sur le « Champ de foire ». La porte Est dite « Porte de la Croix » mène au cimetière et à l’église. Un chemin descend de là vers Velotte qui est alors une communauté distincte, constituée majoritairement de serfs, gens des Montjustin. En dessous du château, à l’est du bourg de Montjustin, surplombant l’église et le cimetière, se trouve la Maison Forte, refuge des Montjustin après qu’ils aient vendu le château à Hugues de Bourgogne. L’église est le centre d’une paroisse commune aux habitants de Montjustin et de Velotte, c’est là également que sont enterrés les membres de la famille de Montjustin.

Hormis la maison forte et l’église il reste peu de traces du patrimoine médiéval, des travaux archéologiques permettraient de confronter les archives à la réalité du terrain.[15]

  • Le château de Montjustin, et en fait une maison forte remaniée au XVIIe siècle, sous le château féodal, passé à la famille De Vaulchier par le mariage en 1807 de Louis René Simon, marquis de Vaulchier, avec Céleste Guillelmine Gasparine, fille de Charles François Millot baron de Montjustin[31]. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1992[32].
  • L'église, placée sous la titulature de saint Just, remonte au XIIe siècle mais elle a été fortement remaniée aux siècles suivants, l'imposant clocher coiffé d'une toiture pyramidale datant du XVe siècle. Les deux premières chapelles, situées sur le bas côté droit et dédiées à l'Assomption de la Vierge et à saint Joseph, comportent d'intéressants retables en pierre du XVIIe siècle. L'ancienne croix monumentale du cimetière, datant du XVe siècle et mise à l'abri à l'intérieur de l'église, est composée d'un pied octogonal surmonté d'une lanterne à huit faces délicatement sculptée. La grille d'entrée est du XVIIIe siècle (1754). De nombreuses pierres tombales y sont conservées.
Témoignant de l'importance du village, le mariage de Catherine de Bourgogne, fille du duc de Bourgogne Philippe le Hardi y a été célébré le avec le duc Léopold IV d'Autriche.
  • La croix du cimetière est classée au titre des monuments historiques en 1934[33].
  • Monument aux frères Doillon : située sur la route d'Autrey-lès-Cerre, cette stèle en granite a été érigée à la mémoire de Simon et Jean Doillon, tués en 1944 dans les combats de la Libération.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sainte Clotilde, princesse burgonde puis femme de Clovis Ier, roi des Francs.
  • Thibault de Lavier, écuyer, capitaine des Elus de la prévôté de Montjustin est du nombre des gentilshommes qui en 1571 combattirent sous les ordres de Don Juan d'Autriche à la bataille de Lépante[34]. Il déposera comme ex-voto, en remerciements à Notre Dame au Mont-Roland, son drapeau, sa rondache (bouclier) et son coutelas[35].
  • Edouard Antoine Sidoine de Fitz-James 7e duc du nom, né à Paris en 1828, mort au château de Montjustin le .
  • Jean Doillon, né le à Montjustin, obtient le son brevet de pilote militaire et il effectue son service dans l'Armée de l'Air jusqu'au . Ancien élève de l'École nationale de la France d'outre-mer, il est ensuite intégré dans les fonctions d'administrateur des colonies, tout en étant mis à la disposition du commandement de l'Air de l'Afrique Occidentale Française, ce qui le conduit à participer aux campagnes de 1940. En dépit de son âge, il réussit à être rappelé en activité le dans l'armée française de la libération. Après une formation à Bamako et à Meknès, il intègre le groupe de chasse 11/7 « Nice » le au grade de lieutenant. Il participe à la couverture du débarquement de Provence, puis à la libération de la France. Il remporte deux victoires aériennes contre des Messerschmitt Bf 109 en octobre et . Il trouve la mort le aux commandes de son Spitfire dans les environs de Dunningen en Allemagne, dans un dernier combat où son adversaire est également abattu. Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume, il a été cité deux fois à l'ordre de l'Armée en étant décoré de la Croix de guerre avec palme. Il a totalisé 50 missions de guerre[36].
  • Simon Doillon, né le à Montjustin, entre dans la résistance active à partir de 1943. Devenu lieutenant des Forces françaises de l'intérieur, son principal fait d'armes est d'avoir obtenu en la désertion à Vesoul d'un bataillon d'infanterie SS composé d'Ukrainiens et de Polonais, fort de 820 hommes. Promu capitaine, il participe à leur tête à plusieurs attaques avant d'être nommé officier de liaison auprès d'un escadron de reconnaissance américain en . Il trouve la mort en opération le à Menil-sur-Belvitte dans les Vosges[37].

À une vingtaine de kilomètres, la commune de Noidans-les-Vesoul a baptisé une voie de la commune « avenue des Frères-Doillon ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://fr.wiktionary.org/wiki/Montjustinois
  2. Marcel Lanoir, Carburants rhodaniens : les schistes bitumineux, notamment dans la Haute-Saône, vol. 7, coll. « Les Études rhodaniennes », (lire en ligne), p. 328.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. http://www.borplacal.com/Montjustin.htm
  11. Carte Archéologique de la Gaule-Haute-Saône- Académie des Inscriptions et Belles Lettres Paris Imp. Louis Jean 2002
  12. Commentaire du professeur Lerat sur les fouilles du fanum
  13. ibid 3
  14. La Haute-Saône Nouveau Dictionnaires des Communes S.A.L.S.A Vesoul Imp. Marcel Bon 1972
  15. a b et c Reboul Alain-Yves, La châtellenie de Montjustin. Rôle et influence d’une place forte des comtes de Bourgogne au cours des guerres du XIVe siècle, Mémoire de Master, Université de Franche Comté,
  16. Mémoires de la Société d'émulation du Jura, 1886
  17. Histoire de la République Séquanaise Louis Gollut 1846
  18. Mémoires Société d'Emulation de Montbéliard 1913
  19. Elle comprenait Accolans, Aillevans, Amblans, Andornay, Arcey, Arpenans, Athesans, Beveuge, Borey, Bouhans les Lure, Bournois, Chavanne, Corcelle les Granges, Courbenans, Courchatton, Courmont, Crevans, Faimbe, Genevreuille, Georfans, Germondans, Gonvillers, Grange-la-Ville, Grange-le-Bourg, Guifeuille, La Chapelle les Granges, La Grange du Vaux, Le Val, les Deux Aynans, Lomont, Lomontot, Longevelle, Lyévans, Lyofans, Magny-Jobert, Mailleval, Marast, Marvelize, Mauffans, Melecey, Mignafans, Miganvillers, Molans, Montenoy, Onans, Oppenans, Oricourt, Saint Ferjeux, Saint George, Saulnot, Seconans, Vacheresse, Vellechevreux, Velotte près Amblans, Villafans, Villargent, Vuy les Filain, Vuy les Lure État des villes du Comté de Bourgogne, 1748
  20. Histoire de droit des gens et des relations internationales, François Laurent, 1867
  21. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance.
  23. « Arrêté préfectoral du 23 décembre 2011, portant définition du schéma départemental de coopération intercommunale du département de la Haute-Saône » [PDF], Préfecture de la Haute-Saône (consulté le ), p. 5.
  24. Préfecture de Haute-Saône, Liste des communes de Haute-Saône, publiée le 23 janvier 2013, consultée le 18 juillet 2013
  25. « Liste des maires de la Haute-Saône » [PDF], Liste des maires de la Haute-Saône et des présidents de communautés de communes, Préfecture de la Haute-Saône, (consulté le ).
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  27. « Championnats de France de cyclisme sur route 2016 » [PDF], sur le site de L'Est républicain (consulté le ).
  28. Histoire de la Franche-Comté ancienne et moderne par Eugène Rougebief 1861 p.269
  29. Calamités et maux naturels en Franche Comté, Pierre Gresser, Éditions Cêtre 2008
  30. Dictionnaire des châteaux de France: Franche-Comté Pays de l'Ain par Françoise Vignier
  31. Nobilaire universel de France par Nicolas Viton de Saint Allais.
  32. « Château de Montjustin », notice no PA00102329, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. « Croix de cimetière », notice no PA00102233, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. Dictionnaire de la Noblesse par De La Chesnaye-Desbois 1774
  35. Notre Dame du Mont Roland par Etienne Montiel 1866
  36. Le Souvenir Français A deux enfants de Montjustin morts pour la France en 1944 ERTI éditeur 1994 imb imprimeur Vesoul
  37. ibid 13